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Le nouveau son de l'afrique
 Le nouveau son de l'afrique
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catégorie : chronique
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"L'homme africain n'est pas assez entré dans l'histoire" a eu le culot de dire devant un parterre d'invités le président Sarkozy, à Dakar. Rapporter ces propos (qui auraient d'ailleurs du émouvoir les consciences) n'est pas fortuit : la scène s'est passée à Dakar et Wasis Diop est sénégalais, installé en France, et signe un album qui prouve que la musique africaine, elle, est bel et bien sortie de ce qu'on pourrait appeler la tradition. Si vous vous attendiez à la carte postale "tam tam" vous en serez pour vos frais : "Judu bék" s'ouvre sur des programmations électroniques, et tout l'album flirte gentimment avec modernité discrète et tradition bien vivace, pour former un joli mélange africain et moderne. On ne disait pas à Jacques Brel qu'il faisait de la musique belge parce qu'il parlait parfois flamand et plantait en chansons les décors du Plat Pays ou de Knokke le Zoute, alors ne dites pas à Wasis Diop qu'il fait de la musique du monde, ou alors la musique de son monde intérieur, plein de poésie.
réactions : 5
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Voici les 5 dernières réactions à ce commentaire
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Rédacteur
 22/05/08 à 23h30
lincey
C'est valable pour Wasis Diop , dont le dernier album est superbe , comme pour tous les autres artiste , non ?
la plage de Sète, ce qui n'est pas contradictoire avec son côté anar populaire.
La musique africaine et sénégalaise existe en soi, sans qu'il y ait à la diluer dans une musique "du monde, catégorie dont le sens m'a toujours échappé.
 21/05/08 à 15h53
Il était aussi et surtout pétri de culture littéraire classique et d'histoire!
 21/05/08 à 15h52
c'est dans la qualification et la perception de l'oeuvre que le problême se pose et il a bien raison peergynt!
où on qualifie tout le monde avec précision et alors brel est belge, brassens français et diop sénégalais.
Ou tout se p'tit monde est musicien un point c'est tout.
Dire que brel est belge mais que diop fait de la musique du monde ça pue très fort.
Si ça revenait seulement à de la fumisterie intellectuelle (je comprends pas la subtilité alors je mets tout dans un gros fourre tout que j'appelle musique du monde), ce serait moche mais pas grave.
Là ça revient à dire "à partir du moment où ce type est africain, il est impossible que ce soit suffisamment intéressant pour avoir besoin d'être qualifié plus finement alors je le mets dans le fourre tout" c'est là que ce n'est pas innocent et c'est quelque chose que je contaste souvent dans la réaction des occidentaux face à la production culturelle et artistique d'autres régions du globe.
Ce que tu évoques aussi lorsque tu précises à juste titre qu'il ne faut pas confondre musique africaine et tam tam!
populaire, ..., aucun n'était tombé de la lune, ou fraîchement arrivé de Mars. Où est le problème? A moins de confndre musique africaine et tam-tam!