"Sur les pages lues
Sur toutes les pages blanches
Pierre sang papier ou cendre
J'écris ton nom"
Paul Eluard en a parlé. Quand à Gide, il disait, la liberté je ne sais pas ce que c'est, en revanche la libération oui. ...Pour un prisonnier surtout, le jour où il sort de sa geôle.
A mon avis, personne n'est libre ni ne nait libre : nous sommes condtionnés par notre sexe, notre procréation, tous nés d'une mère et d'un père. Nous sommes déterminés par notre nature, notre culture, nos origines, notre histoire, notre parcours, les circonstances.
Après ces prolégomènes, que faisons-nous de cette donne? Un jeu de cartes se présente à nous tout au long de notre existence. Pour ma part, à l'âge de dix ans je savais que je voulais être interprète et je le suis à ce jour. J'avais aussi des goûts littéraires, j'aimais le chant, le piano, la danse classique. Et ces goûts perdurent.
J'aimais l'amour et l'aime toujours. Qu'il soit absent ou présent. J'aime le rêve mais au fil de notre existence, le rêve peut devenir cauchemar. Quel qu'il soit. Je ne ferai pas la liste des malheurs de tous ordres.
Si le rêve devient cauchemar, j'essaie de gérer le cauchemar comme je peux. Et quand j'ai les idées claires, j'écris pour un public, ce public pouvant se résumer à une seule personne. J'écris aussi pour moi seulement mais là il s'agit d'un code, d'un dialogue entre moi et moi, moi et mes rêves, moi et mes pensées, moi et les autres.
En Indonésie, j'ai eu l'occasion de voir une population pauvre et très souriante, sereine, parlant et mangeant peu (il s'agissait de personnes qui avaient de quoi manger, je ne parle pas de malnutrition). C'est ce zen, que les hyperstressés que nous sommes pour la plupart cherchent à atteindre par tant de moyens : avec leur portable, leur course contre la montre, leur jogging, leur shiatsu. Pour moi, ces Balinais sont libres. Ils se meuvent avec aisance, les jeunes rient sur leurs scooters, les vieilles femmes courbées sur leur rizière font partie d'un paysage harmonieux. Ils vivent au gré des saisons, bouddhistes avec leur rituel de prière.
Pour ma part, je suis libre et souffrante dans une contrainte intérieure. D'où mon besoin d'uiliser l'écriture comme catharsis.
La liberté pour moi, c'est la liberté de dire oui, de dire non. Récemment à deux occasions, j'ai réussi à ne pas me faire manipuler par une collègue qui voulait que j'écoute ce qu'elle me dictait et aujourd'hui par une jolie jeune fille qui m'a sollicitée pour que je cotise à l'ONG pour laquelle elle travaille.
La liberté devrait conduire au bien-être, voire à la joie, à des instants de bonheurs fréquents.
Sur toutes les pages blanches
Pierre sang papier ou cendre
J'écris ton nom"
Paul Eluard en a parlé. Quand à Gide, il disait, la liberté je ne sais pas ce que c'est, en revanche la libération oui. ...Pour un prisonnier surtout, le jour où il sort de sa geôle.
A mon avis, personne n'est libre ni ne nait libre : nous sommes condtionnés par notre sexe, notre procréation, tous nés d'une mère et d'un père. Nous sommes déterminés par notre nature, notre culture, nos origines, notre histoire, notre parcours, les circonstances.
Après ces prolégomènes, que faisons-nous de cette donne? Un jeu de cartes se présente à nous tout au long de notre existence. Pour ma part, à l'âge de dix ans je savais que je voulais être interprète et je le suis à ce jour. J'avais aussi des goûts littéraires, j'aimais le chant, le piano, la danse classique. Et ces goûts perdurent.
J'aimais l'amour et l'aime toujours. Qu'il soit absent ou présent. J'aime le rêve mais au fil de notre existence, le rêve peut devenir cauchemar. Quel qu'il soit. Je ne ferai pas la liste des malheurs de tous ordres.
Si le rêve devient cauchemar, j'essaie de gérer le cauchemar comme je peux. Et quand j'ai les idées claires, j'écris pour un public, ce public pouvant se résumer à une seule personne. J'écris aussi pour moi seulement mais là il s'agit d'un code, d'un dialogue entre moi et moi, moi et mes rêves, moi et mes pensées, moi et les autres.
En Indonésie, j'ai eu l'occasion de voir une population pauvre et très souriante, sereine, parlant et mangeant peu (il s'agissait de personnes qui avaient de quoi manger, je ne parle pas de malnutrition). C'est ce zen, que les hyperstressés que nous sommes pour la plupart cherchent à atteindre par tant de moyens : avec leur portable, leur course contre la montre, leur jogging, leur shiatsu. Pour moi, ces Balinais sont libres. Ils se meuvent avec aisance, les jeunes rient sur leurs scooters, les vieilles femmes courbées sur leur rizière font partie d'un paysage harmonieux. Ils vivent au gré des saisons, bouddhistes avec leur rituel de prière.
Pour ma part, je suis libre et souffrante dans une contrainte intérieure. D'où mon besoin d'uiliser l'écriture comme catharsis.
La liberté pour moi, c'est la liberté de dire oui, de dire non. Récemment à deux occasions, j'ai réussi à ne pas me faire manipuler par une collègue qui voulait que j'écoute ce qu'elle me dictait et aujourd'hui par une jolie jeune fille qui m'a sollicitée pour que je cotise à l'ONG pour laquelle elle travaille.
La liberté devrait conduire au bien-être, voire à la joie, à des instants de bonheurs fréquents.
réactions : 5
lectures : 435
votes : 3
Voici les 5 dernières réactions à ce commentaire
Date
Titre (cliquez pour lire)
Rédacteur
De quelle liberté parle-t-on ?
"Ma liberté, longtemps je t'ai gardé comme une perle rare ... ma liberté ..."
S'il s'agit de casser les murs de nos prisons. ça coûte cher.
Le frémissement d'une liberté nous chuchote seulement à l'oreille : ces faits de petits riens que l'on attrape au cours de nos voyages, au cours de nos amours, au cours de nos écritures ... comme une sorte d'empathie avec le monde qui nous entoure.
Ils vivent au gré des saisons, bouddhistes avec leur rituel de prière.
"Ma liberté, longtemps je t'ai gardé comme une perle rare ... ma liberté ..."
S'il s'agit de casser les murs de nos prisons. ça coûte cher.
Le frémissement d'une liberté nous chuchote seulement à l'oreille : ces faits de petits riens que l'on attrape au cours de nos voyages, au cours de nos amours, au cours de nos écritures ... comme une sorte d'empathie avec le monde qui nous entoure.
Ils vivent au gré des saisons, bouddhistes avec leur rituel de prière.
le concept est toujours a redéfinir , Sartre a fait réfléchir les bachoteurs à ce sujet cette année ; liberté s'accorderait avec probabilités...et certains en font des calculs sophistiqués...
ne pas savoir de quoi demain sera fait , c'est déjà ce qu'on ne prend pas à la liberté dans son sens le plus large ...il y a ceux qui prenne la liberté pour un sentiment ,pour ceux là les chaines de la vie leur pèse et il est vrai que pas mal de chaînes nous retiennent....parfois il y même les chaines de l'amitié ...
ne pas savoir de quoi demain sera fait , c'est déjà ce qu'on ne prend pas à la liberté dans son sens le plus large ...il y a ceux qui prenne la liberté pour un sentiment ,pour ceux là les chaines de la vie leur pèse et il est vrai que pas mal de chaînes nous retiennent....parfois il y même les chaines de l'amitié ...
et non je ne suis pas celle que tu crois! la taille de mes ballerines devrait suffire a te convaincre: 47!
01/07/08 à 21h44
on se sent davantage en accord avec soi et les autres ...mais c'est un exercice très difficile !


Je réagis à ce commentaire en
Je réagis à ce commentaire en 










rivale
publié le 1er juillet 08