Aix-en-Provence, le 23 octobre 2007
Monsieur le Préfet,
J'aimerais vous faire part de mon étonnement (le mot est faible) concernant l'accès au permis de conduire, ramené bien évidemment ici au seul cas de mon fils, 22 ans, qui le passe actuellement, enfin qui tente de le passer...
Ayant échoué quatre fois pour des raisons que je ne connais pas, hormis la première où il lui avait été reproché un petit excès de vitesse sur une bretelle d'autoroute, il s'est présenté au mois de juin pour la cinquième fois, un peu plus confiant que les quatre précédentes. En effet, entre la première et la cinquième fois il a, selon les dires de sa monitrice, fait d'énormes progrès, et il fait aujourd'hui preuve de davantage de maîtrise et de prudence.
Donc, revenons à ce jour du mois de juin... Lorsque son examen de conduite prend fin, il descend du véhicule suivi de sa monitrice qui le félicite en lui disant qu'il a effectué un parcours sans faute, et c'est ainsi qu'ils se mettent à penser tous deux que le résultat sera positif. Quelques jours plus tard, la mauvaise nouvelle arrive : recalé ! La raison : trop prudent. Pas dangereux n'est-ce-pas, trop prudent : petite hésitation à doubler un véhicule en centre ville. Et dire que l'on reproche aux jeunes leurs excès de vitesse...
Evidemment, mon fils le premier, moi-même et la monitrice sommes non seulement surpris mais carrément écoeurés, excusez-moi du terme mais c'est celui qui convient le mieux à mon sens, pour la raison suivante : l'inspecteur savait, enfin je le suppose, que cette cinquième fois était très importante pour lui puisqu'un nouvel échec le conduisait tout droit à repasser le code ! Ce que j'ignorais d'ailleurs et que j'ai appris à cette occasion. D'ailleurs à ce propos, je me demande quel rapport existe entre son échec à la conduite (sans faute commise au regard du code de la route) et le fait qu'il ait à repasser le code (vous me feriez grand plaisir en m'éclairant sur ce point précis afin que je comprenne mieux les raisons d'une telle obligation, parce qu'il me semble alors que bien d'autres conducteurs chevronnés qui l'ont acquis il y a 30 ans auraient bien besoin sinon de le repasser, au moins d'une bonne révision...).
Pour ajouter un peu d'eau à mon moulin, j'apprends quelques jours plus tard avec un vif étonnement que la fille d'une de mes amies, tout juste âgée de 18 ans, vient d'obtenir son permis, ayant craint pourtant de ne pas l'avoir étant donné qu'elle avait fait un refus de priorité à droite !!!!!
Avouez quand même qu'il y a de quoi s'étonner. La jeune fille est jolie il faut dire, et souriante... Du coup j'en viens à douter de l'intégrité des inspecteurs, voyez.
Bon, juin passe... Voici Juillet. Mon fils part en révision... Et se réinscrit à l'examen du code auquel il se présente le mardi 10 juillet à la mairie annexe du Pont de l'Arc. L'examinatrice lui indique la dernière table au fond de la salle. Gêné par le côté sombre de la pièce et le manque de visibilité de l'écran, il décide d'approcher un peu sa table sans demander la permission, ce qui est certainement une erreur, mais cela n'aurait jamais dû entraîner la suite des événements. L'examinatrice, en colère, le renvoie au fond de la salle. Il obtempère mais la prévient gentillement qu'il se rapprochera tout de même avant le début des diapos pour des questions de commodité, comme je l'ai déjà dit, ce qui ne plaira évidemment pas à Mme....
Vérification des identités... Pas de problème pour mon fils (c'est déjà ça) mais pour deux autres élèves qui se verront refuser l'accès à l'examen : ils se présentaient avec une carte de séjour. Une des deux élèves est décontenancée et mon fils, qui a suivi les cours de code avec elle, tente de s'immiscer dans la discussion cependant qu'il n'insistera pas longtemps étant donné la précarité de sa situation, juste une petite embardée, une sorte de dérapage contrôlé, si j'ose dire. Ceci dit, Mme.... a tout de même eu le temps de lui dire "De quoi vous mêlez-vous, occupez-vous donc de vos affaires". En cela elle n'a pas tort, il aurait dû rester à sa place, il a déjà assez des siennes, d'affaires !
Fin de l'examen. Mon fils est reçu. OUF ! Dans sa tête en quelques secondes, c'est bien sûr la porte ouverte à la conduite pour peu qu'il ait le temps de s'installer au volant.
Que nenni ! Voilà-t-il pas que Mme......... refuse de lui donner son dossier ! Stupéfaction de mon fils qui ne comprend pas ce qu'il se passe. Dans l'après-midi il se rend donc à l'auto école pour savoir ce qu'il faut faire, et quand il aurait accès à son dossier pour en finir au plus vite avec ce foutu permis ! (enfin là c'est moi qui en rajoute hein, mais j'imagine que dans sa tête, on devait en être à peu près là...). La responsable de l'auto école, fort gênée, ne peut s'engager sur rien, ne sachant pas elle-même de quoi il en retourne.
Moi j'appelle ça de l'abus de pouvoir, et la suite me le confirmera.
Tout ce qui est relaté ici, tant au niveau de l'épreuve de conduite que de l'examen du code, m'a non seulement été raconté par mon fils mais également confirmé par sa monitrice et la responsable de l'auto école qui se trouvaient l'une ou l'autre en sa présence quand ont eu lieu ces différents événements.
Nous avons laissé passer le mois de juillet, puisque c'est ainsi qu'on nous l'a fait comprendre à l'auto école, on a donc freiné un peu nos ardeurs de réclamation et osé le point mort quelques temps. En attendant, mon fils ne pouvait évidemment pas reprendre le minimum de cours requis pour se présenter à la conduite (je m'abstiendrai de vous faire un compte détaillé des finances engagées depuis le début... Je suppose que vous connaissez les prix !).
Au mois d'août me voici à l'auto école, je décide de passer la première...
"Avez-vous pu récupérer le dossier de Yannick ?
- Heu... Le coursier doit aller à la Préfecture demain, je pense qu'il le ramènera. Appelez-moi en fin d'après-midi".
Ce que je fais...
"Alors ?
- Le dossier n'a pu être récupéré.
- ????? Et... Il est où, son dossier ?
- Je ne sais pas
- Vous ne savez pas ?
- Je pense que l'inspectrice l'a conservé.
- Elle a le droit ? dis-je avec stupéfaction
- Et bien oui, si elle considère qu'il y a un désaccord avec votre fils, elle met son dossier en attente."
Re point mort... Marche arrière.... Je laisse passer une quinzaine de jours et je récidive auprès de l'auto école : toujours pas de dossier en vue, "et puis vous comprenez Madame, comme ce sont les vacances, il va falloir attendre la rentrée".
Et bien non je n'attendrai pas la rentrée. J'appelle "La défense du consommateur" de ma région et raconte toute l'histoire à la responsable, qui me dit :
"Savez-vous s'il existe un courrier de l'inspectrice, je veux dire est-ce que ce qu'elle reproche à votre fils a été consigné quelque part, au moins dans son dossier ?
- Je ne sais pas, je ne crois pas.
- Ce n'est pas normal. Je vous conseille d'appeler la Préfecture, et d'essayer de savoir s'il existe un écrit de sa part, c'est obligatoire dans ce genre de situations".
Appel à la Préfecture, mi août, service des permis de conduire. Je raconte... Le Monsieur est aimable et semble vouloir m'aider à y voir clair. Il me demande l'identité de mon fils pour vérifier s'il a, ou s'il a eu, son dossier en main. Rien. Aucune trace de Yannick..... Il a l'air surpris, me conseille d'appeler la DDE, et me donne le numéro de téléphone du service des répartitions. Appel à la DDE. Là aussi, un monsieur fort aimable me répond et prend le temps de m'expliquer que tous les dossiers litigieux passent par lui et que si celui de mon fils l'avait été, il aurait eu à le convoquer pour qu'il fasse, en sa présence, un courrier d'excuses à l'inspectrice. Il me demande donc le nom de mon fils.... Rien. Aucune trace de Yannick............ Ce monsieur a l'air bien surpris de tout ça mais ne peut rien faire, sauf à me renvoyer vers l'auto école, en roue libre...
La seule explication serait que l'inspectrice ait conservé le dossier chez elle durant tout l'été ! Cela me paraît complètement incroyable, et pourtant....
Je rappelle l'auto école (à laquelle je n'ai absolument rien à reprocher d'ailleurs, ils subissent tout comme nous la situation) en leur signifiant que je vais porter plainte auprès de la Préfecture étant donné que personne ne sait rien sur rien et que c'est apparemment anormal. "Oui, mais ce sont les vacances, Madame, essayez d'attendre septembre".
J'obtempère, ralentis, point mort... D'accord, je prends mon mal en patience, je ronge mon frein, mise en veilleuse...
Voici le mois de septembre. Il a fallu que je fasse encore deux relances auprès de l'auto école pour qu'enfin le dossier réapparaisse, l'inspectrice ayant fini par le ramener. Peu d'explications là-dessus, je n'en saurai pas plus, ni son nom d'ailleurs puisqu'il n'est apparemment pas très utile que j'en ai connaissance. Les employés de l'auto école doivent avoir leurs raisons et je ne les blâme absolument pas, ils ont toujours été corrects et très chaleureux.
Pour finir, une dernière chose : en juillet, lorsqu'il a eu son code, la monitrice avait dit à mon fils qu'il pourrait éventuellement passer son permis en septembre, mais comme son dossier n'est "revenu" qu'en septembre, finalement il pourra peut-être éventuellement si tout se passe bien et s'il y a une date disponible, le passer vers décembre, voire... Début 2008 ! Parce que vous devez bien le savoir aussi, la priorité est donnée à ceux qui ne l'ont encore jamais passé, ce permis. Alors comme il en est à sa sixième fois, lui, il peut bien attendre encore un peu, et puis reprendre quelques leçons en attendant, histoire de se dépouiller un peu plus... Parce que plus le temps passe et plus on perd la main et plus il faut reprendre de leçons (CQFD).
Vous comprendrez, je l'espère de tout coeur, ce que cette mésaventure a de déstabilisant. Et se présenter une sixième fois après ça, et bien je donne pas cher de sa réussite à mon fils dans cette histoire, et je crains qu'il ne le rate encore une fois. Je crois surtout qu'il est en train de prier le Dieu de la route pour que la prochaine inspectrice ne soit pas celle qui a joué les fourmis cet été...
Ce que je souhaite au travers de cette lettre c'est, non pas porter plainte puisque je n'ai pas le nom de l'inspectrice (sinon je l'aurais sans doute fait), mais tout au moins signaler ce cas qui n'est peut-être pas isolé, et vous dire que je suis juste un peu en surchauffe !
Et je ne vous cache pas que j'ai cru bon de ranger précieusement les clés de mon ancien véhicule qui attend patiemment sur le parking que mon fils soit déclaré bon conducteur, parce que bien évidemment lui est venu un jour cette idée saugrenue que si ça continuait comme ça il allait conduire sans permis.
J'espère par ailleurs que vous ne vous offusquerez pas du langage peu conventionnel utilisé ici, mais un peu de sel sur la route quand l'hiver s'annonce froid, ça permet de dégeler certaines situations.
Je me tiens à votre disposition pour tout autre renseignement dont vous auriez besoin, et vous prie d'agréer, Monsieur le Préfet, l'expression de mes salutations distinguées.
Monsieur le Préfet,
J'aimerais vous faire part de mon étonnement (le mot est faible) concernant l'accès au permis de conduire, ramené bien évidemment ici au seul cas de mon fils, 22 ans, qui le passe actuellement, enfin qui tente de le passer...
Ayant échoué quatre fois pour des raisons que je ne connais pas, hormis la première où il lui avait été reproché un petit excès de vitesse sur une bretelle d'autoroute, il s'est présenté au mois de juin pour la cinquième fois, un peu plus confiant que les quatre précédentes. En effet, entre la première et la cinquième fois il a, selon les dires de sa monitrice, fait d'énormes progrès, et il fait aujourd'hui preuve de davantage de maîtrise et de prudence.
Donc, revenons à ce jour du mois de juin... Lorsque son examen de conduite prend fin, il descend du véhicule suivi de sa monitrice qui le félicite en lui disant qu'il a effectué un parcours sans faute, et c'est ainsi qu'ils se mettent à penser tous deux que le résultat sera positif. Quelques jours plus tard, la mauvaise nouvelle arrive : recalé ! La raison : trop prudent. Pas dangereux n'est-ce-pas, trop prudent : petite hésitation à doubler un véhicule en centre ville. Et dire que l'on reproche aux jeunes leurs excès de vitesse...
Evidemment, mon fils le premier, moi-même et la monitrice sommes non seulement surpris mais carrément écoeurés, excusez-moi du terme mais c'est celui qui convient le mieux à mon sens, pour la raison suivante : l'inspecteur savait, enfin je le suppose, que cette cinquième fois était très importante pour lui puisqu'un nouvel échec le conduisait tout droit à repasser le code ! Ce que j'ignorais d'ailleurs et que j'ai appris à cette occasion. D'ailleurs à ce propos, je me demande quel rapport existe entre son échec à la conduite (sans faute commise au regard du code de la route) et le fait qu'il ait à repasser le code (vous me feriez grand plaisir en m'éclairant sur ce point précis afin que je comprenne mieux les raisons d'une telle obligation, parce qu'il me semble alors que bien d'autres conducteurs chevronnés qui l'ont acquis il y a 30 ans auraient bien besoin sinon de le repasser, au moins d'une bonne révision...).
Pour ajouter un peu d'eau à mon moulin, j'apprends quelques jours plus tard avec un vif étonnement que la fille d'une de mes amies, tout juste âgée de 18 ans, vient d'obtenir son permis, ayant craint pourtant de ne pas l'avoir étant donné qu'elle avait fait un refus de priorité à droite !!!!!
Avouez quand même qu'il y a de quoi s'étonner. La jeune fille est jolie il faut dire, et souriante... Du coup j'en viens à douter de l'intégrité des inspecteurs, voyez.
Bon, juin passe... Voici Juillet. Mon fils part en révision... Et se réinscrit à l'examen du code auquel il se présente le mardi 10 juillet à la mairie annexe du Pont de l'Arc. L'examinatrice lui indique la dernière table au fond de la salle. Gêné par le côté sombre de la pièce et le manque de visibilité de l'écran, il décide d'approcher un peu sa table sans demander la permission, ce qui est certainement une erreur, mais cela n'aurait jamais dû entraîner la suite des événements. L'examinatrice, en colère, le renvoie au fond de la salle. Il obtempère mais la prévient gentillement qu'il se rapprochera tout de même avant le début des diapos pour des questions de commodité, comme je l'ai déjà dit, ce qui ne plaira évidemment pas à Mme....
Vérification des identités... Pas de problème pour mon fils (c'est déjà ça) mais pour deux autres élèves qui se verront refuser l'accès à l'examen : ils se présentaient avec une carte de séjour. Une des deux élèves est décontenancée et mon fils, qui a suivi les cours de code avec elle, tente de s'immiscer dans la discussion cependant qu'il n'insistera pas longtemps étant donné la précarité de sa situation, juste une petite embardée, une sorte de dérapage contrôlé, si j'ose dire. Ceci dit, Mme.... a tout de même eu le temps de lui dire "De quoi vous mêlez-vous, occupez-vous donc de vos affaires". En cela elle n'a pas tort, il aurait dû rester à sa place, il a déjà assez des siennes, d'affaires !
Fin de l'examen. Mon fils est reçu. OUF ! Dans sa tête en quelques secondes, c'est bien sûr la porte ouverte à la conduite pour peu qu'il ait le temps de s'installer au volant.
Que nenni ! Voilà-t-il pas que Mme......... refuse de lui donner son dossier ! Stupéfaction de mon fils qui ne comprend pas ce qu'il se passe. Dans l'après-midi il se rend donc à l'auto école pour savoir ce qu'il faut faire, et quand il aurait accès à son dossier pour en finir au plus vite avec ce foutu permis ! (enfin là c'est moi qui en rajoute hein, mais j'imagine que dans sa tête, on devait en être à peu près là...). La responsable de l'auto école, fort gênée, ne peut s'engager sur rien, ne sachant pas elle-même de quoi il en retourne.
Moi j'appelle ça de l'abus de pouvoir, et la suite me le confirmera.
Tout ce qui est relaté ici, tant au niveau de l'épreuve de conduite que de l'examen du code, m'a non seulement été raconté par mon fils mais également confirmé par sa monitrice et la responsable de l'auto école qui se trouvaient l'une ou l'autre en sa présence quand ont eu lieu ces différents événements.
Nous avons laissé passer le mois de juillet, puisque c'est ainsi qu'on nous l'a fait comprendre à l'auto école, on a donc freiné un peu nos ardeurs de réclamation et osé le point mort quelques temps. En attendant, mon fils ne pouvait évidemment pas reprendre le minimum de cours requis pour se présenter à la conduite (je m'abstiendrai de vous faire un compte détaillé des finances engagées depuis le début... Je suppose que vous connaissez les prix !).
Au mois d'août me voici à l'auto école, je décide de passer la première...
"Avez-vous pu récupérer le dossier de Yannick ?
- Heu... Le coursier doit aller à la Préfecture demain, je pense qu'il le ramènera. Appelez-moi en fin d'après-midi".
Ce que je fais...
"Alors ?
- Le dossier n'a pu être récupéré.
- ????? Et... Il est où, son dossier ?
- Je ne sais pas
- Vous ne savez pas ?
- Je pense que l'inspectrice l'a conservé.
- Elle a le droit ? dis-je avec stupéfaction
- Et bien oui, si elle considère qu'il y a un désaccord avec votre fils, elle met son dossier en attente."
Re point mort... Marche arrière.... Je laisse passer une quinzaine de jours et je récidive auprès de l'auto école : toujours pas de dossier en vue, "et puis vous comprenez Madame, comme ce sont les vacances, il va falloir attendre la rentrée".
Et bien non je n'attendrai pas la rentrée. J'appelle "La défense du consommateur" de ma région et raconte toute l'histoire à la responsable, qui me dit :
"Savez-vous s'il existe un courrier de l'inspectrice, je veux dire est-ce que ce qu'elle reproche à votre fils a été consigné quelque part, au moins dans son dossier ?
- Je ne sais pas, je ne crois pas.
- Ce n'est pas normal. Je vous conseille d'appeler la Préfecture, et d'essayer de savoir s'il existe un écrit de sa part, c'est obligatoire dans ce genre de situations".
Appel à la Préfecture, mi août, service des permis de conduire. Je raconte... Le Monsieur est aimable et semble vouloir m'aider à y voir clair. Il me demande l'identité de mon fils pour vérifier s'il a, ou s'il a eu, son dossier en main. Rien. Aucune trace de Yannick..... Il a l'air surpris, me conseille d'appeler la DDE, et me donne le numéro de téléphone du service des répartitions. Appel à la DDE. Là aussi, un monsieur fort aimable me répond et prend le temps de m'expliquer que tous les dossiers litigieux passent par lui et que si celui de mon fils l'avait été, il aurait eu à le convoquer pour qu'il fasse, en sa présence, un courrier d'excuses à l'inspectrice. Il me demande donc le nom de mon fils.... Rien. Aucune trace de Yannick............ Ce monsieur a l'air bien surpris de tout ça mais ne peut rien faire, sauf à me renvoyer vers l'auto école, en roue libre...
La seule explication serait que l'inspectrice ait conservé le dossier chez elle durant tout l'été ! Cela me paraît complètement incroyable, et pourtant....
Je rappelle l'auto école (à laquelle je n'ai absolument rien à reprocher d'ailleurs, ils subissent tout comme nous la situation) en leur signifiant que je vais porter plainte auprès de la Préfecture étant donné que personne ne sait rien sur rien et que c'est apparemment anormal. "Oui, mais ce sont les vacances, Madame, essayez d'attendre septembre".
J'obtempère, ralentis, point mort... D'accord, je prends mon mal en patience, je ronge mon frein, mise en veilleuse...
Voici le mois de septembre. Il a fallu que je fasse encore deux relances auprès de l'auto école pour qu'enfin le dossier réapparaisse, l'inspectrice ayant fini par le ramener. Peu d'explications là-dessus, je n'en saurai pas plus, ni son nom d'ailleurs puisqu'il n'est apparemment pas très utile que j'en ai connaissance. Les employés de l'auto école doivent avoir leurs raisons et je ne les blâme absolument pas, ils ont toujours été corrects et très chaleureux.
Pour finir, une dernière chose : en juillet, lorsqu'il a eu son code, la monitrice avait dit à mon fils qu'il pourrait éventuellement passer son permis en septembre, mais comme son dossier n'est "revenu" qu'en septembre, finalement il pourra peut-être éventuellement si tout se passe bien et s'il y a une date disponible, le passer vers décembre, voire... Début 2008 ! Parce que vous devez bien le savoir aussi, la priorité est donnée à ceux qui ne l'ont encore jamais passé, ce permis. Alors comme il en est à sa sixième fois, lui, il peut bien attendre encore un peu, et puis reprendre quelques leçons en attendant, histoire de se dépouiller un peu plus... Parce que plus le temps passe et plus on perd la main et plus il faut reprendre de leçons (CQFD).
Vous comprendrez, je l'espère de tout coeur, ce que cette mésaventure a de déstabilisant. Et se présenter une sixième fois après ça, et bien je donne pas cher de sa réussite à mon fils dans cette histoire, et je crains qu'il ne le rate encore une fois. Je crois surtout qu'il est en train de prier le Dieu de la route pour que la prochaine inspectrice ne soit pas celle qui a joué les fourmis cet été...
Ce que je souhaite au travers de cette lettre c'est, non pas porter plainte puisque je n'ai pas le nom de l'inspectrice (sinon je l'aurais sans doute fait), mais tout au moins signaler ce cas qui n'est peut-être pas isolé, et vous dire que je suis juste un peu en surchauffe !
Et je ne vous cache pas que j'ai cru bon de ranger précieusement les clés de mon ancien véhicule qui attend patiemment sur le parking que mon fils soit déclaré bon conducteur, parce que bien évidemment lui est venu un jour cette idée saugrenue que si ça continuait comme ça il allait conduire sans permis.
J'espère par ailleurs que vous ne vous offusquerez pas du langage peu conventionnel utilisé ici, mais un peu de sel sur la route quand l'hiver s'annonce froid, ça permet de dégeler certaines situations.
Je me tiens à votre disposition pour tout autre renseignement dont vous auriez besoin, et vous prie d'agréer, Monsieur le Préfet, l'expression de mes salutations distinguées.
réactions : 13
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Voici les 13 dernières réactions à ce commentaire
Date
Titre (cliquez pour lire)
Rédacteur
09/04/08 à 05h55
Il paraît que c'est un site de rencontres culturelles...
Pour le reste, merci... rolandbreche.
Pour le reste, merci... rolandbreche.
ce qu'une mère peut écrire pour son fils, mais où sont les préfets du site ?
Lorsque l'on s'est engagé dans une voie, le but est quand même d'aller jusqu'au bout.
En effet...
05/04/08 à 11h44
fussling
Voir: Kafka 

J'ai surtout fait ça pour me faire plaisir et exprimer ma colère, sachant très bien qu'il ne la lirait pas.
Merci de cette réaction, sirius69.
Cette lettre a été adressée au Préfet, je n'en attendais pas de réponse et je n'en ai bien sûr pas eue.
Il faut savoir que mon fils n'a pas été le seul à subir les foudres des deux inspectrices sévissant à Aix. Je ne saurais dire si nous avons été plusieurs à nous manifester, toujours est-il qu'un inspecteur est venu de Marseille en renfort au mois de janvier, et que plusieurs anciens élèves recalés sont repartis avec le permis...
Cette lettre a été adressée au Préfet, je n'en attendais pas de réponse et je n'en ai bien sûr pas eue.
Il faut savoir que mon fils n'a pas été le seul à subir les foudres des deux inspectrices sévissant à Aix. Je ne saurais dire si nous avons été plusieurs à nous manifester, toujours est-il qu'un inspecteur est venu de Marseille en renfort au mois de janvier, et que plusieurs anciens élèves recalés sont repartis avec le permis...
le faire précéder d'un bref résumé.
faute de quoi, il est certain que le préfet ne lira jamais ta longue lettre, pas plus que ses collaborateurs.
faute de quoi, il est certain que le préfet ne lira jamais ta longue lettre, pas plus que ses collaborateurs.
Le préfet est à la croisée des chemins.Un préfet peut sinon se surpasser..au
moins 'se' dépasser et savoir lire !
Tiens une piste
Je crois qu'il existe dans la presse locale des tribunes libres pour les lecteurs et parfois ce courrier aide au déblocage certains n'aiment pas la publication et la
publicité sur leur aire de circulation.
moins 'se' dépasser et savoir lire !
Tiens une piste
Je crois qu'il existe dans la presse locale des tribunes libres pour les lecteurs et parfois ce courrier aide au déblocage certains n'aiment pas la publication et la
publicité sur leur aire de circulation.


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Phylisse
publié le 4 avril 08