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Un livre culte sur l' héroinomane.
 Un livre culte sur l' héroinomane.
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catégorie : critique ou information sur l'oeuvre ou l'artiste
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Iconoclaste littéraire, William Burrough n' a pas en son temps suscité l' unanimité même s' il a finalement influencé toute une génération d' artistes, de réalisateurs et de musiciens. Il fût reconnu pour le caractère expérimental de son oeuvre et surtout sa toxicomanie légendaire. Il est aujourd' hui malheureusement réduit à cette image simpliste limitée à un univers psychédélique déjanté et déviant, ses oeuvres? des romans d' expérimentation à vue autobiographique frivole et futile, l' envergure de son écriture est reléguée aux oubliettes recouverte par une existence consacré à un hédonisme farouche et assumé.

Junky est une oeuvre autobiographique retraçant l' univers d' un héroinomane depuis la première expérience jusqu' à une dépendance totale, ce qui est intéressant est la réflexion et l' introspection empirique qui s' y rattache car le Junky de Burrough est inévitablement humain contrairement à la caricature qu' en a fait le folklore branché. Il décrit ouvertement et de manière étonnement sincère et assumée le cercle vicieux de la dépendance , les comportements délinquants qui viennent étayer cet asservissement, "le stoicisme cellulaire" en période de manque avec des réflexions profondes "Tout plaisir n' est peut être que dans le soulagement ." Cette candeur et cette sincérité m' ont intéressé particulièrement.
Cet homme a souhaité connaître "l' équation de la came" il nous livre dans son oeuvre son expérience , crûement, sans fioriture ni embellissement narratif d' aucune sorte, sans fausse morale ni leçon, simplement une expérience relatée,"
une oeuvre témoin" bien plus efficace que tous ces pseudos slogans lapalissiens ( La drogue c' est de la merde") etc ...

J' ai aimé lire cette bribe de vie , cette part d' enfer glaçé de paradis, un livre qui fit évidemment scandale lors de sa parution chez les bien pensants et les empêcheurs de tourner en rond, un premier ouvrage réussi qui laisse présager bien des talents.

"On devient drogué parce qu' on n' a pas de fortes motivations dans une autre direction. La came l' emporte par défaut. J' ai essayé par curiosité ; je me piquais comme ça , quand je touchais.Je me suis retrouvé accroché . La plupart des drogués à qui j' ai parlé m' on fait part d' une expérience similaire . Ils ne s' étaient pas mis à employer des drogues pour une raison dont ils pussent se souvenir. On ne décide pas d'être drogué. Un matin on se réveille malade et on est drogué."( extrait de la page 26.)
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Voici les 22 dernières réactions à ce commentaire
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Rédacteur
Qu'ai-je dit exactement ?
Que je n'adhérais pas à votre point de vue sur Burroughs, que je ne pensais pas que ce bouquin puisse être efficace, l'univers de Burroughs est trop éloigné de ce que vivent les jeunes aujourd'hui.
Que j'étais d'accord avec Lothlorien à savoir que ce sujet ne pouvait être traité avec légèreté.
Enfin je vous interpellais sur une phrase ; "j'ai aimé cette part d' enfer glaçé de paradis".
Et pour le reste, je réagissais à ce qui se disait sous votre comm'.

On n'y arrivera pas si vous n'êtes pas plus explicite dans vos reproches.
 20/06/08 à 07h07
Vous sembliez insinuer que je ne réalisais pas l' ampleur d' un tel sujet et que mon com était léger et sans consistance face à un thème grave et lourd, bref la potiche qui s' essaie à réagir sur des points réservés exclusivements aux grands penseurs et autres politicologues avertis!?Désolée si je ne suis pas à la hauteur si je n' ai que mon vécu comme argument.
 20/06/08 à 06h45
... à qui vous adressez-vous dans votre réaction ?

Personnellement, je ne retirerais rien de ce que j'ai dit ici. Et je ne parle que de mon expérience, je ne prétends pas parler au nom de tous les héroïnomanes ou ex-héroïnomanes.

Quelles sont donc ces vérités qui ont été avancées et qui vous heurtent ?

Et pourquoi auriez vous dû être choquée par la lecture de ce livre qui relate une expérience qui date des débuts des années 50 ?

A moi aussi ce sujet me touche de très très près et j' ai trouvé ce livre pour une fois moins conscensuel et beaucoup plus dissuasif puisqu'à aucun moment Burrough ne fait l' apologie de la drogue, mais reste sinçère sur un comportement qu'il assume. J' ai été héroinomane , ce livre ne m' a pas choqué comme il aurai pu le faire puisque je m' en suis sorti voilà 10 ans maintenant! Avant d' avancer certaines vérités il faudrait réfléchir un peu , vous ne connaissez pas ceux que vous critiquez alors restez dans le débat uniquement et n' incluez pas les auteurs vous ne savez pas ce qu' ils ont vécu!! C' est la devise des snipers tant qu' a critiquer autant le faire correctement! Merci
Il faudrait peut être moins écrire, et se relire, car on ne parle pas de la pluie et du beau temps, et il ne suffit pas de se payer de mots.

La faute d'orthographe ou coquille d'Invenies est un joli lapsus (en mettre un avis : une couche de plus) ...
 19/06/08 à 18h07

éclosion de pustules au bout de 10h loin de pcc, c'est normal ?
... mais qu'est-ce qu'un bon usage, hein ? That is the question ?

Comme pour toutes les drogues, un seul test, s'en passer quelques temps et observer ses réactions.

Mais puisque, de toutes façons, on est des êtres dépendants, la vraie question est de savoir si l'on est vraiment libres de choisir les siennes de dépendances, non ?
 19/06/08 à 16h54

hein ? Euh non, rien en fait
 19/06/08 à 16h12
"rien ne vaut un bon joint" dit bloomdibo... pas si sûre. On sait le danger que représente aujourd'hui l'usage du cannabis chez une certaine catégorie de jeunes fragiles et dépressifs qui le consomment en solitaire et se coupent ainsi des autres en restant dans une bulle censée les protéger du monde extérieur. Rien à voir avec l'usage festif que l'on décrit souvent.

Par ailleurs, j'ai connu des personnes bien insérées socialement qui shootaient épisodiquement sans avoir jamais développé de dépendance à l'héroïne.

Ce ne sont donc pas les produits qui sont dangereux en eux-mêmes (même si la dépendance à l'héro, pire à la coke qui est beaucoup plus répandue en France de nos jours que l'héro, est extrêmement rapide) mais l'usage qu'on en fait qu'il faut examiner et les spécialistes des dépendances ne s'attardent plus trop sur la distinction drogues dures / drogues douces.

Comme le disait en son temps Olivenstein, la drogue, c'est la rencontre d'un produit, d'une personnalité et d'un moment socioculturel.
 19/06/08 à 15h18
peur...) : je pense aussi que les "motivations" pour la défonce ont certainement bien changé avec les décennies et les problèmes de société comme les mentalités.

Ton développement est très intéressant. Et je pense aussi que les "fascinations morbides" peuvent être bien dangereuses pour des êtres jeunes et désaxés...donc mieux pas les étaler, non ?
... sauf que le comm de cette jeune femme portait sur la littérature, sur le bouquin d'un écrivain et n'avait pas la drogue pour sujet.

Reste que je n'adhère pas du tout à son point de vue, ayant lu plusieurs ouvrages de Burroughs que j'apprécie par ailleurs en tant qu'écrivain d'une certaine génération. J'ai d'ailleurs préféré son livre le plus connu, le festin nu à junkie, son premier ouvrage.

Associer la candeur à Burroughs par exemple me laisse perplexe.

Une ouvre témoin en rien efficace pour les générations d'aujourd'hui, l'esprit des drogues des années 50 n'a rien à voir avec celui d'aujourd'hui.

Quant à "j'ai aimé cette part d' enfer glaçé de paradis", est-ce une fascination morbide qui vous habite aselle42 ?

Oui, il y aurait tant à dire... sur un sujet qui me touche de très près et où la légèreté n'est effectivement pas de mise.

Je voulais simplement faire remarquer que l'on parle beaucoup de ceux qui ont réussi à s'en sortir en se focalisant uniquement sur l'aspect "désintoxication", comme si c'était une fin en soi... et peu sur le devenir au long terme d'une certaine génération de junkies, ceux des années 70, pour qui le recours à la défonce, y compris aux drogues dures, avait une autre signification qu'aujourd'hui.
s'adapter à nos mondes inhumains où ils se sentent en exil, et y survivre, en écorchés vifs...
Et je ne jugerais certainement personne pour s'être drogué, ce serait pour moi un comble...simplement, je trouve quand même très inconséquent de parler d'un tel sujet, dont le coeur est logé dans le mal-être de l'âme humaine, et qui fait tant de dégâts chez les êtres trop vulnérables, de manière légère et incomplète...sans doute parce qu'il m'"interpelle" particulièrement...
Mais il y aurait tant à dire...
 19/06/08 à 13h34
ne pas toucher à l'héro et ne jamais y retoucher si l'on a succombé à la tentation. Et lire Burroughs ne donne certainement pas envie d'y toucher. Et puis les temps ont changé...

Juste une remarque quand même.

Si beaucoup de junkies de ma génération y ont laissé leur peau, la plupart de mes amis se sont suicidés, n'ayant pas supporté (et c'est pas faute d'avoir essayé) de vivre dans un monde où ils ne trouvaient pas leur place.

Combien sont-ils ces quadra et cinqua qui galèrent encore, souvent dans une grande marginalité, n'arrivant pas à donner un sens à leur vie, dans un monde qu'ils ne comprennent pas et qui leur paraît parfois presqu'aussi dur que l'enfer qu'ils ont connu.
 19/06/08 à 13h08
Il y a bien des façons de se droguer.

Les médicaments, l'alcool, la télé

Il ne s'agit que de se soulager, oui.

Mais de quoi ?

De soi ?
chaque être a une motivation différente

chaque être à un chemin différent vers le sevrage.

mais tous m'ont dit l'enfer de la fuite en avant

je les trouvent tres courageux d' essayer de rompre cette descente
à s'en sortir, au prix de dures désintoxications, leur commun commentaire sur leur parcours d'héroïnomane était : ne jamais y toucher et ils avaient tous la farouche volonté de ne JAMAIS y retoucher..et honte à tous les dealers de tous niveaux qui empoisonnent ou/et tuent sans regrets...par simple appât du gain ou pour des trafics plus vastes, voi, par exemple, le mal fait à des artistes comme Jimmy Page qui en a tant souffert...
En tout cas, il m'a fait passer l'envie de jouer à Guillaume Tell.

Et ne coupez pas vos réac sur ce thème !
pour Burroughs n'a pas pris une ride. Je me suis souvent demandé ce que l'on pourrait dire à un ado de quinze ans sur ce genre d'analyse. aujourd'hui je suis confronté en direct et ce genre de propos, la je ne pense plus à Burroughs mais a ton com, est proprement insupportable à mes yeux.Je n'ai pas a juger, ni a censurer.