C'était l'été encore il y a quelque temps, j'entends par là, la canicule.
Alors, retour à la nature, il me fallait de la verdure, de l'eau, des animaux, toutes sortes d'oiseaux bigarrés qui étaient aussi abrutis de chaleur que l'humanité des beaux jours.
A Lyon, le Parc de la Tête d'Or et les nouvelles berges du Rhône, pleines de surprises pour qui aime observer la foule. Il y a aussi , plus sauvage, là où les gens se baignent , se bronzent et font du vélo. Là où il devrait louer des chaises longues...
Et aussi un roman: je ne suis pas un ogre qui dévore les fillettes, aussi je continuais ma quête dans l'oeuvre de Nabokov, un des seuls romanciers à faire connaître la saturation visuelle.
C'est une oeuvre qui possède plusieurs paliers de lecture comme la Peinture Egyptienne antique.
Ada est un peu le testament littéraire de Nabokov.
L'inceste entre le frère et la soeur n'est pas le thème principal du roman malgré ces descriptions méticuleuses. bien que le double de la terre où l'auteur situe son roman nous mène en circuit fermé incestueux.
Ada est l'apogée de son style: moi, je suis tombée au fin fond de phrases labyrinthiques donnant l'expérience du vide mais ce n'est pas voulu par l'auteur. Un roman facile à lire, non. Accrochez-vous!
Il n'y a pas la magie de Lolita, mais un monde fantasmagorique et très réel.
Cela nous situe dans une dissection romanesque perpétuelle, (Ada est passionnée par les insectes), ressassée par la mémoire complémentaire et parfois défaillante des protagonistes du récit, maintenant très âgés.
La fascination est là, mais d'une autre sorte confinant à la cruauté --le héros racontant leur vie se rapprochent de la mort--
Le tabou de l'inceste est éludé mais pas les rivalités entre frères et soeurs, non.
Les deux amoureux ne trouvent aucun rivaux à leur hauteur est c'est dommage, dans ce monde cinématographique de carton-pâte.
Sauf, peut-être la "petite soeur", rivale inavouée. Ce qui pour elle est fatal: ressentir l'incomplétude permanente.
La fascination de la répétition, descriptive, narrative. Répétition trans-générationnelle de la folie et de l'inceste.
Ce roman recèle des erreurs et des contradictions qui sont le chemin de la mémoire.
Nabokov nous résume ironiquement tout son livre dans les dernières pages:le récit de la réalité peut-être si ténu, ou si bien élagué.
"Le romancier n'est pas là pour tout expliquer et tout empaqueter"(en substance)
"La littérature ne dit pas la vérité, mais en fait"
ADAonline.com
Brian Boyd
le site Zembla pour les mordus.
Alors, retour à la nature, il me fallait de la verdure, de l'eau, des animaux, toutes sortes d'oiseaux bigarrés qui étaient aussi abrutis de chaleur que l'humanité des beaux jours.
A Lyon, le Parc de la Tête d'Or et les nouvelles berges du Rhône, pleines de surprises pour qui aime observer la foule. Il y a aussi , plus sauvage, là où les gens se baignent , se bronzent et font du vélo. Là où il devrait louer des chaises longues...
Et aussi un roman: je ne suis pas un ogre qui dévore les fillettes, aussi je continuais ma quête dans l'oeuvre de Nabokov, un des seuls romanciers à faire connaître la saturation visuelle.
C'est une oeuvre qui possède plusieurs paliers de lecture comme la Peinture Egyptienne antique.
Ada est un peu le testament littéraire de Nabokov.
L'inceste entre le frère et la soeur n'est pas le thème principal du roman malgré ces descriptions méticuleuses. bien que le double de la terre où l'auteur situe son roman nous mène en circuit fermé incestueux.
Ada est l'apogée de son style: moi, je suis tombée au fin fond de phrases labyrinthiques donnant l'expérience du vide mais ce n'est pas voulu par l'auteur. Un roman facile à lire, non. Accrochez-vous!
Il n'y a pas la magie de Lolita, mais un monde fantasmagorique et très réel.
Cela nous situe dans une dissection romanesque perpétuelle, (Ada est passionnée par les insectes), ressassée par la mémoire complémentaire et parfois défaillante des protagonistes du récit, maintenant très âgés.
La fascination est là, mais d'une autre sorte confinant à la cruauté --le héros racontant leur vie se rapprochent de la mort--
Le tabou de l'inceste est éludé mais pas les rivalités entre frères et soeurs, non.
Les deux amoureux ne trouvent aucun rivaux à leur hauteur est c'est dommage, dans ce monde cinématographique de carton-pâte.
Sauf, peut-être la "petite soeur", rivale inavouée. Ce qui pour elle est fatal: ressentir l'incomplétude permanente.
La fascination de la répétition, descriptive, narrative. Répétition trans-générationnelle de la folie et de l'inceste.
Ce roman recèle des erreurs et des contradictions qui sont le chemin de la mémoire.
Nabokov nous résume ironiquement tout son livre dans les dernières pages:le récit de la réalité peut-être si ténu, ou si bien élagué.
"Le romancier n'est pas là pour tout expliquer et tout empaqueter"(en substance)
"La littérature ne dit pas la vérité, mais en fait"
ADAonline.com
Brian Boyd
le site Zembla pour les mordus.
réactions : 4
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Voici les 4 dernières réactions à ce commentaire
Date
Titre (cliquez pour lire)
Rédacteur
04/10/08 à 12h19
19/09/08 à 12h42
*****


d'un livre que je n'ai pas lu et qui m'incite à le lire. Beau style
.
Lolita
[ Movie Trailer ]
.
Remake by Adrien Lyne
.
Humbert Humber-Jeremy Irons
Dolores Haze-Dominique Swain
.
http://minilien.com/?kBHqi1Oxp8
.
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Humbert Humber-Jeremy Irons
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cassio
publié le 17 sept. 08