Si j'ai toujours adoré lire et écrire, c'est "Sur La Route" de Jack Kerouac qui a changé ma vie.
Avant et après j'aimais la perfection de la poésie Baudelairienne et bien d'autres livres.
Mais Kerouac m'a montré que la littérature n'était pas forcément détachée de la vie, poussiéreux, jauni et bouffé par les rats de bibliothèques. Mais "Les Nourritures Terrestres" de Gide, "Que ma Joie demeure" de Giono, auraient eu le même effet, si ce n'était que cela.
Le monde de Kerouac était encore un peu le mien, m'a ouvert à celui qui m'entourait à sa modernité, avec les voitures, les filles, l'anti racisme, l'amitié, l'amour universel, le Jazz.
Il me disait que j'avais aussi le droit de vivre, et que ma vie pouvait aussi être heureuse, faite de voitures lancées à 200 à l'heure par un type gueulant "Youhou" à la cow boy, de filles, de musique et de liberté, de luttes et d'amitié.
Kerouac a aussi été, avec la Beat Generation, un visionnaire ouvrant la voie à la libération sexuelle des années 60s, aux luttes pour les droits civiques noirs quand il prétendait "préférer être noir plutôt que ce qu'il avait tojours été: blanc, cynique et désabusé", au Bouddhisme (dans "Les Clochards Célestes") tant en restant catholique, à tout mais en restant profondément lui-même. En un sens, les hippies des années 60s/70s que j'ai tant aimé musicalement étaient ses héritiers, et moi à la fac, pour connaître le début de leur histoire, j'avais la cote. Et ceci un peu malgré lui, qui s'est toujours senti volé, floué, trahi par ses héritiers hippies, restant un homme des années 50s et mourant en américain réactionnaire et alcoolique, un drapeau américain noué autour de son cou lui tenant lieu de bavoir à sa demande lors de sa dernière entrevue avec Dean Moriarty (le conducteur "Youhou" de Sur La Route). Dean Moriarty fut aussi le conducteur du Bus psychédélique des "Merry Pranksters" de Ken Kesey (auteur du roman "Vol Au-dessus D'un Nid De Coucou") dans les années 60s avec les groupes psychédéliques de San Francisco, le "Greatfull Dead" et le "Jefferson Airplane".
Mais l'aspect le plus bouleversant de Kerouac est peut-être dans le fait qu'il assume aussi sa fragilité et ses défauts, presque plus que ses qualités, sait qu'il n'est pas parfait, s'en veut pendant des pages entières d'introspection dans "Big Sur", mais reste ainsi profondément humain en refusant d'être un héros ou de l'être autrement que dans l'émotion de l'instant.
Dans "Sur La Route", il doit surveiller des ouvriers dans des barraquements destinés aux plateformes pétrolières, mais ne peut s'empêcher de boire avec eux et l'avoue.
Avant et après j'aimais la perfection de la poésie Baudelairienne et bien d'autres livres.
Mais Kerouac m'a montré que la littérature n'était pas forcément détachée de la vie, poussiéreux, jauni et bouffé par les rats de bibliothèques. Mais "Les Nourritures Terrestres" de Gide, "Que ma Joie demeure" de Giono, auraient eu le même effet, si ce n'était que cela.
Le monde de Kerouac était encore un peu le mien, m'a ouvert à celui qui m'entourait à sa modernité, avec les voitures, les filles, l'anti racisme, l'amitié, l'amour universel, le Jazz.
Il me disait que j'avais aussi le droit de vivre, et que ma vie pouvait aussi être heureuse, faite de voitures lancées à 200 à l'heure par un type gueulant "Youhou" à la cow boy, de filles, de musique et de liberté, de luttes et d'amitié.
Kerouac a aussi été, avec la Beat Generation, un visionnaire ouvrant la voie à la libération sexuelle des années 60s, aux luttes pour les droits civiques noirs quand il prétendait "préférer être noir plutôt que ce qu'il avait tojours été: blanc, cynique et désabusé", au Bouddhisme (dans "Les Clochards Célestes") tant en restant catholique, à tout mais en restant profondément lui-même. En un sens, les hippies des années 60s/70s que j'ai tant aimé musicalement étaient ses héritiers, et moi à la fac, pour connaître le début de leur histoire, j'avais la cote. Et ceci un peu malgré lui, qui s'est toujours senti volé, floué, trahi par ses héritiers hippies, restant un homme des années 50s et mourant en américain réactionnaire et alcoolique, un drapeau américain noué autour de son cou lui tenant lieu de bavoir à sa demande lors de sa dernière entrevue avec Dean Moriarty (le conducteur "Youhou" de Sur La Route). Dean Moriarty fut aussi le conducteur du Bus psychédélique des "Merry Pranksters" de Ken Kesey (auteur du roman "Vol Au-dessus D'un Nid De Coucou") dans les années 60s avec les groupes psychédéliques de San Francisco, le "Greatfull Dead" et le "Jefferson Airplane".
Mais l'aspect le plus bouleversant de Kerouac est peut-être dans le fait qu'il assume aussi sa fragilité et ses défauts, presque plus que ses qualités, sait qu'il n'est pas parfait, s'en veut pendant des pages entières d'introspection dans "Big Sur", mais reste ainsi profondément humain en refusant d'être un héros ou de l'être autrement que dans l'émotion de l'instant.
Dans "Sur La Route", il doit surveiller des ouvriers dans des barraquements destinés aux plateformes pétrolières, mais ne peut s'empêcher de boire avec eux et l'avoue.
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jdbkha
publié le 11 février 08