Voiçi le premier long-métrage français de Gondry et c'est un putain d'excellent film ! Tout comme ETERNAL SUNSHINE OF THE SPOTLESS MIND, il s'agit d'une comédie romantique, mais vu par le prisme onirique de Gondry. Stephane (Gael Garcia Bernal) revient du Mexique après la mort de son père qui l'a élevé. Sa mère (Miou-Miou) lui a trouvé un job ennuyeux chez un fabricant de calendrier où il rencontre Guy (Ultimate Alain Chabat !), caricature du beauf vulgaire, mais qui le prend sous son aile. Et il a en bien besoin, car Stephane est un doux rêveur qui ne parvient pas toujours à faire la différence entre les fantasmes et la réalité. Il s'est construit ainsi un monde onirique, un plateau télé imaginaire où il se met en scène en commentant son quotidien. Bientôt, il fait la connaissance de Stéphanie (Charlotte Gainsbourg), sa voisine, avec qui il va nouer une amitié amoureuse rendue difficile par son décalage d'avec la réalité.
Brillant, inventif, tendre, ouaté, hypnotique, drôle, merveilleux, LA SCIENCE DES REVES est tout cela à la fois. Grâce à son esthétique d'animation image par image (façon production des pays de l'Est), Gondry parvient à recréer l'univers enfantin et fantasmé de Stephane tout comme il parvient à nous faire rappeler nos propres rêves, où la logique n'a pas cours, où les lieux se transforment dès qu'on tourne le dos et où les gens qu'on connait font des choses bizarres. En cela, il retrouve des principes mis en pratique dans ESOSM, mais agrémentés d'un humour, d'un grain de folie débridé qui fait plaisir à voir. Pour autant, le film reste très mélancolique. En nous racontant cette histoire, le cinéaste nous rappelle que l'imagination se heurte toujours à la réalité, comme un homme qui se jette contre une porte fermée, et qu'elle perd souvent. Souvent, mais pas toujours, à l'image d'un discret happy-end. Un très joli film donc, au casting impeccable, qui vaut vraiment le détour.
Brillant, inventif, tendre, ouaté, hypnotique, drôle, merveilleux, LA SCIENCE DES REVES est tout cela à la fois. Grâce à son esthétique d'animation image par image (façon production des pays de l'Est), Gondry parvient à recréer l'univers enfantin et fantasmé de Stephane tout comme il parvient à nous faire rappeler nos propres rêves, où la logique n'a pas cours, où les lieux se transforment dès qu'on tourne le dos et où les gens qu'on connait font des choses bizarres. En cela, il retrouve des principes mis en pratique dans ESOSM, mais agrémentés d'un humour, d'un grain de folie débridé qui fait plaisir à voir. Pour autant, le film reste très mélancolique. En nous racontant cette histoire, le cinéaste nous rappelle que l'imagination se heurte toujours à la réalité, comme un homme qui se jette contre une porte fermée, et qu'elle perd souvent. Souvent, mais pas toujours, à l'image d'un discret happy-end. Un très joli film donc, au casting impeccable, qui vaut vraiment le détour.
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Tu as tout à fait raison. Ce n'est pas qu'une caricature. Si Guy a tendance a tout ramené à une réalité crue, il sait être aussi quelqu'un de profond à l'image de ce qu'il veut être en vieillisant ou comme le prouve l'étonnante scène de la télévision. Mais ça, mieux vaut que ceux qui n'ont pas vu le film le découvre par eux-même 

Chabbat est tout de même touchant, il n'est pas qu'une caricature
Merci Archevert pour cet enthousiasme, j'ai adoré aussi
Merci Archevert pour cet enthousiasme, j'ai adoré aussi

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archervert
publié le 14 sept. 06