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Crise, économie réelle, économie financière.
 Crise, économie réelle, économie financière.
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catégorie : politique / social
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Economie réelle contre économie financière. L’une serait vertueuse, la seconde pervertie. J’ignore qui est l’inventeur de cette distinction, déjà ancienne de quelques lustres, je sais que M Rocard, oubliant qu’il fût un jour, ou prétendit l’être, économiste l’a souvent reprise à son compte, comme tant d’autres, la récente crise financière semblant hélas leur donner raison.
Loin de ces subtilités sémantiques,avant-hier après-midi, au volant de mon roadster rouge, décapoté comme il se doit avec le chauffage à fond, je traçais ma route à belle allure, rétrogradant, accélérant, freinant, doublant avec entrain – mon « poste de pilotage » n’est pas une bergère Louis XVI-, lorsque soudain ma casquette s’envola, sous l’effet du souffle crée par le croisement avec un poids lourd lancé à toute vitesse ; dans mon rétroviseur, je la vis retomber quelques dizaines de mètres plus loin, et rouler dans l’herbe du bas-côté, pareille à l’ivrogne ayant dépassé les 0,5 grammes d’alcool autorisés.
Tel Archimède en son bain, je m’écriais, « la voilà l’économie réelle ! ». Car tout ce qu’elle produit, il faut le transporter au lieu de vente, aussi éloignés soient-ils, et le plus souvent par la route, pour mille et une raisons.
L’économie réelle, c'est bruyant, sale, encombrant, ça sent mauvais, offense la vue, transpire. Alors qu’une salle de marché, temple de l’économie financière, n’est inconfortable que pour les seuls traders, que personne ne songera à plaindre pour cela.
Revenons donc à ce concept d’économie réelle. Elle produirait, créant à la fois de la valeur et de l’embauche ; nos maisons, nos voitures, nos réfrigérateurs, notre alimentation, ….nous les lui devrions ; de même les salaires grâce auxquels nous nous fournissons ces merveilles. Et quand nous ne travaillons pas, elle supporterait le poids de notre inactivité volontaire ou non, via les cotisations patronales et salariales.
Et les capitalistes d’hurler de rire. Car le but de l’entrepreneur n’est ni la production de biens et services, ni la création d’emplois, mais, bel et bien, le profit. Le profit maximum, si possible.
Alors, qu’est ce qui la distingue de la « so-called » économie financière ? Rien, si ce n’est une approche différente dans la même recherche, engranger des bénéfices. Ne reprocherait-on pas à l’économie financière sa capacité à engendrer des profits plus élevés, plus rapidement, en donnant l’impression de ne pas produire, de ne pas travailler, mais de spéculer – la voilà, le gros mot – sur la sueur des travailleurs.
Mais enfin, réveillons-nous, cessons de moraliser. Le capitalisme, ne l’oublions jamais, c’est gagner plus en risquant moins – ou, plus malin encore, en transmettant le risque, comme une patate chaude, à moins malin que soit !
Et puis, cet argent ne s’évaporait point. Il retombait comme une manne céleste sur l’économie réelle ; Porsche, Ferrari, yachts, villa de luxe sont produits par elle ; des salaires sont engendrés ; l’argent circule, irrigue et fertilise les champs de l’économie.
Quant aux subprimes accordés par des salauds de banquiers, avides, corrompus, …. ils ont permis à des dizaines de millions d’américains pauvres d’acheter des maisons, qu’ils n’avaient, dans des conditions normales, aucune possibilité d’acquérir. Et beaucoup les conserveront. Au pire, ils la perdront, sans devoir rembourser le solde de leur prêt : au taux auquel ils avaient emprunté, il ne leur en coûtera pas plus que le loyer qu’ils auraient du payer durant la période.
Alors où est le problème ? L’économie financière n’est pas virtuelle – la preuve en est donnée – mais immatérielle. Céder des actifs à une société ad hoc qui émet des obligations auprès des investisseurs représente une suite d’opérations intellectuelles. Entre l’imagination d’un produit financier et sa mise sur le marché, pas de long process comme dans l’industrie, mais, à la limite, un simple « instant de raison ». La créativité ainsi stimulée, tout devient possible ou presque.
La créativité des financiers et l’avidité des investisseurs étant sans limites connues, le seul frein tient à la capacité du marché à absorber les produits qui lui sont proposés, c’est-à-dire à la liquidité. Quand celle-ci est abondante, les conditions de la crise sont réunies.
Nous y sommes. « Divine surprise » pour les anti-capitalistes qui espèrent l’effondrement du système honni ?
Occasion à ne pas rater offerte aux Etats de reprendre la main ? Sans doute, avec la fin du Reaganisme.
Pas de vérité gravée dans le marbre en économie, mais de longs cycles durant lesquels une théorie l’emporte. Une période s’achève. Le balancier va repartir dans l’autre sens.
Et la morale ? Ne la cherchez pas ; il n’y en a pas. Le capitalisme est amoral.
Et qui va payer ? La réponse n’est-elle pas dans la question ?
Alors, qui gagnera ? Douglas North, prix Nobel d'économie 1993, insistait sur la notion « d'efficacité adaptative ». La Fontaine n’aurait-il pas tout expliqué : les roseaux survivent, les chênes s’effondrent, brisés par la tempête.
Choisis ton camp, camarade !
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Voici les 32 dernières réactions à ce commentaire
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le retour.

et ça fait du bien.

rien de tel qu'une petite crise (dans le couple)
Gadjo, parfois j'apprécie votre courage et votre fidélité à vos idéaux, mais là vous faites de l'obstruction / provocation, comme hélas trop souvent, ça rend vos propos nuls à chier, ça vous décrédibilise et vous rend antipathique .
Dommage .
juste cette histoire de camp...
des taux : on gagna ou on perd, dure vie du spéculateur!
La petite marge de mon crédit immobilier, à taux fixe mais avec une possibilité de variable, vient d'être utilisée : plus deux ans de mensualités pour ma gueule .
Merci.
Je préfère me taire.
c'est donc d'abord dans la tête. Ne pas se figer dans des attitudes, des schémas stériles ; regarder la réalité, ne pas rêver, ....
devenu un homme politique, mort, c'est un mythe!
 02/10/08 à 19h57
Qu'as-tu fait concrètement pour t'"adapter" depuis le début de la crise ?
C'est bien beau de nous faire la morale en parlant de l'amoral, mais quels sont tes actes ? Si l'adaptabilité est la voie à suivre, dis-nous comment tu la pratiques, ça m'intéresse, puisque c'est un exemple à suivre.
 02/10/08 à 19h50
« Ne cherchez pas de preuves pour établir que votre prisonnier s'est opposé au pouvoir soviétique en paroles ou en actes. Votre premier devoir est de lui demander à quelle classe il appartient, quelles sont ses origines, quel est son degré d'instruction et quel est son métier. Ce sont ces questions qui doivent décider de son sort. Voilà la signification et l'essence de la Terreur Rouge »
Allez, Tuez les tous, Dieu reconnaîtra les siens!!
de sel en Sibérie, camarade!
et la tcheka me semble une bonne solution temporaire.
le "camarade" final ne manque pas d'sel.
sinon hier en voyant "carnet de voyage" , le film sur le parcours initiatique du Che en amérique latine, je n'ai vraiment pas pu m'empêcher d'avoir le coeur qui s'elevait comme un faucon dans ma poitrine gonflée par le souffle épique transparaissant dans les dernières scènes, mais bien sûr tout ça n'a rien à voir.

vive la révolution d'octobre!
c'est que le toupet est arrivé en deuxième position derrière la casquette
"l'ére des managers", de capitalisme sans capitaux - les banques finançaient, le marché financier et les actionnaires, donc, comptaient moins.
2.- C'est à vous que bous lancez une bouée de sauvetage! Imaginez une faillite de la banque où sont vos comptes, ou votre unique compte banciare!
Je ne suis pas payée pour lui lancer une bouée de sauvetage !
Ou alors, il allonge d'abord la monnaie .
motive, c'est le profit!. Rien d'autre. Il déguise cette vérité, mais s'il engage des capitaux c'est en vue de profits. Sinon, il est fonctionnaire.
Relisez Marx, avant d'adhérer au parti du facteur.
 02/10/08 à 15h44
"Car le but de l’entrepreneur n’est ni la production de biens et services, ni la création d’emplois, mais, bel et bien, le profit. Le profit maximum, si possible."
Sauf que cela n'a pas toujours été le cas, qu'il a existé des entrepreneurs qui entreprenaient ! Qui ont créé, inventé ! Même s'ils ont disparu !
je rétablis une vérité basique, sans prêt, pas d'achat immobilier.
Ne pas prêter aux pauvres serait antisocial, leur prêter, scandaleux. Que faire, alors? Attendre qu'ils s'enrichissent, allez Guizot pas mort!!!
 02/10/08 à 14h41
comment ressentir le crac boursier, mon frigo est vide. Je sais pas si c'est du au crac boursier ou aux ferraris , ni aux americains de classe moyenne, ni a la speculation, ni a l'econmie du speculatisme , ni a la surface des profondeurs d'un systeme qui s'ecroule sur lui meme, ni a mon porte monaie qui est toujours, ni pourquoi , j'ai peut etre la flemme de faire les courses aussi parfois?
à te lire Gadjo, on devrait décorer les banquiers en cheville avec les milieux affairistes de l'immobilier américain pour avoir, dans leur grande mansuétude, permis à tous ces pauvres insolvables des basses classes, d'accéder à la propriété !

D'ailleurs, tiens, soyons fous, faisons tous une pétition pour que Paulson devienne le prochain récipiendaire du Nobel de la paix !
 02/10/08 à 13h53
à bas les pauvres
salauds de pauvres, ils gâchent tout pffffffff
par jour alors ce mot a un synonyme : Barbarie !
 02/10/08 à 13h25
Un journaliste au salon de l'Auto posait la question suivante au PDG de Ferrari Europe : "Ressentez-vous le contre-coup de la crise financière dans vos vente ?"

Réponse ahurie de l'interessé : "Oh non ! Ca n'a jamais aussi bien marché !"