En 1989 je travaillais dans un établissement financier dont le patron, outre ses talents de gestionnaire, avait deux amours, l’équipe de football de la région dont il était originaire et Léo Ferré.
A l’occasion de la sortie d’un livre de dessins consacré au chanteur, il avait invité dans les très chics salons de l’Automobile Club, la fine fleur de la banque et de l’assurance parisienne. Plus de trois cents personnes se retrouvèrent ainsi dans un salon surpeuplé et surchauffé.
Léo Ferré chanta pendant deux heures et demi avec un plaisir visible devant un public ravi, descendant de la petite estrade lui servant de scène, dialoguant sans gêne avec ces financiers. Pour moi, qui avait plusieurs fois déjà été l’écouter dans des salles parisiennes, cette proximité reste le plus grand souvenir que j’ai de lui.
J’imagine – de fait, je suis sûr, que beaucoup de ces spectateurs votaient et on continué de voter à droite. De son côté, Léo Ferré ne nous avait pas quittés converti aux beautés du libéralisme intégral.
Moralité, si je puis me permettre : vive les « contradictions internes », non du capitalisme, mais de chacun de nous ; un vote politique n’induit ni n’exclut des goûts artistiques, littéraires, musicaux – et c’est ainsi que l’Homme est grand ! pour paraphraser Alexandre Vialatte.
A l’occasion de la sortie d’un livre de dessins consacré au chanteur, il avait invité dans les très chics salons de l’Automobile Club, la fine fleur de la banque et de l’assurance parisienne. Plus de trois cents personnes se retrouvèrent ainsi dans un salon surpeuplé et surchauffé.
Léo Ferré chanta pendant deux heures et demi avec un plaisir visible devant un public ravi, descendant de la petite estrade lui servant de scène, dialoguant sans gêne avec ces financiers. Pour moi, qui avait plusieurs fois déjà été l’écouter dans des salles parisiennes, cette proximité reste le plus grand souvenir que j’ai de lui.
J’imagine – de fait, je suis sûr, que beaucoup de ces spectateurs votaient et on continué de voter à droite. De son côté, Léo Ferré ne nous avait pas quittés converti aux beautés du libéralisme intégral.
Moralité, si je puis me permettre : vive les « contradictions internes », non du capitalisme, mais de chacun de nous ; un vote politique n’induit ni n’exclut des goûts artistiques, littéraires, musicaux – et c’est ainsi que l’Homme est grand ! pour paraphraser Alexandre Vialatte.
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Voici les 23 dernières réactions à ce commentaire
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Rédacteur
13/05/07 à 23h28
populaires de Brassens l'émeuvent pourquoi pas. Le problème est que la personnalisation accrue de la politique conduit les politiques à mettre en avant leurs goûts littéraires, artistiques, dont, à la limite, nous nous fichons. De Gaulle ne tombait pas dans ce travers, Chirac non plus!
Faîtes-nous une bonne politique et aimez qui vous voulez, devrions-nous leur dire.
Faîtes-nous une bonne politique et aimez qui vous voulez, devrions-nous leur dire.
car mis à part sa brève participation chez les anars,il ne militait
et c'était un passionné de la liberté individuelle qui s'accordait mal avec un appareil de parti....
Gadjoalone, je ferais pour ma part une distinction supplémentaire, au sens où l'idéologie n'est pas le coeur de métier des financiers dont tu parles contrairement à nos hommes politiques.
Je ne porte d'ailleurs pas ici de jugement sur les thèmes développés par NS.
Mais l'idéologie développée par NS ces derniers mois ne me parait pas compatible avec une passion déclarée pour Brassens. C'est tout ce que je veux souligner.
Je ne porte d'ailleurs pas ici de jugement sur les thèmes développés par NS.
Mais l'idéologie développée par NS ces derniers mois ne me parait pas compatible avec une passion déclarée pour Brassens. C'est tout ce que je veux souligner.
réponse ; aprsè tout, NS aime peut-être Brassens, comme des banquiers admiraient Léo dont les valeurs étaient opposées aux leurs. J'ai entendu NS parler avec émotion de "Belle du Seigneur" chez Giesbert, je crois. C'était peut-être préparé, et tout et tout, mais pourquoi ne pas donner crédit aux gens, y compris lui, de ce qu'il dise. FM était socialiste (?) et aimait Chardonne, bon, ne soyons pas monobloc - et ne "sectarisons" point.
Cela posé, ni B ni Léo n'eussent été à la Concorde, c'est évident.
Cela posé, ni B ni Léo n'eussent été à la Concorde, c'est évident.
cela fait avancer en s'amusant
de soi - même.et en emmerdant
la pensée unique. Tout bénef
... d'enfoncer les portes ouvertes avec de gros sabots.
Oui, on a tout a fait le droit de travailler dans la finance et d'aimer Léo Ferré (j'en sais quelque chose, soit dit en passant).
Et on peut même avoir une orientation politique différente de celle de l'artiste que l'on admire, heureusement.
Par contre, je suis plus géné par les "contradictions externes", quand on communique à tout va sur certaines valeurs et que l'on affirme être un grand admirateur d'un pourfendeur de ces valeurs.
Bien sûr, je reconnais qu'il reste délicat de tracer un parallèle entre des époques différentes. Mais je reste persuadé que vivants, ni Brassens ni Ferré ne seraient allés chanter place de la Concorde le 6 mai...
Et on peut même avoir une orientation politique différente de celle de l'artiste que l'on admire, heureusement.
Par contre, je suis plus géné par les "contradictions externes", quand on communique à tout va sur certaines valeurs et que l'on affirme être un grand admirateur d'un pourfendeur de ces valeurs.
Bien sûr, je reconnais qu'il reste délicat de tracer un parallèle entre des époques différentes. Mais je reste persuadé que vivants, ni Brassens ni Ferré ne seraient allés chanter place de la Concorde le 6 mai...
13/05/07 à 20h28
évidente - mais, bon....
C'est supposé être un compliment ?
13/05/07 à 19h38
Je pense que la méchanceté que vous croyez voir dans mon commentaire est dans la lecture que vous en faites.
Mais si vous avez des choses à dire, je vous invite bien volontiers à les exprimer dans les réactions juste en dessous.
Mais si vous avez des choses à dire, je vous invite bien volontiers à les exprimer dans les réactions juste en dessous.
réponse à votre MP : j'ai mis ça parce qu'il n'y avait pas de case "méchante".
Gimme five !
13/05/07 à 18h39
que ne ferait pas hyppie.
Sacré Léo, quand même!
Sacré Léo, quand même!
le grand léo, moi je ne l'ai vu qu'une fois, à la fête de l'huma (ou de LO, ou de la Ligue si ça se trouve, je ne me souviens plus trop bien, ne soyons pas sectaire), bien vieux, tenant à peine debout...
et tu vois, ben tous ces cocos pleuraient presque en écoutant "ni dieu ni maitre"
et ça aussi, c'était beau.
les contradictions y en a aussi dans chaque camp (j'en sais qqchose!)
salut, beatnik!
et tu vois, ben tous ces cocos pleuraient presque en écoutant "ni dieu ni maitre"
et ça aussi, c'était beau.
les contradictions y en a aussi dans chaque camp (j'en sais qqchose!)
salut, beatnik!



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gadjoalone
publié le 13 mai 07