Comme tout le monde le pauvre a un estomac. Mais cet estomac souffre d’un défaut de fonctionnement. Alors que l’estomac normal se remplit et se vide chaque jour selon un rythme ternaire, matin, midi et soir, ou binaire quand le matin est sauté – on note, chez les jeunes enfants et les adolescents, des rythmes quaternaires – le goûter – voire déréglés, comme une suite d’extra systoles. On relève aussi chez les fêtards, la substitution d’un élément liquide fortement alcoolisé au solide ; cela fluidifierait le sang, oxygénerait le cerveau prétendent les membres de ce qu’il convient d’appeler une secte, à l’influence souvent néfaste sur la jeunesse.
Or l’estomac du pauvre montre une curieuse disposition - capacité – à s’abstenir de ces phénomènes peu ragoûtants, rappelant celui de l’écluse ou des vases communicants, appris –est-ce encore la cas ? – dans nos tendres et vertes années.
On dénomme « pauvreté » cette anomalie.
La communauté scientifique se partage en deux écoles, selon un clivage droite/gauche, selon qu’elle attribue la pauvreté à l’inné – une sorte de prédisposition, d’appétence naturelle qui, tapie, dans l’ombre attendrait l’occasion favorable, si l’on puit dire, de se manifester ; ou à l’acquis, fruit de la contingence et d’un système politique, économique et social injuste et inégalitaire.
Un « jeune chercheur », plus attaché à la guérison qu’à la recherche des causes, développe une théorie originale – et prometteuse, fondée sur la dissociation de la maladie –la pauvreté- et le statut – le pauvre.
La pauvreté serait un état d’esprit. Quelque soit le niveau de satisfaction de son estomac, l’homme choisit de se sentir pauvre ou non. Le refus de se sentir pauvre rendrait possible la guérison.
Les spécialistes ne manqueront pas de rapprocher cette thèse de celle de la liberté chez Sartre.
L’homme ne choisit pas d’être grand ou petit, ….pauvre ou non ; sa liberté réside dans la manière dont il va se débrouiller avec ces contingences : considérera-t-il sa petitesse comme une qualité, un défaut, lui sera-t-il indifférent ; la pauvreté s’imposera-t-elle à lui, déterminera-t-elle la manière dont il se perçoit, ou n’y verra-t-il qu’un accident de son histoire, éminemment douloureux, mais qui n’altère pas sa personnalité ?
Or l’estomac du pauvre montre une curieuse disposition - capacité – à s’abstenir de ces phénomènes peu ragoûtants, rappelant celui de l’écluse ou des vases communicants, appris –est-ce encore la cas ? – dans nos tendres et vertes années.
On dénomme « pauvreté » cette anomalie.
La communauté scientifique se partage en deux écoles, selon un clivage droite/gauche, selon qu’elle attribue la pauvreté à l’inné – une sorte de prédisposition, d’appétence naturelle qui, tapie, dans l’ombre attendrait l’occasion favorable, si l’on puit dire, de se manifester ; ou à l’acquis, fruit de la contingence et d’un système politique, économique et social injuste et inégalitaire.
Un « jeune chercheur », plus attaché à la guérison qu’à la recherche des causes, développe une théorie originale – et prometteuse, fondée sur la dissociation de la maladie –la pauvreté- et le statut – le pauvre.
La pauvreté serait un état d’esprit. Quelque soit le niveau de satisfaction de son estomac, l’homme choisit de se sentir pauvre ou non. Le refus de se sentir pauvre rendrait possible la guérison.
Les spécialistes ne manqueront pas de rapprocher cette thèse de celle de la liberté chez Sartre.
L’homme ne choisit pas d’être grand ou petit, ….pauvre ou non ; sa liberté réside dans la manière dont il va se débrouiller avec ces contingences : considérera-t-il sa petitesse comme une qualité, un défaut, lui sera-t-il indifférent ; la pauvreté s’imposera-t-elle à lui, déterminera-t-elle la manière dont il se perçoit, ou n’y verra-t-il qu’un accident de son histoire, éminemment douloureux, mais qui n’altère pas sa personnalité ?
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souvenez-vous de cette sérieà la télévision , de cette bagarre entre le riche et le pauvre et à la fin c'est le pauvre qui gagnat , enfin , je ne suis plus trés sûre , il y a longtemps déjà , et puis c'était un film et dans les films ça finit généralement très bien , on verse sa petite larme !on se dit ,pourvu qu'elles ne se ramassent pâs la gueule en courant sur la pente de la paririe au bas de laquelle se trouve la petite maison en bois .
D'aucuns vous diront que le concept du pauvre est ringard , c'est dans l'air du temps ! qui aujourd'hui se revendiquerait d'être pauvre ?
D'aucuns vous diront que le concept du pauvre est ringard , c'est dans l'air du temps ! qui aujourd'hui se revendiquerait d'être pauvre ?
étonnant !!
Jamais entendu parler de rien de semblable, si ce n'est une disposition innée à se sentir plus facilement gratifiés que la moyenne et à se contenter de ce que l'on reçoit...
Jamais entendu parler de rien de semblable, si ce n'est une disposition innée à se sentir plus facilement gratifiés que la moyenne et à se contenter de ce que l'on reçoit...
... consiste à privilégier l'essentiel dans sa tête et dans sa vie ... c'est pas mal y compris pour lutter contre la pauvreté.
Je n'irai pas jusqu'à tirer des conclusions économiques de cette théorie, ce serait hors sujet, la pauvreté c'est bien plus compliqué que cela.
Je n'irai pas jusqu'à tirer des conclusions économiques de cette théorie, ce serait hors sujet, la pauvreté c'est bien plus compliqué que cela.
16/01/08 à 18h27
indépendante. Remise en cause d'une histoire d'amour, une rencontre avcec une jeune fille qu'il a honte de voir dans son état?
16/01/08 à 18h14
souvienne, le héros reste tojours au-dessus de sa faim, souffre sans que cela remette en cause l'idée qui'il a de lui - ce qui va dans mon sens. Cela posé, grand livre et forte personnalité.
16/01/08 à 17h44
claracaille
pour ne plus oser parler de la faim avec mon estomac malade de nantie!!!facile à lire tout ça alors qu'on est à l'abri chez soi alors que dehors dégringolent des trombes d'eau.. et oh faut que j'aille faire des courses .. il n'y a plus rien dans le frigo....! petit rire..!!! ce que vous dites c'est comme... le petit prince tiens...la pauvreté d'abord n'est pas une maladie... et de là défaut de raisonnement!
la vie est une succession d'incongruités que chacun gère avec plus ou moins de talent...
Serenity.
Serenity.



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gadjoalone
publié le 16 janvier 08