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Premières lignes :
" Je meurs voilà ce qu’elle m’écrit Vincent je meurs viens me voir viens me revoir une dernière fois que je te voie que je te touche que je t’entende viens me revoir Vincent je meurs. Et au bas de la feuille, en tout petit, presque illisible, son prénom, Geneviève, tracé lui aussi au crayon à papier, comme le reste de la lettre, de la même écriture tremblante, défaillante, si ce n’avait pas été ces mots-là on aurait pu croire à l’écriture d’un enfant, on aurait pu sourire, froisser la feuille, la jeter à la poubelle et l’oublier ; mais non, ce n’est pas un enfant, c’est Geneviève qui meurt. "

Au lieu de commencer par la présentation de l'éditeur, qui en dit beaucoup trop et déflore le récit, j'ai préféré vous mettre les premières lignes, tout simplement.
Comment vivre après la disparition d'un enfant ?
C'est le thème central de ce roman de Laurence Tardieu.
Son récit à deux voix sur trois temps (le père après, la mère pendant et le couple après) est d'une tristesse terrible tout en étant d'une douceur incroyable. Je ne sais pas comment elle s'est débrouillée pour arriver à un tel résultat ! C'est sûre, elle va à l'essentiel, pas de fioriture (comme Geneviève, son personnage, d'ailleurs).
Je l'ai lu d'une traite, hier soir, et j'étais dans un état pas beau à voir. Car, ce n'est pas de simples larmes qu'elle vous tire des yeux ; mais bien des sanglots qui vous bouchent le nez et gonflent les yeux.
Et dire, que j'avais prévu de le lire dans le métro !
Je pense que c'est un court roman qui va me marquer longtemps. C'est du concentré d'émotions qui vous fait vous sentir en vie.
En en ressort comme lavé, purifié, recentré sur l'essentiel.
A mon goût, c'est son roman le plus poignant parmi les trois premiers.
Vivement que le quatrième sorte en édition de poche !
réactions : 9
lectures : 497
votes : 4
Voici les 9 dernières réactions à ce commentaire
 Date
Titre (cliquez pour lire)
Rédacteur
 02/07/08 à 11h27
de Marie Darrieussecq.
"Tom est mort. J'écris cette phrase."
C'est la première phrase du livre.
 20/06/08 à 19h23
 19/06/08 à 20h28
Arba
" Tout ce que j'aimais " pour un peu mieux définir son style. Merci Rasp !
 19/06/08 à 09h31
Intrigué,
j'irai voir à la bibliothèque
Pas tout à fait sur le même thème, le roman de Siri Hustvedt ''Tout ce que j'aimais'', un petit bijou en passant, aborde entre autre la perte de l'enfant avec une grande sensibilité. En tout cas j'ai été largement gagné par l'émotion et usé quelques kleenex.
Merci pour votre commentaire
 19/06/08 à 08h29
dite par l 'un des personnages du film "star gate", qui venait de perdre son fils
" on ne survit pas à ses enfants", je crois que la perte d'un enfant est ce qui pourrait arriver de pire à des parents. De tout le film je n 'ai retenu que cette phrase qui m 'a fortement marquée.

Je n 'ai pas lu le livre, bien envie de le faire, bien que ceci promette d'être noyée dans les larmes..
Disait se trouver incapable de formuler une pensée réconfortante concernant la mort d'un enfant .
C'est un désordre majeur, rien ne peut le rectifier.
lire , danger ...