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« Loin d’elle », c’est un film sur le vieillissement, certes, mais surtout sur la maladie d'Alzheimer qui éloigne les gens d'eux-mêmes.
Joli film, très joli jeu d’acteurs, histoire tendre et émouvante qui parle de vie, d’amour, de culpabilité, de bonheur, de tendresse…

Un homme (Grant), une femme (Fiona) mariés depuis près de 45 ans. Elle commence à perdre la mémoire jusqu’à se perdre dans la ville tard la nuit.
Une décision est prise, difficile néanmoins : celle de l’intégrer dans un institut spécialisé. Là, elle sera coupée de son mari pendant un mois ferme, mois au cours duquel elle va se lier d’affection avec un malade (Aubrey), et « oublier » son mari.
Après le départ d’Aubrey de l’institut, Fiona se meurt d’amour et d’oubli. Aussi, son mari décide de faire revenir au moins pour une journée cet homme qui occupe tout l’esprit de Fiona.
Pour ce faire, il va aller voir la femme de cet Aubrey, Marian, avec qui va se créer un début de relation « d’amour ».
Grant emmène Aubrey à l’institut, auprès de Fiona qui, à ce moment-là, a un sursaut de lucidité, ce qui ne me convainc pas : ce sursaut de lucidité (elle reconnaît son mari au moment où celui-ci, dans un acte d'amour et d'égoïsme à la fois – néanmoins nécessaire – décide de lui laisser vivre pleinement sa vie de « malade d’Alzheimer » avec celui qu’elle a pris d’affection peu de temps après qu’elle est rentrée dans un institut spécialisé pour malades de ce type) n’arrive pas, selon moi, à un point forcément nommé.

L’arrivée de Marian dans la vie de Grant est importante.
Au cours d’une conversation entre eux, Marian rappelle à Grant qu’il y a 2 types de personnes :
– celles qui, en colère contre les duretés de la vie, vont passer à côté des choses essentielles ou, du moins, à côté de belles choses ;
– et celles qui, acceptant la vie telle qu’elle est, vont regarder les choses dans leur aspect des plus positifs.

Ce film, en fait, c’est cela : une jolie leçon de vie sur ce vers quoi nous devons tendre !
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Voici les 26 dernières réactions à ce commentaire
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Rédacteur
 16/05/07 à 10h45
.. film Japonais cette fois. la bande annonce dispo sur cette page (lien "trailer" en haut..) semble assez intéressante :
http://www.memoriesoftomorrowmovie.com/
Et merci également pour ta bonne référence bibliographique.
pour me faire pardonner, cette petite info lue dans le Monde :
en librairie : "L'Eclipse" de Rezvani, qui comporte des extraits du journal de sa femme, atteinte de cette maladie ; Rezvani, c'est le parolier de la chanson "Tourbillon de la vie" du film "Jules et Jim"
_ Actes Sud_ coll "Babel" (si j'ai bien compris)
 12/05/07 à 19h03
Merci pour ton témoignage touchant.
 12/05/07 à 18h33
vidépleins
par contre je garde un souvenir ému de "se souvenir des belles choses".
Merci pour ce com ;
 12/05/07 à 13h34
 12/05/07 à 13h33
se souvenir des bons moment, de l' amour reçu pour donner, à ces êtres passés dans une autre galaxie, le même amour. Ces personnes qui ne savent plus qui nous sommes
de Zabou Breitman, avec Isabelle Carré et Bernard Campan, est aussi un très beau film sur le sujet
Un plan alzheimer sera bientôt à l'oeuvre
et mon pére, son fils, était devenu Monsieur.

Pourtant je n'ai jamais aucun doute sur l'amour inconditionnel que m'avait porté ma mamie.
 12/05/07 à 11h14
j'avais loupé la sortie de ce film , sujet très brulant car notre maman est en
train de sombrer dans cet oubli total de la vie et des personnes , ses petits enfants n'existent plus , j'ai peur du jour ou elle ne se souviendra plus de moi
quand je la vois c'est elle l'enfant et le trouble est très fort ..........
 12/05/07 à 10h38
sissi
merci pour ces pistes: je veux aller voir ce film, d'abord pour revoir Julie Christie, et pour voir ce que cette toute jeune cinéaste a fait des thèmes du vieillisement et des sentiments et de la durée et de celui la déchéance physique et mentale liée à la maladie (hors âge).

Martin Eden, toujours sobre et juste dans ses réactions.

Merci pour ce comm, en tous cas.
... et je pense que c'est dans tous les cas.

La régression révèle l'amour fondamental que porte l'individu atteint de cette maladie.
Et dans tous les cas, la mère, figure de l'amour originel, est toujours présente!

L'individu trouve également des substituts immédiats mais, je confirme, il n'a plus la capacité de porter son amour sur d'autres personnes que celles à qui il était attaché avant le déclenchement de sa maladie.
J'ai justement oublié de te remercier, Martin Eden, d'avoir évoqué ce film que je n'ai pas vu.
 12/05/07 à 10h02
oxymores

Nous n'avons pas la même expérience....chez nous, jusqu'au coma fatal des tous derniers jours, l'être aimé,fut réclamé selon et en fonction des moment de régression.Mais bon sans doute
que l'environnement,la constitution de chaque malade et la progression de la maladie jouent et font des différences.
enfin, je crois !

Interprétée par d' excellents acteurs, une histoire très riche de par la diversité des interrogations humaines et personnelles qu'elle pose.
sur ce thème et ces films
Concernant le report d'affection sur Aubrey que Fiona opère, il est peut-être légitime, dans le sens où ces près de 45 années de mariage et d'amour ont été annihilées d'un coup par cette séparation brutale de Grant et Fiona, et que Fiona conserve au fond d'elle le souvenir d'avoir aimé et d'aimer.
... (ou peut-être l'aurais-je oublié!) mais le récit ne "sonne" pas juste par rapport à ce que je connais de cette maladie.

L'individu opère une régression de manière plus ou moins progressive en traversant des étapes violentes.
Dans cette régression, c'est l'autoconservation et l'affectif qui sont privilégiés. L'individu recherche systématiquement l'affection dont il a besoin dans son proche entourage.
Il n'a normalement plus les moyens d'assumer le manque affectif, et encore moins de "mourir d'amour" comme dans le film. Même une infirmière fera l'affaire pour lui donner le soin, l'attention, la douceur dont il a impérativement besoin.

Le film "N'oublie jamais" de Nick Cassavetes, avec la splendide Gena Rowlands, était extrêmement juste sur le sujet. Une très belle histoire d'amour justement.