Homme immonde... je dirais juste pas plus immonde que n'importe quel représentant de l'humanité...
J'ai eu la chance de rencontrer Céline jeune. Non je sucre pas les fraises... C'était par l'entremise de son défenseur probablement le plus ardent, mon prof de français d'alors, qui faisait des enseignements à la fac parallèlement à nos pâles cours de lycée... Céline et Rimbaud
étaient ses préférés... Mêmes combats !
Moi, j'ai quand même pu aller jusqu'à la fin de mort à crédit, j'ai laissé les diatribes pour mes années de vieillesse aigrie et revancharde...
A celui qui n'aurait pas encore essayé de le lire, je dirai ceci : ne t'attends à aucune compromission ! la vérité nue, l'abjecte vérité, la seule vérité possible :)
L'antidote étant ensuite quelque chose de léger mais néanmoins fin et agréable (un Tortilla Flat de Steinbeck, un Pennac, un Irving, un peu de vie riante et primesautière... parce que quand même, bon...)
J'ai eu la chance de rencontrer Céline jeune. Non je sucre pas les fraises... C'était par l'entremise de son défenseur probablement le plus ardent, mon prof de français d'alors, qui faisait des enseignements à la fac parallèlement à nos pâles cours de lycée... Céline et Rimbaud
étaient ses préférés... Mêmes combats !
Moi, j'ai quand même pu aller jusqu'à la fin de mort à crédit, j'ai laissé les diatribes pour mes années de vieillesse aigrie et revancharde...
A celui qui n'aurait pas encore essayé de le lire, je dirai ceci : ne t'attends à aucune compromission ! la vérité nue, l'abjecte vérité, la seule vérité possible :)
L'antidote étant ensuite quelque chose de léger mais néanmoins fin et agréable (un Tortilla Flat de Steinbeck, un Pennac, un Irving, un peu de vie riante et primesautière... parce que quand même, bon...)
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concernant Houellebecq j'ai peut-être donné le sentiment de le comparer à Céine parce que j'ai commencé mon post par ce nom ; en fait pas du tout, je réagissais juste par rapport à la noirceur de la littérature de Céline
loustique écrit dans son com : "la vérité nue, l'abjecte vérité, la seule vérité possible"
cette littérature là est impitoyable c'est vrai mais il y a de la poésie et de l'amour aussi dans certains de ses livres, et tellement de cocasserie !
alors que dans un registre proche - je n'ai pas parlé de style ok ?- Houellebecq m'a fait beaucoup rire aussi mais je le trouve lui franchement nihiliste, les Particules Elementaires sont sans doute le livre le plus noir que j'ai lu (ok j'ai de grosses lacunes
)
Voilà c'était juste pour dire aux éventuels futurs lecteurs de Céline qui nous lisent qu'ils ne vont pas mettre le nez dans un puits sans fond de noirceur (ce n'est pas non plus ce que nous dit loustique d'ailleurs). Et je leur conseille Mort à Crédit et le Voyage au bout de la nuit mais aussi ses écrits suivants, et sa trilogie allemande.
Au passage je rebondis sur les posts les plus récents :
Il y avait je pense une réelle (grande ?) humanité chez Céline, qui est occultée par ce que l'on sait de son antismétisme enragé.
Comme le dit loustique c'était un médecin des pauvres, on ne le sait pas toujours (et sa thèse de médecine avait pour sujet Semmelweis le père de l'hygiène obstétrique, sauveur de dizaines de milliers de nouveaux-nés), et si l'on accorde crédit à ce qu'écrit Céline au sujet de sa pratique de médecin il était infoutu de faire payer les consultations à ses clients car ils étaient miséreux.
loustique écrit dans son com : "la vérité nue, l'abjecte vérité, la seule vérité possible"
cette littérature là est impitoyable c'est vrai mais il y a de la poésie et de l'amour aussi dans certains de ses livres, et tellement de cocasserie !
alors que dans un registre proche - je n'ai pas parlé de style ok ?- Houellebecq m'a fait beaucoup rire aussi mais je le trouve lui franchement nihiliste, les Particules Elementaires sont sans doute le livre le plus noir que j'ai lu (ok j'ai de grosses lacunes
Voilà c'était juste pour dire aux éventuels futurs lecteurs de Céline qui nous lisent qu'ils ne vont pas mettre le nez dans un puits sans fond de noirceur (ce n'est pas non plus ce que nous dit loustique d'ailleurs). Et je leur conseille Mort à Crédit et le Voyage au bout de la nuit mais aussi ses écrits suivants, et sa trilogie allemande.
Au passage je rebondis sur les posts les plus récents :
Il y avait je pense une réelle (grande ?) humanité chez Céline, qui est occultée par ce que l'on sait de son antismétisme enragé.
Comme le dit loustique c'était un médecin des pauvres, on ne le sait pas toujours (et sa thèse de médecine avait pour sujet Semmelweis le père de l'hygiène obstétrique, sauveur de dizaines de milliers de nouveaux-nés), et si l'on accorde crédit à ce qu'écrit Céline au sujet de sa pratique de médecin il était infoutu de faire payer les consultations à ses clients car ils étaient miséreux.
Sorry to be late (j'étais en train de rédiger un super comment que j'ai effacé arrrrgl, premier d'une longue série...) alors j'étais un peu enerved pour retrouver toutes les bonnes tites jokes que z'avais trouvées... c'est chiant quand on planifie pas 
du coup, voilà, j'y suis, ENVOI !

du coup, voilà, j'y suis, ENVOI !
c'est son problème (Mr. Hyde)
d'un bout à l'autre du message ? t'es ben sûr 
suis pas inquiète, on échange jamais trop !

suis pas inquiète, on échange jamais trop !
Pour la discussion, je suis toujours partant. Mais ce n'est jamais simple, ici, ou sur un forum, ou ailleurs. L'art de la conversation est fait de familiarité et de réflexion personnelle, parfois différée, d'échange à deux ou de partage avec une compagnie (avec au moins un homme et une femme bien sûr). C'est un art fragile; il y faut de l'attente et de l'entente, des hasards plutôt que des attaches ? et un lieu et un temps privilégiés. Je donne facilement mes coordonnées (il suffit de regarder mes commentaires), mais en privé il arrive que ce soit trop ou trop peu. Alors à suivre...
On se trouve un troisième, histoire d'avoir un arbitre de temps en temps ?
Concernant notre auteur, il ne m'avait pas échappé qu'il était d'obédience médicale... Je pense que ça avait fait une partie de son charme, parce que la démarche médicale fait beaucoup écho à l'oeuvre... Ce qui est important, c'est ce que les hommes font, pas ce qu'ils disent (comme le disait d'ailleurs une des patientes à propos du Dr House dans la saison 1, tu vois, c'est irréfutable
)
Ce type faisait de la médecine de pauvres dans le 9-3... A l'époque, c'était déjà glorieux, même si c'était "que" ouvrier et miséreux...
Tu vois, c'qu'est chouette dans c'débat, finalement, c'est que ça m'a donné à moi-même envie de le relire (c'est déjà ça) voire même d'attaquer la sulfureuse trilogie, histoire de voir
Je te raconterai si ça t'intéresse toujours et que t'y es encore, parce que je prends chroniquement pas trop le temps de lire (foutu écran !), enfin pas le temps que j'aimerais y passer
Concernant notre auteur, il ne m'avait pas échappé qu'il était d'obédience médicale... Je pense que ça avait fait une partie de son charme, parce que la démarche médicale fait beaucoup écho à l'oeuvre... Ce qui est important, c'est ce que les hommes font, pas ce qu'ils disent (comme le disait d'ailleurs une des patientes à propos du Dr House dans la saison 1, tu vois, c'est irréfutable
)Ce type faisait de la médecine de pauvres dans le 9-3... A l'époque, c'était déjà glorieux, même si c'était "que" ouvrier et miséreux...
Tu vois, c'qu'est chouette dans c'débat, finalement, c'est que ça m'a donné à moi-même envie de le relire (c'est déjà ça) voire même d'attaquer la sulfureuse trilogie, histoire de voir

Je te raconterai si ça t'intéresse toujours et que t'y es encore, parce que je prends chroniquement pas trop le temps de lire (foutu écran !), enfin pas le temps que j'aimerais y passer
En général, après deux jours, il ne reste que deux ou trois personnes, et rarement du débat, ce que je regrette beaucoup, mais à chaque site ses règles – c'est compréhensible. Sinon je suis d'accord sur Dostoïevski (et aussi sur Houellebecq).
Et puis, oh ! Une loustique se faire donner les verges : qu'est-ce qu'il ne faut pas entendre !
Et puis, oh ! Une loustique se faire donner les verges : qu'est-ce qu'il ne faut pas entendre !
J'apprécie beaucoup, hein... mais il fait pas aller le curseur assez loin "du côté de l'abjection"... Y'a toujours du sublime dans le tragique de la condition humaine dostoïevskienne
genre le type chemise ouverte, hirsute, qui se jette sublimement sous les sabots du fiacre...
Céline décrit bien les petites petitesses, les lâchetés intérieures, le dark side, l'absurde... Tolstoï à la rigueur est presque plus "honnête", je trouve...
A moins que le russe pré-bolchevique ait été moins lâche que le petit-bourgeois moyen sous Pétain (ça c'est pour relancer le débat
Finalement, je dois pas être trop belle - non plus - de l'intérieur pour me sentir plus proche de Céline encore que des autres (mais où sont mes verges, bordel !
)
genre le type chemise ouverte, hirsute, qui se jette sublimement sous les sabots du fiacre...Céline décrit bien les petites petitesses, les lâchetés intérieures, le dark side, l'absurde... Tolstoï à la rigueur est presque plus "honnête", je trouve...
A moins que le russe pré-bolchevique ait été moins lâche que le petit-bourgeois moyen sous Pétain (ça c'est pour relancer le débat

Finalement, je dois pas être trop belle - non plus - de l'intérieur pour me sentir plus proche de Céline encore que des autres (mais où sont mes verges, bordel !
)Violette Leduc est -toujours - très bien ("la folie en tête", "la bâtarde").
Houellebecq est très bon dans "extension du domaine de la lutte", c'est son seul livre émouvant, on a envie de consoler le héros. Les autres livres : superficiels, toc, hypocrites. Je ne supporte pas ces écrivains qui adoptent à plein les défauts d'une époque qu'ils critiquent (Beigbedder par ex.). Le loup dans la bergerie, ça va un temps !!
Houellebecq est très bon dans "extension du domaine de la lutte", c'est son seul livre émouvant, on a envie de consoler le héros. Les autres livres : superficiels, toc, hypocrites. Je ne supporte pas ces écrivains qui adoptent à plein les défauts d'une époque qu'ils critiquent (Beigbedder par ex.). Le loup dans la bergerie, ça va un temps !!
Je suis en grande partie d'accord avec ce que tu écris (20h16).
Sur l'authenticité, il y a juste un aspect différent : celui de mettre en conformité ses idées avec ses actes, et même, plus difficile, avec son discours. De ce côté, Céline à des idées haineuses mais manifeste dans sa pratique médicale beaucoup plus que de la conscience professionnelle, et à l'égard de tous.
Ce qu'il a d'extraordinaire, c'est cette capacité à tout écrire, détestation comme tendresse, et je crois sans chercher à choquer, parce qu'avec un style on n'a pas besoin de ça.
Pour les exemples, c'est difficile, parce que chacun aura peut-être un peu de complaisance pour ceux qu'il apprécie le plus. Pour moi c'est bien Céline, Proust, Montaigne, mais aussi Nietzsche, Dostoïevski...
Sur l'authenticité, il y a juste un aspect différent : celui de mettre en conformité ses idées avec ses actes, et même, plus difficile, avec son discours. De ce côté, Céline à des idées haineuses mais manifeste dans sa pratique médicale beaucoup plus que de la conscience professionnelle, et à l'égard de tous.
Ce qu'il a d'extraordinaire, c'est cette capacité à tout écrire, détestation comme tendresse, et je crois sans chercher à choquer, parce qu'avec un style on n'a pas besoin de ça.
Pour les exemples, c'est difficile, parce que chacun aura peut-être un peu de complaisance pour ceux qu'il apprécie le plus. Pour moi c'est bien Céline, Proust, Montaigne, mais aussi Nietzsche, Dostoïevski...
On a juste essayé de t'intéresser à quelque chose...
Parce que à part arrêter les balles de base-ball et balancer les lavabos dans les murs, tes compétences cognitives restaient de grandes inconnues...
Alors nouvelle déduction : il lit mais comprend parfois le sens de ses lectures.
On va plancher maintenant sur "Est-il doué de raison ?"
Simple visite(use VMEH)
Parce que à part arrêter les balles de base-ball et balancer les lavabos dans les murs, tes compétences cognitives restaient de grandes inconnues...
Alors nouvelle déduction : il lit mais comprend parfois le sens de ses lectures.
On va plancher maintenant sur "Est-il doué de raison ?"
Simple visite(use VMEH)
Plusieurs ateliers à ta guise :
- clouage de chauve-souris sur portes de grange ?
- gégénisation de castors (junior) ?
- enculage de mouche ?
- comptage de tes neurones (ça sera vite fait et ne devrait pas excéder tes capacités certes limitées de dénombrement...)
Mais d'abord, la petite pilule... et puis rentre ta langue et mets la chemise de l'hopital dans le bon sens, la dame a pas demandé qu'tu montres ton pubis...

- clouage de chauve-souris sur portes de grange ?
- gégénisation de castors (junior) ?
- enculage de mouche ?
- comptage de tes neurones (ça sera vite fait et ne devrait pas excéder tes capacités certes limitées de dénombrement...)
Mais d'abord, la petite pilule... et puis rentre ta langue et mets la chemise de l'hopital dans le bon sens, la dame a pas demandé qu'tu montres ton pubis...

Est-ce que j'ai une gueule d'honnêteté, moi ? Pourquoi, Egast ? t'as ben raison...
Alors je pense que.... le terme honnêteté s'applique mieux à Céline dans la mesure où il est dans ces écrits surtout honnête avec lui-même, et par extension (puisqu'il nous livre son oeuvre) avec nous.
La notion de vérité me dérangerait un peu plus parce qu'elle est connotée universelle, objective, indiscutable... Authenticité, c'est un peu le même trip...
Pour moi, l'honnêteté peut rester subjective, tu vas aussi loin que ton cerveau te permet d'aller dans ta vision de toi-même... C'est là le défi... Après que ce soit "vrai" ou pas, "authentique" ou pas, y a pas de référentiel... ou plutôt tu es ton propre référentiel...
En tout cas, c'est ma façon d'entendre l'honnêteté.
Ce qui est fort chez Céline, c'est cette exploration, sans complaisance, sans concession à la fierté, de ce qu'est un être humain (lui-même), de ses rapports aux autres, de sa confrontation à l'existence...
Y a pas beaucoup d'auteurs qui l'égalent en la matière... Enfin faut chercher un peu... Proust peut postuler, Montaigne aussi, y'en a probablement quelques-uns quand même...
T'as des idées ? (je suis en train de relire Pennac pour la 5ème fois...)
Alors je pense que.... le terme honnêteté s'applique mieux à Céline dans la mesure où il est dans ces écrits surtout honnête avec lui-même, et par extension (puisqu'il nous livre son oeuvre) avec nous.
La notion de vérité me dérangerait un peu plus parce qu'elle est connotée universelle, objective, indiscutable... Authenticité, c'est un peu le même trip...
Pour moi, l'honnêteté peut rester subjective, tu vas aussi loin que ton cerveau te permet d'aller dans ta vision de toi-même... C'est là le défi... Après que ce soit "vrai" ou pas, "authentique" ou pas, y a pas de référentiel... ou plutôt tu es ton propre référentiel...
En tout cas, c'est ma façon d'entendre l'honnêteté.
Ce qui est fort chez Céline, c'est cette exploration, sans complaisance, sans concession à la fierté, de ce qu'est un être humain (lui-même), de ses rapports aux autres, de sa confrontation à l'existence...
Y a pas beaucoup d'auteurs qui l'égalent en la matière... Enfin faut chercher un peu... Proust peut postuler, Montaigne aussi, y'en a probablement quelques-uns quand même...
T'as des idées ? (je suis en train de relire Pennac pour la 5ème fois...)

On parle d'honnêteté intellectuelle; c'est intéressant de se demander quelle est la continuité avec le sens ordinaire. Chez Nietzsche on voit 'probité'. Le terme 'authenticité' est un peu moqué, trop repris, mais 'vérité' reste indémodable, en passant par Socrate et Cézanne...
De quoi veut-on parler là ? Je vois qu'il a été question de beauté et même de bonté... C'est amusant qu'on ait du mal à préciser. La première fois que je suis intervenu sur un forum de discussion, j'ai essayé de faire un peu Céline. Je n'ai pas osé tenir la route, alors que j'ai osé Proust, mais c'est un peu pareil, comment intention, je crois.
De quoi veut-on parler là ? Je vois qu'il a été question de beauté et même de bonté... C'est amusant qu'on ait du mal à préciser. La première fois que je suis intervenu sur un forum de discussion, j'ai essayé de faire un peu Céline. Je n'ai pas osé tenir la route, alors que j'ai osé Proust, mais c'est un peu pareil, comment intention, je crois.
01/05/08 à 18h48
Avant et après, ça se gâte... Et ça va pas en s'arrangeant avec les années mon pov'^monsieur 

et même, si on pousse les choses, assez téméraire, mais bon c'est ce que je voulais dire aussi.
est-ce que c'est les mêmes juifs ? si t'as lu le Voyage, il y fait pas bon être noir quand même... est-ce qu'on parlait autant des nègres que des juifs au temps de Céline, est-ce que l'on parle autant des nègres et des juifs aujourd'hui que des banlieues et du prix du gazole (les fléaux majeurs actuels, isn't it ?)
relativité, quand tu nous tiens...
faut que j'réécoute mon Pierrot adoré, son réquisitoire contre Le Pen était en actualité à mi chemin entre Céline et notre époque troublée... ça permettra peut-être un peu plus d'objectivité...
)
relativité, quand tu nous tiens...
faut que j'réécoute mon Pierrot adoré, son réquisitoire contre Le Pen était en actualité à mi chemin entre Céline et notre époque troublée... ça permettra peut-être un peu plus d'objectivité...
) 01/05/08 à 15h57
Je réponds désormais sans hésiter, pour avoir tout plein de comments...
Je dois avouer que pour un coup d'essai (mon premier comment, ahuhuhuhu !), c'est un peu réussi, le baptême du feu !
La prochaine fois, je lance une discute sur les thèses comparées de Le Pen et Sarko, la supériorité du nègre sur le juif et la recette du gratin dauphinois (crème ou lait ? gruyère ou pas ? on beurre le fond ??? je redoute le pire...)
Gnarfff, je m'en régale d'avance... D'autres propositions ?
Je dois avouer que pour un coup d'essai (mon premier comment, ahuhuhuhu !), c'est un peu réussi, le baptême du feu !
La prochaine fois, je lance une discute sur les thèses comparées de Le Pen et Sarko, la supériorité du nègre sur le juif et la recette du gratin dauphinois (crème ou lait ? gruyère ou pas ? on beurre le fond ??? je redoute le pire...)
Gnarfff, je m'en régale d'avance... D'autres propositions ?
01/05/08 à 15h42
occupent des dizaines de pages d'un château, ...donc font partie de son oeuvre. Si tu la lis, bien sûr!
je lis pour me faire du bien, pas parce que la vie privée ou les idées de l'auteur, sa roublardise ou ses démélés avec la vieille pute Gallimard me conviennent
on aime lire Céline, on l'a pas marié... (ouf)
01/05/08 à 13h36
Céline ... Honnêteté? Roublard quand même, faut lire le début d'un château l'autre, ses démêlés avec Gallimard ....
bon écrivain évidemment............
Et tout aussi évidemment je préfère lire un écrivain génial politiquement incorrect, voire une ordure humaine de premier plan qui donne ses vérités à partager qu'un gentil toutou installé dans la foutue pensée unique
Et tout aussi évidemment je préfère lire un écrivain génial politiquement incorrect, voire une ordure humaine de premier plan qui donne ses vérités à partager qu'un gentil toutou installé dans la foutue pensée unique
On a l'droit d'pas être d'accord, pas de souci avec ça 

bon courage maintenant à vous tous
arrêtez de vous y faire des noeuds!
Totally d'accordo, c'est de la grosse daube pour bobos qui veulent se la ouej GML (grand méchant loup)
Jamais un bouquin m'a mis plus en colère, l'escroquerie totale, genre rien n'est important et je me fous de c'que vous en pensez et j'me casse en Irlande avec les royalties...
Quelqu'un a eu la bonne idée un jour de m'offrir le coffret de ses oeuvres ; heureusement que j'ai trouvé une poire qui connaissait pas, parce que ça sentait l'autodafé, et que quand même, j'ai un trop grand respect pour les bouquins pour jouir sans remords d'une quelconque annihilation bibliotique (et toc !)
J'ai oublié à qui je les ai prêtés (paix à son âme...)
Jamais un bouquin m'a mis plus en colère, l'escroquerie totale, genre rien n'est important et je me fous de c'que vous en pensez et j'me casse en Irlande avec les royalties...
Quelqu'un a eu la bonne idée un jour de m'offrir le coffret de ses oeuvres ; heureusement que j'ai trouvé une poire qui connaissait pas, parce que ça sentait l'autodafé, et que quand même, j'ai un trop grand respect pour les bouquins pour jouir sans remords d'une quelconque annihilation bibliotique (et toc !)
J'ai oublié à qui je les ai prêtés (paix à son âme...)
Je pense perso qu'on peut être un parfait salopard moralement parlant et avoir du génie artistique... On joue pas sur les mêmes tableaux !
Hypothèse : le génie artistique relève peut-être plus de l'intelligence, la capacité à faire du lien, tandis que la gentillesse renvoie plus à ta capacité à établir des liens avec autrui... genre esprit de finesse et esprit de géomètrie... genre fromage ou dessert
Mais ça se discute (adonf !)
Hypothèse : le génie artistique relève peut-être plus de l'intelligence, la capacité à faire du lien, tandis que la gentillesse renvoie plus à ta capacité à établir des liens avec autrui... genre esprit de finesse et esprit de géomètrie... genre fromage ou dessert

Mais ça se discute (adonf !)
En plus, je pense qu'il aurait vécu à une autre époque et mieux choisi ses amis (le courant dominant, un peu le genre de pensée unique qu'on trouve sur les sites d'échanges d'idées
, on l'aurait encensé, voire goncourtisé, voire nobellissimé...
Pas de bol, le mauvais moment à la mauvaise place et des mauvais choix.
Ce type a inventé un style littéraire et en plus renouvelé une certaine vision de l'homme, genre l'Honnête (désolée, j'ai pas d'autre mot), pas le genre regardez-comme-j'ai-des-supers-idées, regardez-comme-je-suis-unique... (il aurait pas été sympatisant pcc, quoi...)
Quand je lis Céline, 1) je me sens pas forcément très optimiste sur le genre humain mais 2) je trouve que pour une fois, ça balaie tout le champ des possibles émotionnels (tu touches le sublime - les jambes de sa danseuse, enfin j'me comprends
- et l'abject - l'amiral Bragueton, le magasin dans la jungle, la vieille avorteuse...)
Ok, t'as p't'être un chouïa plus d'abject que de sublime, mais vu que c'est souvent le contraire dans l'abondante création littéraire optimistique menteuse, finalement, on rétablit un peu les niveaux...
En vérité je vous le dis, lisez Céline... (j'en démordrai pas, gnarf !)
, on l'aurait encensé, voire goncourtisé, voire nobellissimé...Pas de bol, le mauvais moment à la mauvaise place et des mauvais choix.
Ce type a inventé un style littéraire et en plus renouvelé une certaine vision de l'homme, genre l'Honnête (désolée, j'ai pas d'autre mot), pas le genre regardez-comme-j'ai-des-supers-idées, regardez-comme-je-suis-unique... (il aurait pas été sympatisant pcc, quoi...)
Quand je lis Céline, 1) je me sens pas forcément très optimiste sur le genre humain mais 2) je trouve que pour une fois, ça balaie tout le champ des possibles émotionnels (tu touches le sublime - les jambes de sa danseuse, enfin j'me comprends
- et l'abject - l'amiral Bragueton, le magasin dans la jungle, la vieille avorteuse...)Ok, t'as p't'être un chouïa plus d'abject que de sublime, mais vu que c'est souvent le contraire dans l'abondante création littéraire optimistique menteuse, finalement, on rétablit un peu les niveaux...
En vérité je vous le dis, lisez Céline... (j'en démordrai pas, gnarf !)
01/05/08 à 12h25
entre talent créatif et engagement pour autrui ?
C'est bizarre : parmi les gens intelligents genre surdoués on en voit souvent incapables de faire du mal, et on les dit bons. Parmi les artistes, c'est moins le cas, et on les dit mauvais.
C'est bizarre : parmi les gens intelligents genre surdoués on en voit souvent incapables de faire du mal, et on les dit bons. Parmi les artistes, c'est moins le cas, et on les dit mauvais.

ou alors c'est une coîncidence....

mais pourquoi au fait tant de coms sur Céline?
à part le génie d'écriture (qui n'est pas rien mais n'a pas exactement à voir)
elle est bien bonne celle là !
et où on le lisait parce qu'on était pris dés la première page!
Houlle truc muche est une pâle imitation, un faiseur, indigeste, cumulateur de toutes les provocs de nos époques .... et ça fonctionne en bon produit marketing mais ça n'écrit pas littérature
Houlle truc muche est une pâle imitation, un faiseur, indigeste, cumulateur de toutes les provocs de nos époques .... et ça fonctionne en bon produit marketing mais ça n'écrit pas littérature
01/05/08 à 01h00
Mort à Crédit pas du tout, c'est pas rose, c'est glauque parfois, mais pour moi c'est surtout très drôle dans l'absurde et la cocasserie
Les n'importe qui, ça ne passionne pas. Céline passionne en bien, mais surtout en mal, c'est le problème. Moi j'ai eu du mal à me mettre au Voyage, parce que ça faisait affranchi d'aimer Céline. Et puis ça se lit, et Mort à Crédit aussi. Mais c'est avec Guignol's Band, et puis D'un Château l'autre et la suite qu'on a vraiment la confirmation je crois.

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loustique_a_854
publié le 30 avril 08