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catégorie : texte érotique
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Elle l’attendait.
Le désir qu’elle s’était ressenti lors de leurs dernières rencontres, elle avait voulu le faire languir un peu, donner à sa faim loisir de l’approcher, de le toucher, le temps d’être plus qu’une fringale.
Son désir à elle. Lui, que l’attente lui pèse ou l’émoustille, elle s’en foutait un peu. Bien plus que de plaisir, c’est de désir qu’elle avait envie, de son propre désir. Envie d’avoir envie, de cet état délicieux où l’on chancelle un peu, le cœur battant, le ventre en feu.

Il était là maintenant, portant à ses lèvres le verre à pied où scintillait le Chablis qui avait accompagné le loup grillé de leur petit souper, parlant de ses voyages mais aussi de ses rêves, de ses projets, pas si bêtes, l’écoutant, elle, aussi, avec, semblait-il, bienveillance et curiosité.

La voix de l’homme, basse, douce, chaude… vibrait agréablement à ses oreilles. Pas seulement à ses oreilles, d’ailleurs ! L'intense regard qu’il posait sur elle n’y était pas étranger…
Elle se leva pour faire du café… et pour le voir de dos.
Ni gringalet, ni Rambo : la bonne largeur pour te serrer dans les bras sans t’étouffer ! Partageant la nuque brune, les cheveux noirs ornés de quelques fils blancs se terminaient en pointe. Elle les effleura du bout des doigts… puis se plongea dans la recherche de tasses, de sucre, de cuillers… Le tout posé, elle ouvrit la porte pour faire entrer l’air de la nuit puis revint doucement, effleura encore... Il prit sa main et la porta à ses lèvres. Une chaleur douce lui parcouru le corps, la fit vaciller…
Attirée par les parfums maritimes qui flottaient encore sur la table, la chatte sauta prestement sur une chaise puis s’aventura sur la table, moustaches au raz de la nappe.
Elle le sentit se raidir. Elle retira sa main et poussa doucement la bête en la sermonnant pour de rire.

Sur la chaise où on l’avait exilée, la chatte fixait sur lui ses yeux dorés. Infiniment lentement, sans le quitter du regard, la féline risqua une patte sur le bord de la table, puis deux, se hissant comme au ralenti.
La femelle femme espérait qu’il rirait des airs de grand fauve qu’affectait pour le défier cette matoune de gouttière. Elle aurait pu rire, aussi, et désamorcer ainsi ce qui couvait.

Les mâchoires serrées, il avait pâli. Haine ou peur ? C’est bien un peu la même chose.
Il agrippa soudain la minette au collet et la projeta brutalement dehors.
Tout aussi pâle, sans doute, elle se précipita dans le jardin. Elle vit partir la chatte boitillante, le poil hérissé, feulant furieusement.
Du seuil, elle lança à l’homme :
« Va-t-en ! Va-t-en immédiatement ! Et ne remets plus jamais les pieds ici. »
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Voici les 17 dernières réactions à ce commentaire
 Date
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Rédacteur
 23/10/07 à 14h06
la même chose, l'invité saisissant mon pauvre chat Dilo par le cou (alors qu'il est un gros adulte de 7 kilos et que ça devait lui faire très mal...).
J'ai immédiatement jeté le rustre dehors avec quelques mots bien sentis.
J'ai passé une merveilleuse soirée de câlins ronronnants...
 23/10/07 à 12h39
BlackCatWhiteNight
chat ! On ne monte pas sur la table! Non, mais!
un peu à cran le môssieur peut-être?
On dit que caresser un chat permet de libérer ses tensions...

http://www.koreus.com/video/chat-reveille.html
 23/10/07 à 11h02
gribouillette
5
... il y a aussi des femmes qui n’aiment pas les chats ! Et qui tentent de les tuer, même ! C'est pourquoi, Agrion, il faut lui laisser une chance, à cet anti-chat : il se trouvera bien un alter-ego !

Imari/Crates : effectivement que le comportement d’un homme vis-à-vis des chats est un bon test et ça m’en dit plus long sur la durabilité de la liaison que son signe astrologique !

Oui, c'est révélateur, Arbaces, mais de quoi ? Si ça se trouve, il était allergique, comme le mec au cigare de Skyy ! Dans ce cas, il n'avait qu’à le dire ! T'as raison Echte, il est con !

Reinette, a contrario, un homme qui sait caresser une chatte, c’est tout un programme... !

Quant aux « frissons du dressage », Martin, j’en frémis d’aise !
 23/10/07 à 10h00
 23/10/07 à 09h44
ne connaîtra pas les frissons du dressage!
Il s'en tire plutôt bien, car dans chaque chat(te), il y a un fauve qui sommeille...
 23/10/07 à 09h15
..que le monsieur n'aie pas "profité" de la gourmandise feutrée de la féline...pour entamer une "subtile" liaison avec l'appétit des "chattes"..de quelque nature qu"elles soient...mais s'il manquait "d'humour" à ce point...pas trop de regrets à avoir en fin de compte...
celle d'un type fortement antipathique installé à une table de restaurant, fumant un gros cigare, parlant fort et gras et incommandant toutes les tables à proximité de la sienne.

Arrive un chat des rues, qui profitant de la porte ouverte, se met a visiter le resto et à quémander de la nourriture de ci, de là. L'animal est à l'aise et tout le monde l'adopte immédiatement tant son caractère sociable est évident.

Puis, le chat, comme attiré par ce type saute sur la chaise vide placée en face de lui et s'assoit tranquillement à sa table, le regarde et attend.

Le gars se met subitement à blêmir puis passe par toutes les couleurs, se dandine, se met à se gratter frénétiquement....

Pauvre de lui, il était tout simplement allergique !

Du coup, il s'est tiré en maugréant, utilisant sa veste comme un mouchoir, se protégeant le visage et jurant de ne plus remettre les pieds dans ce restaurant.

Comme quoi, y'a une justice.

(histoire vraie)
 23/10/07 à 08h48
elna
je l'aurai mise dehors moi-même, cette matoune, non mais...!
 23/10/07 à 08h24
Arbaces
 23/10/07 à 07h35
j'ai remarqué un truc : si un homme ne plaît pas à la panthère qui vit chez moi, il ne dure pas. En revanche, s'il réussit à l'apprivoiser, c'est une belle et longue histoire qui commence
 23/10/07 à 07h32
Je l'aurais livré en pâture aux miens, vas-y, Sultan, tue !tue !
 23/10/07 à 01h25
lacdegarance