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I sound my barbaric yawp over the roofs of the world.
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catégorie : chronique
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En janvier 1990, comme tout le monde, j’avais 15 ans ou à peu près.
Dans une salle de ciné, dans le noir quasi-religieux d’une séance, comme tout le monde, mon cœur battait plus fort.
Dans ma salle de lycée, comme tout le monde, j’avais envie de monter sur ma table et de gueuler que j’étais vivante.
J’avais 15 ans ou à peu près, je me prenais ma première claque cinématographique, persuadée que ces aveugles d’adultes qui m’entouraient ne pouvaient comprendre ce que je ressentais, ce que j’éprouvais, pourquoi les larmes ne suffisent parfois pas…

Je faisais la connaissance du professeur Keating et me désespérais en voyant chaque jour ou presque ma prof de français de 2nde, caricature bien réelle de l’enseignante en bout de course, à bout de souffle, ânonnant ses leçons et ne voyant pas la douloureuse passion pour les mots que j’essayais de faire passer dans mes copies injustement sous-notées…

Je savais déjà que je n’aurais jamais le courage dément de Neil.
Je savais que nous étions tous des Todd Anderson, dans l’attente d’être réveillés.
Je pestais d’être une fille. J’aurais voulu être un Knox Overstreet, un Charlie Dalton…
Le Vermont me tendait les bras, j’irais un jour, c’était sûr.

La poésie, jusqu’à cette date, c’était ces fichus textes à apprendre en primaire, à réciter « en y mettant le ton » après les avoir illustrés dans un cahier Travaux Pratiques, carreaux Seyes d’un côté, page de Canson de l’autre…
C’était ces vers, ces strophes… à décortiquer dès le collège, pour en tirer l’incompréhensible signification que le poète avait souhaité cacher comme un trésor au milieu d’allitérations, d’images et de rimes riches…
La poésie m’était muette. Jusqu’à ce jour, ce soir, cette séance de cinéma.

Là, enfin, j’ai compris. Cru comprendre. La poésie, c’était ça :
« On ne lit pas et on n'écrit pas de la poésie parce que ça fait joli. Nous lisons et nous écrivons de la poésie parce que nous faisons partie de la race humaine ; et que cette même race foisonne de passions. La médecine, la loi, le commerce et l'industrie sont de nobles occupations, et nécessaires pour la survie de l'humanité. Mais la poésie, la beauté et le dépassement de soi, l'amour : c'est tout ce pour quoi nous vivons. Écoutez ce que dit Whitman : « Ô moi ! Ô vie !... Ces questions qui me hantent, ces cortèges sans fin d'incrédules, ces villes peuplées de fous. Quoi de bon parmi tout cela ? Ô moi ! Ô vie ! ». Réponse : que tu es ici, que la vie existe, et l'identité. Que le spectacle continue et que tu peux y apporter ta rime. Que le spectacle continue et que tu peux y apporter ta rime... Quelle sera votre rime ? »

Bêtement, avec la naïveté crasse de mon adolescence, j’ouvrais les yeux et le monde s’éclairait. J’étais poète, moi aussi. Des mots en vrac dans des cahiers, des cris silencieux, de l’encre teintée de mon sang, au moins !

Ma rime compterait autant que celles des autres.

En janvier 1990, comme tout le monde, j’avais 15 ans ou à peu près.

Aujourd’hui, dix-huit plus tard, j’ai toujours 15 ans. Comme tout le monde. Mon cœur bat toujours aussi fort à l’écoute de certaines voix. Les mots comptent toujours autant, sans doute plus.
Sans doute, tout de même, un peu moins naïve. Quoique. Si je devais revoir le film aujourd’hui, je suis sûre que l’émotion serait de nouveau présente, mais je « tomberais » moins facilement dans ce sentimentalisme un peu excessif…
Les paysages du Vermont, eux, continueraient de me tendre les bras. J’irai, un jour.

Ma rime, elle, est restée secrète.

La poésie, ce sont ces petits textes que mes élèves déclament avec grand sérieux… Ils y mettent le ton, d’ailleurs… Mais je leur demande surtout d’y mettre leur cœur. Peu importe s’ils hésitent un peu, s’ils bredouillent… Si leurs yeux brillent ou que leur visage sourit, c’est gagné.
La poésie, je n’en lis pas tant que ça, finalement. Elle m’est cependant quotidienne.
Le professeur Keating, ô captain my captain, m’aura au moins appris ceci : « Peu importe ce que les autres vous diront : les mots et les idées ont la faculté de changer le monde. »

YAWP.
réactions : 153
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Voici les 153 dernières réactions à ce commentaire
 Date
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Rédacteur
 02/06/08 à 20h01
On va voir ça avec les copines.
Faut juste rassembler quelques sous-sous dans la po-poche
visiter la maison de Marguerite sur son île....je suis partante aussi !
Et Agrion qui m'avait dit monts et merveilles à propos des OPJ de l'Educ Nat avec leurs gros pistolets...
fjude a disparu ainsi que tous ses coms .
Me voir aussi belle en ce miroir pour peau de balle, ça fout la haine .
LA HAINE !
3e et 4e République, radical-socialiste, souvent Président du Conseil, adversaire de Mendès-France, symbole d'une certaine France des classes moyennes cultivées et modérées.
 02/06/08 à 16h33
Te voici toute belle et tu te plains ? pfffttt
 02/06/08 à 16h32
En cherchant l'auteur de la citation de Gadjo, j'ai trouvé celle-ci :

« La culture, c'est tout ce que l'homme a inventé pour rendre le monde vivable et la mort affrontable. » - Aimé Césaire

Joli, non ?
 02/06/08 à 16h29
Je n'aurais pas cru écrire cela un jour.
 02/06/08 à 15h11
Yes, I know !
(rendez-vous sur mon prochain com')...
Snifff, shampoing + brushing, snif....sert à rien....snif....vie de merde....snif...
 02/06/08 à 14h10
Ceci dit, je suis pas rentrée chez moi depuis hier, et je bosse... des fois, la liberté et la vie sot gaspillées à des conneries, j'te dis pas
l'auteur d'une phrase restée en notre mémoire.
 02/06/08 à 11h25
Hier à 13 h 07 j'ai écrit ceci :

"[...] un visage aux traits d'une finesse presque douloureuse ? Si c'est bien de lui qu'il s'agit, c'était mon préféré dans le film, qui m'a marquée, moi aussi."

Je me suis réveillée ce matin en proie à un doute terrible.

Vérification faite, Alain-Fournier décrit Yvonne de Galais en ces termes :

"Meaulnes eut le temps d'apercevoir, sous une lourde chevelure blonde, un visage aux traits un peu courts, mais dessinés avec une finesse presque douloureuse".

J'aurais bien aimé que cette expression soit de moi mais ce n'est pas le cas, tra la la.

Je la restitue donc à son auteur la tête basse et le rouge de la honte au front.

La mémoire nous joue des tours. Je me souviens maintenant que ces termes m'étaient venus à l'esprit en voyant le film. Mais à l'époque, je savais qui les avait écrits.

S'il s'était agi d'un vers un peu connu, je suis certaine que mon "emprunt" aurait été vite débusqué.

Nunuche, si vous voulez, mais "aware". Niark
 02/06/08 à 11h22
douce86
 02/06/08 à 11h12
Comment ne pas profiter de l'occasion pour rendre ici-même hommage à Kurt Schwitters et à son poème Ursonate de 1932 :

Fümms bö wö tää zää Uu,
pögiff,
kwii Ee.
Oooooooooooooooooooooooo,
dll rrrrr beeeee bö
dll rrrrr beeeee bö fümms bö,
rrrrr beeeee bö fümms bö wö,
beeeee bö fümms bö wö tää,
bö fümms bö wö tää zää,
fümms bö wö tää zää Uu:

C'était juste un extrait... Dingue, non ?!
 02/06/08 à 10h42
Je partage entièrement votre avis. J'attends même d'un livre ou d'un film qu'il me "hante" si possible. Mais peu le font. C'est lorsque c'est le cas que je me dis que c'est un chef-d'oeuvre, à mes yeux en tout cas.
 02/06/08 à 10h39
"Billy Elliot" est d'un tout autre calibre, je suis d'accord avec vous. Je n'hésite pas à écrire qu'il s'agit d'un chef-d'oeuvre. Cela ne retire rien aux mérites du "Cercle des poètes disparus".

Cette scène est géniale en effet et ce n'est pas la seule.
 02/06/08 à 08h51
PaulTergeist
 02/06/08 à 08h42
PaulTergeist
"Billy Elliot" est bien supérieur.

Je pense à la scène géniale où le gamin et la gamine marchent dans la rue, pris par leur conversation, l'un des deux promenant un bâton sur une grille blong-blong-blong-blong-blong-blong-blong-blong-blong-blong ! Puis sans qu'il s'en aperçoivent ils passent devant une haie de policiers en tenue anti-émeute et
blong-blong-blong-blong-blong-blong-blong-blong-blong-blong ! sur les boucliers !
j'ai été très touchée par ce film. Qi'il soit bon ou mauvais, pour moi, c'est un film dont je me souvient bien, et c'est le critère pour me dire que je l'ai trouvé efficace.

Ce que j'attend d'un film, c'est qu'il me donne de l'émotion et qu'il continue à vivre dans ma tête pendant quelques jours. S'il s'inscrit dans ma mémoire, c'est qu'il a sonné juste dans mon coeur...

Ado ou pas ado, je m'en tape. Pourquoi a t'il résonné ainsi, sans doute parcequ'il touchait quelque chose qui a du sens pour moi. Au dela du goût des mots, de la philosophie et de la transmission, j'ai adoré ce professeur qui animait l'idéalisme de ses élèves et leur permettait de se sentir enfin vivants dans un carcan scolaire et social formaté et enfermant.

Il a donné du sens à l'apprentissage en leur ouvrant l'esprit jusqu'à les autoriser à agir... Beau message non?
Merdre, c'est quand même là qu'avait choisi de vivre Marguerite Yourcenar, ça doit pas être crade, le Vermont !
Alleye, dis oui, dis oui dis oui !
 02/06/08 à 07h22
c'est du lourd, ça (le com, et la causerie y afférente) !

bon, sinon, c'est pas pour les mêmes raisons mais le Vermont, moi aussi, un jour. Avec toi, si tu veux : on déclamera dans le bruit des torrents
 01/06/08 à 23h42
J'avais déjà entendu parler de cet étrange personnage (c'est un euphémisme).

Tous aux abris ! Il risque d'envoyer toutes les polices de France et de Navarre à nos trousses.
 01/06/08 à 23h29
Je vous crois volontiers lorsque vous écrivez que vous n'avez jamais voté LCR.

En ce qui me concerne, je ne vote (LCR) avec plaisir qu'au premier tour. A mes yeux, de nos jours, la seule gauche est la gauche extrême.

Je n'ai voté qu'une fois à droite de ma vie et cela n'a pas été de gaité de coeur. Mais c'était pour barrer la route à le pen (pas de majuscules pour ce tout petit monsieur, j'espère que Vertigo comprendra ).

Votre vote communiste et votre soutien financier au PC me surprennent quelque peu. J'avoue que je m'y perds un peu, là. Vous voyez que je ne suis pas la seule à défendre des idées qui peuvent paraître contradictoires (cf. l'une de vos réactions au commentaire de Brunooz).

Sachez que je respecte vos opinions lorsqu'elles ne sont pas réactionnaires.
et grâce à messieurs Lagarde et Michard, j'avais tout plein de références à aller chercher dans ma biblio de quartier.

Merci Pif, tu me rappelles mes 15 ans...
 01/06/08 à 23h18
Les éphèbes en question pourraient peut-être aussi agiter délicatement des feuilles de palmier au-dessus de ton hamac tout en ondulant, tant qu'à faire.

Je flashe davantage sur les voiles mordorés que sur tes éphèbes. C'est une jolie image.

Sacrée Pif.ine, tu es impayable, j't'assure !
Je m'étais pomponnée pour demain ( jour où les OPJ des R.G. du RAID et du GIGN devaient débarquer pour me torturer et peut-être même me violer, et c'est reporté à mardi prochain !
Un shampoing - brushing pour rien, au prix que ça coûte ! ;-(

( http://www.pointscommuns.com/lao-she-commentaire-lecture-69653.html pour affranchir les ceusses qui veulent s'inscrire à la grande rafle, c'est gratuit et sans obligation d'achat )
J'y crois pas .
La même qu'Echtelion .
Monde de merde .
 01/06/08 à 22h16
sauf que j'avais déjà bien plus que 15 ans, ça doit venir de ça.
J'ai eu mes nunucheries à 15 ans, et même après, j'excelle en la matière
à chaque âge sa nunucherie
 01/06/08 à 21h47
c'est une quête au profit de la poésie ascensionnelle
 01/06/08 à 21h45
 01/06/08 à 21h44
et aussi la couette, l'aoïli...
mais j'ai pas trop aimé le film
nunuche pour le coup, pour de vrai
LCR, jamais, centriste, non plus!
Le bruit de l'Alfa, un de mes regrets! Mon roadster est rigolo mais fait un bruit de casserole.
 01/06/08 à 21h42
Mes hommages. Belle nuit à vous !
c'est bon, le bruit d'un beau moteur, un verre de monthélie, d'être nunuche,
quoi d'autre encore??
Je crois que je vais aller me pâmer sous ma couette, tiens, ça m'occupera.
En songeant à des éphèbes derrières des voiles mordorés ondulant au gré de la brise céleste...
 01/06/08 à 21h39
incorrigible
En tant que mon idole préférée, votre "ma nunuche patience" n'a pas le droit de faiblir.
Allez Pif', je commande la totale !
 01/06/08 à 21h37
incorrigible
Après avoir "voté Mitterrand, Chirac, Sarkozy, après avoir cru à l'Algérie française", je comprends
Allez, encore un verre, moi aussi j'ai adoré roulé en Alfa, juste pour le bruit, inimitable
 01/06/08 à 21h35
Je préférerais me faire moinesse plutôt que de voter Sarko !

Essayez de voter LCR un jour, juste pour voir l'effet que ça fait. Vous prendrez un sacré coup de jeune, vous verrez !
mais ma nunuche patience commence à faiblir... Alors le Volapük attendra.
 01/06/08 à 21h33
"je vais aller déclamer du Volapük debout sur ma table de cuisine"

Je voudrais bien voir ça ! L'image est plaisante à souhait.
 01/06/08 à 21h32
longtemps - j'ai voté Mitterrand, Chirac, Sarkozy, après avoir cru à l'Algérie française, y a du boulot pour m'égaler!!
 01/06/08 à 21h31
incorrigible
je le supputais que lors de vos séjours marseilais vous évitiez l'ail...
Mais, comment faites-vous ?
.. alors moi je veux bien me faire papesse !
réfléchir à votre texte ; très bon Monthélie, le Bourgogne rouge le plus féminin, savouré sur mon balcon - sans viagra, je le réserve pour le jour où nous nous rencontrerons - pas l'ail, de grâce!
 01/06/08 à 21h29
En qualité de Nunuche, j'ai bien l'honneur de vous saluer.

Ceci dit "Les Quatre cents coups" est un chef-d'oeuvre intemporel.
De quoi tu parles, Belles Feuilles ? Quels MP ??

toi, je devrais de détester apres tout le mal que tu as dis sur moi en MP, envoyés à certaine, mais j'aime la façon dont tu écris , j'espère que c'est la même que celle que tu respires
 01/06/08 à 21h20
incorrigible
C'est mieux que le viagra et la vitamine !
Et m'emmerdez pas avec les relents. À deux, ça s'annule !
Il t'a fallu presque 8 heures pour trouver le mot "nunucherie" ? Arrête le Viagra et prends juste de la vitamine, ça marche pas mal...
des "quatre cents coups" par exemple.
je me délecterai de tout ça très bientôt...

pour le cas où on mourrait pas toutes les deux en même temps, je tiens à le dire haut et fort :

FJUDE M'A TUER........ garglgarglgarl... (flots de sang anticipatoires dans la bouche)

bonne dernière soirée ma grande
 01/06/08 à 20h39
Remarque, change rien, ça te va bien...
 01/06/08 à 20h30
Je boude.
Na.
 01/06/08 à 20h27
On la veut la logorrhée...
moi je crois que je vais aller déclamer du Volapük debout sur ma table de cuisine ! Ou vous dénoncer à un sénateur PS du Loiret ! Ou écrire une longue logorrhée poétique pseudo-érotique vantant les amours de la blonde Hypophysa et son chevalier en armure brillante...


Argh.
PCC rend fou, c'est officiel.
 01/06/08 à 20h14
Et j'ai pas dit que c'était mon film culte, comment que tu déformes pas, toi...

J'ai juste voulu dire que j'aimais un peu la poésie, et que oui, très franchement, ce film m'a permis de découvrir des textes et des auteurs que je ne connaissais pas... C'est donc si grave que ça ?
Quant à être scout, je crois que ça risque de pas être possible du tout, là. Faut pas être baptisée, un peu ? Ou croire vaguement ?
 01/06/08 à 20h12
L'amour, je veux bien, mais découvrir la poésie à 15 ans et via Robin Williams, en outre, moi, perso, à ta place, je ferais museau, comme dit mon loup préféré...Ton film culte, en outre, je le trouve bien rangé des voitures...T'a été scout et tu le disais pas, c'est ça?
Eh bé, j'crois que j'ai loupé quelque chose. Faut que je me trouve le DVD dare-dare avant que je sorte de l'adolescence ! Merci : j'adore qu'on me donne envie !
 01/06/08 à 17h55
elleinad
plusieurs fois ... et je ne m'en lasse pas ...

"mettre en déroute tout ce qui n'était pas la vie , pour ne pas découvrir , à l'heure de ma mort , que je n'avais pas vécu "

merci pif
http://fr.youtube.com/watch?v=j76YG0XVHY0
 01/06/08 à 15h35
Jeune, moi ? jamais !!!
Vertichéri !
 01/06/08 à 15h07
J'avais 16 ans, moi, madâââme !
J'ai vu ce film, ça m'a gonflé : GNANGNAN !

Sauf que nous, au lycée, on avait des couilles (même les filles), alors on est quand même monté sur les tables. En cours de latin... le prof a pas tout compris, alors on n'a pas tardé à redescendre
 01/06/08 à 14h54
Nous sommes d'accord sur ce point. Je l'ai dit beaucoup plus bas d'ailleurs.
 01/06/08 à 14h53
westfarmer
Écoutez ce que dit Whitman : « Ô moi ! Ô vie !... Ces questions qui me hantent, ces cortèges sans fin d'incrédules, ces villes peuplées de fous.

Je suis heureux d'apprendre que je ne fais pas parties des "fous"
 01/06/08 à 14h52
westfarmer
 01/06/08 à 14h50
mais j'ai un tant soit peu d'orgueil, moi !
"relativement" sobre, dans celui-là, je trouve... Et il a pas de perruque, bel effort !
 01/06/08 à 14h47
par les temps qui courent, ton journal doit pas forcément être pire que certaines "oeuvres" posées ici...
 01/06/08 à 14h47
PaulTergeist
a tendance à en faire des tonnes. Un petit peu tout le temps Doubtfire.
 01/06/08 à 14h46
C'est moi, qui t'ai grillée. Mais c'est rageant, je sais.
Je me vengerai.
Je sais pas quand ni comment, mais ce sera terrible !
 01/06/08 à 14h45
Décidément, c'est pas ton jour ! Sorry...
 01/06/08 à 14h45
 01/06/08 à 14h45
figure-toi qu'en cherchant un tout petit peu, je pourrais facilement retrouver ce que j'ai écrit à mon journal intime le soir même, après avoir vu le film. Mais je vous épargnerai ça ! La poésie n'excuse pas tous les débordements !
 01/06/08 à 14h44
ok, ok.
 01/06/08 à 14h43


moi j'ai vomi sur papier à ma meilleure amie toutes les "reflexions" sans doute passionantes que ça m'inspirait^^

j'aime bcp ce com' pifette
le mérite de faire découvrir de sacrées pointures anglophones, non ?
Parce que l'ovale des poètes disparus, c'est l'équipe de France de Rugby ...
================== >
 01/06/08 à 14h39
Curieusement, je croyais me souvenir qu'il s'était noyé.
 01/06/08 à 14h38
Merci Pif.ine. Je m'en souviens maintenant. C'est la partie du film que je préfère. Je n'ai pas honte de dire que cela m'a bouleversée. Et pourtant, j'étais très largement adulte.
 01/06/08 à 14h36
Je partage ton opinion. On peut y croire à l'adolescence et continuer à y croire en faisant tout son possible pour contribuer à ce que le monde change un jour.

Ce n'est qu'un début, continuons le combat !
et que son père, psycho-rigide au possible, s'y oppose.
Il joue, malgré l'interdiction paternelle, une fois "Le songe d'une nuit d'été", c'est le succès, l'extase... et il se tire une balle dans la tête le soir même.
 01/06/08 à 14h33
Je ne me souviens plus pourquoi il se suicide, en revanche...

Bon, je crois qu'il vaut mieux que je me sauve...
 01/06/08 à 14h32
Eh bien moi, personnellement, j'ai vu "Requiem..." et cela ne m'a fait ni chaud ni froid... Question d'âge, de timing ? J'en sais rien. Mais comme quoi, chacun est sensible à certaines choses, et pas tout le temps !

Je ne vois toujours pas bien en quoi "Le cercle..." est une arnaque : parce qu'il laisse croire/espérer aux jeunes qu'ils vont pouvoir changer le monde et ses injustices ?
Mais si on n'y croit pas à l'adolescence... on y croit quand ?
Parce qu'évidemment, j'ai bien conscience que dans le fond, ni les mots ni les idées ne changeront le monde sans l'appui du pouvoir, de l'argent, parfois des armes... mais c'est un début, non ?
 01/06/08 à 14h32
Je comprends vite mais il faut m'expliquer longtemps.
 01/06/08 à 14h31
J'ai la tête dure. Je sais ça aussi.
 01/06/08 à 14h30
Oui, c'est bien Neil.

Ce sont les prénoms que j'avais mélangés, mais je me souviens relativement bien de l'histoire.

Merci pour votre patience à toutes les deux. Il en faut avec moi, je sais. ;-(
 01/06/08 à 14h29
non, c'est pas condescendant. Mais c'est, effectivement, un soulagement: je pense que ce film est une arnaque.

Ma fille a découvert The Misfits et les deux sont fascinés par Requiem For A Dream: je préfère, franchement.
 01/06/08 à 14h28
Je crois que c'est celui qui est accroupi au milieu avec un pull en V et une cravate.

http://www.allocine.fr/film/galerievignette_gen_cfilm=5280&cmediafichier=1846
2091.html


Neil (première photo) se suicide.
Todd (deuxième photo) ne se suicide pas. Il est le premier à monter sur sa table quand Keating est viré.
 01/06/08 à 14h21
C'est le premier, Neil donc. Ce n'est pas celui qui se suicide, tu es sûre ?

Merci beaucoup Arba.
 01/06/08 à 14h19
Mes quinze ans étaient loin derrière moi lorsque j'ai vu le film. Et pourtant, je crois l'avoir compris et je suis certaine de l'avoir aimé.

L'histoire du jeune personnage qui se suicide m'a touchée. La sensibilité et la finesse de l'interprétation de cet acteur m'ont marquée, autant que ses traits.

Je ne raffole pas de l'acteur principal qui en fait souvent des tonnes mais le personnage du professeur est bien sympathique. J'aime beaucoup son sens très particulier de la pédagogie.
 01/06/08 à 14h18
je ne pense pas que Peter Weir ait eu un seul instant l'intention (la prétention ?) de faire un film "intello"... C'est quoi, d'ailleurs, un film "intello" ? Pourquoi vouloir toujours tout ranger dans des petites boîtes avec des étiquettes dessus ?
Je l'avais bien aimé, sans plus. Mais j'ai voué pendant longtemps au réalisateur une grande reconnaissance : grâce à lui, les élèves non seulement avaient retenu deux mots en latin, mais en plus ils en connaissaient la signification !
démago et grandiloquent sans doute, mais il laisse un goût d'idéal...
 01/06/08 à 14h15
On va y arriver !
 01/06/08 à 14h14
Arba
 01/06/08 à 14h12