Assis sur un petit tabouret en doum, les joues callées dans les mains,je regarde. Je ne sais quoi faire... Je médite, donc.
Au fond, je suis fatigué et ne supporte pas ces mystérieuses et combien compliquées émotions ancrées dans mon for intérieur... Je ressens un spleen.
Il fait très chaud. Je me débarasse de mes habits et m'allonge à même le sol. Je ne peux pas lire sous la lumière tamisée de cette ampoule qui persévère à jeter sa lumière blâfarde sur ces murs qui suintent. Je ne dors pas assez... je crains : vais-je perdre le nord ?... Non, je suis bien dans le sud.
Pour dormir et avoir la paix, je dois éteindre la lumière, fermer les yeux et éviter de penser... Je dors quand mon ouïe perçoit un zzzz! si ahurissant et bruyant que, d'un réflèxe rapide, je me donne une taloche à l'oreille... Smack!!... Le moustique, je l'ai raté. Mon oreille,non. Je tressaute, tressaille, sursaute de mon sommeil.
J'allume la lumière et allume une cigarette. Je bois un verre d'eau et le pose sur la petite table. Je regarde tout autour. Je me sens emprisonné, emmuré ds cette chambrette. J'ouvre la petite porte en bois vétuste qui grince avec sa plainte rebelle et sors dehors. Je m'asseois sur le muret de pierres et tire, avec une envie folle, une bonne bouffée sur ma cigarette.
Dehors, tout est sombre et l'air est frais... Cette nuit, la lune doit être blâfarde aussi... Au loin, je perçois l'hululement d'un hibou et puis le cri d'une certaine bête qui doit s'aventurer dans les parages pour une certaine survie encore incertaine. Mon esprit vaguant, je me trouve encore engourdi de sommeil et confus... Mais je me rafraîchis la mémoire et réalise que je suis revenu abruptement à la dure réalité. Je ressens encore ce spleen et me pose, en flash-back, la même question : "qu'elle est donc cette langueur qui pénètre mon coeur..."
Maintenant, il régne un silence si compact que je perçois même le menu bruisssement de mes lèvres tirant sur le mégot de cette précieuse clope dont je savoure avec délectation le poison et essaye de prolonger le plaisir. J'aurais souhaité que ce mégot ne se consume pas si vite... Je pense : tout se consomme et se consume vite...et je crois que le bonheur, ça dépasse l'âme, l'effleure parfois, la fuit et s'y évapore, se consume telle cette fumée exhalée de mes narines, de ma bouche.
Au fond, je suis fatigué et ne supporte pas ces mystérieuses et combien compliquées émotions ancrées dans mon for intérieur... Je ressens un spleen.
Il fait très chaud. Je me débarasse de mes habits et m'allonge à même le sol. Je ne peux pas lire sous la lumière tamisée de cette ampoule qui persévère à jeter sa lumière blâfarde sur ces murs qui suintent. Je ne dors pas assez... je crains : vais-je perdre le nord ?... Non, je suis bien dans le sud.
Pour dormir et avoir la paix, je dois éteindre la lumière, fermer les yeux et éviter de penser... Je dors quand mon ouïe perçoit un zzzz! si ahurissant et bruyant que, d'un réflèxe rapide, je me donne une taloche à l'oreille... Smack!!... Le moustique, je l'ai raté. Mon oreille,non. Je tressaute, tressaille, sursaute de mon sommeil.
J'allume la lumière et allume une cigarette. Je bois un verre d'eau et le pose sur la petite table. Je regarde tout autour. Je me sens emprisonné, emmuré ds cette chambrette. J'ouvre la petite porte en bois vétuste qui grince avec sa plainte rebelle et sors dehors. Je m'asseois sur le muret de pierres et tire, avec une envie folle, une bonne bouffée sur ma cigarette.
Dehors, tout est sombre et l'air est frais... Cette nuit, la lune doit être blâfarde aussi... Au loin, je perçois l'hululement d'un hibou et puis le cri d'une certaine bête qui doit s'aventurer dans les parages pour une certaine survie encore incertaine. Mon esprit vaguant, je me trouve encore engourdi de sommeil et confus... Mais je me rafraîchis la mémoire et réalise que je suis revenu abruptement à la dure réalité. Je ressens encore ce spleen et me pose, en flash-back, la même question : "qu'elle est donc cette langueur qui pénètre mon coeur..."
Maintenant, il régne un silence si compact que je perçois même le menu bruisssement de mes lèvres tirant sur le mégot de cette précieuse clope dont je savoure avec délectation le poison et essaye de prolonger le plaisir. J'aurais souhaité que ce mégot ne se consume pas si vite... Je pense : tout se consomme et se consume vite...et je crois que le bonheur, ça dépasse l'âme, l'effleure parfois, la fuit et s'y évapore, se consume telle cette fumée exhalée de mes narines, de ma bouche.
réactions : 1
lectures : 682
votes : 1



Je réagis à ce commentaire en
Je réagis à ce commentaire en 









LECORBEAUDUDESERT
publié le 1er mai 08