S’il fallait emmener un seul disque de Bowie sur une île déserte, ce serait celui là ! Ça tombe bien, personne n’a encore fait de comm dessus.
Lorsqu’Hunky Dory sort en 1971, Bowie n’est pas encore une star ! Il ne brille pas encore des mille paillettes glam qui lui vaudront dès l’année suivante ses premières gloires.
Au niveau look, Bowie donne dans le hippie chic, cheveux longs et pattes d’ef à pince. Depuis la pochette du précédent album, « The man who sold the world » sur laquelle il pose en robe, il joue déjà de son côté androgyne et s’apprête à défrayer la chronique en avouant sa bisexualité.
Musicalement, Hunky Dory innove peu. Moins glamoureusement rock que Ziggy stardust, moins pompeusement conceptuel que Diamond Dogs, moins soulement surprenant que Young americans, moins expérimentalement cold que Low, moins topement 50 que Let’s dance…, cette galette est pourtant bourrée de jolies petites choses*, des perles folk-rock qui, comme les meilleurs vins, se bonifient avec le temps.
Pas de quoi donner du grain à moudre aux cassandres de la critique rock qui ont affirmé à tort que Bowie n’avait jamais rien inventé, mais flairé habilement l’air du temps et recyclé génialement l’existant.
Peu importe que « Changes » sonne comme un bon vieux Beatles qui n’ont d’ailleurs pas attendu « Life on mars » pour conjuguer rock et orchestration symphonique. Peu importe que dans le genre guitare acoustique et voix haut perchée, Neil Young soit déjà passé par là.
D’ailleurs, Bowie ne se cache pas de ses influences et rend de somptueux hommages à Dylan (« Song for Dylan »), à Warhol (« Andy Wahrol ») et au Velvet Underground (« Queen Bitch »).
Mais la grandeur d’Hunky Dory tient sans doute à la sublime voix de Bowie si bien mise en valeur par des arrangements de toute beauté. Bowie chante d’une façon hallucinante. Il se balade tranquillement dans les aigues pour atteindre des sommets qu’ils soient lyriques sur « Life on mars » ou railleurs comme sur « Kooks ».
Et puis, même si ce n’est pas un album concept, Hunky Dory tient sa force à son unité. Tous les titres sont bons et renvoient à une même couleur musicale. Ça fait du bien à l’heure où la dématérialisation de la musique, la généralisation des playlists et des baladeurs mp3 font la part plus belle aux singles qu’aux cds.
Reste dans le lot, votre petite chanson favorite. Celle qui a l’écoute vous déclenche un frisson qui court le long de la colonne des fesses jusqu’à la nuque. La mienne, c’est « Quicksand ».
Et hop, un petit extrait :
http://www.radioblogclub.fr/open/58539/quicksand/David%20Bowie%20-%20Quicksand
Et puis, on peut toujours méditer sur le refrain :
“Don't believe in yourself
Don't deceive with belief
Knowledge comes
with death's release”
* Allez jeter un oeil sur cet extrait de Bowie avec son look pré-Ziggy chantant « Oh, you Pretty things » dans une BBC session, ça vaut le détour. Surtout le gros plan sur le batteur au look inimitable.
http://www.youtube.com/watch?v=pBQ-S6njQQw&mode=related&search=
Lorsqu’Hunky Dory sort en 1971, Bowie n’est pas encore une star ! Il ne brille pas encore des mille paillettes glam qui lui vaudront dès l’année suivante ses premières gloires.
Au niveau look, Bowie donne dans le hippie chic, cheveux longs et pattes d’ef à pince. Depuis la pochette du précédent album, « The man who sold the world » sur laquelle il pose en robe, il joue déjà de son côté androgyne et s’apprête à défrayer la chronique en avouant sa bisexualité.
Musicalement, Hunky Dory innove peu. Moins glamoureusement rock que Ziggy stardust, moins pompeusement conceptuel que Diamond Dogs, moins soulement surprenant que Young americans, moins expérimentalement cold que Low, moins topement 50 que Let’s dance…, cette galette est pourtant bourrée de jolies petites choses*, des perles folk-rock qui, comme les meilleurs vins, se bonifient avec le temps.
Pas de quoi donner du grain à moudre aux cassandres de la critique rock qui ont affirmé à tort que Bowie n’avait jamais rien inventé, mais flairé habilement l’air du temps et recyclé génialement l’existant.
Peu importe que « Changes » sonne comme un bon vieux Beatles qui n’ont d’ailleurs pas attendu « Life on mars » pour conjuguer rock et orchestration symphonique. Peu importe que dans le genre guitare acoustique et voix haut perchée, Neil Young soit déjà passé par là.
D’ailleurs, Bowie ne se cache pas de ses influences et rend de somptueux hommages à Dylan (« Song for Dylan »), à Warhol (« Andy Wahrol ») et au Velvet Underground (« Queen Bitch »).
Mais la grandeur d’Hunky Dory tient sans doute à la sublime voix de Bowie si bien mise en valeur par des arrangements de toute beauté. Bowie chante d’une façon hallucinante. Il se balade tranquillement dans les aigues pour atteindre des sommets qu’ils soient lyriques sur « Life on mars » ou railleurs comme sur « Kooks ».
Et puis, même si ce n’est pas un album concept, Hunky Dory tient sa force à son unité. Tous les titres sont bons et renvoient à une même couleur musicale. Ça fait du bien à l’heure où la dématérialisation de la musique, la généralisation des playlists et des baladeurs mp3 font la part plus belle aux singles qu’aux cds.
Reste dans le lot, votre petite chanson favorite. Celle qui a l’écoute vous déclenche un frisson qui court le long de la colonne des fesses jusqu’à la nuque. La mienne, c’est « Quicksand ».
Et hop, un petit extrait :
http://www.radioblogclub.fr/open/58539/quicksand/David%20Bowie%20-%20Quicksand
Et puis, on peut toujours méditer sur le refrain :
“Don't believe in yourself
Don't deceive with belief
Knowledge comes
with death's release”
* Allez jeter un oeil sur cet extrait de Bowie avec son look pré-Ziggy chantant « Oh, you Pretty things » dans une BBC session, ça vaut le détour. Surtout le gros plan sur le batteur au look inimitable.
http://www.youtube.com/watch?v=pBQ-S6njQQw&mode=related&search=
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Entre inclure "When the wind blows" en bonus track et t’emmener sur mon île déserte
Et te dire : tu es en Amérique du Sud ma grande. Alors décroche de PCC et va t’abandonner aux sons des danses latines. Y a du taff : la cumbia à Caracas, la salsa à Cali, le tango à Buenos Aires et la samba à Rio.
Bon, on en reparle sur la piste à ton retour.
Et te dire : tu es en Amérique du Sud ma grande. Alors décroche de PCC et va t’abandonner aux sons des danses latines. Y a du taff : la cumbia à Caracas, la salsa à Cali, le tango à Buenos Aires et la samba à Rio.
Bon, on en reparle sur la piste à ton retour.
12/09/07 à 10h29
mais les autres morceaux ne sont pas en reste. bowie est au top niveau vocal sur cet album, et les arrangements signés mick ronson sont magiques !
Et si tu me mets When the wind blows en bonus track, je signe 
qui va planter sa tente devant la fnac pour le prochain concert parisien de Bowie, histoire d'avoir les deux bracelets qui valent de l'or ?
Au vu des réacs, j'enverrai bien DD et Should en opération commando.
Au vu des réacs, j'enverrai bien DD et Should en opération commando.
ziggy stardust, mais celui la, je peux pas m'en passer
quand on a quinze ans!!!!!!!!!!!!!!!
Lui comme moi mais pas le même:
Avec la cruauté virile quand même
Sous le satin.
Lui comme moi mais pas le même:
Avec la cruauté virile quand même
Sous le satin.
aurait dit Wahrol à Bowie après avoir écouté sa chanson ...
Sonata
Sonata
J'étais née à cette époque et j'ai juste une question de l'ordre du détail pratique : les pinces, il les mettait où exactement ?
le grand frisson de la mort qui tue... en écoutant "Life on Mars"!
En ce qui me concerne...
En ce qui me concerne...
Elle ne connaît donc pas David Jones
quoi on s'en fout?
quoi on s'en fout?

j'aime tout bowie
11/09/07 à 18h47
un Bowie que j'aime bien


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lorenzatio
publié le 11 sept. 07