Vous je sais pas, mais je suis une snob honteuse. Comme vous, comme toi, j’ai un brin de commisération pour les amateurs de Chimène Badi et de Paolo Coelho, les adeptes de la mer en été et de la montagne en hiver, et toutes sortes de goûts douteux puisqu’ils ne sont pas les miens.
Snob, ça n’empêche pas d’habiter en banlieue. Alors quand des amis m’ont demandé où on pouvait aérer leur fille après un déjeuner, je frissonnai. Il n’y avait qu’une solution de proximité : le square transformé en plage, comme à la capitale oui, et en banlieue… un summum. Ce sont des amis, donc un peu snobs tout en sachant que c’est mal, et nous partons fort penauds vers ce square indûment ensablé.
Là, une faune en maillot, bob et tongs, qui avec son ballon, sa cannette, son seau et sa pelle, le tout apparemment inconscient de l’incongruité ambiante.
Dans un coin, une grande pataugeoire où des enfants piaillent encore plus qu’ailleurs. Et brusquement, tous s’agglutinent, debout, immobiles et silencieux. Quelles sont ces mœurs décidément étranges, n’osons-nous pas nous demander, le ciel punit-il notre faute en précipitant la fin du monde ?
Non. Des jets d’eau fusent tout autour, transformant aussitôt les bambins en ouistitis qui sentent l’approche du lion : ça s’époumone, ça gesticule, ça dérape aussi, il y aura toujours des maladroits. Ils sont contents. Ils sont même aux anges et ils le montrent sans aucun complexe, ils se foutent de l’endroit, du moment, des consignes de Nadine de Rothschild, de tout sauf de leur plaisir à être là. Incroyable mais vrai, ça fait du bien.
Alors, évidemment, on a réfléchi avec les amis. On continuera d’être snob, mais de temps en temps on s’autorisera des entorses. Fuck le bon goût sacrebleu !
Snob, ça n’empêche pas d’habiter en banlieue. Alors quand des amis m’ont demandé où on pouvait aérer leur fille après un déjeuner, je frissonnai. Il n’y avait qu’une solution de proximité : le square transformé en plage, comme à la capitale oui, et en banlieue… un summum. Ce sont des amis, donc un peu snobs tout en sachant que c’est mal, et nous partons fort penauds vers ce square indûment ensablé.
Là, une faune en maillot, bob et tongs, qui avec son ballon, sa cannette, son seau et sa pelle, le tout apparemment inconscient de l’incongruité ambiante.
Dans un coin, une grande pataugeoire où des enfants piaillent encore plus qu’ailleurs. Et brusquement, tous s’agglutinent, debout, immobiles et silencieux. Quelles sont ces mœurs décidément étranges, n’osons-nous pas nous demander, le ciel punit-il notre faute en précipitant la fin du monde ?
Non. Des jets d’eau fusent tout autour, transformant aussitôt les bambins en ouistitis qui sentent l’approche du lion : ça s’époumone, ça gesticule, ça dérape aussi, il y aura toujours des maladroits. Ils sont contents. Ils sont même aux anges et ils le montrent sans aucun complexe, ils se foutent de l’endroit, du moment, des consignes de Nadine de Rothschild, de tout sauf de leur plaisir à être là. Incroyable mais vrai, ça fait du bien.
Alors, évidemment, on a réfléchi avec les amis. On continuera d’être snob, mais de temps en temps on s’autorisera des entorses. Fuck le bon goût sacrebleu !
réactions : 16
lectures : 338
votes : 17
Voici les 16 dernières réactions à ce commentaire
Date
Titre (cliquez pour lire)
Rédacteur
votre cas n'est pas si grave : si la fille de vos amis était vraiment une sale gosse de snobs, elle aurait dédaigné les jets d'eau !
A quand les baignades dans la Marne, dans la Seine, le pt'it vin blanc pouark ça fait peuple
C'est bath.
Mon Dieu, mais quelle horreur ! Un tel laisser-aller, c'est désolant.
moi qui croyais lire un excellent commentaire sur Jacques Tati...
extrait :
"J'suis snob... J'suis snob
J'suis ravagé par ce microbe
J'ai des accidents en Jaguar
Je passe le mois d'août au plumard
C'est dans les p'tits détails comme ça
Que l'on est snob ou pas
J'suis snob... Encor plus snob que tout à l'heure
Et quand je serai mort
J'veux un suaire de chez Dior!"
Boris Vian
"J'suis snob... J'suis snob
J'suis ravagé par ce microbe
J'ai des accidents en Jaguar
Je passe le mois d'août au plumard
C'est dans les p'tits détails comme ça
Que l'on est snob ou pas
J'suis snob... Encor plus snob que tout à l'heure
Et quand je serai mort
J'veux un suaire de chez Dior!"
Boris Vian
... à Pouilly sur loire...
J'aime beaucoup!!!
J'aime beaucoup!!!
c'est quand même audacieux. Tant pis, osons. Tavasi, faut qu'on se cause.
pas assez à mon gout.....que c'est vulgaire tout cela....

ça fait du bien"


à la lecture de votre texte, je me suis permise de pouffer
ahuhuhuhuhu, tutafi chèère amie
je dirais même plus, fûck! ahuhihi
oh mais vous méritez une très bonne note!
je dirais même plus, fûck! ahuhihi
oh mais vous méritez une très bonne note!



Je réagis à ce commentaire en
Je réagis à ce commentaire en 









Chloé94
publié le 7 août 07