Maria s’est levée…même le dimanche, elle se lève tôt…..maria s’est levée, elle a mis la café « grande mère » dans le filtre puis remplissant son vieux pichet ébréché, elle a tiré de l’eau au robinet…..
Doucement pour ne rien éclaboussé, elle a rempli la réserve d’eau, vérifié l’état du filtre puis après ce contrôle systématique, son doigt a appuyé sur el bouton de la cafetière….
Pendant que son petit deux pièces s’emplissait de l’odeur du café et que le bruit de la machine rompait le silence nocturne, maria est allé dans al salle de bain. Elle a fermé la porte bien que depuis le départ des petits et la mort de Joachim, elle soit seule chez elle. Les habitudes ont la vie dure.
La cafetière a servit de sablier, comme chaque matin, juste à l’instant où le liquide noir a fini son cheminement, maria est sorti de la pièce, cheveux mouillée.
D’un pas lent, voutée, maria refait les gestes matinaux du quotidien. Sans tristesse, sans joie, sans amertume….sans penser.
Maria nettoie, elle nettoie bien.son appartement est un exemple, rien ne traine. L’éponge efface les marques du petit déjeuner.
Une fois ce rituel pratiqué, maria s’habille. Mais ce matin elle n’ira pas sortir les poubelles ou faire ces heures de ménage avant l’ouverture des magasins. Ce matin maria va aller voter pour les élections municipales.
Avant de sortir, elle vérifie à nouveau si elle a ses papiers, sa carte d’identité portugaise, sa carte d’électeur. Une fois rassurée, elle remet, toujours voutée, ses précieux documents dans son sac. Elle ouvre son porte feuille et glisse à coté des photos familiales les papiers officiels.
Dehors, il fait froid, maria attache son fichu, cadeau d’une de ses belles dames qui l’emploient. Il est 7h30, la boulangerie est déjà éclairée. Maria pousse la porte et attends derrière des jeunes qui vont allé se coucher. Elle a subitement un accès de nostalgie. A leur âge, elle quittait le Portugal, elle fuyait la misère pour venir faire le ménage en France. Le bonjour de la boulanger e pulvérise les pensées de maria. La boulangère attrape une baguette et un pain au chocolat. C’est dimanche, tous les dimanches maria achète un pain au chocolat.
La jeune femme demande à maria si elle vient bien demain à 5 h30 sortir les poubelles de l’immeuble. Maria oche la tête, ça fait 35 ans qu’elle sort les poubelles.
Ensuite elle se dirige vers le bureau de vote….ça grimpe, quelle idée de placer un bureau de vote dans cette rue. Maria s’arrête un instant pour souffler un peu. Elle n’a plus 20 ans ….et son labeur l’a épuisée….heureusement ses enfants ont une bonne place et n’ont pas à s’user derrière un balai ou une serpillière. Elle pense à eux…qui sont à la ville. Elle pense à son petit fils.
Le visage du gamin, dans sa tête, lui donne la dose de courage nécessaire pour affronter la cote. Elle pousse le portail de la petite école qui sert de bureau de vote et pénètre dans la cour.
Il est 7h45…le bureau est fermé, les assesseurs sont là et préparent la journée. Maria attends, en compagnie de deux religieuses du couvent d’à coté.
Comme elle ne sait pas lire le français, elle a demandé à sa voisine de lui montrer le bulletin de son candidat. Comme ça, elle va le reconnaitre pour voter, maria sait que personne, au bureau de vote, n’a le droit de l’aider.
8 heures, le président déclare le bureau de vote ouvert. Les religieuse pénètrent dans la pièce et maria les suit. Elle repère les bulletins, se concentre, il ne s’agit pas de se tromper….une fois dans l’isoloir, elle pli soigneusement le bulletin et le glisse dans l’enveloppe non sans crainte d’erreur. Maria n’a le droit de voter qu’aux municipales et aux européennes mais elle s’en fiche, l’important c’est de voter. Elle se souvient du temps de Salazar. Maria ne s’est jamais rebellé, toujours soumise à son mari, ses employeurs, maria sait très bien que son moyen d’expression c’est l’urne. Elle l’a bien compris.
Une fois sortie de l’isoloir, les pas difficiles de maria la mène vers l’urne….on regarde ses justificatifs, on lui demande de signer. La table est basse, son dos raide s’incline difficilement. Un assesseur lui dit gentiment qu’elle n’est pas obligé de signer si cela lui est diffcile.il mettra dans la case « n’a pas put signer ». Maria sourit, consciente de l’importance de son devoir, elle force ce corps fatigué et signe. Maria n’a jamais reculé devant les difficultés. L’assesseur, troublé par cette obstination, lui lève le cahier d’émargement.
Lorsque maria veut aller voter pour les cantonales, une jeune femme lui explique qu’elle n’a pas le droit de voter pour les conseillers généraux car elle est ressortissante de la communauté européenne. Maria est déçue, mais ce n’est pas grave. D’ailleurs elle ne sait pas ce qu’est un conseiller général.
Elle remercie la demoiselle et discrètement s’éloigne.
Maria se dirige cers l’église de sa paroisse, avec son rythme perpétuelle, sa silhouette courbée.
Elle regardera les résultats sur la 3, ce soir et puis elle ira se coucher. Son vote ne changera pas sa vie.
Mais maria sait que la démocratie s’use quand on ne s’en sert pas
Doucement pour ne rien éclaboussé, elle a rempli la réserve d’eau, vérifié l’état du filtre puis après ce contrôle systématique, son doigt a appuyé sur el bouton de la cafetière….
Pendant que son petit deux pièces s’emplissait de l’odeur du café et que le bruit de la machine rompait le silence nocturne, maria est allé dans al salle de bain. Elle a fermé la porte bien que depuis le départ des petits et la mort de Joachim, elle soit seule chez elle. Les habitudes ont la vie dure.
La cafetière a servit de sablier, comme chaque matin, juste à l’instant où le liquide noir a fini son cheminement, maria est sorti de la pièce, cheveux mouillée.
D’un pas lent, voutée, maria refait les gestes matinaux du quotidien. Sans tristesse, sans joie, sans amertume….sans penser.
Maria nettoie, elle nettoie bien.son appartement est un exemple, rien ne traine. L’éponge efface les marques du petit déjeuner.
Une fois ce rituel pratiqué, maria s’habille. Mais ce matin elle n’ira pas sortir les poubelles ou faire ces heures de ménage avant l’ouverture des magasins. Ce matin maria va aller voter pour les élections municipales.
Avant de sortir, elle vérifie à nouveau si elle a ses papiers, sa carte d’identité portugaise, sa carte d’électeur. Une fois rassurée, elle remet, toujours voutée, ses précieux documents dans son sac. Elle ouvre son porte feuille et glisse à coté des photos familiales les papiers officiels.
Dehors, il fait froid, maria attache son fichu, cadeau d’une de ses belles dames qui l’emploient. Il est 7h30, la boulangerie est déjà éclairée. Maria pousse la porte et attends derrière des jeunes qui vont allé se coucher. Elle a subitement un accès de nostalgie. A leur âge, elle quittait le Portugal, elle fuyait la misère pour venir faire le ménage en France. Le bonjour de la boulanger e pulvérise les pensées de maria. La boulangère attrape une baguette et un pain au chocolat. C’est dimanche, tous les dimanches maria achète un pain au chocolat.
La jeune femme demande à maria si elle vient bien demain à 5 h30 sortir les poubelles de l’immeuble. Maria oche la tête, ça fait 35 ans qu’elle sort les poubelles.
Ensuite elle se dirige vers le bureau de vote….ça grimpe, quelle idée de placer un bureau de vote dans cette rue. Maria s’arrête un instant pour souffler un peu. Elle n’a plus 20 ans ….et son labeur l’a épuisée….heureusement ses enfants ont une bonne place et n’ont pas à s’user derrière un balai ou une serpillière. Elle pense à eux…qui sont à la ville. Elle pense à son petit fils.
Le visage du gamin, dans sa tête, lui donne la dose de courage nécessaire pour affronter la cote. Elle pousse le portail de la petite école qui sert de bureau de vote et pénètre dans la cour.
Il est 7h45…le bureau est fermé, les assesseurs sont là et préparent la journée. Maria attends, en compagnie de deux religieuses du couvent d’à coté.
Comme elle ne sait pas lire le français, elle a demandé à sa voisine de lui montrer le bulletin de son candidat. Comme ça, elle va le reconnaitre pour voter, maria sait que personne, au bureau de vote, n’a le droit de l’aider.
8 heures, le président déclare le bureau de vote ouvert. Les religieuse pénètrent dans la pièce et maria les suit. Elle repère les bulletins, se concentre, il ne s’agit pas de se tromper….une fois dans l’isoloir, elle pli soigneusement le bulletin et le glisse dans l’enveloppe non sans crainte d’erreur. Maria n’a le droit de voter qu’aux municipales et aux européennes mais elle s’en fiche, l’important c’est de voter. Elle se souvient du temps de Salazar. Maria ne s’est jamais rebellé, toujours soumise à son mari, ses employeurs, maria sait très bien que son moyen d’expression c’est l’urne. Elle l’a bien compris.
Une fois sortie de l’isoloir, les pas difficiles de maria la mène vers l’urne….on regarde ses justificatifs, on lui demande de signer. La table est basse, son dos raide s’incline difficilement. Un assesseur lui dit gentiment qu’elle n’est pas obligé de signer si cela lui est diffcile.il mettra dans la case « n’a pas put signer ». Maria sourit, consciente de l’importance de son devoir, elle force ce corps fatigué et signe. Maria n’a jamais reculé devant les difficultés. L’assesseur, troublé par cette obstination, lui lève le cahier d’émargement.
Lorsque maria veut aller voter pour les cantonales, une jeune femme lui explique qu’elle n’a pas le droit de voter pour les conseillers généraux car elle est ressortissante de la communauté européenne. Maria est déçue, mais ce n’est pas grave. D’ailleurs elle ne sait pas ce qu’est un conseiller général.
Elle remercie la demoiselle et discrètement s’éloigne.
Maria se dirige cers l’église de sa paroisse, avec son rythme perpétuelle, sa silhouette courbée.
Elle regardera les résultats sur la 3, ce soir et puis elle ira se coucher. Son vote ne changera pas sa vie.
Mais maria sait que la démocratie s’use quand on ne s’en sert pas
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Les municipales au puy etaint tres importantes....d'une part madame le maire , socailiste, aidé d'une equipe vraiemnt gauche pluriel( vert, pc, lcr), avec un bilan tres positif , vice presidente de al region auvergne et maman de bruno julliard, celui des manif anti cpe, candidat à paris 12emem. En face, laurnet wauqiez, sur diplomé de al politiuqe, dauphibn de jacques barrot parachuté en 2004, porte paroel du gouvernement actuel. Une troiseime liste parti des travailleurs sans interet.....la participation a été exceptionnelle 72% et le resultat sans discussion, 56.4 pour laurent wauquiez ....la ville retourne dans ce qui l'a sclerosé pendant 60 ans....vieille droite tres catho.....
les landemains d'elections sont douloureux parfois.....le prefet de l'epoque , en 2001,avait dit que le passage de la mairie à gauche etait un accident de parcours....dimanche, on a malheureusemnt vu qu'il vait raison.....
au Puy !
...j'aime beaucoup ta dernière phrase...
La petite dame algérienne qui faisait le ménage au bureau, le soir.
Pas aussi vieille que Maria, mais elle assumait seule -ou pire que seule, avec un mari autoritaire, alcoolique et chômeur- la vie et l'éducation de deux adolescentes.
Je sais qu'il y en a une qui a poussé jusqu'à la licence. Un triomphe pour la mère...
Pas aussi vieille que Maria, mais elle assumait seule -ou pire que seule, avec un mari autoritaire, alcoolique et chômeur- la vie et l'éducation de deux adolescentes.
Je sais qu'il y en a une qui a poussé jusqu'à la licence. Un triomphe pour la mère...
J'aime comment tu nous décris ta petite dame
un homme âgé de 88 ans est mort juste après avoir voté...
Un petit bout de pouvoir, c'est déjà ça des fois !
Même si j'aimerai le voir murir aussi en dehors des urnes !
Même si j'aimerai le voir murir aussi en dehors des urnes !
otut le monde sait que "grand mere" ce n'est pas du café.....
le bon café c'es alami..arabica de pure origine.....

le bon café c'es alami..arabica de pure origine.....
Maria vient donc d'être élue mairesse avec 69% des voix.
c'est uen eptite fiction inspirée de ceq ue j'ai vu hier, au bureau de vote où j'teais assessuer. Ily a beaucoup de portugais qui n'ont aps la nationalité française car ils n'ont aps voulu la demander. ce n'est pas rare. le personnage est inspirée d'une dame que je vois tard le soir, faire le emnage derriere les vitrines eclairées......fiction pas si eloignée de la realité
en travaillant, en payant je suppose des impôts, en s'intéressant à la vie de la cité, en accomplissant son devoir de citoyenne sans que l'on ait accordé de fait, la nationalité Française à cette brave femme ?
q"ue la démocratie s’use quand on ne s’en sert pas"...
et trés tendre aussi, ce regard...
et trés tendre aussi, ce regard...
certaines exilées oublient de s'inscrire sur les listes, mais on va pas chipoter...
que sont les "petites" gens !
que celle-ci, un jour, aille voter... merci pour ce com



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Tavasi
publié le 10 mars 08