Mercredi dernier, nouvelle traversée de la capitale.
De droite à gauche, de haut en bas… ou l’inverse, je ne sais plus.
Donc, c’est parti pour me payer une heure de métropolitain parisien. Impossible de ne pas vous en faire part, j’aime trop partager mes observations banales et inintéressantes.
Correspondance.
Je saute à Répugnique et arrive dans un wagon clairsemé.
Je prends une place assise, toujours côté couloir pour y caser mes trop longues guiboles, et les deux places devant moi sont libres. La place devant à gauche, de l’autre côté du couloir, est libre aussi. Mais pas la place à côté de moi, à ma droite, côté fenêtre.
Deux dames assez âgées arrivent. L’une s’installe à la place en face de moi à droite, et l’autre, en robe rouge, la place en face à gauche. La première dame aurait préféré que sa copine viennent à côté d’elle mais à peine laisse-t-elle entendre ça à l’autre, qu'un grand gaillard s’installe à la place juste en face de moi. Jeune, grand, en jeans et avec un cartable, lunettes, pull noir autour du cou, sympa.
Sourire du gars qui croit comprendre qu’il gêne. Alors, il dit qu’il peut se déplacer pour qu’elles soient ensemble. Non non, ça ira. Ok. Encore un sourire de politesse, si rare.
La place à ma droite se libère, la dame en rouge ne bouge pas, pendant que l’autre regarde attentivement le plan du métro. C’est là, dit-elle de loin à sa comparse. Et les dames zippent à Saucisse-D’Antan.
Ce matin, ça zappe pas mal dans les places assises. Les voyageurs sont primesautiers donc.
Pendant ce petit jeu de dames, j’observe assis seul sur un strapontin un petit homme tout rouge de sang, le visage bouffi, rond, plein de barbe et de moustache blanches à ne plus savoir quoi en faire. Il a mis des lunettes avec un fil autour des oreilles, très féminin, ça. Il porte un blouson d’été, oui, bleu je crois Monsieur le Juge. Oui Monsieur le Juge, je ne suis pas sûr.
Et il a en bandoulière, très moche d’ailleurs comme look (mais moche aussi par ailleurs), une pochette en cuir marron pour mettre tous ses papiers, l’équivalent du sac à mains des mesdames. Son ventre sort donc avantageusement et il tient un parapluie canne en guise de bâton, les deux mains ostensiblement appuyées sur la crosse. Les cheveux sont blancs, longs, malgré un début de calvitie notable sur le front. Pensée soudaine : ce type se prend pour Victor Hugo, mais version alcoolo sans doute.
Ah, à la même station, j’ai mes successeurs aux deux dames. Le grand gaillard était parti au même moment. Les suivra-t-il ? Nous ne le saurons pas.
Maintenant, voici une grande dame d’une cinquantaine d’années qui se cale à la place de la première dame (celle du plan du métro) et sa très jolie fille, la vingtaine mignonnante, tout de noir vêtue, pantalon noir esquissant de bien fermes atours, s’installe miraculeusement à ma droite.
C’est une pensée débile, puisque partager la même banquette de métro pendant quelques minutes n’engage en rien une destinée (et encore moins, deux destinées), mais j’ai la vaniteuse sensation que, face à toutes ces places assises encore vacantes, le choix que la fille a fait de se mettre précisément à mes côtés n’est pas dû au hasard mais à ma naturelle attractivité. Oh, mais, je sens que je m’égare dans mon récit. Reprenons.
Hélas, rapide croisement que ce fut là. La mère, le nez en l’air, regardant par derrière elle le schéma de la ligne de métro. La fille, le nez en l’air, regardant par derrière elle un autre schéma de la ligne de métro. Elles ne sont pas vraiment belles à mettre leur nez si haut. En plus, les yeux semblent taupinoirs, et la bouche, grande ouverte de recherche (le sablier d’attente chez l’ordinateur est plus sobre).
« Non, on s’est planté ! ». Mon namoureuse se lève alors précipitamment.
Héhé… J’imagine qu’elles n’ont pas pris la ligne dans le bon sens. Cela n’aura duré qu’une station, mais c’était déjà ça. Au revoir Madame. Au revoir, charmante demoiselle. Non non, vous ne vous zêtes pas plantées, c'était bien moi, à côté de qui vous zêtiez.
Elles sautillent vers la porte et s’engouffrent dans l’immensité de mon néant personnel. Nous étions à Navet-au-Matin.
Tiens, le Victor Hugo à la canne est parti. Dommage, je n’ai pas pu voir comment il se déplaçait.
Ah… À Seins-au-Gustin, un couple d’anglophones arrive et se place devant moi. L’anglais est compréhensible pour mon petit cerveau, mais je pense qu’ils sont Américains.
L’homme, pas loin de la cinquantaine, porte des lunettes aux montures très légères. Il est habillé d’un polo rouge avec quelques rayures bleues, jeans bleu, chaussures marron et chaussettes noires, long nez, front aigu, oreille en décollage. Une belle montre au bracelet en acier large et bien visible à son poignet gauche.
Sa (?) femme, la quarantaine, plus jeune, pas très attirante, les lunettes de soleil dans les cheveux (mais ne faisant pas du tout star), un chemisier kaki clair et un pantalon kaki légèrement plus foncé, avec aux deux zoreilles, des boucles d’oreille faisant pendentif de deux ou trois petites perles bleu canard, de grandes oreilles allongées verticalement (sont-ce les boucles d’oreilles les responsables de cette morphologie inquiétante ?), des chaussures marron, une montre avec bracelet en acier voyant aussi.
Et là, la tête en l’air. La même chose. L’homme cherche à scruter le schéma de la ligne de métro vers derrière moi. La femme par derrière elle. Vous avez remarqué. Lorsqu’on voyage à deux dans le métro, étrangers à Paris, mère-fille ou mari-femme, on pointe son nez en l’air, et surtout, on ne regarde pas le même schéma de la ligne de métro, et pourtant, souvent, les visages sont face au même décor.
La vue de ces trous de nez me devient vite insupportable.
Heureusement, à Lama-Farceur, ils quittent inopinément le wagon. On va d’ailleurs la rebaptiser, cette station, sans doute en août prochain avec le nouveau Président, en station Princesse Diana, ou un truc comme ça. Ben alors, si ça se trouve, mes Américains, c’étaient des Zanglais.
Du coup, mes yeux se rebaladent chez Victor Hugo. Une charmante adolescente y a pris place. Elle porte un jeans, un pull léger, blanc avec des lignes arrondies noires, et descendant en dessous de la taille. Je ne verrai donc pas son nombril. Elle a une boucle d’oreille en forme d’anneau discret. Et elle tient dans sa main une longue planche souple en plastique, d’un beige très clair, d’une largeur d’environ quinze centimètre mais d’une longueur de plus d’un mètre.
Lorsque le gugus placé dans le strapontin en face se barre, j’entends le petit homme recroquevillé de dos, au strapontin gauche, ronchonner un truc qui vise à mettre l’adolescente à sa droite, du coup, je ne la vois plus que de dos. En fait, ça m’a permis de la voir de face et de dos.
L’homme n’a pas l’air commode. Sans doute son père. Il lit quelque chose, il téléphonera aussi. Sa main est ridée. Costume gris, chemise violet foncé. Cheveux gris, mais de plus en plus parsemés. Le déplacement de la fille me permet d’évaluer plus précisément son âge. Treize ou quatorze ans… ou douze… à cet âge-là, c’est toujours difficile sans carbone 14. Ou sans carte d’identité.
Les chaussures sont noires. Juste un bout pour couvrir les orteils, et un autre pour le talon. Le reste, je vois le pied nu. J’aperçois aussi une lanière noire à attacher à la cheville. L’avantage de l’absence de lacet brimé par ce cordage, bof, pas pratique.
Une belle affiche me jette hors de la rame. Tant pis pour la destinée de ce nouveau couple (père-fille) qui, au moins, n’avait pas le nez en l’air. Une photographie. Flash !
Et j’attends alors la prochaine rame.
Et avec elle, de nouvelles et passionnantes aventures…
Bigre, la vie, ce que c’est dense !
De droite à gauche, de haut en bas… ou l’inverse, je ne sais plus.
Donc, c’est parti pour me payer une heure de métropolitain parisien. Impossible de ne pas vous en faire part, j’aime trop partager mes observations banales et inintéressantes.
Correspondance.
Je saute à Répugnique et arrive dans un wagon clairsemé.
Je prends une place assise, toujours côté couloir pour y caser mes trop longues guiboles, et les deux places devant moi sont libres. La place devant à gauche, de l’autre côté du couloir, est libre aussi. Mais pas la place à côté de moi, à ma droite, côté fenêtre.
Deux dames assez âgées arrivent. L’une s’installe à la place en face de moi à droite, et l’autre, en robe rouge, la place en face à gauche. La première dame aurait préféré que sa copine viennent à côté d’elle mais à peine laisse-t-elle entendre ça à l’autre, qu'un grand gaillard s’installe à la place juste en face de moi. Jeune, grand, en jeans et avec un cartable, lunettes, pull noir autour du cou, sympa.
Sourire du gars qui croit comprendre qu’il gêne. Alors, il dit qu’il peut se déplacer pour qu’elles soient ensemble. Non non, ça ira. Ok. Encore un sourire de politesse, si rare.
La place à ma droite se libère, la dame en rouge ne bouge pas, pendant que l’autre regarde attentivement le plan du métro. C’est là, dit-elle de loin à sa comparse. Et les dames zippent à Saucisse-D’Antan.
Ce matin, ça zappe pas mal dans les places assises. Les voyageurs sont primesautiers donc.
Pendant ce petit jeu de dames, j’observe assis seul sur un strapontin un petit homme tout rouge de sang, le visage bouffi, rond, plein de barbe et de moustache blanches à ne plus savoir quoi en faire. Il a mis des lunettes avec un fil autour des oreilles, très féminin, ça. Il porte un blouson d’été, oui, bleu je crois Monsieur le Juge. Oui Monsieur le Juge, je ne suis pas sûr.
Et il a en bandoulière, très moche d’ailleurs comme look (mais moche aussi par ailleurs), une pochette en cuir marron pour mettre tous ses papiers, l’équivalent du sac à mains des mesdames. Son ventre sort donc avantageusement et il tient un parapluie canne en guise de bâton, les deux mains ostensiblement appuyées sur la crosse. Les cheveux sont blancs, longs, malgré un début de calvitie notable sur le front. Pensée soudaine : ce type se prend pour Victor Hugo, mais version alcoolo sans doute.
Ah, à la même station, j’ai mes successeurs aux deux dames. Le grand gaillard était parti au même moment. Les suivra-t-il ? Nous ne le saurons pas.
Maintenant, voici une grande dame d’une cinquantaine d’années qui se cale à la place de la première dame (celle du plan du métro) et sa très jolie fille, la vingtaine mignonnante, tout de noir vêtue, pantalon noir esquissant de bien fermes atours, s’installe miraculeusement à ma droite.
C’est une pensée débile, puisque partager la même banquette de métro pendant quelques minutes n’engage en rien une destinée (et encore moins, deux destinées), mais j’ai la vaniteuse sensation que, face à toutes ces places assises encore vacantes, le choix que la fille a fait de se mettre précisément à mes côtés n’est pas dû au hasard mais à ma naturelle attractivité. Oh, mais, je sens que je m’égare dans mon récit. Reprenons.
Hélas, rapide croisement que ce fut là. La mère, le nez en l’air, regardant par derrière elle le schéma de la ligne de métro. La fille, le nez en l’air, regardant par derrière elle un autre schéma de la ligne de métro. Elles ne sont pas vraiment belles à mettre leur nez si haut. En plus, les yeux semblent taupinoirs, et la bouche, grande ouverte de recherche (le sablier d’attente chez l’ordinateur est plus sobre).
« Non, on s’est planté ! ». Mon namoureuse se lève alors précipitamment.
Héhé… J’imagine qu’elles n’ont pas pris la ligne dans le bon sens. Cela n’aura duré qu’une station, mais c’était déjà ça. Au revoir Madame. Au revoir, charmante demoiselle. Non non, vous ne vous zêtes pas plantées, c'était bien moi, à côté de qui vous zêtiez.
Elles sautillent vers la porte et s’engouffrent dans l’immensité de mon néant personnel. Nous étions à Navet-au-Matin.
Tiens, le Victor Hugo à la canne est parti. Dommage, je n’ai pas pu voir comment il se déplaçait.
Ah… À Seins-au-Gustin, un couple d’anglophones arrive et se place devant moi. L’anglais est compréhensible pour mon petit cerveau, mais je pense qu’ils sont Américains.
L’homme, pas loin de la cinquantaine, porte des lunettes aux montures très légères. Il est habillé d’un polo rouge avec quelques rayures bleues, jeans bleu, chaussures marron et chaussettes noires, long nez, front aigu, oreille en décollage. Une belle montre au bracelet en acier large et bien visible à son poignet gauche.
Sa (?) femme, la quarantaine, plus jeune, pas très attirante, les lunettes de soleil dans les cheveux (mais ne faisant pas du tout star), un chemisier kaki clair et un pantalon kaki légèrement plus foncé, avec aux deux zoreilles, des boucles d’oreille faisant pendentif de deux ou trois petites perles bleu canard, de grandes oreilles allongées verticalement (sont-ce les boucles d’oreilles les responsables de cette morphologie inquiétante ?), des chaussures marron, une montre avec bracelet en acier voyant aussi.
Et là, la tête en l’air. La même chose. L’homme cherche à scruter le schéma de la ligne de métro vers derrière moi. La femme par derrière elle. Vous avez remarqué. Lorsqu’on voyage à deux dans le métro, étrangers à Paris, mère-fille ou mari-femme, on pointe son nez en l’air, et surtout, on ne regarde pas le même schéma de la ligne de métro, et pourtant, souvent, les visages sont face au même décor.
La vue de ces trous de nez me devient vite insupportable.
Heureusement, à Lama-Farceur, ils quittent inopinément le wagon. On va d’ailleurs la rebaptiser, cette station, sans doute en août prochain avec le nouveau Président, en station Princesse Diana, ou un truc comme ça. Ben alors, si ça se trouve, mes Américains, c’étaient des Zanglais.
Du coup, mes yeux se rebaladent chez Victor Hugo. Une charmante adolescente y a pris place. Elle porte un jeans, un pull léger, blanc avec des lignes arrondies noires, et descendant en dessous de la taille. Je ne verrai donc pas son nombril. Elle a une boucle d’oreille en forme d’anneau discret. Et elle tient dans sa main une longue planche souple en plastique, d’un beige très clair, d’une largeur d’environ quinze centimètre mais d’une longueur de plus d’un mètre.
Lorsque le gugus placé dans le strapontin en face se barre, j’entends le petit homme recroquevillé de dos, au strapontin gauche, ronchonner un truc qui vise à mettre l’adolescente à sa droite, du coup, je ne la vois plus que de dos. En fait, ça m’a permis de la voir de face et de dos.
L’homme n’a pas l’air commode. Sans doute son père. Il lit quelque chose, il téléphonera aussi. Sa main est ridée. Costume gris, chemise violet foncé. Cheveux gris, mais de plus en plus parsemés. Le déplacement de la fille me permet d’évaluer plus précisément son âge. Treize ou quatorze ans… ou douze… à cet âge-là, c’est toujours difficile sans carbone 14. Ou sans carte d’identité.
Les chaussures sont noires. Juste un bout pour couvrir les orteils, et un autre pour le talon. Le reste, je vois le pied nu. J’aperçois aussi une lanière noire à attacher à la cheville. L’avantage de l’absence de lacet brimé par ce cordage, bof, pas pratique.
Une belle affiche me jette hors de la rame. Tant pis pour la destinée de ce nouveau couple (père-fille) qui, au moins, n’avait pas le nez en l’air. Une photographie. Flash !
Et j’attends alors la prochaine rame.
Et avec elle, de nouvelles et passionnantes aventures…
Bigre, la vie, ce que c’est dense !
réactions : 32
lectures : 138
votes : 8
Voici les 32 dernières réactions à ce commentaire
Date
Titre (cliquez pour lire)
Rédacteur
miaou matou !
prendre le métro cinq jourq per semaine, aux heures de pointe matin et soir, crois-moi, tu^pourrais à peine bouger la tête pour observer "poétiquement": tu charcherais tout juste à pouvoir respirer!
ch'uis p'tet enrhubée ?
"on the subway today, a man came up to me to start a conversation. he made small talk, a lonely man talking about the weather and other things. i tried to be pleasant and accommodating, but my head hurt from his banality. i almost didn't notice it had happened, but I suddenly threw up all over him. he was not pleased, and I couldn't stop laughing."
La vie c'est Dance! (ben oui une belle partie de strapontins musicaux dans le metro)
Tu aurais pu choisir :le Bicorne , mais nous le savons que tu as une superbe polytechnique d'écriture pour nous ravir d'ailleurs .Et puis les cornes , ça aurait fait PCCréalité ! Quant au Tricorne , en s'arrangeant , on t'aurait donné le style troubadour ;
Finalement je te trouve en Hautde forme !!!
Alors je te propose une petite croquette en auréole .Encore un Saintq celui-là !!!!
Finalement je te trouve en Hautde forme !!!
Alors je te propose une petite croquette en auréole .Encore un Saintq celui-là !!!!
Grenadine ze cinéphile 

pourtant, tu as été plus assidue que moi au cours d'histoire du cinéma!
(= les 15 secondes du cinéphile que je suis encore moins)
(= les 15 secondes du cinéphile que je suis encore moins)
Tu sais que le nom de De Funes dans le film et qui est scandé avec moult force par Gabin n'est pas Janvier mais Jambier avec un B comme Bourvil.
Bon voilà, c'était juste la minute du cinéphile que je ne suis pas.
Bon voilà, c'était juste la minute du cinéphile que je ne suis pas.
13/04/07 à 22h14
il ne faut pas décevoir cette foule d'admiratrices qui exigent de tirer l'affaire au clair.
une tranche de vie mais pas de rigolade !

Moi j'aime bien les saute-ruisseau primesautiers!
C'est Félix Potin(s) plutôt !
J'ai peur quand j'ai pas ma môman, alors je préfère faire les quais pieds nus.
ni clair, si tu vois ce que je veux dire.
Oui, Frédérique, c'est ma voisine.
Elle ferait mieux de piquer les chaussures de l'adolescente, elles n'avaient pas de talon. Tout plat.
Elle ferait mieux de piquer les chaussures de l'adolescente, elles n'avaient pas de talon. Tout plat.
... désolé.
ok
Zis WAy ........................................................................>>>>>>>>
et inimité (je n'ai pas dit inimitié).
bah alors ! ! !
c'est la première fois que tu prenais le métro ?
: o ) ) ) )
c'est la première fois que tu prenais le métro ?
: o ) ) ) )


Je réagis à ce commentaire en
Je réagis à ce commentaire en 


Jules Félix
publié le 13 avril 07