Quelle frustration ! Double frustration : frustration de lire un roman où c'est vers la fin seulement que l'histoire devient intéressante, et frustration face à l'illusion avec laquelle les lecteurs du Maître des illusions (sic), son génial premier opus, attendaient sa prochaine publication.
La seule chose que je suis disposé à accorder à l'auteur est que le challenge était difficile à relever. Donna Tartt a passé dix années à écrire Le Maître des Illusions.
Un Jeu d'Enfants commençait bien. Le meurtre non résolu d'un enfant et une soeur décidée à lui faire justice douze années plus tard. Il est clair que Donna Tartt puise la majorité des éléments relative à la famille protagoniste du livre de sa propre vie. On ne lui en tiendra pas rigueur (c'est le cas d'à peu près tous les auteurs); toutefois, on aurait souhaité que la biographie de Donna Tartt fusse d'une qualité événementielle supérieure, ca aurait donné un roman sans doute plus inspiré, donc.
Là où l'auteur est malin, c'est qu'il parvient à laisser suffisamment le lecteur en haleine (mystère autour du décès horrible du petit Robin) pour que celui-ci tourne les pages les unes après les autres jusqu'à la fin (bon en tout cas c'est ce qu'il m'est arrivé).
Pour couronner le tout, l'intrigue principale tourne au vinaigre, et l'auteur décide de dresser une psychanalyse des personnages profondément inintéressante.
Ce qui me donne le plus de peine, c'est de voir sur la couverture du livre de l'édition anglaise (celle que j'ai lu) la quantité d'éloges provenant de tous les journaux prestigieux anglos-saxon. Jugez plutôt :
'Hypnotiseur' Daily telegraph
'Complétement enchanteur' Independent on Sunday
'Incriticable' Daily Mirror
'Destiné à devenir un espèce de classique littéraire' New York Times
'Vous lirez rarement quelque chose de meilleur' Gardien
etc.
Complot éditorialo-commercial, évidemment. Je ne vois pas d'autre explication. Si Donna Tartt cherche à devenir la prochaine Mary Higgins Clark, elle est en train d'y arriver. Et ce n'est pas un compliment.
La seule chose que je suis disposé à accorder à l'auteur est que le challenge était difficile à relever. Donna Tartt a passé dix années à écrire Le Maître des Illusions.
Un Jeu d'Enfants commençait bien. Le meurtre non résolu d'un enfant et une soeur décidée à lui faire justice douze années plus tard. Il est clair que Donna Tartt puise la majorité des éléments relative à la famille protagoniste du livre de sa propre vie. On ne lui en tiendra pas rigueur (c'est le cas d'à peu près tous les auteurs); toutefois, on aurait souhaité que la biographie de Donna Tartt fusse d'une qualité événementielle supérieure, ca aurait donné un roman sans doute plus inspiré, donc.
Là où l'auteur est malin, c'est qu'il parvient à laisser suffisamment le lecteur en haleine (mystère autour du décès horrible du petit Robin) pour que celui-ci tourne les pages les unes après les autres jusqu'à la fin (bon en tout cas c'est ce qu'il m'est arrivé).
Pour couronner le tout, l'intrigue principale tourne au vinaigre, et l'auteur décide de dresser une psychanalyse des personnages profondément inintéressante.
Ce qui me donne le plus de peine, c'est de voir sur la couverture du livre de l'édition anglaise (celle que j'ai lu) la quantité d'éloges provenant de tous les journaux prestigieux anglos-saxon. Jugez plutôt :
'Hypnotiseur' Daily telegraph
'Complétement enchanteur' Independent on Sunday
'Incriticable' Daily Mirror
'Destiné à devenir un espèce de classique littéraire' New York Times
'Vous lirez rarement quelque chose de meilleur' Gardien
etc.
Complot éditorialo-commercial, évidemment. Je ne vois pas d'autre explication. Si Donna Tartt cherche à devenir la prochaine Mary Higgins Clark, elle est en train d'y arriver. Et ce n'est pas un compliment.
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thomas_29
publié le 24 oct. 05