J'ai acheté ce livre sur le conseil d'une PCC girl, et chose rare pour moi qui court en tous sens, je l'ai fini assez rapidement... C'était au lavomatic, quand mes chemises et mes T-shirts tournaient dans la lessiveuse, que j'ai tourné les dernières pages des "Lettres à un jeune poète". Que vous dire, si ce n'est que c'est une vraie leçon de vie : Rilke répond aux lettres d'un jeune auteur, et lui transmet un peu de sa foi en la vie, lui parle de l'amour, lui donne quelques conseils pour entrer en littérature. Naturellement, ce livre est vraiment recommandé justement à ceux qui veulent écrire et ne savent pas comment commencer, mais pas seulement. Et puisqu'on est dans le sujet, j'ai relevé dans "La tentation nihiliste" (Roland Jaccrd) que je lui en ce moment, ceci : l'écrivain allemand Ludwig Börne conseillait aux apprentis-écrivains de noter pendant trois jours entiers, sans maquillage ni hypocrisie, tout ce qui leur passait par la tête. Tout le contraire de ce que fait Rilke, qui, il l'écrit, n'a pas toujours le temps de repondre rapidement à son correspondant et prend le temps de mûrir sa réponse.
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et je lis avec intéret vos commentaires
en parlant de Cioran, je viens de finir un livre de Roland Jaccard qui s'appelle "La tentation nhiliste", et qui est très bien...
bien à vous
JMG
en parlant de Cioran, je viens de finir un livre de Roland Jaccard qui s'appelle "La tentation nhiliste", et qui est très bien...
bien à vous
JMG
Rilke a écrit de superbes textes sur son attente dans le lavaumatic de Vienne, en compagnie de Paul Rée et Lou Andreas Salomé. "les cahiers de Malte Lavaumatic Briggs". Décapant.
Volupté de la tristesse... c'est très bien dit! ... et moins réducteur que ce commentaire...
les auteurs optimistes gentillets (Pennac, Picouly, Levy), vous foutent le bourdon, pas Cioran.
Rilke était mélancolique ET amoureux de la vie. Il y a même une certaine volupté en lui de la tristesse et de la mélancolie. Ce n'est pas incompatible. Jamais il n'aurait versé dans l'amertume de Cioran ni l'optimisme gentillet d'un Pennac (ou autre...), qui vous foutent VRAIMENT le bourdon.
24/05/08 à 14h03
mysteryy
et la meilleure c'est....Anais Nin
Drôle de façon d'interpréter cette oeuvre majeure... monument de mélancolie, de vision sans concession de la vie d'artiste, de l'acceptation de la difficulté d'être, de la souffrance, de la nécessaire solitude pour comprendre un peu le monde...
Il n'y a pas que les chemises qui passent à la lessiveuse... pauvre Rilke...
Il n'y a pas que les chemises qui passent à la lessiveuse... pauvre Rilke...
pensez aux arbres : abstenez-vous !

la preuve qu'il faut tjs écouter ses amis



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peergynt
publié le 24 mai 08