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La femme du cimiez
 La femme du cimiez
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catégorie : création littéraire
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«Au cas où tu te sentirais seul, ou simplement si tu ne sais pas quoi faire un week-end, tu devrais essayer une de ces soirées où les pccistes aiment à se retrouver.
Un vieux copain à moi, reçoit plein de gens intéressants à sa closerie des lilas, mais je doute que tu remplisses les bons critères pour ces rencontres très privées.
Fais plutôt un tour en Province chez CohérenceI, une fille beaucoup plus exotique, elle anime un salon très couru.
Ne te recommande pas de moi, toutefois, car elle trie ses invités depuis que je lui ai cassé les améthystes »
lui avait dit son correspondant entre 2 miniliens musicaux.

C’est ainsi que Lucien Duchemin se retrouvait à arpenter les jardins du Monastère de Cimiez pour se rendre à l’adresse indiquée. Sœur Marie-Agnès lui conseilla de longer le musée Matisse, puis de traverser l’arène romaine pour se retrouver dans la bonne rue. Parvenu à l’entrée de la villa, un homme au profil prétentieux et aux chaussures rouges se tenait érYgé sous l’oranger.

- Votre pseudo ? Et vous venez de… ?
- Je vis à Nice, mais je suis originaire de Belgique.
- Votre domaine de compétence ?
- Poète.
- Sur quel site… ?
- PCC

Il a poussé un soupir de lassitude qui signifiait en substance : « encore un écrivaillon raté ! »

- N’oubliez pas : un salon, c’est une scène de théâtre !
Préparez-vous à briller ! Ceux qui font des étincelles ici ont la certitude de revenir chez les frappadingues. Les autres…
- Oh, je suis toujours réjouissant.
- C’est ce que nous verrons.
Le vestiaire est la première pièce à votre gauche, buffet et Caïpi dans la cuisine. Je vais vous présenter à la Baronne

Au loin, venant du jardin, Lucien entendait déjà des bruits de conversation animée. Au mur de la pièce, au dessus d’un vieux canapé cuir ringard, pendait un grand tableau criard, un nu de femme représentant une rousse menue à la chevelure de Méduse, cuisses ouvertes, sa toison pubienne plus que fournie laissant échapper une ménagerie multicolore d’animaux sauvages et assez psychédéliques. Passer une sieste paisible sous cette croûte pseudo-hippie serait impossible, se prit-il à penser, quand son guide l’interrompit :

- il vous plaît, ce tableau ?
- bien sûr, il est tellement représentatif d’une époque …
- Vous n’ignorez pas que la mère de Madame était la muse de ce peintre ?

Lucien se retrouvait maintenant au beau milieu des invités. Finalement avec son polo rose sur ses formes rebondies et sa petite queue de cheval, il ne dénotait pas tant que cela parmi tous ces vieillards. Soudain, il l’aperçu, en rabaissant le regard, avec son abondante crinière, montée sur des échasses et ses bras tendus vers lui :

- Vous êtes une sorte d’écrivain triste, paraît-il ?
- Vous m’avez donc lu, pourtant je suis si mal noté…
- Ah ! mais ça ne devrait pas s’améliorer, Trésor.

Les yeux de la Baronne de ces lieux ont parcouru rapidement la pièce, s’arrêtant sur un homme d’une quarantaine d’années, chevelure noire, chemise turquoise, assez mal rasé sur des traits émaciés. S’adressant à lui pour son nouvel invité :

- Je vous ai trouvé quelqu’un avec qui vous allez pouvoir discuter !
- Enchanté *****, et vous écrivez sur quoi ?
- Les femmes, l’écologie et Sarko...
- Fascinant, heureux de vous avoir rencontré.

Lucien déguerpit vite fait. Tout le monde bavardait en paraissant détendu, intéressé, intéressant, alors que lui se cherchait seulement une compagne. Il n’y avait que des habitués. celui-là, à la moue sarcastique avec ses lunettes noires qui lui donnait un petit air de maffieux ; cet autre, avec son costume noir à petits revers qui de sa hauteur prenait un air très aristocratique ; bien sûr, l’inévitable Gore, avec son collier de prof d’histoire en retraite. Quelques femmes aussi : une blonde inabordable, une brune beaucoup trop british, une déesse qui disait ne pas aimer la poésie et considérait tous les hommes comme hypocrites.

- Vous n’avez pas d’amis
- C’est parce que je suis trop possessive.
- Vous êtes sûre ?
- Mon dernier amant m’a dit que je ne savais pas lâcher prise.
- Et il avait raison ?
- C’est que mon ex-mari continue de passer tout le temps à la maison.
- Vous ne pouviez pas vous en débarrasser ?
- Non, du coup il a copiné avec mon ex et maintenant il m’ignore, le salaud !
- C’est embêtant !
- J’ai envoyé une brique dans le pare-brise de sa voiture de collection.
- Euh…content de vous avoir parlé.
- C’est ça, débinez-vous, comme un poltron, trouillard, la queue entre les jambes !

Il s’isola avec son verre de rosé au coin du SPA, seul endroit déserté en raison du temps qui tournait à l’orage. Le niveau sonore de l’assemblée avait atteint un degré presque insoutenable. Il se sentait de plus en plus accablé par ces échanges artificiels, par la voix perçante et les inflexions sudistes de l’hôtesse, par la tristesse sous-jacente de toutes les conversations qu’il avait essayés d’avoir, et sa maladresse. Il se demandait s’il n’aurait pas préféré passer la soirée avec son gros chien dominant, un Saint-bernard, en pensant à sa rose perdue…il sursauta quand il entendit une voie féminine, un peu rauque, émanant de l’autre côté du SPA, à 4m50 de lui :

- Je devine que vous êtes en train de penser à un bon bain !
- Vous ne pouvez pas savoir à quoi je pense.
- Il suffit de voir votre air malheureux dans ce salon, ce soir, pour supposer votre malaise.
- Vous m’avez observé toute la soirée ?
- Un petit garçon qui essaie de charmer les femmes sans y parvenir…je vous taquine !
- C’est de cette façon que vous séduisez les gens, vous l’inconnue
- Désolée, j’ai dit sans doute une idiotie.
- Attendez, je devine : vous avez vécu un drame terrible, et depuis vous doutez de vous ?

Sa cigarette a grésillé une dernière fois, puis elle est tombée dans la nuit. Au même moment l’inconnue est sortie de l’ombre pour s’approcher de Lucien. Lucien regardait d'abord toujours les yeux chez une femme, une vieille habitude qu’il avait prise face à ses interlocuteurs, quand il était courtier d’assurances. La peau souple et ferme, était légèrement striée autour des yeux, mais, curieusement, ces rides paraissaient ajouter à sa beauté plutôt que l’amoindrir.

- Vous ne vous aimer pas beaucoup non plus, à ce que je comprends.
- Mais qui êtes-vous, bon sang !
- Je n’aime pas beaucoup parler de moi.
- Tous les pccistes parlent d’eux, tout le temps. Ils s’y forgent une identité.
- Vous êtes veuf ?
- Vous avez visité ma fiche ?
- Mais non, quelle idée, vous parlez assez !
- Quel est votre pseudo ?
- A*****a

Lucien était bien le seul à l'avoir vue ...

PS : sur le chemin du retour, Falbala m’avait soufflé une autre version, librement inspirée du même auteur, beaucoup plus noire et que je vous ai épargnée sous cette forme, espérant que vous ne verrez pas d'agression sous mes taquineries dans cet exercice qui est en partie fiction…


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Voici les 65 dernières réactions à ce commentaire
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Rédacteur
... est dans les premières lignes !!
D'accord pour le caïpi
 27/05/08 à 14h26
belle tentative pour noyer le poisson !
 27/05/08 à 14h23
on n'avait pas de pinces à linge (private joke) !

mais je ne desespère pas de trouver des éléments pour inventer la suite à cette histoire ...

 27/05/08 à 14h19
le manger, c'était bien comme d'hab. sauf que les feuilles de vigne, je me demande pas si c'était pas du murier-platane
Quant à la boisson, cela manquait encore de Caïpi ... faut pas sous-estimer les frappadingues dans ce domaine, nanmého !
Je respire, rétrospectivement : quand je pense que j'aurais pu être épinglé de la sorte !
 27/05/08 à 13h18
Eniii
qui cause à peine ? pôvre gars, j'lui prêterais bien une corde tient !
 27/05/08 à 08h41
pas de facherie entre nous
alors comme ça Lulu il a pecho et j'ai rien vu?
La prochaine fois, c'est toi qui reçoit et moi qui critique(et promis, j'amène mes baskets))
 27/05/08 à 08h24
... mais le manger, c'était comment ?
m'enfin quand même heureusement :
ça finit par un a et pas par un o ( le pseudo a*****a)
Baronne, puis quoi encore?
ps; et le premier qui ose m'écrire en mp pour demander la photo du tableau de la mamie à poil, c'est liste noire illico, non, mais
 27/05/08 à 00h33
 26/05/08 à 23h25
Petrole
j'avais retrouvé l'Avventura

Beaux croisements
 26/05/08 à 22h51
comme les autres, of course, dear Jehess!
moi y a que ça qui m'intéresse.....
 26/05/08 à 22h25
 26/05/08 à 22h25
et comment il est caetera??
et Melville et DH. Et caetera.
 26/05/08 à 22h15
incorrigible
C'est bien ce que je disais...
 26/05/08 à 22h09
 26/05/08 à 22h07
 26/05/08 à 22h05
mais virtuellement ! PCC craignait que tu m'empoisonnes ...
 26/05/08 à 22h00
(mais je n'ai rein compris, c'est pas grave).
 26/05/08 à 22h00
depuis plus de 25 ans que j'arpente sur ces lieux, je les ai déjà croisés, les sharon et les sean, alors je suis blasée
en fait la vraie teuf était à Cimiez, donc.
 26/05/08 à 21h44
Louise, le truc est féminin maintenant ? et mon chose, alors !
 26/05/08 à 21h35

J'aurais vraiment adoré pouvoir dire un truc subtile...
Mais (question à un euro et demi)... qui a pécho ?
 26/05/08 à 21h17
incorrigible
je chipote ou je dénote ? À moins que je détonne ?
 26/05/08 à 21h16
tu vas me lâcher ce frigo, nan mais!!!!!
 26/05/08 à 21h12
... par son utilisation erronée du verbe dénoter.

 26/05/08 à 21h07
le Jacuzzi est au spa, ce que GS est à Citroën, et le frigo au réfrigérateur ... et t'as pas vu le sien, Na !
 26/05/08 à 20h56
incorrigible
Faudrait savoir, c'est pas pareil !!!
 26/05/08 à 20h33
mais quelle publicité pour les Jaccuzi ! aboulez les royalties !
Car il donne plutôt envie de fuir les soriées pccistes !
J'adore les douches généreuses et les bains aux huiles odorantes ...
 26/05/08 à 20h23
j'entends et lis plein de gens qui racontent planète blabla, écolo blabla, et qui enrubannent tout dans l'alu à longueur de km, qui achètent des Cd à tour de bras, qui versent du destop au lieu d'enlever les cra-cra du siphon,, etc etc
alors, chacun voit midi à sa porte t'sais
ben oui, j'me lave, c'est mal? moi j'aime bien
 26/05/08 à 20h23
on ne s'attache pas à la taille de la baignoire, tout est bon !
pas avec GS ... trop petite baignoire (cf com' d'Inco) !
avec un longue chevelure non ? j'ais même plus son nom, z'avais trop bu
Mais il parle même pas d'elle ...

Salut Ery, très agréable à lire !!!!!
Jehhess, tu prends des bains toi ? Pas bon pour la planète ça !
 26/05/08 à 20h14
PCC a hésité 24 heures pour valider mon com', pensant que j'allais vexer certaines personnes ! je me dois maintenant à un devoir de réserve !
 26/05/08 à 20h10
incorrigible
dénonce-la, "un devoir civique" comme disait Desproges ! Elle est ou ??????
 26/05/08 à 20h09
tu vas faire brûler mes pois gourmants !
 26/05/08 à 20h05
j'ai fini le gewurz, ça c'est vrai... le lendemain, j'ai bien dormi, j'comprends pas pourquoi ??
 26/05/08 à 20h04
incorrigible
J'ai trouvé : tu faisais la caïpi !!!!
 26/05/08 à 19h53
incorrigible
Me dis pas...
 26/05/08 à 19h53
tu t'es trompé de Citroën
 26/05/08 à 19h51
inco a fait une faute d'autograffe??????
nan, dans l'ombre de personne
 26/05/08 à 19h50
incorrigible
Me dit pas que t'étais planquée dans l'ombre de Lucien ?
pas si triste et guindé que l'ery voudrait faire croire
 26/05/08 à 19h44
ça a l'air super ces petites sauteries...
Mais c'était bien agréable à lire
attentif de l'auteur et le gars Lucien l'était si triste que cela ? Note que si il n'y avait que des persifleurs et des roses fanées
Suis sûr qu'a la place d'être bouffé par son chien, il a bien ri d'être dans le zoo que tu décris.
 26/05/08 à 19h16
à un certain moment du texte,
l'auteur sait bien lequel
 26/05/08 à 18h57
incorrigible
Mme CohérenceI va-t-elle bien ?
 26/05/08 à 18h52
incorrigible
Pfffttt.... !