Première opération trouver Pelecanos dans la bibliothèque PCC : opération compliquée : pas moins de 4 Pelecanos s'y battent en duel... alors mettons les choses au point : on parle de George P. Pelecanos. pas de S à George, svp.
Voilà, ça c'est fait...
Alors quoi?
Derek Strange est un ancien flic. oh, ça fait longtemps, quelques 25 ans, mais il en reste toujours quelque chose... Il gagne sa vie en tant que détective privé. Son client du moment : Granville Oliver, un chef de gang emprisonné pour meurtre attendant son jugement. Déjà, ça commence bien! Amateurs de situations claires, le bien, le mal, passez votre chemin. Chez Pelecanos, il y a toujours un endroit et un envers, un recto et un verso.
Donc Oliver est accusé par un de ses anciens sbires, lui aussi emprisonné pour une lourde peine, d'avoir commandité le meurtre de son oncle. Pour cela il risque la peine de mort. Le jury a été choisi pour cela. Strange doit trouver des témoins qui permettraient sinon d'innocenter Oliver, au moins de jeter le trouble dans l'esprit du jury. Mais pourquoi a t'il accepté de travailler pour un client aussi peu reluisant? Je vous laisse le découvrir.
On se balade à sa suite dans Anacostia, un quartier ghetto de Washington DC. Les caïds en prison, d'autres ont pris leur place. C'est l'occasion pour Pelecanos de dépeindre l'existence d'un de ces quartiers abandonnés par l'Etat, où les gangs se déchirent pour un bout de trottoir et le commerce de stupéfiants, n'hésitant pas à enrôler des gamins dans leurs troupes pour faire le guet.
Pelecanos ne se contente pas de faire un simple roman policier. Il montre la réalité des ghettos noirs des centre villes américains, désertés par les classes moyennes et aisés. Il parle des familles dans lesquelles les gamins grandissent, souvent privés de figures paternelles. Il met le doigt sur les plaies de l'Amérique, qui ont pour nom la vente pratiquement libre des armes à feu et ses conséquences sur la criminalité, l'absence de repères pour les jeunes, évoque la peine de mort, sans pour autant nous donner une leçon de morale.
Car une des grandes qualités de ce roman, c'est sa complexité. Pelecanos brosse son tableau à petites touches. Il n' y a pas de héros dans ce livre. Pas de démonstration manichéenne. chacun se fera son idée.
Bref, un grand roman policier... à conseiller à tous les amateurs du genre et aussi aux autres.
Voilà, ça c'est fait...
Alors quoi?
Derek Strange est un ancien flic. oh, ça fait longtemps, quelques 25 ans, mais il en reste toujours quelque chose... Il gagne sa vie en tant que détective privé. Son client du moment : Granville Oliver, un chef de gang emprisonné pour meurtre attendant son jugement. Déjà, ça commence bien! Amateurs de situations claires, le bien, le mal, passez votre chemin. Chez Pelecanos, il y a toujours un endroit et un envers, un recto et un verso.
Donc Oliver est accusé par un de ses anciens sbires, lui aussi emprisonné pour une lourde peine, d'avoir commandité le meurtre de son oncle. Pour cela il risque la peine de mort. Le jury a été choisi pour cela. Strange doit trouver des témoins qui permettraient sinon d'innocenter Oliver, au moins de jeter le trouble dans l'esprit du jury. Mais pourquoi a t'il accepté de travailler pour un client aussi peu reluisant? Je vous laisse le découvrir.
On se balade à sa suite dans Anacostia, un quartier ghetto de Washington DC. Les caïds en prison, d'autres ont pris leur place. C'est l'occasion pour Pelecanos de dépeindre l'existence d'un de ces quartiers abandonnés par l'Etat, où les gangs se déchirent pour un bout de trottoir et le commerce de stupéfiants, n'hésitant pas à enrôler des gamins dans leurs troupes pour faire le guet.
Pelecanos ne se contente pas de faire un simple roman policier. Il montre la réalité des ghettos noirs des centre villes américains, désertés par les classes moyennes et aisés. Il parle des familles dans lesquelles les gamins grandissent, souvent privés de figures paternelles. Il met le doigt sur les plaies de l'Amérique, qui ont pour nom la vente pratiquement libre des armes à feu et ses conséquences sur la criminalité, l'absence de repères pour les jeunes, évoque la peine de mort, sans pour autant nous donner une leçon de morale.
Car une des grandes qualités de ce roman, c'est sa complexité. Pelecanos brosse son tableau à petites touches. Il n' y a pas de héros dans ce livre. Pas de démonstration manichéenne. chacun se fera son idée.
Bref, un grand roman policier... à conseiller à tous les amateurs du genre et aussi aux autres.
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francois197186
publié le 11 déc. 07