Rien ne vaut une bonne cuite pour bruler quelques neurones, faire de la place et laisser danser les survivantes sur un rythme Malickien...
Lecture > un son étrange monte jusqu’à atteindre sa pleine puissance. Tiens, voilà un crocodile, ça commence à devenir vraiment inquiétant ! J’espère qu’un petit canard ne se risquera pas à passer par là. Le prédateur amorce une plongée, s’immerge tranquillement et se fond dans son décor. Le son lui aussi s’est éteint en douceur. Apaisement. Ce n’était pas si terrible que ça, c’est même d’un naturel !
Enfin prêt pour voir des enfants jouer avec des pierres, un homme voguer sur une mer au bleu intense, des rayons transpercer le feuillage d’un arbre, du vert, des hommes, des femmes, des sourires ; revoir des enfants jouer, nager, du bleu et progressivement me mettre à la place du héros, émerveillé. Au détour, j’apprends qu’il a une famille. Plan sur une poitrine, des battements de cœur, et un visage qui vient s’amarrer délicatement. L’immortalité est devant mes yeux, se dit le héros, et quelque chose me dit à moi que la sérénité dans la mort, il trouvera. Tout comme sa mère et inexorablement, à son chevet, quelqu’un sera là pour toucher la mort à son tour, la peur au ventre. Une mélodie enivrante vient au loin. L’homme tisse à l’aide de branches avant de se laisser bercer par cette mer toujours aussi bleue. Poésie, plénitude et insouciance règnent. Tout le monde en marche pour fêter ça ! Les enfants en 1ère ligne et on frappe des mains en reprenant, le cœur plein et à pleine voix, la délicieuse mélodie déjà rencontrée. Tout ce petit monde semble, lui aussi, couler dans le décor. Décor/raccord avec le crocodile ? Pas le temps, les plans s’excitent, la caméra tremble, un navire passe. Le regard du héros a changé et on y lit que terreur. Fin de l’utopie, le navire est maintenant au centre du cadre, la caméra a beau surfer sur la houle, il reste là, fixe, en bloc, grossier et absurde dans le décor…Tant pis, ça ne se fait pas mais je vais retourner voir mon crocodile.
Lecture > un son étrange monte jusqu’à atteindre sa pleine puissance. Tiens, voilà un crocodile, ça commence à devenir vraiment inquiétant ! J’espère qu’un petit canard ne se risquera pas à passer par là. Le prédateur amorce une plongée, s’immerge tranquillement et se fond dans son décor. Le son lui aussi s’est éteint en douceur. Apaisement. Ce n’était pas si terrible que ça, c’est même d’un naturel !
Enfin prêt pour voir des enfants jouer avec des pierres, un homme voguer sur une mer au bleu intense, des rayons transpercer le feuillage d’un arbre, du vert, des hommes, des femmes, des sourires ; revoir des enfants jouer, nager, du bleu et progressivement me mettre à la place du héros, émerveillé. Au détour, j’apprends qu’il a une famille. Plan sur une poitrine, des battements de cœur, et un visage qui vient s’amarrer délicatement. L’immortalité est devant mes yeux, se dit le héros, et quelque chose me dit à moi que la sérénité dans la mort, il trouvera. Tout comme sa mère et inexorablement, à son chevet, quelqu’un sera là pour toucher la mort à son tour, la peur au ventre. Une mélodie enivrante vient au loin. L’homme tisse à l’aide de branches avant de se laisser bercer par cette mer toujours aussi bleue. Poésie, plénitude et insouciance règnent. Tout le monde en marche pour fêter ça ! Les enfants en 1ère ligne et on frappe des mains en reprenant, le cœur plein et à pleine voix, la délicieuse mélodie déjà rencontrée. Tout ce petit monde semble, lui aussi, couler dans le décor. Décor/raccord avec le crocodile ? Pas le temps, les plans s’excitent, la caméra tremble, un navire passe. Le regard du héros a changé et on y lit que terreur. Fin de l’utopie, le navire est maintenant au centre du cadre, la caméra a beau surfer sur la houle, il reste là, fixe, en bloc, grossier et absurde dans le décor…Tant pis, ça ne se fait pas mais je vais retourner voir mon crocodile.
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un dialogue me laisse perplexe :
- Il ne se bat jamais ?
- Si tout le temp quand il s'amuse
- Il ne se bat jamais ?
- Si tout le temp quand il s'amuse
- et-hop :geoges mickael et alors ...
- Gregor : aller voir plus loin, voir même écouter plus loin comme par exemple le champ/contre champ sonore entre le coeur qui bat et une horloge qui tourne. Certes, on pourrait en faire un roman mais j'ai déja l'impression d'avoir abusé, tout est dans le film et pas besoin d'en rajouter...
- Telemak : à fond, et c'est Douchet qui en parle le mieux
- Arbaces : tu viens boire l'apéro quand tu veux !
- Gregor : aller voir plus loin, voir même écouter plus loin comme par exemple le champ/contre champ sonore entre le coeur qui bat et une horloge qui tourne. Certes, on pourrait en faire un roman mais j'ai déja l'impression d'avoir abusé, tout est dans le film et pas besoin d'en rajouter...
- Telemak : à fond, et c'est Douchet qui en parle le mieux
- Arbaces : tu viens boire l'apéro quand tu veux !
...C'est de montrer à quel point la nature et l'homme se cotoient en s'ignorant assez royalement et de s'apercevoir qu'ils sont taillés dans le même bloc : inattendus, cruels, injustes, imprévisibles, beaux et laids à la fois.
C'est cela qui est beau et à voir et comprendre dans le cinéma de Malick.
C'est cela qui est beau et à voir et comprendre dans le cinéma de Malick.
par contre si je peux me permettre, c'est tout tassé ton texte, peut être aérer, sauter des lignes ?
enfin jdçjdr....
enfin jdçjdr....
Film a voir et a revoir. Des decouvertes a chaque fois. Que ce soit dans le images, dans les dialogues ou dans les voix off, des liens qu'on n'avait pas vus. Bref, l'equilibre parfait. Rien a enlever, rien a ajouter.
Ton comm decrit bien l'ambiance du film.
Ton comm decrit bien l'ambiance du film.
qui tourne un peu à la désillusion quand il s'aperçoit (faut regarder un poil plus loin) que les autochtones se frappent aussi sur la gueule et se conduisent comme des ienchs entre eux itou. de même pour bell, un autre zhéros, qui lui misait sur l'amour et se mange un sérieux pain dans la tronche.
c'est pas si manichéen... même nick nolte qui joue le chefaillon légèrement bourru, légèrement borné a une vision de ce qui l'entoure, quelque chose d'enfoui (ce n'est pas qu'un crocrodile, cet homme là. c'est pas un film new-age, nom de diou!). "look at those vines, swallowing everything. nature is cruel, staros". pareil et plus encore pour le personnage incarné par sean penn.
tout est naturel pour malick. il me semble que cela est dit ou du moins suggéré à maintes reprises. depuis la beauté la plus aveuglante (tu la vois où tu veux) jusqu'à l'horreur la plus pure (faire joujou à la guerre, par exemple).
c'est comme ça que je perçois le plan du crocrodile. la beauté, la terreur, la grâce et l'horreur, entremêlées. comme des lianes. oué.
c'est pas si manichéen... même nick nolte qui joue le chefaillon légèrement bourru, légèrement borné a une vision de ce qui l'entoure, quelque chose d'enfoui (ce n'est pas qu'un crocrodile, cet homme là. c'est pas un film new-age, nom de diou!). "look at those vines, swallowing everything. nature is cruel, staros". pareil et plus encore pour le personnage incarné par sean penn.
tout est naturel pour malick. il me semble que cela est dit ou du moins suggéré à maintes reprises. depuis la beauté la plus aveuglante (tu la vois où tu veux) jusqu'à l'horreur la plus pure (faire joujou à la guerre, par exemple).
c'est comme ça que je perçois le plan du crocrodile. la beauté, la terreur, la grâce et l'horreur, entremêlées. comme des lianes. oué.
Dans son étui pénien fait au crochet ?? (Comprenne qui pourra, et d'un comm à l'autre errera.)

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pierre_nin
publié le 31 août 07