Evitez nous ce drame de se retrouver à l’ombre pour simplement avoir voulu faire sa place au soleil. C’est portant ce qui est arrivé à Gérad, lui le conservateur du musée du richissime « Paul Getho » à « l’Os en gelée ». Ses instincts de grandeurs et de décadences allaient le jeter dans un cul de basse-fosse. Il ne pouvait s’empêcher de réaliser de affaires douteuses, faire de la monnaie avec Monet et pour faire des omelettes il n’hésitait pas à casser les œufs de Fabergé et pour finalement boire le calice jusqu’à Lalique.
Il aimait trop l’argent facile Monsieur Mengagné Gérard et il était plus prompt à précéder les mauvais conseils qu’à ne pas les suivre. Il faut vous dire que Dame chance n’a pas vraiment bégayé sur son berceau. Il avait cette lucidité du loser, lui qui répétait inlassablement j’ai raté mes deux mariages : le premier ma femme est partie, le second elle est restée.
Une fois de plus il avait entendu les chants des sirènes de la gloire facile. Il avait pu acquérir à bon marché pour sa collection personnelle le fameux tableau de ce peintre de XIX. Mais faire du business avec les dictateurs des pays de l’est n’est pas sans risque et voilà la commande bloquée à la douane. Ah si seulement il pouvait mettre la main sur cet agent véreux, cet expert en art qui authentifie plus de tableaux que les peintres eux même aient pu en peindre. Car le problème était bien là, 2000 tableaux se négociaient au marché alors que l’artiste matériellement ne pouvait en peindre que 900. Qu’importe au jeu de l’argent, le temps et le talent.
Cette fois ci Gérard avait pu accumuler les preuves de sa bonne foi et de son innocence, il ne lui restait plus qu’à coincer le truand. Le faussaire vint donc à un faux rendez vous. Un piège diabolique élaboré afin de remonter la filière des escrocs. Tout fonctionna à merveille. Lassé d’attendre Gérard dans se salon d’un grand hôtel parisien l’homme aux lunettes noires s’en alla. Gérard fit signe au taxi qui s’arrêta près de lui. Gérard lui dit :
-suivez cette voiture et vite !
Le taxi démarra en trombe dans une folle poursuite dans les rues de Paris, on entend les pneus crisser on imagine les feux brûlés. Et Gérard resté, le taxi parti sans lui. Pas de chance je vous dis.
C’est ainsi qu’une autre voiture allait venir le chercher, mais celle-ci avec un gyrophare sur le toit. Gérard Mangagné avait encore perdu.
Dans les allées du musée il chantonnait Brassens « les copains d’abord » « non ce n’était pas le radeau de la Méduse…. » devant le tableau éponyme. Je me suis toujours demandé à quoi un homme de cette trempe, cultivé, raffiné,….., pouvait il bien penser ?
Devant l’œuvre de Géricault au paysage marin sinistre partait il lui aussi à la dérive ?
Ses connaissances nombreuses sur l’art, sa sensibilité profonde faisaient qu’il pouvait s’immerger totalement dans une œuvre. Mais à ce moment précis il sait que pour lui aussi il n’y a plus d’issue il n’y a plus de fuites possibles.
Sur la toile il voit ces corps agonisants presque nus et les esprits qui pleurent à leurs pauvres destinées. Des journées bien trop longues qui passent faites d’espoirs et de désespoirs, les ventres creux qui crient famine alors que près d’eux les poissons fuient. Il entend la plainte, le râle.
« aaaaaaaaaaaah, aaaaaaaah, j’ai faim ! »
Sous le soleil écrasant, les peaux se dessèchent par l’action des rayons bien trop durs, malgré l’immensité de l’océan ils n’ont pas la moindre goutte d’eau pour s’abreuver . Il entend le cri, la plainte, le râle.
« aaaaaaaaah, aaaaaaaah, aaaaaaaah, j’ai soif ! »
A midi le soleil est à son zénith, pas une ombre qui plane pour protéger les naufragés, leurs lambeaux font ce qu’ils peuvent pour éviter les affreuses brûlures. Il entend la morsure, le cri, la plainte, le râle.
« aaaaaaah, aaaaaaaaaaaah, aaaaaaaaaaaaaah, aaaaaaaaaaaah, j ai chaud ! »
La nuit arrive, froide et glacée avec tous ses regrets et dans sa noirceur et sa froideur les corps qui essaient de se réchauffer contre les fureurs d’un destin mauvais. Il entend la peau crispée, la morsure, le cri, la plainte, le râle.
« aaaaaaaaaaaaaaah, aaaaaaaaaaaaaaah, aaaaaaaaaaaaaaaah, aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah, j’ai froid ! »
Les lambeaux qui leur servent de vêtement se déchirent, les corps se dénudent, les peaux sont contre les peaux, il fait chaud, les corps respirent se sentent, il fait très chaud, les mains cherchent des mains, on se soutient, on s’embrasse, on se tient, on se réconforte, on se cajole, on s’étreint. Il entend la peau caressée, crispée, la morsure, le cri, la plainte, le râle.
«aaaaaaaaaaaaah,aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah,aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaargggghhhhhhh
h, mmmmmmmmmmmmmmmmmmmm,arrgggggggggggggh,mmmm, j ai joui ! »
Ca c’est bien Gérard quand tout est fini, il rêve encore de plaisir.
MO
Il aimait trop l’argent facile Monsieur Mengagné Gérard et il était plus prompt à précéder les mauvais conseils qu’à ne pas les suivre. Il faut vous dire que Dame chance n’a pas vraiment bégayé sur son berceau. Il avait cette lucidité du loser, lui qui répétait inlassablement j’ai raté mes deux mariages : le premier ma femme est partie, le second elle est restée.
Une fois de plus il avait entendu les chants des sirènes de la gloire facile. Il avait pu acquérir à bon marché pour sa collection personnelle le fameux tableau de ce peintre de XIX. Mais faire du business avec les dictateurs des pays de l’est n’est pas sans risque et voilà la commande bloquée à la douane. Ah si seulement il pouvait mettre la main sur cet agent véreux, cet expert en art qui authentifie plus de tableaux que les peintres eux même aient pu en peindre. Car le problème était bien là, 2000 tableaux se négociaient au marché alors que l’artiste matériellement ne pouvait en peindre que 900. Qu’importe au jeu de l’argent, le temps et le talent.
Cette fois ci Gérard avait pu accumuler les preuves de sa bonne foi et de son innocence, il ne lui restait plus qu’à coincer le truand. Le faussaire vint donc à un faux rendez vous. Un piège diabolique élaboré afin de remonter la filière des escrocs. Tout fonctionna à merveille. Lassé d’attendre Gérard dans se salon d’un grand hôtel parisien l’homme aux lunettes noires s’en alla. Gérard fit signe au taxi qui s’arrêta près de lui. Gérard lui dit :
-suivez cette voiture et vite !
Le taxi démarra en trombe dans une folle poursuite dans les rues de Paris, on entend les pneus crisser on imagine les feux brûlés. Et Gérard resté, le taxi parti sans lui. Pas de chance je vous dis.
C’est ainsi qu’une autre voiture allait venir le chercher, mais celle-ci avec un gyrophare sur le toit. Gérard Mangagné avait encore perdu.
Dans les allées du musée il chantonnait Brassens « les copains d’abord » « non ce n’était pas le radeau de la Méduse…. » devant le tableau éponyme. Je me suis toujours demandé à quoi un homme de cette trempe, cultivé, raffiné,….., pouvait il bien penser ?
Devant l’œuvre de Géricault au paysage marin sinistre partait il lui aussi à la dérive ?
Ses connaissances nombreuses sur l’art, sa sensibilité profonde faisaient qu’il pouvait s’immerger totalement dans une œuvre. Mais à ce moment précis il sait que pour lui aussi il n’y a plus d’issue il n’y a plus de fuites possibles.
Sur la toile il voit ces corps agonisants presque nus et les esprits qui pleurent à leurs pauvres destinées. Des journées bien trop longues qui passent faites d’espoirs et de désespoirs, les ventres creux qui crient famine alors que près d’eux les poissons fuient. Il entend la plainte, le râle.
« aaaaaaaaaaaah, aaaaaaaah, j’ai faim ! »
Sous le soleil écrasant, les peaux se dessèchent par l’action des rayons bien trop durs, malgré l’immensité de l’océan ils n’ont pas la moindre goutte d’eau pour s’abreuver . Il entend le cri, la plainte, le râle.
« aaaaaaaaah, aaaaaaaah, aaaaaaaah, j’ai soif ! »
A midi le soleil est à son zénith, pas une ombre qui plane pour protéger les naufragés, leurs lambeaux font ce qu’ils peuvent pour éviter les affreuses brûlures. Il entend la morsure, le cri, la plainte, le râle.
« aaaaaaah, aaaaaaaaaaaah, aaaaaaaaaaaaaah, aaaaaaaaaaaah, j ai chaud ! »
La nuit arrive, froide et glacée avec tous ses regrets et dans sa noirceur et sa froideur les corps qui essaient de se réchauffer contre les fureurs d’un destin mauvais. Il entend la peau crispée, la morsure, le cri, la plainte, le râle.
« aaaaaaaaaaaaaaah, aaaaaaaaaaaaaaah, aaaaaaaaaaaaaaaah, aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah, j’ai froid ! »
Les lambeaux qui leur servent de vêtement se déchirent, les corps se dénudent, les peaux sont contre les peaux, il fait chaud, les corps respirent se sentent, il fait très chaud, les mains cherchent des mains, on se soutient, on s’embrasse, on se tient, on se réconforte, on se cajole, on s’étreint. Il entend la peau caressée, crispée, la morsure, le cri, la plainte, le râle.
«aaaaaaaaaaaaah,aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah,aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaargggghhhhhhh
h, mmmmmmmmmmmmmmmmmmmm,arrgggggggggggggh,mmmm, j ai joui ! »
Ca c’est bien Gérard quand tout est fini, il rêve encore de plaisir.
MO
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Voici les 44 dernières réactions à ce commentaire
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Rédacteur
14/05/08 à 10h26
( on en apprend des choses gràce aux coms de magic, l'air de rien)
14/05/08 à 09h44
Mais c'est également pour des raisons politiques sous- jacentes , bien souvent .
Ah! ces artistes , et leur liberté ,les artistes et le pouvoir , pas simple .
Enfin c'était avant
( rf. Victor Hugo expatrié en Angleterre pour des raisons politiques )et bien d'autres ....
Bonne journée
Ah! ces artistes , et leur liberté ,les artistes et le pouvoir , pas simple .
Enfin c'était avant
( rf. Victor Hugo expatrié en Angleterre pour des raisons politiques )et bien d'autres ....
Bonne journée
....les faussaires ça existe .
Et puis il y a de vraies légendes sur certains tableaux , comme ça, ça fait monter les enchères .
L'Art et l'argent , hum ! beaucoup à dire .
Soit le peintre reconnu de son vivant devient très riche : Rubens ( un vrai homme d'affaires), Picasso ( une entreprise gigantesque ), Dali ( un empire)
Soit le peintre crève de faim ( c'est plus courant) et ses tableaux sont considérés comme des chefs d'oeuvres après sa mort ( Van Gogh, etc ...)
"Le radeau de La Méduse "Théodore Géricault
Cette oeuvre majeure fut la vedette du salon de 1819
Ce tableau" frappe et attire tous les regards "
mais il eu aussi un parfum de scandale .( critique du réalisme cruel de cette peinture )
Comme toujours des détracteurs et des admirateurs .
C'est lorsque l'artiste est un génie que les critiques se déchaînent .
Monet c'est fait canarder avec sa peinture impressionniste anti-académique
Manet , idem avec son "déjeuner sur l'herbe"
Courbet du s'expatrier en Suisse etc.....
Merci Magic, com interressant , au- delà de l'anecdote .
Et puis il y a de vraies légendes sur certains tableaux , comme ça, ça fait monter les enchères .
L'Art et l'argent , hum ! beaucoup à dire .
Soit le peintre reconnu de son vivant devient très riche : Rubens ( un vrai homme d'affaires), Picasso ( une entreprise gigantesque ), Dali ( un empire)
Soit le peintre crève de faim ( c'est plus courant) et ses tableaux sont considérés comme des chefs d'oeuvres après sa mort ( Van Gogh, etc ...)
"Le radeau de La Méduse "Théodore Géricault
Cette oeuvre majeure fut la vedette du salon de 1819
Ce tableau" frappe et attire tous les regards "
mais il eu aussi un parfum de scandale .( critique du réalisme cruel de cette peinture )
Comme toujours des détracteurs et des admirateurs .
C'est lorsque l'artiste est un génie que les critiques se déchaînent .
Monet c'est fait canarder avec sa peinture impressionniste anti-académique
Manet , idem avec son "déjeuner sur l'herbe"
Courbet du s'expatrier en Suisse etc.....
Merci Magic, com interressant , au- delà de l'anecdote .
14/05/08 à 07h51
..ce WE, Nuit des Musées...Avec un accompagnateur pareil, sûr qu'on appréhenderait les toiles d'un tout autre oeil....!:.)
tu surveilles les zalentours et je me saisis de l'oeuvre après avoir déconnecté , oh combien aisément , le système de sécurité 
catam allô , tu m'entends ?
pfff ; elle est où donc planquée ?

catam allô , tu m'entends ?
pfff ; elle est où donc planquée ?

cat woman en action 



13/05/08 à 20h59
un jeu d enfant

Ce fameux tableau , tu vas l'offrir ? à combien de lectures l'offres tu ?
517 ? quelle veine ! j'ai gagné

517 ? quelle veine ! j'ai gagné


et moi qui croyait qu 'ils avaient ris leurs pieds...bin non!
et un rêve qui s envole
et un rêve qui s envole
13/05/08 à 19h31
Vinci code *****
ah non , c'est à toi magic que je m'adresse 
Et le tableau , quel tableau ... , les scènes ... quelles scènes ... c'est du beau , du grand , du chaud !
J' achète !

Et le tableau , quel tableau ... , les scènes ... quelles scènes ... c'est du beau , du grand , du chaud !
J' achète !


@@@@@
Je sais, je sais !!!
C'est parce qu'il n'a pas réussi à peindre les pieds qu'il les a recouverts de bandages !!!! J'ai bon, hein ???
PS : une ébauche de pieds est apparue sur le tableau passé aux rayons X...
PPS : thanks to Wiki

C'est parce qu'il n'a pas réussi à peindre les pieds qu'il les a recouverts de bandages !!!! J'ai bon, hein ???

PS : une ébauche de pieds est apparue sur le tableau passé aux rayons X...
PPS : thanks to Wiki

13/05/08 à 17h07
janisjopplin
13/05/08 à 16h30
13/05/08 à 15h54
une rencontre devant une toile au musée après avoir lu ce texte semble pourtant pleine d'inattendus
13/05/08 à 15h44
Pourriez vous me citer l'endroit où expose l'auteur de cette illustration ?
Mon pôv, tu y laisserais toutes tes chemises...


13/05/08 à 15h32
les réacs svp c'est ici...je vais pas les pêcher ailleurs...merci
13/05/08 à 15h29
premier temps apparaît en "polar" nous laissant en "sus... pince" ...(bein, m'en veut pas Magic, .. c'était tentant !!! oh là là .. fais chaud tout d'un coup ! .....) et fini forccément en "rencontres" "X" ................un délire délicieux .. une boisson délicate ... tu cherches les glaçons ? c'est ça ? ....
Pas la peine ... je me sauve ... biz magic .. ta fin de journée risque d'être brûlante ... je sais .. facile ...
Pas la peine ... je me sauve ... biz magic .. ta fin de journée risque d'être brûlante ... je sais .. facile ...
délires et fantasmes...
13/05/08 à 14h16
mais y'a moins de glaçons sur le radeau apparemment
@@@@@


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magic one
publié le 13 mai 08