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 Ou "de l'infini amour d'un père" ...
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catégorie : critique ou information sur l'oeuvre ou l'artiste
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Comment un père aime t - il sa fille ? Ou bien combien, comme si l'amour d'un père pour sa fille était mesurable. Le sujet est intéressant, car c'est aussi par amour qu'un père peut commettre des erreurs, vous savez, comme disait Sartre : "l'enfer est au bout d'un chemin pavé de bonnes intentions" ... Oui, je sais, je me suis un peu arrangé avec la citation.

Je parle de l'émotion libérée à la fin du film. Je parle de la manière dont cet homme, avec une tronche triste à mourir comme un jour sans pain, en finit par s'humilier, s'insulter, ... pour rendre la vie à sa fille qui se meurt de l'absence d'un frère jumeau qui a brutalement cessé de la contacter tous les jours.

Cet homme qui vient apporter tout tremblant de joie LA lettre du frère fugueur majeur, écrite et postée de et à Rome, qui dit en substance : "je vais bien, ne t'en fais pas", à sa soeur internée pour anorexie gravissime et à sens unique vers ad patres, qui attendait une nouvelle depuis au moins cinq mois.
Ce frère parti subitement sans laisser d'adresse, à cause d'un méchante dispute avec son père, cet homme si froid, distant, insensible, haïssable ...

Et paradoxalement, ce père magnifique commet, et c'est pour mois l'erreur logique du scénario, ce père adorable, mais c'est sûrement le revers de cet amour paternel infini, cet père unique commet une erreur redoutable : celle de ne pas dire la vérité, la seule et unique dicible dans un tel contexte, et dès le début.

Pour ceux qui n'ont pas vu le film, je laisse encore le suspens. Pour les autres, j'aimerais bien recueillir votre sentiment.
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Voici les 21 dernières réactions à ce commentaire
 Date
Titre (cliquez pour lire)
Rédacteur
 09/12/07 à 23h32
Frederic 75
 09/12/07 à 23h28
Frederic 75
grâce à l'homme dont elle est devenu amoureuse. Elle va vers une nouvelle vie, ses parents doivent porter le pire qui soit pour des parents.
La venue au monde , à plusieurs alors que la mort est singulière .....
pour faire son deuil .Dire la vérité n'était pas possible tout de suite ...

Et la fin du film la question est qui protège qui ?
il a compris jusqu'où se taire devenait vital (la phase de l'internement avec des psy plus fous que leurs patients) d'où l'idée "diabolique" ... et continuer à mentir jusqu'à laisser le soin à la fille de découvrir ... en en étant progressivement préparée. Beau film
C'est pour cela que je me dis aussi que tout part d'une erreur de jugement à l'origine.
donc tu as bien fait.
En la matière, je suis d'accord, pas de théorie
Quand ma mère, quelques semaines avant de mourir m'a dit, de son lit d'où elle ne pouvait plus sortir (55 ans !) : "ma chérie, dis moi que c'est un cauchemar, je ne vais pas mourir ?".... J'ai répondu "Bien sûr que non maman, tu ne vas pas mourir..."..Je connaissais l'échéance...
Est ce que je lui ai "volé sa mort ?"...Quel aurait été ce cadeau dont nous aurions pu être fières (ma grand mère : sa mère !) et moi en lui disant "oui, tu n'as plus que quelques semaines...!!"..
Belles phrases littéraires...encore une fois sur la certitude du "il faut tout dire".
 09/12/07 à 07h44
mistic
en fait, tous les livres de ce bel Adam...et puisque c'est la saison, à lire "passer l'hiver" ....juste pour se rappeler que la vie vaut la peine d'être vécue...quand doutes et mal-être nous effleurent l'âme...ça aussi, c'est de saison....
 08/12/07 à 23h38
Nadja39
Oui c'est une tromperie, mais le père se doutait bien que ce mensonge ne pourrait faire illusion longtemps, c'est dans ce sens-là que moi je vois sa réaction beaucoup plus comme 'une préparation à entendre le pire"
 08/12/07 à 23h33
Nadja39
on peut effectivement toujours interpréter les mots selon le sens que l'on veut absolument leur donner.
Mais la théorie me semble-t-il pour être démontrée se nourrit de la pratique, quoi que, il est vrai que dans certains domaines on en reste à ce stade-là...
Quant au courage....je vous le laisse. j'ai eu en son temps celui qu'il me fallait
Cordialement


et c'est là où je pense que le père aime trop sa fille au point de penser que le mensonge est préférable à la vérité. Car ce mensonge est une tromperie que l'amour paternel ne suffit pas à justifier. L'ambigüité de cet aspect du film en fait toute sa saveur.
Je suis d'accord pour soutenir que le pire n'est jamais certain, et donc ...
Mais en la circonstance ...
 08/12/07 à 22h54
mieh mieh
votre exemple très personnel illustre parfaitement mon propos.

Bon courage dans cette épreuve.
c'est beau la théorie ! mais lorsque vous avez votre mère en face de vous, qui est en train de mourir mais qu'elle pense qu'elle va s'en sortir parce qu'elle veut y croire...là ça change tout Lorsque vous essayez malgré tout, par ce que vous pensez être del 'honêteté, à lui laisser entrevoir que le bout est là, et qu'elle vous dit "je ne veux pas en savoir plus"...les belles théories ne tiennent plus. Moi aussi, je pensais que la vérité il fallait la dire, en l'adaptant, quel que soit la situation....les situations pratiques m'ont fait renoncer aux théories généralistes
je pense qu'elle est DUE. Simple respect de la personne humaine. Qu'elle soit malade ou enfant pour reprendre ces deux exemples. Tout est dans la manière de dire cette vérité, elle doit bien sûr être adaptée à celui qui la reçoit. De toute façon, dans l'hypothèse ou la personne ne serait pas prête (mais qu'est ce qu'on en sait), elle s'en arrangera, elle l'entendra à sa façon et c'est toujours préférable au mensonge ou au non-dit . En revanche, si elle est apte à entendre, c'est sûrement salvateur. Pour un malade, en le rendant plus ''participant'' à sa thérapie ou dans le pire des cas en l'aidant à se préparer. Pour un enfant, en lui évitant dans bien des cas d'endosser un sentiment de culpabilité.
Ceci dit je n'ai pas vu le film, ma réac est donc peut-être totalement hors sujet.
ça ne gâte rien, au contraire...
Comme Catarinetta je ne vois pas le père comme un lâche qui n'ose pas dire la vérité...quel courage au contraire et quelle faculté de se mettre à la place de sa fille...elle n'est pas prête...et puis la particularité, ce n'est pas un frère, mais SON JUMEAU !
mais j'ai éprouvé le sentiment qu'il la laisse mûrir, la laissant lâchement "découvrir" ... C'est ce point là qui me met mal à l'aise.
Le film est superbe, le casting aux petits oignons, la photo et la réalisation sans faille grossière, la fin superbe.
Qu'il est grand, ce père.
 08/12/07 à 17h30
tout à fait çà..chacun est pret à entendre la vérité..ou pas..le pere;un kad extraordinaire d'ailleurs;sent que sa fille n'est pas prete à l'entendre..Il la sauve et le temps qui passe fait le reste..un film à voir au moins deux fois,pour bien tout "digerer"..
 08/12/07 à 16h45
gregor_samsa
difficile de juger.

attendre, espérer est parfois plus insoutenable que de faire face aux événements, aussi dramatiques soient-ils.

un pôpô qui n'est ni haïssable ni insensible, juste maladroit (au pire).

extrêmement touchant, le kad, d'ailleurs.
 08/12/07 à 16h29
Nadja39
La dire ou pas...encore faut-il que l'autre ait envie et surtout soit capable de l'entendre. Dans le cas de ce drame-là moi j'ai eu l'impression que la soeur malgré sa quête et sa demande avait eu besoin de ce cheminement avant de pouvoir entendre ce qui était arrivé à son frère.Un père réussit sans doute à ressentir, au-delà des mots, ce que son enfant est prêt à entendre et à réagir en conséquence.
En fait, ce film et la question de la vérité m'a renvoyé aux malades atteints d'une maladie incurable et surtout ceux en fin de vie. Là aussi, on professe à tout va de dire la vérité...mais tous les malades n'ont peut-être pas envie de l'entendre cette vérité, peut-être certains ont-ils besoin de continuer à espérer malgré tout afin d'arriver à trouver l'énergie pour se battre encore et encore
 08/12/07 à 16h21
mais non, c'est pas vrai, j'déconne.