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catégorie : création littéraire
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Mon petit papa – oh, je sais tu n’aurais pas aimé que je t’appelle ainsi, tu as rejoins les étoiles dimanche en fin de journée. Elles venaient juste d’apparaître dans le ciel. Tu seras parti vers l’une d’elle le jour de l’Epiphanie. Mon petit papa, mon roi mage. J’aurai eu le privilège de tenir ta main durant tes dernières heures, non pas pour te retenir, mais je m’en rends compte aujourd’hui, comme tu l’avais sans doute fait avec moi quand j’étais enfant, pour t’aider à « traverser ». Un chagrin immense se mêle à la joie d’avoir pu te parler en silence par ce simple toucher alors que depuis la nuit tu n’avais plus été en mesure de manifester quoi que ce soit.

Le jour de Noël mes deux petits lutins auront pu venir t’embrasser avec leur bonnet de Père-Noël, et l’émotion que j’ai perçue sur ton visage, je ne la connaissais pas. Et s’il n’y avait eu entre nous deux, toute notre relation durant, qu’un malentendu ? Deux malentendants sans main tendue ? Alors voilà le dénouement : des vœux de bonne année et un mal an tendu…

Mon petit papa, tu m’as manqué toute ma vie et je réalise que tu me manqueras toujours maintenant. Tu ne m’auras jamais dit que tu m’aimais et je n’aurais jamais su te le dire non plus. Perdu dans ta prestance, ta fierté, ta réserve, que sais-je. Pensez donc, un roi mage ! Pourtant ton présent est magnifique, plus précieux qu’aucun encens, qu’aucun or, aucune myrrhe. Ta main. Ta main dans la mienne, chaude, douce, offerte, abandonnée ; aimante, aimée.
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Voici les 36 dernières réactions à ce commentaire
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Rédacteur
 18/01/08 à 17h36
Ibizabis
Je ne peux pas vous répondre car je ne suis pas abonnée ... Je vous accompagne de loin, en toute humanité. Soyez simplement heureux maintenant au présent, vous serez consolé de l'accompagner longtemps.
tandis que j'annonce la naissance de mon fils sur pcc tu annonces la mort de ton père... ainsi va la vie, aussi triste et heureuse qu'elle soit... je te souhaite beaucoup de courage !

je regarde mon fils
je regarde son père
et je me dis qu'ils leur faudra du courage pour apprendre à se connaître !

je t'embrasse.
Eni
 14/01/08 à 08h12
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Riviera Paradise

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Stevie Ray Vaughan & Double Trouble

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http://minilien.com/?zOu4p69TEb
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 13/01/08 à 19h57
Ibizabis
Un jour, on demanda au Dalai Lama : Qu'est-ce qui vous surprend le plus dans l'humanité ?

Il répondit : "Les hommes qui perdent la santé pour gagner de l'argent, et qui après, dépensent cet argent pour récupérer la santé. A penser trop anxieusement au futur, ils en oublient le présent, à tel point qu'ils finissent par ne vivre ni au présent ni au futur ! Ils vivent comme s'ils n'allaient jamais mourir et meurent comme s'ils n'avaient jamais vécu".

Vous savez combien la mort d'un être cher ne laisse pas indifférent à ce type d'analyse. Pour ma part, j'ai pris conscience du présent à la mort de mon père. Je me suis posée la question de ce qu'il allait devenir après sa mort parce que j'étais soucieuse de son bien-être. Je ne suis pas croyante. Lui croyait. Je ne pouvais pas l'imaginer au paradis et pourtant, je veux le meilleur pour lui. Ensuite, j'ai réalisé le temps que j'avais perdu à ne pas lui dire combien il comptait pour moi. Il compte encore pour moi. Je vis dans la pensée de tout ce qu'il m'a enseigné. Voilà pourquoi je dis que le présent, ce que vous ressentez sur le moment pour quelqu'un, où ce qui vous tient à coeur d'explorer est extrèmement important car nous n'avons qu'une vie et nous sommes éphémères. Ce côté éphémère de nos existences est corrigé par toutes nos pensées pour ceux qui nous ont quittés.

Merci pour votre témoignage.
 13/01/08 à 12h54
De la traversée des êtres qui s’approchent ou s’éloignent, ce n’est jamais sans doute qu’un peu de cette route cahotique vers soi.
L'émotion a remplacé vos mots.
 13/01/08 à 11h26
 13/01/08 à 01h54
tres belle cette main tendye sans mots juste de la chaleur qui passe pour rassurer
la peau quitouche l'autre meme si le lanhahe ne passe plus ...
 12/01/08 à 23h02
pour ce moment d'émotion intense, qui ns rappelle à tous que nos parents que l'on voudrait éternels ,un jour partent rejoindre les étoiles.
mes parents sont agés,et bientôt je le sais ,je le sens ils iront là-haut . moi aussi je n'ai jamais pu leur dire je t'aime .Mais je suis convaincue que par le toucher ,la vue,les intentions, les mots que je n'ai pas pu dire ont été vus,sentis et resentis.
 12/01/08 à 00h25
poune2301
Comme c'est bouleversant un homme qui s'ouvre à toute sa tendresse et son amour malgré la fierté, la réserve, d'un père dans un moment pareil ; Vous avez su donner votre main dans ce dernier passage, où il est tellement important de ne pas être seul. Quel cadeau vous lui avez fait à votre papa, inestimable... et qui révèle la force de l'amour qui vous unissez vraiment.
 12/01/08 à 00h13
Nadja39
c'était à la fois son je t'aime et c'était le vôtre. Ces gestes forts se suffisent à eux-mêmes. Etre là, pour ce moment du passage, c'est la plus belle manière de dire qu'on aime.
Moi je n'ai pas eu ce courage....j'ai dit "débranchez tout" mais suis partie et l'ai laissée seule....seule
 11/01/08 à 12h47
moi j'aimerai bien parler mais aîe, merde quoi!
 11/01/08 à 12h45
on sait tous qu'il faut co-mu-ni-quer avec ses parents, leur dire qu'on les aime, et tout et tout, avant qu'il ne soit trop tard, et on ne le fait jamais. Les mots sont archi simples mais tellement empli d'émotions qu'ils ne sortent pas, par pudeur sans doute. Et quand enfin ils sortent, c'est trop tard...
Merci Rougeazur
 11/01/08 à 11h41
reggiani connaissait la douleur de la mort d'un proche, son fils s'est suicidé (il y était peut-être un peu pour quelque chose d'ailleurs, enfin de n'avoir pas vu ...) quand on perd un être cher, on se dit si j'avais su, j'aurai plus communiquer. Alors il faudrait perdre assez tôt quelqu'un de cher pour comprendre et ne pas passer à côté des autres? Ben si c'était si simple la vie on comprendrait rien qu'avec l'expérience des autres, mais on est si tête de mule.
Mon grand'père avait un tatouage sur le bras et il s'en est fallu de peu que je ne le connaisse pas, de l'autre côté de la branche je n'ai pas connu ma grand'mère morte avant ma naissance j'ai su finalement peu de choses d'elle -j'ai juste compris la grande douleur muette de ma mère mon grand'père etc.-, à part que j'étais son portrait craché physiquement et mentalement, j'ai compris assez tôt qu'il y avait quelque chose d'irrévocable, mais après quelques décès prévisibles ou imprévisibles (mais non je porte pas la guigne pfou!) on sait (http://fr.truveo.com/Jean-Gabin-je-sais/id/2591843508) qu'il faut communiquer avant qu'il ne soit trop tard. Bon faut dire aussi que j'ai encore mes parents (j'en entends quelqu'unes ricaner derrière leur écran) et qu'il arrive toujours à mon père de me donner une tape derrière la tête (comme dans la série ncis) et de me faire taire!
Rouge, très beau com, tout est dit si simplement!
toute ma sympathie.
par deux fois Faire de ses parents des héros de littérature, c'est un bel hommage
Bises
 10/01/08 à 20h21
Handy Capt
Je me souviens encore de sa main dans la mienne avant qu'elle ne nous quitte pour rejoindre les étoiles. J'étais si jeune alors...

Chaque jour, elle me disait tendrement "Tu ne dois pas avoir peur". J'étais terrorisée. J'étais prête à lui donner ma vie pour qu'elle reste parmi nous quelques instants encore .
Ton petit papa est parti rejoindre son étoile avec le secret de vos non-dits, mais aussi avec tout ton amour et la certitude de ta capacité à devenir.
Tu grandiras de cette souffrance pour "naître" que plus fort et prét de lui.
Vous vous êtes parlé d'amour, sa main dans la tienne.

20 ans jour pour jour, arrivée de Paris à la clinique de Montpellier, sa main était chaude, on n' a pas pu se dire : je t' aime.

moi qui est tenue tant de mains, pour ce passage, il me manque.
 09/01/08 à 23h04
... aussi en toute amitié pour ces instants de pur partage.
 09/01/08 à 22h45
camilleclaudel
peuvent dire beaucoup, de la tendresse, de l'amour. Etre là simplement.
 09/01/08 à 22h10
xenope95
les mots de dérobent... peur d'être maladroite...

http://fr.truveo.com/Labsence-Serge-Reggiani/id/1995231597
 09/01/08 à 21h47
luisansailes
sans les épines d'une "Rose"
 09/01/08 à 21h36
L'instant de bonheur ultime partagé est un moment inoubliable a jamais gravé dans la mémoire. Et dans nos coeurs restera gravé a jamais le souvenir de ceux qu'on aime, même si les mots tendres ont été absents pendant toutes ces années où l'on était proches physiquement mais si éloigné dans nos comportements.

Je pense bien à toi
Il est très important de ne pas attendre la fin pour dire aux personnes chères qu'on les aimes. Des petits mots qui ne coûtent rien mais qui sont magiques et qui renforcent les liens avec ces personnes chères.
Rien ne pourrait nous soulager du regret de ne pas les avoir dit à temps.

5 (puisque je n 'ai pas le droit au vote)
dire à mes parents combien je les aimais. Ne sommes-nous donc pas la plupart dans ce cas, surpris par ce choc du passage de cet être qui nous a accompagnés pendant tant d'années et que l'on voudrait encore retenir pour lui dire tant...
 09/01/08 à 18h58
Arbaces
Vos mains se sont comprises. Etape initiatique dont on se passerait, la mort d'un parent.
Mais il ne tient qu'à nous qu'ils ne nous quittent pas vraiment...en continuant à les faire exister.
Parlez de lui à vos deux lutins, sans messe basse. C'est l'occasion aussi de l eur parler du petit garçon que vous étiez ..et peut être des anecdotes sur son enfance à lui ?!
 09/01/08 à 17h12
vidépleins
les derniers instants ont concentré l'affection d'une vie ; mais dommage que les mots, les gestes ne soient sortis avant .

Je suppose que tu fais autrement avec tes enfants , qu'ils ont la chance de se savoir aimés !
 09/01/08 à 14h49



mp

m.

et j'en perçois le sens, aujourd'hui, tardivement

laissez moi vous dire les miens maintenant

l' Amour n'est pas verbe,c'est un bouquet d'autrement :

un regard, un parfum, une main, un coeur battant.

Je sais qu'on ne guérit jamais de l'absent

Il est lien, dans votre futur, demeurera Présent.

Nous savons ce qu'aimer et perdre veut dire...je partage votre peine.