Stéphane vient juste d’arriver du Mexique pour travailler dans une entreprise parisienne de calendrier. Il fait la connaissance de Stéphanie sa voisine de palier, de sa copine Zoé et se lie d’amitié avec Guy, un collègue de bureau. Stéphane a une particularité : il rêve beaucoup.
Il est question ici de la Science des rêves, film au titre prometteur que je suis allé voir lors de sa parution sur les écrans, avide de nouveautés fantastiques.
J’avais beaucoup apprécié un autre film, The Cell, qui décrivait le voyage d’une psychologue dans l’inconscient d’un serial killer. Les images de synthèse décrivant cet incroyable monde étaient fascinantes. J’espérais donc très légitimement un film similaire, fidèle au genre. Quelle ne fut pas ma surprise tant le style développé dans la Science des rêves s’oppose à ce modèle. Je reste donc partagé sur ce film entre ennui et séduction, séduction car il émane de ce film un ineffable charme. Ennui, séduction, voyons cela d’un peu plus près.
La Science des rêves est une comédie, mais une comédie un peu particulière. La description de la psychologie des personnages, des mœurs, du monde est superficielle, stéréotypée et le film insiste même de manière peu conventionnelle sur le coté odieux des personnages.
Nous ne comprendrons jamais pourquoi Stéphane fuit la réalité et quel rôle ont joué ses parents. Peut être est t’il traumatisé par la mort de son père atteint d’un cancer comme semble nous l’indiquer son premier rêve. Mais le film ne donnera pas d’autres indices.
Son travail sans intérêt l’ennui. Il se rapproche de Stéphanie avec qui il partage un même goût pour la création artistique pour vivre peut être, on l’espère une belle histoire d’amour. Mais ils auront du mal à s’aimer et les sentiments de Stéphanie resteront toujours confus, le cinéaste s’évertuant à brouiller les pistes comme il le fera tout le long du film, refusant semble t’il raconter une histoire d’amour et même une histoire tout court.
Même les rêves de Stéphane à la oedipe dans lesquels il prend la place de son patron et couche avec une employée ne nous disent pas grand-chose ; sauf lorsqu’il fait la conquête de son ami Stéphanie, point d’appui du film, objet de cette si jolie scène où tous deux chevauchent un petit cheval de chiffon.
Donc ici pas d’effets spéciaux hyper sophistiqués, numériques, et de technologies futuristes mais des constructions de carton pâte et d’inutiles machines faites de bric et de broc, pures inventions artistiques. Les images parfois très belles d’une grande poésie sont d’autres fois assez indigestes. Une recherche de l’inesthétique, toujours avec ce souci de nous déstabiliser.
L’entreprise dans laquelle travaille Stéphane est aux antipodes de la petite entreprise high-tech fer de lance de l’économie de notre pays, à l’épreuve de la concurrence. Dans la Science des rêves il n’y a pas de concurrence, la clientèle est stable, peu exigeante et demande toujours le même produit, des calendriers à base de femmes nues et de chatons.
La Science de Rêves manifeste la volonté de nous faire décrocher, de nous prendre à contre-pied par rapport à ce que l’on attend d’un film et bouscule nos habitudes de pensée. Il est construit comme un rêve, espace de liberté où toutes les conventions sont abolies.
Un des charmes du film sont ces incessants glissements du rêve sur la réalité. Mais le film est un rêve et ce rêve dans ce même mouvement vient à son tour, tout en douceur, empiéter sur notre réalité. Et le charme opère… Hélas à vouloir trop déconstruire, l’ennui aussi.
Il est question ici de la Science des rêves, film au titre prometteur que je suis allé voir lors de sa parution sur les écrans, avide de nouveautés fantastiques.
J’avais beaucoup apprécié un autre film, The Cell, qui décrivait le voyage d’une psychologue dans l’inconscient d’un serial killer. Les images de synthèse décrivant cet incroyable monde étaient fascinantes. J’espérais donc très légitimement un film similaire, fidèle au genre. Quelle ne fut pas ma surprise tant le style développé dans la Science des rêves s’oppose à ce modèle. Je reste donc partagé sur ce film entre ennui et séduction, séduction car il émane de ce film un ineffable charme. Ennui, séduction, voyons cela d’un peu plus près.
La Science des rêves est une comédie, mais une comédie un peu particulière. La description de la psychologie des personnages, des mœurs, du monde est superficielle, stéréotypée et le film insiste même de manière peu conventionnelle sur le coté odieux des personnages.
Nous ne comprendrons jamais pourquoi Stéphane fuit la réalité et quel rôle ont joué ses parents. Peut être est t’il traumatisé par la mort de son père atteint d’un cancer comme semble nous l’indiquer son premier rêve. Mais le film ne donnera pas d’autres indices.
Son travail sans intérêt l’ennui. Il se rapproche de Stéphanie avec qui il partage un même goût pour la création artistique pour vivre peut être, on l’espère une belle histoire d’amour. Mais ils auront du mal à s’aimer et les sentiments de Stéphanie resteront toujours confus, le cinéaste s’évertuant à brouiller les pistes comme il le fera tout le long du film, refusant semble t’il raconter une histoire d’amour et même une histoire tout court.
Même les rêves de Stéphane à la oedipe dans lesquels il prend la place de son patron et couche avec une employée ne nous disent pas grand-chose ; sauf lorsqu’il fait la conquête de son ami Stéphanie, point d’appui du film, objet de cette si jolie scène où tous deux chevauchent un petit cheval de chiffon.
Donc ici pas d’effets spéciaux hyper sophistiqués, numériques, et de technologies futuristes mais des constructions de carton pâte et d’inutiles machines faites de bric et de broc, pures inventions artistiques. Les images parfois très belles d’une grande poésie sont d’autres fois assez indigestes. Une recherche de l’inesthétique, toujours avec ce souci de nous déstabiliser.
L’entreprise dans laquelle travaille Stéphane est aux antipodes de la petite entreprise high-tech fer de lance de l’économie de notre pays, à l’épreuve de la concurrence. Dans la Science des rêves il n’y a pas de concurrence, la clientèle est stable, peu exigeante et demande toujours le même produit, des calendriers à base de femmes nues et de chatons.
La Science de Rêves manifeste la volonté de nous faire décrocher, de nous prendre à contre-pied par rapport à ce que l’on attend d’un film et bouscule nos habitudes de pensée. Il est construit comme un rêve, espace de liberté où toutes les conventions sont abolies.
Un des charmes du film sont ces incessants glissements du rêve sur la réalité. Mais le film est un rêve et ce rêve dans ce même mouvement vient à son tour, tout en douceur, empiéter sur notre réalité. Et le charme opère… Hélas à vouloir trop déconstruire, l’ennui aussi.
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Voici les 3 dernières réactions à ce commentaire
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On attend, on attend..inésthétisme et ennui... quelques scènes drôles...et la dernière image effectivement très belle.. mais c'est tout!
mais cmt peut-on etre entre magie et ennui????
Ouf contente que quelqu'un d'autre que moi est eu aussi ces sentiments.
Film poétique, charmant et un peu ennuieux.
Film poétique, charmant et un peu ennuieux.


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teissi
publié le 26 oct. 06