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Des mots qui raisonnent à nos oreilles
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catégorie : Non classé
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Style simple : phrases très courtes. Un récit autobiographique l’état brut, sans fioritures. Récit imagé, une énorme sensualité, on ressent la peau, les caresses, l’amour qui est là, la passion entre les personnages et un certain fatalisme quant à l’issue de leur relation, comme le script d’un film.
Et toujours la répétition du mot enfant qui revient. Une manière de rendre le récit plus imagé.
Une histoire d’amour écrite avec pudeur. On sent que l’instant sera unique que la fin de la liaison est inéluctable, mais que cette liaison était écrite, qu’elle ne pouvait pas ne pas exister.
Plus qu’une communion des corps, il y a également une communion des âmes, par leur silence, leur mots non dit. Il la comprend, elle le comprend. Communion d’autant plus intense qu’ils savent l’un et l’autre que cet instant ne durera pas.
Via cette aventure, l’enfant grandit, elle quitte l’enfance et tourne la page de son adolescence. Apprentissage également de la différence (une autre culture chinoise), de la solitude engendrée par cette différence. Initiation amoureuse, mais également apprentissage de la vie, le tout dans un certain fatalisme, une certaine douleur, mais sans regret parce que cet amour, elle le portera toujours au fond d’elle même et qu’il réchauffera ses vieux jours, d’où la rédaction de ce livre à un âge assez avancé par Marguerite Duras.
Livre destiné également à rétablir la vérité par rapport à son premier roman « L’amant « . le chinois a été un véritable amour voulu et non subi.
réactions : 4
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votes : 7
Voici les 4 dernières réactions à ce commentaire
 Date
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Rédacteur
Grenadine " roches noires"
 22/07/07 à 15h54
lacdegarance
J'ai beaucoup aimé, à une époque, les livres de Marguerite Duras. Le ravissement de Lol. V.Stein, par exemple. Vraiment énormément aimé.
Et puis, j'en ai trop lu. Son style est devenu un tic pour moi, d'autant plus que son personnage médiatique omniprésent, la suffisance de certaines de ses interventions (notamment à propos de l'affaire de la mort de ce petit garçon), me l'ont rendue peu sympathique.
J'ai donc cessé de la lire.
Votre comm me rappelle ce plaisir ancien: je vais m'y replonger!
 22/07/07 à 14h43
broken_flowers
et tu le résumes très bien
il est autant une forme magique et mystérieuse de communication qu'un berceau d'illusions.
pour ma part avec le temps je préfère ce qui est dit et parallèlement je suis devenu capable de toute entendre
cordialement