« Tout au bout de nos peines / Si le ciel est le même / Tout au bout de nos vies / Aurons-nous tout écrit / De nos chagrins immenses / De nos simples violences / Qu'aurons-nous fait de vivre /Qu'aurons-nous fait de nous »
Cet air tourne dans ma tête, la vidant de son air ; euphorie, asphyxie, étourdissement… La voix D’Isabelle Boulay doublée de celle de Johnny, qui trouve ici une invitation sans enjeu à flirter avec le ciel… Le duo tarde à se mettre en place, on se demande tout d’un coup ce que lui vient faire dans cette chanson ; et puis…
Et puis il y a deux grands interprètes aux voix de vibrato « tripal » qui se répondent et enfin se rencontrent. Tire larme ou coup commercial ? Aucun des deux capitaines de dénigrement ! Aucun de ces deux là n’a rien n’a priver, surtout pas « lui »…
« Tout au bout de nos peines / Jusqu'au bout de nous-mêmes / Une aile au paradis / Et l'autre dans la vie / De nos mains qui se tiennent / De nos yeux qui apprennent / Qu'aurons-nous fait de vivre / Qu'aurons-nous fait de nous »
Je rentre du boulot avec la haine des mauvais jours, celle des crépuscules, la boule au ventre des heures perdues. Le problème n’est ni celui d’un métier, d’un travail, ni celui qui nous paye pour le faire. Le drame est que dans toute structure, tout groupe, toute société, viennent à se dessiner les trois catégories inévitables qui ont toujours fait l’Histoire, l’histoire des hommes, l’histoire de leur non humanité…
Les moutons
Les collabos
Les résistants
Rien d’autre
Personne
On m’a dit un jour alors que je faisais remarquer le manque total de pertinence d’une directive professionnelle que j’étais à classer dans la catégorie des personnes « ayant un rapport conflictuel avec l’autorité ». Soit. Si ça peu faire plaisir à certains… Non que je haïsse « le père », le donneur d’ordre, contremaître ou patron, simple client dit roi parfois. Non, je hais la bêtise, la peur, le conformisme, la soumission, l’exécution, la trahison, l’ambition, la vénalité, la bêtise encore, l’ignorance, la suffisance, la manipulation, le mensonge, et la j’arrête ici ma liste. Pourquoi la réussite sociale voulue par tant, serait-elle systématiquement entachée de toutes ces transactions, faites sur le dos des autres ?
« Tout au bout de nos peines /Au chemin qui nous mène / Tout au bout de la nuit / Aurons-nous réappris / De nos seules présences / Que le monde a un sens / Qu'aurons-nous fait de lui / Qu'aurons-nous fait de tout »
Ah oui, la fin : la chanson se termine quand je rentre dans le tunnel qui passe sous la ville. Je ne capte plus cette station. Crachouillis dont je m'ennivre de longues minutes. Un peu le bruit de la pluie ; je "redescends" de mes pensées un peu emportées. Je coupe le poste. Silence, nuit lardée du orange des éclairages. Lueur ; le bout du tunnel. Et le miracle : il fait encore un peu jour !
Cet air tourne dans ma tête, la vidant de son air ; euphorie, asphyxie, étourdissement… La voix D’Isabelle Boulay doublée de celle de Johnny, qui trouve ici une invitation sans enjeu à flirter avec le ciel… Le duo tarde à se mettre en place, on se demande tout d’un coup ce que lui vient faire dans cette chanson ; et puis…
Et puis il y a deux grands interprètes aux voix de vibrato « tripal » qui se répondent et enfin se rencontrent. Tire larme ou coup commercial ? Aucun des deux capitaines de dénigrement ! Aucun de ces deux là n’a rien n’a priver, surtout pas « lui »…
« Tout au bout de nos peines / Jusqu'au bout de nous-mêmes / Une aile au paradis / Et l'autre dans la vie / De nos mains qui se tiennent / De nos yeux qui apprennent / Qu'aurons-nous fait de vivre / Qu'aurons-nous fait de nous »
Je rentre du boulot avec la haine des mauvais jours, celle des crépuscules, la boule au ventre des heures perdues. Le problème n’est ni celui d’un métier, d’un travail, ni celui qui nous paye pour le faire. Le drame est que dans toute structure, tout groupe, toute société, viennent à se dessiner les trois catégories inévitables qui ont toujours fait l’Histoire, l’histoire des hommes, l’histoire de leur non humanité…
Les moutons
Les collabos
Les résistants
Rien d’autre
Personne
On m’a dit un jour alors que je faisais remarquer le manque total de pertinence d’une directive professionnelle que j’étais à classer dans la catégorie des personnes « ayant un rapport conflictuel avec l’autorité ». Soit. Si ça peu faire plaisir à certains… Non que je haïsse « le père », le donneur d’ordre, contremaître ou patron, simple client dit roi parfois. Non, je hais la bêtise, la peur, le conformisme, la soumission, l’exécution, la trahison, l’ambition, la vénalité, la bêtise encore, l’ignorance, la suffisance, la manipulation, le mensonge, et la j’arrête ici ma liste. Pourquoi la réussite sociale voulue par tant, serait-elle systématiquement entachée de toutes ces transactions, faites sur le dos des autres ?
« Tout au bout de nos peines /Au chemin qui nous mène / Tout au bout de la nuit / Aurons-nous réappris / De nos seules présences / Que le monde a un sens / Qu'aurons-nous fait de lui / Qu'aurons-nous fait de tout »
Ah oui, la fin : la chanson se termine quand je rentre dans le tunnel qui passe sous la ville. Je ne capte plus cette station. Crachouillis dont je m'ennivre de longues minutes. Un peu le bruit de la pluie ; je "redescends" de mes pensées un peu emportées. Je coupe le poste. Silence, nuit lardée du orange des éclairages. Lueur ; le bout du tunnel. Et le miracle : il fait encore un peu jour !
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ça résonne, ça fait des vagues...merci
de savoir comment rester "positif" (car je le suis !), et d'etre perçu en tant que tel sans être un béni-oui-oui, et pas non plus comme un mauvais élément ou un révolutionnaire quand j'ose pointer du doigt les incohérences et les inepties d'une organisation - contre laquelle tout combat est d'ailleurs perdu d'avance.
28/11/07 à 17h23
28/11/07 à 06h28
FIGURINE
les éléments récalcitrants,on peut trouver un équilibre.Bon ,je sais ,on ne vit pas au pays de Cendrillon et cet équilibre là n'interesse plus vraiment personne,les patrons qui misent sur la moelle épinière de leurs employés plutôt que sur leur cerveau se trompent,la marche au pas est une énergie stérile ,il y a très peu de choses dont je sois certaine mais celle là en fait partie.
il faut souvent, trop souvent payer le prix fort...
de crier ou de chanter ? A moins que cela ne soit la même chose .....
Quoiqu'il en soit, beau texte.
Grenadine
Quoiqu'il en soit, beau texte.
Grenadine
Parce que courber l'échine donne le lumbago, mais tenir tête vous expose à la décapitation !
Entre deux maux...
Entre deux maux...


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rougeazur
publié le 27 nov. 07