Judith raccroche le téléphone, il a dit d’accord, sans sourciller, d’ailleurs il lui dit jamais non et comme d’habitude, il n’a pas sursauter à l’idée qu’elle prenne la place d’un autre parce qu’elle l’avait décidé. En un quart d’heure, elle enfile pantalon, bottines et petit pull en v. Elle se réjouis à l’idée de passer une soirée entre mecs, ça fait tellement d’années qu’elle papote avec des filles sans y trouver son compte, là elle sent qu’elle va s’éclater. Elle abandonne son sac à main pour glisser dans ses poches quelques billets, le permis de conduire, le portable, zut le sac c’est tout de même pratique, tant pis, elle bourre son paquet de clopes et son briquet. ‘A y est ! un coup sur l’accélérateur, les zom’ n’aiment pas attendre et la voici à l’entrée du bar. Ils sont là, ben ils ne sont que deux, au final. Z’ont pas tous eu la permission, on s’en fout.
- bon les gars, faites pas cette tête là, faites comme si je n’étais pas une fille, on parle cul si vous voulez, vous pouvez mater, je ne dirai rien, bouche cousue promis et puis j’ai soif et on joue à quoi ?
Judith se retrouve juchée sur une chaise de bar, ils lui offrent café sur café, clopes à volonté, impossible de sortir un billet.
- ah non moi j’ai des principes dit Franck, je ne laisse jamais payer une fille.
- bon ok ben moi je paye les parties de ce machin là, ça a l’air vachement rigolo, vous commencez, je regarde et je prends le gagnant !
Judith sent qu’ils commencent à se décoincer, Dorian la frôle comme à son habitude, jeu du chat et de la souris, elle se régale d’avance à l’idée de savoir à quel moment lui et elle vont s’accrocher. C’est à chaque fois comme ça entre eux, des regards, des allusions savamment distillées et puis à un moment, il la dévore derrière une porte, la coince dans un couloir, l’attire loin de la lumière et…elle est à point.
La voilà qui se bat comme une tigresse, transpire et ne lâche pas un palet et bing et bong font les os de ses hanches sur les montants en bois, ils ne la laisse pas gagner car le gage c’est un baiser au gagnant. Franck est vert, le baiser lui passe sous le nez.
Va pour une partie de baby foot, là Judith avoue elle est vraiment trop nulle, ben oui c’est un vrai jeu de mec ça et Franck enfin récolte sa récompense, il est tout guilleret et offre la tournée. Pendant que ce dernier est parti vider ses premières bières dans les toilettes prévues à cet effet, Judith rejoint Dorian et lui offre un baiser plus profond.
- en quel honneur lui dit-il ?
Peut être ne devrait-elle pas abuser, lui et elle n’ont jamais été que des amants qui n’ont partagé rien d’autre qu’un verre et une partie de jambes en l’air, sans doute doit-elle rester à sa place. Elle ne sait que penser mais après quelques minutes de réflexion, elle se dit que le mieux est d’être elle-même et passer un bon moment sans se poser de questions.
Franck commence à prendre sérieusement goût au jeu et la queue de billard lui donne des allures de poète assoiffé, Dorian le connaît depuis de nombreuses années, il n’a jamais été d’une grande finesse, il se fait donc subtilement protecteur, laissant à Judith le soin de mettre les limites tout en calmant son pote trop entreprenant.
Les heures passent et l’envie de changer de crémerie se fait ressentir. Judith prend le volant et se laisse guider dans la ville. Ils atterrissent dans un petit bar pour y déguster le meilleur Cognac. Deux hommes et une femme qui entre dans cet endroit ne laisse pas le patron indifférent; il s’assoie à leur table et offre à Judith son plus vieux nectar.
Judith se colle à Dorian et fait glisser sa main entre ses cuisses, c’est la première fois qu’elle prend l’initiative d’aller vers lui, il est doux et caressant, lui embrasse le cou.
Franck interloqué leur demande :
- mais vous couchez ensemble ?
Les deux amants répondent d’un sourire, pas plus. Dorian réchauffe sa main sous le pull de Judith, Franck n’en crois pas ses yeux. Lui qui croyait connaître son meilleur ami, il n’en revient pas et se croit obliger de questionner encore :
- depuis combien de temps ?
Judith laisse à Dorian le soin de se taire. Franck fait son air malheureux, Judith chuchote quelques mots à l’oreille de son amant, il ne lui dira pas non. Elle se décale face Franck, soulève ses fesses du banc de cuir et l’embrasse tendrement. Le patron du bar n’en loupe pas une miette, il revient vers la table et offre une tournée d’un alcool d’amande qui dit-il se garde en bouche comme un langoureux baiser. Dorian allume une cigarette, Judith de ses yeux appelle les mains de Franck à s’inviter sous la nappe, elle lui offre sa dentelle en regardant l’effet produit sur son visage, il est ravi, tendre et reconnaissant.
Tous les trois se dirigent vers la sortie, il pleut, Dorian prend la main au passage de Judith pour l’attirer plus loin, puis au milieu de la rue sous la pluie il l’embrasse fougueusement, cela dure une éternité, soudain elle sent le corps chaud de Franck se coller à elle, il soulève ses cheveux, ses lèvres dans son cou sont très douces. Elle voudrait que ce moment entre ces deux hommes ne s’arrête jamais. Les jambes en coton, elle rentre dans la voiture, les rôles se sont inversés et Franck à ses côtés la goûte jusqu’au palais.
Ils s’avancent tout feux éteints dans un chemin arboré, les deux hommes la déshabille sans un bruit, elle fait jouir Dorian en premier, puis se donne à Franck trop excité pour mener à bien son affaire. Judith couche sa tête sur les cuisses nues de Dorian qui lui caresse les cheveux, jamais entre les deux amants autant de tendresse n’avait été ressenti. Franck finit par pleurer sa jouissance. Ils se félicitent pour cette triangulaire amitié.
Dorian prend le volant pendant que les deux autres se couvrent de baisers tendres, Franck la sert fort dans ses bras et lui parle de lui et de ses petits tracas, de l’ennuie, du travail, de celle qu’il aimerait plus fantasque. Tous trois parlent jusqu’au début du matin.
Franck demande son numéro de téléphone à Judith :
- Dorian te le donneras.
Ce que ces deux hommes ont pu se dire jamais Judith ne le saura. Judith reverra Dorian plusieurs fois. Franck resta silencieux.
- bon les gars, faites pas cette tête là, faites comme si je n’étais pas une fille, on parle cul si vous voulez, vous pouvez mater, je ne dirai rien, bouche cousue promis et puis j’ai soif et on joue à quoi ?
Judith se retrouve juchée sur une chaise de bar, ils lui offrent café sur café, clopes à volonté, impossible de sortir un billet.
- ah non moi j’ai des principes dit Franck, je ne laisse jamais payer une fille.
- bon ok ben moi je paye les parties de ce machin là, ça a l’air vachement rigolo, vous commencez, je regarde et je prends le gagnant !
Judith sent qu’ils commencent à se décoincer, Dorian la frôle comme à son habitude, jeu du chat et de la souris, elle se régale d’avance à l’idée de savoir à quel moment lui et elle vont s’accrocher. C’est à chaque fois comme ça entre eux, des regards, des allusions savamment distillées et puis à un moment, il la dévore derrière une porte, la coince dans un couloir, l’attire loin de la lumière et…elle est à point.
La voilà qui se bat comme une tigresse, transpire et ne lâche pas un palet et bing et bong font les os de ses hanches sur les montants en bois, ils ne la laisse pas gagner car le gage c’est un baiser au gagnant. Franck est vert, le baiser lui passe sous le nez.
Va pour une partie de baby foot, là Judith avoue elle est vraiment trop nulle, ben oui c’est un vrai jeu de mec ça et Franck enfin récolte sa récompense, il est tout guilleret et offre la tournée. Pendant que ce dernier est parti vider ses premières bières dans les toilettes prévues à cet effet, Judith rejoint Dorian et lui offre un baiser plus profond.
- en quel honneur lui dit-il ?
Peut être ne devrait-elle pas abuser, lui et elle n’ont jamais été que des amants qui n’ont partagé rien d’autre qu’un verre et une partie de jambes en l’air, sans doute doit-elle rester à sa place. Elle ne sait que penser mais après quelques minutes de réflexion, elle se dit que le mieux est d’être elle-même et passer un bon moment sans se poser de questions.
Franck commence à prendre sérieusement goût au jeu et la queue de billard lui donne des allures de poète assoiffé, Dorian le connaît depuis de nombreuses années, il n’a jamais été d’une grande finesse, il se fait donc subtilement protecteur, laissant à Judith le soin de mettre les limites tout en calmant son pote trop entreprenant.
Les heures passent et l’envie de changer de crémerie se fait ressentir. Judith prend le volant et se laisse guider dans la ville. Ils atterrissent dans un petit bar pour y déguster le meilleur Cognac. Deux hommes et une femme qui entre dans cet endroit ne laisse pas le patron indifférent; il s’assoie à leur table et offre à Judith son plus vieux nectar.
Judith se colle à Dorian et fait glisser sa main entre ses cuisses, c’est la première fois qu’elle prend l’initiative d’aller vers lui, il est doux et caressant, lui embrasse le cou.
Franck interloqué leur demande :
- mais vous couchez ensemble ?
Les deux amants répondent d’un sourire, pas plus. Dorian réchauffe sa main sous le pull de Judith, Franck n’en crois pas ses yeux. Lui qui croyait connaître son meilleur ami, il n’en revient pas et se croit obliger de questionner encore :
- depuis combien de temps ?
Judith laisse à Dorian le soin de se taire. Franck fait son air malheureux, Judith chuchote quelques mots à l’oreille de son amant, il ne lui dira pas non. Elle se décale face Franck, soulève ses fesses du banc de cuir et l’embrasse tendrement. Le patron du bar n’en loupe pas une miette, il revient vers la table et offre une tournée d’un alcool d’amande qui dit-il se garde en bouche comme un langoureux baiser. Dorian allume une cigarette, Judith de ses yeux appelle les mains de Franck à s’inviter sous la nappe, elle lui offre sa dentelle en regardant l’effet produit sur son visage, il est ravi, tendre et reconnaissant.
Tous les trois se dirigent vers la sortie, il pleut, Dorian prend la main au passage de Judith pour l’attirer plus loin, puis au milieu de la rue sous la pluie il l’embrasse fougueusement, cela dure une éternité, soudain elle sent le corps chaud de Franck se coller à elle, il soulève ses cheveux, ses lèvres dans son cou sont très douces. Elle voudrait que ce moment entre ces deux hommes ne s’arrête jamais. Les jambes en coton, elle rentre dans la voiture, les rôles se sont inversés et Franck à ses côtés la goûte jusqu’au palais.
Ils s’avancent tout feux éteints dans un chemin arboré, les deux hommes la déshabille sans un bruit, elle fait jouir Dorian en premier, puis se donne à Franck trop excité pour mener à bien son affaire. Judith couche sa tête sur les cuisses nues de Dorian qui lui caresse les cheveux, jamais entre les deux amants autant de tendresse n’avait été ressenti. Franck finit par pleurer sa jouissance. Ils se félicitent pour cette triangulaire amitié.
Dorian prend le volant pendant que les deux autres se couvrent de baisers tendres, Franck la sert fort dans ses bras et lui parle de lui et de ses petits tracas, de l’ennuie, du travail, de celle qu’il aimerait plus fantasque. Tous trois parlent jusqu’au début du matin.
Franck demande son numéro de téléphone à Judith :
- Dorian te le donneras.
Ce que ces deux hommes ont pu se dire jamais Judith ne le saura. Judith reverra Dorian plusieurs fois. Franck resta silencieux.
réactions : 27
lectures : 394
votes : 8
Voici les 27 dernières réactions à ce commentaire
Date
Titre (cliquez pour lire)
Rédacteur
03/11/08 à 11h10
mais pour sûr, je reviendrai m'en resservir,
de toute cette sensualité...
Admirative, je suis !
de toute cette sensualité...
Admirative, je suis !
comme tu racontes la progression de la soîrée... et ces sensuelles amitiés à partager dans l'instant.
pour en manger !
à déguster !
de tes comms ?. . moi pas

Et je suis incorrigible de vous lire au petit matin! Publiez le soir très chère!
Celui qui prétendrais rester de marbre serait un vilain menteur!
Celui qui prétendrais rester de marbre serait un vilain menteur!
Je commence à mieux les lire maintenant que je ne m'y vois plus. C'est vrai que sur ce site il y a d'autres gens qui s'amusent aussi, c'est bon de s'en souvenir.
Bravo
01/11/08 à 23h56
bouche bée.
01/11/08 à 23h07

Je réagis à ce commentaire en
Je réagis à ce commentaire en 









reinette88
publié le 1er nov. 08