Plongée dans la mafia russe. Qui commence d'ailleurs chez un barbier turc dans quelque bas-fonds londonien. Un russe est assassiné d'un coup de lame de rasoir.
Plus tard, une jeune fille s'écroule dans un drugstore, la robe blanche couverte de sang. Elle meurt à l'hôpital mais une sage-femme sauve son enfant.
C'est le prologue du film de David Cronenberg, qui, à travers des personnages principaux appartenant à la mafia russe, décrypte un sous-monde violent, dans un Londres sombre et humide, où naissance et filiations s'embriquent et se rejettent.
Pour faire partie du clan des Vori, il faut renier son père et sa mère. La naissance de l'enfant au Trafalgar Hospital bouleverse cette donne. Elle a lieu en période de Noël. On ne peut s'empêcher de penser qu'il s'agit par la naissance de l'enfant une opportunité de tuer le père (le chef du clan).
La mafia russe est terrible, se sert beaucoup de la prostitution et on a du mal à la comparer à notre seul presque point de comparaison cinématographique, la mafia italienne, formidablement "servie" et montrée par les grands Scorcese et Coppola. La famille est moins présente comme chez les italiens car comme je le disais plus haut, on renonce à toute filiation du sang pour faire partie du clan et on appelle le chef papa. Pour entrer dans la famille, il faut tuer la famille légitime.
Si le scénario n'a finalement rien d'exceptionnel et fait inévitablement penser aux "Infiltrés" en fin de film - il s'agit tout simplement d'un film de gangters -, quand bien même les interprétations psychologiques et bibliques sont possibles, la mise en scène de Cronenberg est exceptionnelle.
A noter la scène ultra-violente de la bagarre dans le hamman, règlement de comptes digne des plus grands westerns, à l'arme blanche bien sûr (je dis bien sûr car il n'y a pas d'armes à feu dans ce film). La scène laisse le spectateur aussi haletant que s'il avait vécu la scène lui-même, il ressent les coups de couteau comme si on lui enfonçait la lame dans sa propre chair, on se retrouve ras la caméra, au plancher, sur le carrelage blanc.
Cronenberg a retravaillé le scénario initial qui voulait que le chauffeur russe (Vigo Mottersen) vive une histoire d'amour avec la sage-femme (Naomi Watts). Plus sombre est sa vision qui les laissera irrémédiablement séparés dans des destins opposés.
Pour finir, j'ajouterais que ce film est beaucoup plus réussi qu'American Gangster, qui se laisse néanmoins regarder, surtout grâce à un Denzel Washington à la présence imposante.
Et j'arrête avec les gansgters et les voyous pour cette semaine, pour avoir vu hier soir le premier film de Fatih Akin, également assez violent.
Plus tard, une jeune fille s'écroule dans un drugstore, la robe blanche couverte de sang. Elle meurt à l'hôpital mais une sage-femme sauve son enfant.
C'est le prologue du film de David Cronenberg, qui, à travers des personnages principaux appartenant à la mafia russe, décrypte un sous-monde violent, dans un Londres sombre et humide, où naissance et filiations s'embriquent et se rejettent.
Pour faire partie du clan des Vori, il faut renier son père et sa mère. La naissance de l'enfant au Trafalgar Hospital bouleverse cette donne. Elle a lieu en période de Noël. On ne peut s'empêcher de penser qu'il s'agit par la naissance de l'enfant une opportunité de tuer le père (le chef du clan).
La mafia russe est terrible, se sert beaucoup de la prostitution et on a du mal à la comparer à notre seul presque point de comparaison cinématographique, la mafia italienne, formidablement "servie" et montrée par les grands Scorcese et Coppola. La famille est moins présente comme chez les italiens car comme je le disais plus haut, on renonce à toute filiation du sang pour faire partie du clan et on appelle le chef papa. Pour entrer dans la famille, il faut tuer la famille légitime.
Si le scénario n'a finalement rien d'exceptionnel et fait inévitablement penser aux "Infiltrés" en fin de film - il s'agit tout simplement d'un film de gangters -, quand bien même les interprétations psychologiques et bibliques sont possibles, la mise en scène de Cronenberg est exceptionnelle.
A noter la scène ultra-violente de la bagarre dans le hamman, règlement de comptes digne des plus grands westerns, à l'arme blanche bien sûr (je dis bien sûr car il n'y a pas d'armes à feu dans ce film). La scène laisse le spectateur aussi haletant que s'il avait vécu la scène lui-même, il ressent les coups de couteau comme si on lui enfonçait la lame dans sa propre chair, on se retrouve ras la caméra, au plancher, sur le carrelage blanc.
Cronenberg a retravaillé le scénario initial qui voulait que le chauffeur russe (Vigo Mottersen) vive une histoire d'amour avec la sage-femme (Naomi Watts). Plus sombre est sa vision qui les laissera irrémédiablement séparés dans des destins opposés.
Pour finir, j'ajouterais que ce film est beaucoup plus réussi qu'American Gangster, qui se laisse néanmoins regarder, surtout grâce à un Denzel Washington à la présence imposante.
Et j'arrête avec les gansgters et les voyous pour cette semaine, pour avoir vu hier soir le premier film de Fatih Akin, également assez violent.
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Voici les 6 dernières réactions à ce commentaire
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Titre (cliquez pour lire)
Rédacteur
25/11/07 à 20h01
à mon goût et surtout pour quoi faire, ce genre de cinéma...
Mais je l'ai trouvé intéressant car il permet de se faire une idée de la mafia russe. Et j'ai bien aimé les acteurs.
Le Cassel joue un fils psychopathe mais il n'est pas si terrible que ça. Voui il joue bien.
24/11/07 à 21h14
est-ce que le CASSEL est boooooooooooon ? genre il fait tout la peur ? mirci.

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Dardanelle
publié le 24 nov. 07