J’étais derrière toi, Nicolas Fargues
J’ai mis en route la machine à écouter des confidences, je veux dire tes confidences. Tu devais te sentir plus léger après avoir avoué à tous que tu étais un faible ; au fond, peut-être, es-tu de ceux qui pensent que l’aveu de faiblesse estune force ?
Tu t’es confessé en jeune homme bien élevé, c’est bien, mais je doute qu’un prêtre s’intéresse à ton histoire.
En tout cas, si certains t’ont probablement trouvé ennuyeux, sans intérêt, j’ai été une bonne oreille ce soir là tout au fond de mon lit, ou devrais-je dire un bon œil.
Je t’ai lu d’une traite, il faut dire que tu m’y avais forcée en l’absence de chapitres. La qualité de ta plume ne restera pas dans l’histoire de la littérature c’est sûr. Mais si l’on considère que tu étais en train de me causer, tu es tout pardonné. L’avantage est que réciproquement, je peux m’autoriser à te commenter sans faire d’efforts et sans trop de honte.
Je t’ai d’abord trouvé émouvant par ta sincérité et ta fragilité, drôle aussi. Femme tu m’as semblé être…
« J’ai du mal à imaginer qu'on puisse faire l'amour avec quelqu'un, même d'inconnu, même une unique nuit, sans qu'un lien fort en résulte. Deux corps qui se sont pénétrés, deux peaux qui se sont frottées l'une contre l'autre, deux salives qui se sont échangées, se doivent des comptes, on ne peut pas s'en tirer comme ça, même si chez la plupart des gens, de fait, ça n'engage à rien. Je n’arrive pas à comprendre qu’on puisse rester indifférent à quelqu’un avec qui on a couché. Pas toi ? »
_ « Moi non plus, je ne comprends pas ».
En fait, ton histoire est la banale histoire de deux personnes qui ont désespérément attendu de se faire aimer l’un de l’autre, la banale histoire de la victime et du bourreau, de deux personnes rattrapées par leurs douleurs d’enfance. C’est la banale histoire d’un homme lâche qui lutte contre l’atteinte, par une femme tyrannique, à sa virilité. C’est l’histoire de la pourriture indélébile qui s’installe au sein d’un couple. C’est la banale histoire de la violence de l’amour alors que ce n’est jamais banal quand on est soi-même pris dans ce tourbillon là, l’histoire de la recherche de l’amour…le vrai…l’idéalisé.
Et, dans la banalité, on se reconnaît forcément.
Mais, j’ai bien vite compris que tu n’étais qu’une merde ! Je ne mâche pas mes mots puisque tu te traites toi-même de la sorte. Tu t’autoflagelles à répétition comme si tu attendais une parole protectrice et consolatrice « mais non, ne parle pas de toi ainsi, tu es juste un peu faible, mais tout simplement humain»
Oui, je me suis vite ressaisie sur ton véritable genre lorsque j’ai compris que tu n’étais qu’un sombre lâche qui ne ménage pas la douce Alice, femme ô combien féminine, qui te permet pourtant de te révéler enfin. Le faible n’excuse pas le cruel.
Tu n’en es pas moins attachant.
Allez, j’avoue que tu m’as vraiment fait passer un bon moment.
Ce livre, tout simple, peut faire du bien à tout confesseur sensible.
J’ai mis en route la machine à écouter des confidences, je veux dire tes confidences. Tu devais te sentir plus léger après avoir avoué à tous que tu étais un faible ; au fond, peut-être, es-tu de ceux qui pensent que l’aveu de faiblesse estune force ?
Tu t’es confessé en jeune homme bien élevé, c’est bien, mais je doute qu’un prêtre s’intéresse à ton histoire.
En tout cas, si certains t’ont probablement trouvé ennuyeux, sans intérêt, j’ai été une bonne oreille ce soir là tout au fond de mon lit, ou devrais-je dire un bon œil.
Je t’ai lu d’une traite, il faut dire que tu m’y avais forcée en l’absence de chapitres. La qualité de ta plume ne restera pas dans l’histoire de la littérature c’est sûr. Mais si l’on considère que tu étais en train de me causer, tu es tout pardonné. L’avantage est que réciproquement, je peux m’autoriser à te commenter sans faire d’efforts et sans trop de honte.
Je t’ai d’abord trouvé émouvant par ta sincérité et ta fragilité, drôle aussi. Femme tu m’as semblé être…
« J’ai du mal à imaginer qu'on puisse faire l'amour avec quelqu'un, même d'inconnu, même une unique nuit, sans qu'un lien fort en résulte. Deux corps qui se sont pénétrés, deux peaux qui se sont frottées l'une contre l'autre, deux salives qui se sont échangées, se doivent des comptes, on ne peut pas s'en tirer comme ça, même si chez la plupart des gens, de fait, ça n'engage à rien. Je n’arrive pas à comprendre qu’on puisse rester indifférent à quelqu’un avec qui on a couché. Pas toi ? »
_ « Moi non plus, je ne comprends pas ».
En fait, ton histoire est la banale histoire de deux personnes qui ont désespérément attendu de se faire aimer l’un de l’autre, la banale histoire de la victime et du bourreau, de deux personnes rattrapées par leurs douleurs d’enfance. C’est la banale histoire d’un homme lâche qui lutte contre l’atteinte, par une femme tyrannique, à sa virilité. C’est l’histoire de la pourriture indélébile qui s’installe au sein d’un couple. C’est la banale histoire de la violence de l’amour alors que ce n’est jamais banal quand on est soi-même pris dans ce tourbillon là, l’histoire de la recherche de l’amour…le vrai…l’idéalisé.
Et, dans la banalité, on se reconnaît forcément.
Mais, j’ai bien vite compris que tu n’étais qu’une merde ! Je ne mâche pas mes mots puisque tu te traites toi-même de la sorte. Tu t’autoflagelles à répétition comme si tu attendais une parole protectrice et consolatrice « mais non, ne parle pas de toi ainsi, tu es juste un peu faible, mais tout simplement humain»
Oui, je me suis vite ressaisie sur ton véritable genre lorsque j’ai compris que tu n’étais qu’un sombre lâche qui ne ménage pas la douce Alice, femme ô combien féminine, qui te permet pourtant de te révéler enfin. Le faible n’excuse pas le cruel.
Tu n’en es pas moins attachant.
Allez, j’avoue que tu m’as vraiment fait passer un bon moment.
Ce livre, tout simple, peut faire du bien à tout confesseur sensible.
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Tu pourrais m'envoyer ton mail ou autre que je puisse te contacter ? Je ne peux pas te répondre ici car c'est payant et je ne veux pas payer pour rencontrer des gens. A bientôt j'espère...
(sinon, voici mon mail : nico-est-la@hotmail.fr)
(sinon, voici mon mail : nico-est-la@hotmail.fr)
Surtout les pages italiennes, avec de belles descriptions, les ambiances très dolce vita...
mon pseudo c'est champ'framboise, et pas champi... tu sais le champ' la boisson qui pétille et qui rend joyeux. Tu devrais essayer une coupe de champagne avec une framboise fraîche au fond du verre 

c'est tout ce que j'aime !!

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Champ'framboise
publié le 21 oct. 07