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Jouir sans entraves, la chute
 Jouir sans entraves, la chute
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catégorie : politique / social
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Une question se pose à moi, ces derniers temps : pourquoi est-ce qu'on attend dans l'amour, et ce, assez rapidement après la rencontre, et parfois même, avant, un engagement réciproque qui est censé lier, parfois définitivement, le destin des deux partenaires en présence ? Je ne parle pas de la construction naturelle d'une relation de couple, j'évoque l'investissement massif d'une nouvelle relation, et ce, presque indépendamment de la personne qui a été rencontrée.
Enfin, quand je dis « on », c'est, bien sûr, vague. Et neutre. « On » en l'occurrence, est plus souvent féminin que masculin. Sans sombrer dans des simplifications sommaires, on peut dire que « on » fille, cherche « la » rencontre. Et que « on » garçon cherche « de belles rencontres ». Heureusement que chacun a la marge de manoeuvre de sa particularité par rapport à ces archétypes. Mais quand même...
Si l'on accepte ce préambule qui est déjà contestable, on peut essayer d'aller plus loin.
D'où vient cette asymétries, souvent source de souffrance, entre l'attente de l'homme et celle de la femme dans la rencontre ?
Nous n'en sommes plus au temps où la femme se considérait comme mineure et cherchait un protecteur, loin s'en faut... Sur les sites de rencontres, il y a certes des jeunes femmes cherchant mari, mais je ne pense pas que ce soit la majorité. Une grande partie des internautes femelles a déjà construit pas mal de choses et n'a pas envie de se lancer à nouveau dans cette aventure-là.
Et pourtant, très vite, c'est la question de savoir si c'est « lui » qui s'impose. L'entente corporelle celle le pacte, l'attachement commence. Et avec lui, une sorte d'espoir d'avoir rencontré l'autre moitié d'orange avec qui on va passer, sinon le reste de sa vie, du moins une certaine partie.
De leur côté, il me semble, mais vous pouvez me contredire, que les hommes apprécient l'idée d'un bouquet de fleurs dont ils respirent chaque parfum successivement( ou en même temps, pour ceux qui sont dotés d'un fort tempérament, de temps libre, et d'un certain sens de l'organisation...). Sans avoir a priori l'idée que la première qui sent bon sera la bonne. Au contraire.
J'avais réfléchi ici à ce conditionnement social qui construit les filles comme se définissant « par rapport à » un autre, mari, enfants...
Mais un autre aspect me semble déterminant, et c'est ce dont je veux parler ici, c'est l'attachement.
Les filles font du lien. Les petites filles, c'est prouvé, parlent davantage que les petits garçons, elles ont des conversations, tissent de la relation. Les adolescentes aussi. Toutes celles qui ont passé comme moi, des milliers d'heures à échanger avec leurs copines, me comprendront. Et le temps passé par une femme adulte au téléphone est d'ailleurs souvent l'objet de railleries de la part des hommes qui en sont les témoins médusés.
Les amitiés féminines sont multiples, solides, elles ont existé de tous temps, dans la cuisine ou au lavoir, dans la cour de récré ou sur les forums. Elles permettent de sublimer la rivalité féminine, qui existe aussi. Entre les amies, un pacte de non-agression, non-explicite, mais opérant, se noue rapidement. La solidarité s'installe, les fous-rire, le soutien épisodique ou permanent. J'ai tendance à penser qu'il vaut mieux se méfier d'une femme sans amies, même si elle « adooore » les hommes.
L'amitié virile existe aussi, bien sûr. Faite d'estime, souvent, de soutien occulte, d'expériences partagées. Les amis de régiment, de troisième mi-temps, de fac, etc... Elles sont aussi précieuses que celles des hommes, ces amitiés, mais la dimension d'investissement relationnel est moindre. Pas lorsqu'un souci survient, car là, l'ami répond présent, mais c'est au quotidien, en général, que la place de l'amitié est relative dans la gent masculine. (J'ai l'impression d'enfiler les banalités comme les macaronis sur un collier de nouilles, mais tant pis, c'est la faute à la pluie...).
Je crois maintenant que cette appétence et ce talent particulier des femmes pour les relations, qui sont très favorables à l'éducation des enfants, et très agréables quand on les vit, participent à l'asymétrie des attentes des hommes et des femmes lors des rencontres. (Et hop ! Un macaroni de plus !).
Ayant déjà des amies, une femme va attendre de l'homme qu'elle rencontre quelque chose qui ressemble à ce qu'elle trouve dans l'amitié, mais avec un petit (ou un gros...) truc en plus. On pourrait penser que ce plus, c'est la sexualité. Mais cela ne suffit pas. Parce que la sexualité sans l'attachement, et le pacte de non-agression, c'est MOINS que ce qu'elle trouve avec ses amies.
Donc, sans s'en rendre compte, elle cherche le mouton à cinq pattes, l'homme qui sera comme une meilleure amie, avec du sexe en plus, et une tendresse corporelle qui n'existe pas dans l'amitié. C'est beaucoup. Elle risque fort de ne pas trouver. Et, soit de se raconter quelque chose de différent de ce qu'elle vit, soit de miser sur l'avenir en essayant d'amener son homme à devenir comme il n'est pas. Avec le succès que l'on devine. Dans d'autres cas, elle est d'emblée et de façon irrémédiable dans l'insatisfaction.
Certaines, sages, savent ne pas attendre du plus beau garçon du monde plus que ce qu'il a, et cultivent leurs amitiés par ailleurs. Pour celles-ci, jouir sans entraves, quand elles ne sont pas dans un couple stable, n'entraînera pas de chute. Elles n'attendront pas plus que leur compagnon de la rencontre amoureuse. Et sauront se défier des sous-entendus dévalorisants qui dévaluent les femmes libres.
Et les hommes ?
Je crois que c'est l'inverse. Ils perçoivent bien cette dimension relationnelle chez leur amoureuse, et ils en profitent. Mais ils n'en partagent pas spontanément le tempo. Assez souvent, ils n'ont pas envie d'un engagement qu'ils voient comme un empêchement. Jouir sans entrave leur paraît simple, ils le pratique avant de fonder un couple, et parfois après. Et ne comprennent pas bien les complications que peuvent faire les femmes pour quelques moments de plaisir sexuel partagé.
Bon. Tout ceci tient plutôt du brouillon. Ce sont quelques idées jetées sur un sujet très vaste, qui comporte de nombreux autres aspects. Et je sais bien qu'on peut inverser la proposition, et que certains ont un positionnement affectif qui correspond à ce que je décris dans le sexe opposé.
Mais j'ai quand même voulu livrer ici ces quelques idées.




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Voici les 94 dernières réactions à ce commentaire
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Rédacteur
 11/05/08 à 00h25
se faire leurrer par de belles paroles, et être laissé ensuite par sms par quelqu'un qui est déjà reparti pour de nouvelles aventures, ce n'est agréable pour personne. Je pense que l'existence d'internet favorise ces conduites, mais elles existaient déjà avant: "Séduite et abandonnée", cela ne date pas d'hier.
Important de savoir se protéger des beaux parleurs. J'avais fait un comm sur un livre qui traite de la manipulation amoureuse "Les manipulateurs et l'amour", d'Isabelle Lazarre-Aga. Cela donne quelques repères utiles.
 11/05/08 à 00h19
Oui, il y a des violences faites aux femmes, mais aussi ces attaques larvées et répétées, concernant une obligation d'être séduisante.
Pour la n'iéme fois, j'ai cherché en vain un journal correct à offrir à une petite fille. Dès qu'un journal pour enfants est destiné un peu plus spécifiquement aux filles, le contenu devient affligeant. C'est "plaire, plaire, plaire". Et, un peu plus jeune "princesse". Tout concerne l'apparence. Rien sur le fond. Rien de scientifique, d'écologique, de culturel. Il y a bien d'autres journaux, certes, non sexués. Mais ça les intéresse, les petites filles, de savoir ce que c'est qu'être une fille. Et elles pensent trouver des infos dans ces journaux...
C'est bien pensé pour conduire les mêmes à consommer de la presse féminine plus tard. Affligeant, révoltant.
Quand à voir les choses à partir d'un nouvel angle de vue, "sans opposer les femmes et les hommes", c'est tentant. Mais cela n'empêche pas ces influences. Au contraire.
Vous trouvez qu'on a progressé ?
Les choses se sont déplacé sous prétexte de liberté, on se donne le droit de faire comme un mec... Mais en même temps qu'est-ce que cela veut dire ?
Mais c'est quoi cette presse qui nous dit comment être ? Qui nous dit alors mesdames voici l'été et bonjour les régimes.
Il y a encore beaucoup de violence faites aux femmes. salaire moindre pour travail égal, partage des tâches domestiques, arrogance
Il y a quelques années des tests psychologiques prouvés qu'on faisait moins confiance à une femme chef d'équipe qu'à un homme et c'était dans les deux sens réponses identiques pour ces messieurs et pour ces dames.
Le prince charmant : mais regardez l'image de la femme, on est encore dedans à mort.
Sauf que la façon de faire à changer ça ; tous les poncifs ont encore la peau dure.
Et c'est même plus dommageable qu'avant car les femmes ne s'en aperçoient même plus sous couvert de liberté.
M'ouais c'est ça liberté d'avoir 3 journées dans une :boulot, enfant , maison etc etc. Et dans le monde entier qui sont les plus défavorisées ?
Un peu compliqué de débattre ici de ce vaste sujet. Ma réaction peut paraître réductrice
Mais moi je vous le dis il y a du boulot.
Merci d'avoir lancer ce thème lacdegarance
Mais en conclusion on ne pourrait pas arrêter d'opposer les femmes et les hommes et voir les choses d'un nouvel angle de vue, Non ?
cela donne un sentiment très désagréable de non respect
 05/05/08 à 00h18
Oui, heureusement qu'il y en a. Mais ce n'est pas incompatible: il y en a un grand nombre qui, tout en jouissant de l'instant présent, commencent sans s'en rendre compte, à poser les jalons d'une relation qu'elles souhaitent rapidement pérenne. Quand ce n'est pas officiellement leur projet de départ. Justement, c'est assez effarant de constater cette asymétrie, qui n'est pas constante, et j'ai essayé d'en chercher des raisons.
 04/05/08 à 23h58
se seraient battues pendant des années pour en arriver à attendre encore le prince charmant !?
Heureusement que certaines savent profiter de l'instant présent...
Je ne vois pas vraiment les choses en terme de faire simple. Mais en terme d'authenticité. C'est ce qui m'est le plus simple. Mais cela peut rendre les choses plus complexes...
 03/05/08 à 13h47
Certes, c'est ce que je disais, ce n'est pas à rejeter. Si l'on ne voyait que les amis qui répondent présent en cas de coup dur, nous perdrions vite l'usage de la parole... Mais ne pas surestimer ce que l'autre peut donner, me semble important. En amour ou en amitié. Comme ce que nous pouvons donner nous-mêmes.
 03/05/08 à 07h15
je sais pas, mais ceux qui savent partager votre bonheur sont tout à fait précieux aussi. Pas forcément les mêmes que les amis des coups durs... les amis aussi ont leurs limites, on peut les prendre comme ils sont
Juste pour dire que pour moi la convergence résulte à la fois de dispositions réciproques et d'un effort d'adaptation. Il y a des coeurs simples pour lesquels... c'est simple justement, mais j'ai plutôt rencontré des cas où l'on s'accommode, et, faut-il le dire, où l'on fait comme si c'était simple. D'une certaine façon j'envie et les uns et les autres.

« Deux êtres singuliers ont toujours, pour se rendre incomparables, la singularité même qui les fait se ressembler. »
– Maurice Blanchot
l'anniv. de PaulT. bon ...j'ai pas de circonstances atténuantes mais quand même ....'jouir sans entrâves" qui aurait pu résister ?
Enfin faisait Short... + Short oui ! nous manque...
et Borat ?
 03/05/08 à 00h06
Oui, c'est certain. Et, par exemple ceux qui ont eu une maladie grave voient en général le cercle de leurs amis s'éclaircir. Mais ceux qui restent, sont vraiment des amis.
Quant cela atteint ce niveau-là, l'amour et l'amitié se confondent, du moins, c'est mon point de vue.
En-deça, il s'agit simplement de prendre du bon temps ensemble. Et/ou d'une convergence d'intérêt. Mais ce n'est pas à rejeter pour autant.
la féminine. Car l'amitié ce n'est pas simplement aimer se rencontrer, on dit toujours "si tu veux savoir si tu as un ami, dis-lui que tu as de gros problèmes, s'il essaye de t'aider à les résoudre, c'est déjà bien, s'il s'implique dans l'aide autrement que par la parole, alors là tu risque d'avoir un ami. C'est une chose presque aussi rare que l'amour puisque l'un comme l'autre ne se vérifie que lorsqu'on vit le "pire"
 02/05/08 à 23h42
Bonjour et merci !
Et j'aimerais des témoignages sur l'amitié masculine...
 02/05/08 à 23h40
La difficulté vient, c'est une évidence, de la nécessité de "faire ensemble". Qui décide, quand il faut une décision, et que les souhaits divergent? Dans la fusion on peut abandonner facilement son propre projet et le remplacer par un "projet du couple". Parfois sans réaliser que l'on en oublie son propre désir. Alors, tolérance, exigence ? Il me semble important de respecter les désirs de chacun, les siens et ceux de l'autre... en espérant un minimum de convergence...
Mais je suis d"accord avec lostway, il y a des gens avec qui on a plus de convergence que d'autres...
 02/05/08 à 22h24
 02/05/08 à 22h17
je ne m'aventurerais pas, disais-je.
faut pas s'étonner que cela ne marche pas si l'on ne veut pas aller plus loin que la tolérance. une relation se vit autrement, c'est comme deux pièces d'un puzzle qui s'emboitent (éventuellement dès le 1er soir )
La tolérance c'est fait pour la famille, les voisins, les autres cultures, pas pour la personne avec laquelle on vit, là il y a communauté d'esprit, à ne pas confondre avec idées identiques qui amèneraient de la platitude dans la relation. Va pour l'open source, cela permets de savoir si la relation est viable avant qu'elle ne puisse faire souffrir
 02/05/08 à 20h13
je ne m'avanerais pas pour les amitiés masculines: je ne sais pas trop, mais ça me semble pas tout à fait vrai.

Pour le reste, pivoine, lilas, iris, muguet, boutons de roses, pensées: je cultive mon jardin.

Ah, j'oubliais: les travaillistes se sont pris une bonne raclée. Les primaires avancent, vers quoi?

J'oubliais (encore!): ce texte est jugé bien sévèrement. Pourquoi? Il est bien écrit. Il y a un effort de réflexion.
 02/05/08 à 20h01
ça s'apparente à de la tolérance, non ? On valorise cette notion de tolérance comme la transparence justement, comme l'acceptation de l'autre... mais parfois l'autre c'est le contraire, et comment accepter le contraire sans faire comme si ? Bon si j'aime le bleu et toi le rose, peu importe, parce que je n'aime pas vraiment une couleur plus qu'une autre, mais si j'y tenais ? La tolérance et l'exigence sont contraires, et les deux sont estimables. Il y a un dilemme parfois quand l'exigence doit se faire intransigeance pour aller au bout et que la tolérance doit s'aveugler pour être avec.
 02/05/08 à 19h40
un tit pouilly-vinzelle frais pour l'apéro, ça peut faire pour filles et pour garçons ?
 02/05/08 à 19h38
j'ai fait la pasta.
c'est vrai quoi, y a pas que le cul dans la vie.
 02/05/08 à 19h24
Oui, tu as raison, transparence n'est pas le bon mot. L'être humain est, heureusement, si complexe qu' avoir l'idée que l'on puisse être transparent, ou que l'autre l'est, expose à des surprises, voire, des déconvenues...
Mais ces petits arrangements que l'on fait avec soi-même, comment ça s'appelle quand on en fait le moins possible, et qu'on accepte de se laisser deviner ? Même dans ses basses oeuvres ? Open sources ?
 02/05/08 à 19h15
c'est une métaphore ?
le premier soir avec l'un et l'autre.

c'est pas compliqué, c'est juste varié, rassure toi ma polette (reine des paupiettes)

bon sur ce je retourne éplucher mes poivrons.
y'en qui couchent le premier soir ?
y'en a qui couchent pas le premier soir ?

tu vas bientôt me dire qu'y en a qui couchent jamais avec l'un, mais qu'elles couchent le second soir avec un autre, ou dieu sait quoi...

ça complique^^
 02/05/08 à 18h34
j'en apprends de belles, ici : y a des filles qui couchent PAS le premier soir ? Et qu'est-ce qu'elles attendent ?
 02/05/08 à 18h15
Permettez moi de mettre un bémol à" rejeter" je préfère nuance. Troublée; j'en ai oublié évidemment le regard pour soi...
Mais j avais négligemment laissé traîné cela sans doute :

".... Par une réconciliation avec la réalité, mais avec ses propres capacités :
Vouloir ce qu’on veut, pouvoir ce qu’on peut.
Pas vouloir ce qu’on peut, aplatissement devant la réalité,
ni pouvoir ce qu’on veut – le croire- figure de toute puissance.
Mais, qu’on puisse jouer sa partie, dire son récit, répondre au monde à sa façon. "
S. Freud

 02/05/08 à 17h50
y'a des filles qui couchent le premier soir ! ! ! !

mais c'est dégueulasse ! !


(et si elles recouchent les soirs qui suivent ça rachète ou pas ?
NAN NAN NAN moi jdi !

beurk ! !)


C'est ce qui n'a pas grande consistance, même si, en étant caché, cela peut pourrir la vie. Ce sont des petits discours que l'on entretient sur soi et sur les autres. Les actes émergent, mais en présentant des figures difficiles à interpréter. Quant aux pensées, la partie cachée de la glace flottante, jamais elles ne seront transparentes. C'est ce qui fait la richesse d'une relation que de comprendre une personne tout en pouvant constamment être étonné de ce qu'elle pense, quand l'occasion de présente à nous, et même à elle, d'en prendre conscience.
peut essayer de minimiser au maximum les "cailloux" prévisibles. Dès ce moment, quand le temps change les choses parfois, cela permets peut-être de les accepter. Je ris aussi de te voir écrire "étude" et "contrat", voilà qui doit en effrayer plus d'un(e) moi je dirais un échange complet et sincère avant mélage ?
 02/05/08 à 16h49
Je ne suis pas sûre que l'on puisse tout prévoir : il est souhaitable d'évoluer au même rythme, mais ce n'est pas toujours le cas, par exemple. Alors, même une étude approfondie avant contrat, ne protège pas des anicroches... Il ne s'agit pas d'un besoin de prévoir la fuite, mais de la connaissance de la réalité de nos possibilités. C'est-à-dire que nous ne sommes pas passifs et impuissants, par rapport à ce qui nous arrive. Il y a toujours une marge de choix et d'action.
Mais je suis d'accord sur la transparence : souvent, c'est ce qui est tû qui attaque la relation, davantage parce que cela introduit du faux dans l'échange, d'ailleurs, que par la réalité de ce qui est caché.
afin de bien se regarder soi, afin de bien se connaître, s'accepter, se "corriger" tout en étant en harmonie avec soi. Après l'on comprend vraiment ce que le regard de l'autre peut ransporter comme barrières, et l'on apprend à "peser" la valeur de son regard. Sagesse peut-être, mais fougueuse alors !
d'ailleurs admettre dès le début qu'il y aura à le faire, est déjà pressentir la débacle. Si l'on aborde la relation voulue pérenne avec le besoin de prévoir la fuite, il vaut mieux ne pas commencer celle-ci.
Mon postulat est simple, tout se dire dès le début en ne gardant que le minimum de jardin secret, en ne gardant en tout cas rien qui puisse "user" la relation prématurément. Plus de surprises ? mais oui il y en aura même pleins, mais que des bonnes
 02/05/08 à 15h04
je suis d'accord sur les projections, faire reposer sur "le nouveau" la charge d'être comme "l'ancien" ça ne pourra se faire, c'est vrai que le nouveau il n' était pas là^^
mais ce n'est pas aussi facile de s'affranchir des modèles sociaux qu'il y paraît, (je parle pour moi) ça me semble être de la sagesse ... le regard de(s) l'autre (s) et le regard sur l'autre ....
merci, je vais regarder cela de plus près (je suis sérieuse)
Comment peut-elle nous éclairer sans nous empêcher ? Comment accepter la surprise, sans y chercher, et y trouver, du déjà vécu ? Mais sans retomber dans les mêmes ornières... Je crois qu'il est fréquent de faire reposer sur le nouveau la charge de "ne pas" être comme l'ancien.
Je pense que c'est une question de confiance vis à vis de soi-même. Savoir qu'on pourra redresser la barre ou prendre la porte si le même horizon noir pointe à nouveau son nez. Mais ça, c'est souvent le fruit de l'expérience...
faire reposer sur le "nouveau" la charge d'être comme "l'ancien", cela ne pourra se faire. Puis faut ôter les modèles de la tête, car ceux-ci sont générés par la société, la famille, le milieu social, les préjugés, et non pas par l'expérience, seule et véritable possibilité d'ouvrir les yeux sur "l'autre"
... de répondre dans la réalité! Je pensais à tous les possibles pour chacun... Et aussi à tous les modèles qu'on a dans sa tête et qui font que l'autre emprunte parfois sans le savoir, les traits de tel ou telle figure de son enfance ou d'une vie amoureuse antérieure. C'est pour ça que "simplement" m'a fait sourire...
 02/05/08 à 13h09
Certes ! Et je pense que c'est là que les complications commencent ! D'autant plus qu'on est, au minimum, deux dans l'histoire...
bonne occasion qui est rare
 02/05/08 à 12h43
Ah oui, ça doit être parce que je vis en province, que j'entends parler négativement d'une fille qui "couche dès le premier soir". Et jamais de la même façon d'un garçon qui fait de même. Évidemment, pas de la part de mes amis !
"se défier des sous-entendus dévalorisants qui dévaluent les femmes libres. "

??

je vois même pas lesquels, ça m'inquiète presque
ou alors j'ai un entourage globalement intelligent, ouvert et bienveillant. même les couples.



complémentaire ?

poésie du néant ?

magouilles religieuses ? A suivre !
tout s'accumule en enfer
son jardin" c'est ce que disait Voltaire dans Candide mais nous ne sommes pas tous doués pour la culture et, comme tu le dis si bien, il y a des variantes concernant les terreaux et les plantes...
 02/05/08 à 12h20
on a même parfois le sentiment d'avoir perdu le mode d'emploi
Une fleur plurielle, c'est une jolie image, paquerette le matin, pivoine le soir... Oui mais voila, toutes les femmes en une seule, est-ce que la barre n'est pas un peu haute ? Ce n'est pas ce que tu dis. Mais ta remarque me fait penser que c'est peut-être la pensée sous-jacente à mon texte, est-ce que nous ne confondons pas tout ? Est-ce que nous n'attendons pas d'une relation amoureuse plus que ce qu'elle ne peut donner? Cela ne veut pas dire ne pas chercher quelqu'un avec qui être heureux. Mais ce "être heureux", dépend d'abord de soi, et de tout ce que l'on agit par ailleurs pour l'être. Alors, partager ses enthousiasmes doit, devrait, les potentialiser. Si l'on continue d'investir sa vie, au lieu de (ce que j'entends beaucoup) "investir son couple".
Et remettre sur le métier, etc, tout à fait d'accord. Pour qu'une relation reste vivante, il faut un bon terreau, de belles plantes, mais pas mal de jardinage...


http://www.youtube.com/watch?v=F2vTRadWcww
 02/05/08 à 12h08
si on réitère les même erreurs ^^
en fait j'ai omi consistance de la relation.
je sais que ça existe quelques esquisses qui ont fait figure d'espoir , la combinatoire encore et accord...
 02/05/08 à 12h06
c'est compliqué (et ce que je viens de dire est très profond)
si l'on a, par son expérience personnelle, fait le choix de ne plus vivre sa relation à l'autre comme par le passé, chaque jour est nouveau, enfin il devrait (j'idéalise un peu et vis dans un rêve, oui je sais...)
 02/05/08 à 11h23
Pas de stats là dessus ...
peut être que les fondamentaux acquis nous font regarder la réalité autrement, :
Le couple renvoie à la dimension sociale et donc un choix (couple pas couple)

C'est sans doute LA relation (partage, complicité, sexe, altérité...mettez ce que vous souhaitez) qui dimensionne la jolie réalité. C'est bien là une quête, on sait ce que l'on ne veut plus, alors on cherche, on explore ...
Je sais ...c'est une représentation -(

en-cours-de-perfectionnement ^^
J'ai l'impression que l'amitié de Platon à Aristote et de Montaigne à qui tu voudras est bien singulièrement une histoire d'hommes...Et bien sûr des femmes ont des "amis", aussi et réciproquement, mais le lien que tissent les femmes entre elles, les "copines", je n'appelle pas (toujours) ça de l'amitié...
Quant aux femmes, possible, elles projettent du pérenne, mais pas sur n'importe qui! Et après tout, les hommes de ta vie, aussi...(Faut croire que les banalités disent tout et le contraire, hein!)
 02/05/08 à 11h12
Eh bien je crois possible qu'il y ait des réalités qui ne correspondent vraiment pas aux valeurs de la société, de celle-là ou d'une autre d'ailleurs. Il y a peut-être une solution toute en transparence, mais je ne la connais pas.
 02/05/08 à 11h07
a-couplé ou accouplé : une histoire de C...
" un bouquet de fleurs dont ils respirent chaque parfum successivement, ... ou en même temps ".
Mouais, ... mais avec une fleur qui saura être plurielle. Une seule fleur peut devenir bouquet ou massif variée, pas vraiment une belle plante, juste la trouver à son goût cette fleur, qui sera de 4 saisons, et fera vibrer mes 5 sens.
Evidemment, une relation ne peut s'épanouir que si le terreau est favorable, et qu'on remet son ouvrage 100, 1000 fois sur le tapis.


Un homme est capable de dire n'importe quoi pour vos beaux yeux, marquises. N'écoutez pas ces paroles de renard, sautez lui dessus. Il n'y a que dans l'action commune qu'un couple se révèle, ou pas.

Bon, je rêve sans doute. Et alors !
Mééhhh méééh ! Mais pas que, .... tout espoir est permis à ceux qui s'en donnent les moyens.


 02/05/08 à 11h01
Je suis assez d'accord avec ta façon de voir. Et quand tu dis
"nous cherchons simplement notre moitié d'Univers à nous", le "simplement" m'amuse...
Et si c'était vrai que l'homme et la femme soit complémentaire, et s'ils étaient comme le + et le -, l'eau et le feu, l'air et la terre, le bien et le mal ?
S'ils étaient simplement chacun, qu'une moitié d'Univers, cherchant infiniment à se fondre ensemble, et que simplement, tous les Univers ne peuvent fusionner qu'avec la partie qui leurs corresponds ?
En ces jours où nous savons qu'il y a déjà beaucoup trop d'humains sur Terre, nous cherchons simplement notre moitié d'Univers à nous, et comme nous trouvons le temps imparti un peu court, nous avons tendance à nous précipiter, là gît déjà la première erreur. Le monde en marche se libère des carcans sociaux, mais s'en inventent d'autres. Vivre heureux seul ? Je n'y crois pas. Croire être heureux car l'on est devenu frileux suite à des erreurs d'aiguillages, bien sûr, mais le monde est fait de polarité cherchant consciemment ou non à se rencontrer. Pour se donner une chance, commençons par être amoureux mais avec lucidité, oui, lucidité, sinon, n'oublions jamais qu'une rupture est due à un "aveuglement" sur les compatibilités
durée,c'est à mon avis assez partagé par les deux sexes et pourquoi pas?
 02/05/08 à 10h09
elles sont où tes stats, là ?

observer c'est une chose, mais là c'est plutôt véhiculer des représentations, non ?
 02/05/08 à 10h04
"Pourtant en acceptant de dire les choses, est-ce qu'on ne prend pas le risque de les faire exister encore plus ?".
C'est une question vraiment intéressante. Certains pensent qu'il ne faut pas faire de statistiques incluant l'ethnie comme critère, car cela permettrait aux racistes de souligner des choses, et d'en inférer des justifications à leurs conceptions. Moi je ne pense pas ça. Je suis fondamentalement pour la levée des interdits de dire : on déballe tout et on fait le tri. C'est un choix personnel. Mais les statistiques, en général, portent un potentiel de dangerosité car spontanément, et même par les statisticiens parfois, il est établi un lien causal pour deux critères qui sont simplement liés de façon contingente.
Et bien sûr qu'en disant ce qu'on pense, on prend le risque de se faire attaquer, et de dire des conneries... Mais aussi d'avancer.
Mais il y a plus à dire sur cette question... du dire.
 02/05/08 à 09h58
Il est des rencontres qui vous amusent et d'autres qui vous ennuient...
Il est des rencontres que l'on veut oublier et, plus rarement, des rencontres dont on sait qu'on ne pourra jamais les effacer de sa mémoire...

pour ma part plus de certitude...alors Joker
http://fr.youtube.com/watch?v=tBOEvaOO09g&feature=related
(correction)
sur la distinction hommes-femmes vis à vis des attentes : la majorité des hommes, au fond, attendent aussi la princesse charmante !

comme disait figolu y'a pas longtremps : "les femmes ne veulent pas rêver, elles veulent une jolie réalité. Les hommes aussi. "

je trouve ça infiniment plus juste

et une jolie réalité, ça passe par le couple pour bcp, homme ou femme.
et par "surtout pas le couple" pour d'autres.

mais une "jolie" réalité, (romanesque pour moi), ça met pas mal de monde d'accord.
mais ensuite la jolie réalité pêut virer au gris (ou pas).
car les papes nazis ou collabos l'ont dit ?
 02/05/08 à 09h36
sans doute oui, bien sûr, pour certain(e)s.

personnellement, je pense qu'on est pas tous fait pour être en couple au sens traditionnel du terme, et que cesser de se mortifier parce qu'on fonctionne à l'envers (malheureux en couple, heureux pas en couple), c'est un sacré soulagement. Et que ça mérite peut être qu'on se pose au moins la question : je pense que le conditionnement familial, culturel, social, etc... empêche certains d'entre nous de vivre simplement comme ils le souhaite au fond : a-couplé.
 02/05/08 à 09h30
À mon avis, on acquiert surtout du réalisme, c'est-à-dire de la prudence, et on se justifie du renoncement qu'elle implique en se constuisant de bonnes raisons. Pour ce qui est de remonter aux fondamentaux, il s'agirait plutôt de pénétration d'esprit, voire de cynisme, et là je doute.
 02/05/08 à 09h21
"Si l'on accepte ce préambule qui est déjà contestable, on peut essayer d'aller plus loin."

Je n'irai pas plus loin.
ou dans une centrale nucléaire
dommage que ce soit si compliqué de vivre, profiter, partager, sans que l'un(e) ou l'autre fuie par peur de perdre sa liberté...
 02/05/08 à 09h19
et les gens qui fonctionnenent comme ça, ça me laisse coîte : passé un certain âge, on est supposé avoir appris quelques fondamentaux pourtant ??!

et parfois en même temps (je précise que « ni moi ni moi ne sommes schizophrènes »).
vivre jusqu'à la fin en sautant à cloche-pied en ne sachant pas sur quel pied tomber ou danser ?
 02/05/08 à 08h47
on n'est pas obligé d'avoir toute sa vie les mêmes a priori qu'à l'adolescence...
avec cette façon d'accueillir toutes les objections et de les prévenir...

Pourtant en acceptant de dire les choses, est-ce qu'on ne prend pas le risque de les faire exister encore plus ?

Quand j'étais adolescent, les séducteurs me paraissaient détestables, et pourtant quand je lis : « pour ceux qui sont dotés d'un fort tempérament, de temps libre, et d'un certain sens de l'organisation », j'ai envie de dire : mais c'est moi, ça !
tu en as déjà parlé : la femme est censée donner, et se donner, voire, se perdre, alors que l'homme... n'aurait à perdre que sa liberté ! ("il s'est mis la corde au cou").
"Se faire avoir", grande peur des femmes, il faut se donner sous conditions, sous garanties, sous contrat, sinon on est "séduite et abandonnée", une fille de rien, une femme de personne... Le spectre de la "vieille fille", de la "laissée pour compte", dope le marché du mariage... Le célibat, face honteuse de la liberté.
Je crois que ce n'est pas une propension supérieure à l'attachement qui détermine les attentes amoureuses des femmes, mais ce conditionnement social et moral précoce.
En tout cas, merci pour ce "collier de nouilles" pas bête du tout, et bien de saison !
 02/05/08 à 07h48
... je t'ai mis au pluriel
 02/05/08 à 07h47
pas TOUTES les femmes, non ?
 02/05/08 à 07h46
et sinon, tu sais, pourquoi tu as "quand même voulu livrer ici ces quelques idées" ?
 02/05/08 à 07h41
je ne comprends "pas bien les complications que peuvent faire les femmes pour quelques moments de plaisir sexuel partagé" ... arf
bravo lacde. tu fais plus qu'enfiler des macaronis. tu énonces clairement des choses qui paraissent évidentes une fois écrites, mais qui representent une somme de réflexions et d'observations impressionnante. j'ajouterai qu'il faut les expériences de la vie pour arriver à tes conclusions. en général, on tatonne chacun dans son coin, et les évidences de la maturité sont loin d'être limpides au moment de l'adolescence, des premieres expériences, des premières déceptions aussi. merci pour cette mise au point (au sens photographique)
ont du mal à s'entendre, c'est qu'ils désirent des choses contradictoires : l'homme la femme, et la femme l'homme".
 02/05/08 à 02h56
c'est vrai,
c'est rien simple.
mais un peu comm tu dis.