Le monde est là tout prés, je l’entends
Il ne gronde pas, il ronronne
Le soleil se couche, dans le reflet de la vitre
L’heure est tardive mais de belles couleurs s’accrochent encore
Il y a la tour en construction,
Quelques grues qui clignotent en rouge, pour parler aux avions
Une femme à la voix claire, se ballade sur une mélodie en sourdine
La ville s’allume par à coups, le ciel s’éteint
J’appelle un homme que je voulais quitter
La sonnerie se perd au milieu de mes questionnements
Un répondeur m’accueille
Ma voix est plus émue que je ne l’imaginais
Je laisse un message qui ne veut rien dire «c’est moi, tu ne réponds pas »
Toujours ainsi, difficile de quitter, de rester seul, de continuer
L’alchimie d’un « à deux » est capricieuse
Tristesse, douleur, ennui, navigation à vue
Errer entre histoires courtes et solitude, entre rien et rien
Voilà c’est dimanche maintenant, humide, gris blanc
Le vent bat les arbres doucement, à la cadence de mon humeur
Fragile, entre bonheur et mélancolie, entre envie et laisser aller
Le désordre des oiseaux dans le ciel, emporte mes divagations
Il faudrait faire, dire, refuser la contemplation
Aller plus loin, au-delà de l’abime, chercher des réponses
Devenir carré et s’écorcher aux angles
Ne pas préférer l’errance, ne pas danser sur les convenances
Au-dessus du vide, s’envoler
La vie porte un gout d’écorce d’orange saupoudré de cannelle
De ma fenêtre le monde se contraste, le soleil écarte les nuages
Timide il nous regarde : bousculade, crispation, agitation
Aujourd’hui il décide de se voiler la face, d’aller voir ailleurs
Vers d’autres horizons, de voguer loin de nos suintements
Il nous laisse là, refroidis, maussades, déçus la plus part du temps
Mais….
J’ai besoin d’autre chose aujourd’hui,
Besoin de foutre un coup de pieds dans ma mélancolie
Qu’elle aille se donner à d’autres, cette catin qui me fait les yeux doux
M’invite au voyage sans visa, dans son monde sans frontière
Evoque mes rêveries lointaines, mes transes, mes soifs d’inspiration
Elle seule soulève en moi se besoin d’être vraie
Ce coton rose, aux parfums exotiques m’entraine dans ses utopies
Je veux m’en extirper, pour apprécier la réalité des êtres
Vivre avec le présent, l’accepter, lui sourire
Oublier les chimères, aimer le ronronnement de la monotonie
Obéir aux codes, appartenir à ce monde extérieur
Franchir la ligne, y rester
Refuser de s’adonner à la recherche des sensations fortes
Ne plus s’attendre à rien qu’à la simplicité des choses
…
FLASH
Vision faible, telle une peinture Sumi-e, rapide comme l’aigle
Trouble apaisant
Etrange bizarrerie de mes divagations, encore…
Me détacher, chasser cette ombre, oublier cette certitude qui s’installe
L’image affleure indécise,
Je ferme les yeux pour mieux la percevoir
Je sens des contours, des mèches, des cheveux noirs..
Une sensation de regard, lourd, profond, perçant
Des yeux tranquilles qui vont au-delà, sans permission
Mon cœur s’échappe, son explosion résonne dans ma tête
J’aurai voulu comme à son habitude, qu’elle m’enroule dans des niaiseries
Des histoires pâlottes, désuètes auxquelles personne ne croit
RE-flash
L’impression est palpable maintenant, je sens cette présence
Je m’y habitue, elle va et vient, mais toujours présente
S’incruste dans ma vie, destin prémonitoire qu’il me faut taire
J’attends quelqu’un, comme on attend un enfant
Sensation étrange
Il se façonne, comme à l’argile, terre pétrie
Etre encore obscur, je le sens, silencieux
Son visage têtu, profond, me perce et guette la prochaine seconde
Juste une image dans le fond qui se précise peu à peu
Une impression étrange, ineffable mais tellement réelle
Comment quelqu’un que je ne connais pas peut être dans ma tête ?
Car moi avec moi, je sais que je n’invente rien, que je n’ai rien imaginé
Je ne peux tourner la page tout simplement…
Alors ?
Et si soudain dans quelques semaines, au terme d’une gestation nouvelle
Il était là, présent, pareil non pas à mes souhaits
Je n’ai rien demandé
Mais pareil à cette vision qui depuis quelques mois se révèle
Comme un papier vierge exposé à la lumière d’un cliché
Et se fixerait là, vivant
Je n’ai pas pris cette photo, ma tête n’est pas un labo argentique
Il pourrait surgir n’importe où, à n’importe quel moment,
J’ouvre une porte, et…
Il est là, assis à un bureau
Accoudé au comptoir de mon bar préféré
Un soir chez des amis, invité
Mais peut être n’aura-t-il pas besoin de prétexte
Là, au détour d’une rue
Debout sur un bateau qui passe
Derrière la vitrine d’un magasin quelconque
Au volant d’une voiture prise dans un embouteillage
Et si par fantaisie il était au bras d’une jolie fille?
Non, tout cela alors n’aurait aucun sens
Il est seul, ça aussi j’en suis sure, comme de son allure, mais...
Va-t-il me plaire ?
C’est bien joli de se promener dans ma tête, très poétique
Mais j’en suis revenue moi des princes sans panache
Des apparitions prometteuses sans aucune classe
Vigilante, la naïveté jetée aux loups, je campe sur mes talons
Attendant l’enchantement, l’échine électrifiée, le poil irisé,
le balancement fiévreux de mon cœur me laissant pantelante et séduite
Enfin !
Mais nous n’en sommes pas encore là, pour l’instant il traine dans ma tête
Parfois à l’air de s’ennuyer, soupire
J’en suis pétrifiée, et s’il s’en allait
Un matin, plus rien
Le vide, sans d’explication
Juste la disparition d’une apparition pas encore apparue
Un silence silencieux, la fin d’un frôlement violent, un abime sans espace
Une falaise d’où l’on ne peut sauter, un téléphone sans tonalité
De l’espoir bafoué, l’impossibilité d’exister, sans pouvoir en finir
Coincée entre le monde et l’ailleurs, jeter son regard au hasard
Ne plus rien voir, n’être plus qu’à l’intérieur
Chercher, espérer,
et se perdre à force d’aller au fond des choses
(à suivre)
Il ne gronde pas, il ronronne
Le soleil se couche, dans le reflet de la vitre
L’heure est tardive mais de belles couleurs s’accrochent encore
Il y a la tour en construction,
Quelques grues qui clignotent en rouge, pour parler aux avions
Une femme à la voix claire, se ballade sur une mélodie en sourdine
La ville s’allume par à coups, le ciel s’éteint
J’appelle un homme que je voulais quitter
La sonnerie se perd au milieu de mes questionnements
Un répondeur m’accueille
Ma voix est plus émue que je ne l’imaginais
Je laisse un message qui ne veut rien dire «c’est moi, tu ne réponds pas »
Toujours ainsi, difficile de quitter, de rester seul, de continuer
L’alchimie d’un « à deux » est capricieuse
Tristesse, douleur, ennui, navigation à vue
Errer entre histoires courtes et solitude, entre rien et rien
Voilà c’est dimanche maintenant, humide, gris blanc
Le vent bat les arbres doucement, à la cadence de mon humeur
Fragile, entre bonheur et mélancolie, entre envie et laisser aller
Le désordre des oiseaux dans le ciel, emporte mes divagations
Il faudrait faire, dire, refuser la contemplation
Aller plus loin, au-delà de l’abime, chercher des réponses
Devenir carré et s’écorcher aux angles
Ne pas préférer l’errance, ne pas danser sur les convenances
Au-dessus du vide, s’envoler
La vie porte un gout d’écorce d’orange saupoudré de cannelle
De ma fenêtre le monde se contraste, le soleil écarte les nuages
Timide il nous regarde : bousculade, crispation, agitation
Aujourd’hui il décide de se voiler la face, d’aller voir ailleurs
Vers d’autres horizons, de voguer loin de nos suintements
Il nous laisse là, refroidis, maussades, déçus la plus part du temps
Mais….
J’ai besoin d’autre chose aujourd’hui,
Besoin de foutre un coup de pieds dans ma mélancolie
Qu’elle aille se donner à d’autres, cette catin qui me fait les yeux doux
M’invite au voyage sans visa, dans son monde sans frontière
Evoque mes rêveries lointaines, mes transes, mes soifs d’inspiration
Elle seule soulève en moi se besoin d’être vraie
Ce coton rose, aux parfums exotiques m’entraine dans ses utopies
Je veux m’en extirper, pour apprécier la réalité des êtres
Vivre avec le présent, l’accepter, lui sourire
Oublier les chimères, aimer le ronronnement de la monotonie
Obéir aux codes, appartenir à ce monde extérieur
Franchir la ligne, y rester
Refuser de s’adonner à la recherche des sensations fortes
Ne plus s’attendre à rien qu’à la simplicité des choses
…
FLASH
Vision faible, telle une peinture Sumi-e, rapide comme l’aigle
Trouble apaisant
Etrange bizarrerie de mes divagations, encore…
Me détacher, chasser cette ombre, oublier cette certitude qui s’installe
L’image affleure indécise,
Je ferme les yeux pour mieux la percevoir
Je sens des contours, des mèches, des cheveux noirs..
Une sensation de regard, lourd, profond, perçant
Des yeux tranquilles qui vont au-delà, sans permission
Mon cœur s’échappe, son explosion résonne dans ma tête
J’aurai voulu comme à son habitude, qu’elle m’enroule dans des niaiseries
Des histoires pâlottes, désuètes auxquelles personne ne croit
RE-flash
L’impression est palpable maintenant, je sens cette présence
Je m’y habitue, elle va et vient, mais toujours présente
S’incruste dans ma vie, destin prémonitoire qu’il me faut taire
J’attends quelqu’un, comme on attend un enfant
Sensation étrange
Il se façonne, comme à l’argile, terre pétrie
Etre encore obscur, je le sens, silencieux
Son visage têtu, profond, me perce et guette la prochaine seconde
Juste une image dans le fond qui se précise peu à peu
Une impression étrange, ineffable mais tellement réelle
Comment quelqu’un que je ne connais pas peut être dans ma tête ?
Car moi avec moi, je sais que je n’invente rien, que je n’ai rien imaginé
Je ne peux tourner la page tout simplement…
Alors ?
Et si soudain dans quelques semaines, au terme d’une gestation nouvelle
Il était là, présent, pareil non pas à mes souhaits
Je n’ai rien demandé
Mais pareil à cette vision qui depuis quelques mois se révèle
Comme un papier vierge exposé à la lumière d’un cliché
Et se fixerait là, vivant
Je n’ai pas pris cette photo, ma tête n’est pas un labo argentique
Il pourrait surgir n’importe où, à n’importe quel moment,
J’ouvre une porte, et…
Il est là, assis à un bureau
Accoudé au comptoir de mon bar préféré
Un soir chez des amis, invité
Mais peut être n’aura-t-il pas besoin de prétexte
Là, au détour d’une rue
Debout sur un bateau qui passe
Derrière la vitrine d’un magasin quelconque
Au volant d’une voiture prise dans un embouteillage
Et si par fantaisie il était au bras d’une jolie fille?
Non, tout cela alors n’aurait aucun sens
Il est seul, ça aussi j’en suis sure, comme de son allure, mais...
Va-t-il me plaire ?
C’est bien joli de se promener dans ma tête, très poétique
Mais j’en suis revenue moi des princes sans panache
Des apparitions prometteuses sans aucune classe
Vigilante, la naïveté jetée aux loups, je campe sur mes talons
Attendant l’enchantement, l’échine électrifiée, le poil irisé,
le balancement fiévreux de mon cœur me laissant pantelante et séduite
Enfin !
Mais nous n’en sommes pas encore là, pour l’instant il traine dans ma tête
Parfois à l’air de s’ennuyer, soupire
J’en suis pétrifiée, et s’il s’en allait
Un matin, plus rien
Le vide, sans d’explication
Juste la disparition d’une apparition pas encore apparue
Un silence silencieux, la fin d’un frôlement violent, un abime sans espace
Une falaise d’où l’on ne peut sauter, un téléphone sans tonalité
De l’espoir bafoué, l’impossibilité d’exister, sans pouvoir en finir
Coincée entre le monde et l’ailleurs, jeter son regard au hasard
Ne plus rien voir, n’être plus qu’à l’intérieur
Chercher, espérer,
et se perdre à force d’aller au fond des choses
(à suivre)
réactions : 11
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Voici les 11 dernières réactions à ce commentaire
Date
Titre (cliquez pour lire)
Rédacteur
14/05/08 à 10h22
doivent quand même savoir que l'écriture est une chose , et la vie ( la nôtre )autre chose .
Je le redis souvent l.'écrit sublime et amplifie le réel voyons !
J'aime beaucoup votre style d'écriture .
Bonne journée
Amitié
B.
Je le redis souvent l.'écrit sublime et amplifie le réel voyons !
J'aime beaucoup votre style d'écriture .
Bonne journée
Amitié
B.
Réactive, et active, quelle santé.............spirituelle, à doses d'éxutoires.........
Merci pour le "cher" ami.
Bien heureux ceux ou celles qui te connaissent........
Merci pour le "cher" ami.
Bien heureux ceux ou celles qui te connaissent........
en général je m'inspire de film, livre, histoires entendues, où comme ici sur les annonces des Internautes, il ne faut pas prendre pour argent comptant tout ce que l'on peut lire, hahahahahaha, ceux et celles qui me connaissent, savent que grand est le fossé entre ces ballades solitaires et l'être "très vivant" (trop parfois, je sais) qui je suis en réalité, ne chercher là que l'exutoire....
13/05/08 à 10h31
Mais l'idée est généreuse, encore une effort dans le profond de soi,
pour atteindre la satisfaction, ce plaisir inconscient du désir.
pour atteindre la satisfaction, ce plaisir inconscient du désir.
dans cette rêverie multiple
on pourrait décrocher
et pourtant on accroche
rêver d'un autre monde...
on pourrait décrocher
et pourtant on accroche
rêver d'un autre monde...
Entre Nerval et Bashô...
et ça serait vous, mise en abyme
Joli texte
Joli texte
...on s'égare, on s'échappe avec toi.... ce rêve éveillé, ces rêveries plutôt, ou l'esprit vagabonde à sa gise, partout, bon ou mauvais...nous avons tous connu celà;;;Il te revient le mérite d'avoir su si bien le dire!
11/05/08 à 21h56
janisjopplin
peu trop lointain...une sorte de prémonition...L'attente...
Vous écrivez bien,Madame...
Vous écrivez bien,Madame...

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pluiesd-ete
publié le 11 mai 08