Louise Labé évoque pour moi, cette rencontre merveilleuse avec un homme bien plus agé, qui m'avait conduite tendrement vers le plaisir.
Avant de glisser en moi, il me parla en vieux françois, je viens de retrouver ce poème, et tandis que je le colle dans mon commentaire, je sens revenir en moi l'émoi.
Baise m'encor, rebaise moy et baise
Donne m'en un de tes plus savoureus,
Donne m'en un de tes plus amoureus :
Je t'en rendray quatre plus chaus que braise
Las, te plains-tu ? ça que ce doux mal j'apaise,
En t'en donnant dix autres doucereus.
Ainsi meslans nos baisers tant heureus
Jouissons nous l'un de l'autre à notre aise.
Lors double vie à chacun en suivra.
Chacun en soy et son ami vivra.
Permets m'Amour penser quelque folie :
Tousjours suis mal, vivant discrettement
Et ne me puis donner contentement,
Si hors de moy ne fay quelque sailli
Avant de glisser en moi, il me parla en vieux françois, je viens de retrouver ce poème, et tandis que je le colle dans mon commentaire, je sens revenir en moi l'émoi.
Baise m'encor, rebaise moy et baise
Donne m'en un de tes plus savoureus,
Donne m'en un de tes plus amoureus :
Je t'en rendray quatre plus chaus que braise
Las, te plains-tu ? ça que ce doux mal j'apaise,
En t'en donnant dix autres doucereus.
Ainsi meslans nos baisers tant heureus
Jouissons nous l'un de l'autre à notre aise.
Lors double vie à chacun en suivra.
Chacun en soy et son ami vivra.
Permets m'Amour penser quelque folie :
Tousjours suis mal, vivant discrettement
Et ne me puis donner contentement,
Si hors de moy ne fay quelque sailli
réactions : 12
lectures : 273
votes : 7
Voici les 12 dernières réactions à ce commentaire
Date
Titre (cliquez pour lire)
Rédacteur
Ca manque un peu de pudeur et de "avec des morceaux de sentiments autour" (c'est de Skyywalker) pour moi
LMF est le titre (abregé) d'un poeme de ronsard dedié a La Motte Feminine
Je te salue, ô merveillette fente,
Qui vivement entre ces flancs reluis ;
Je te salue, ô bienheureux pertuis,
Qui rend ma vie heureusement contente !
C'est toi qui fais que plus ne me tourmente
L'archer volant qui causait mes ennuis
T'ayant tenu seulement quatre nuis,
Je sens sa force en moi déjà plus lente.
O petit trou, trou mignard, trou velu,
D'un poil folet mollement crespelu,
Qui à ton gré domptes les plus rebelles :
Tous vers galans devraient, pour t'honorer,
A beaux genoux te venir adorer,
Tenant au poin leurs flambantes chandelles
Je te salue, ô merveillette fente,
Qui vivement entre ces flancs reluis ;
Je te salue, ô bienheureux pertuis,
Qui rend ma vie heureusement contente !
C'est toi qui fais que plus ne me tourmente
L'archer volant qui causait mes ennuis
T'ayant tenu seulement quatre nuis,
Je sens sa force en moi déjà plus lente.
O petit trou, trou mignard, trou velu,
D'un poil folet mollement crespelu,
Qui à ton gré domptes les plus rebelles :
Tous vers galans devraient, pour t'honorer,
A beaux genoux te venir adorer,
Tenant au poin leurs flambantes chandelles
Le desir de fornication est quand même sacrément bien ancré dans l'espèce humaine. J'ai vraiment du mal à voir la poésie de la chose.
Autant écouter quelqu'un egrener des "bites", "couilles", "seins" et autres "culs".
mais ca doit être parceque je suis jeune et con.
Autant j'aime beaucoup son Epitaphe au sieur Villon hein... mais la, disons que Louise Labé... Je n'aime vraiment pas. Mais alors vraiment pas du tout.
Autant écouter quelqu'un egrener des "bites", "couilles", "seins" et autres "culs".
mais ca doit être parceque je suis jeune et con.
Autant j'aime beaucoup son Epitaphe au sieur Villon hein... mais la, disons que Louise Labé... Je n'aime vraiment pas. Mais alors vraiment pas du tout.
Je suis inculte !
sinon, je met ce superbe poeme de ronsard : LMF
... Enfin si je me fis à mon cas personnel, les romatiques sont quand même très "amoureux" en amour... Restons pudiques !
Je persiste et je signe (ou je saigne) d'une main qui n'est pas la mienne... La même Louise. Mais je préfère celui-ci pour ma part :
Je vis, je meurs : je me brule et me noye.
J'ay chaut estreme en endurant froidure :
La vie m'est et trop molle et trop dure.
J'ay grans ennuis entremeslez de joye :
Tout à un coup je ris et je larmoye,
Et en plaisir maint grief tourment j'endure :
Mon bien s'en va, et à jamais il dure :
Tout en un coup je seiche et je verdoye.
Ainsi Amour inconstamment me meine :
Et quand je pense avoir plus de douleur,
Sans y penser je me treuve hors de peine.
Puis quand je croy ma joye estre certeine,
Et estre au haut de mon desiré heur,
Il me remet en mon premier malheur.
Je vis, je meurs : je me brule et me noye.
J'ay chaut estreme en endurant froidure :
La vie m'est et trop molle et trop dure.
J'ay grans ennuis entremeslez de joye :
Tout à un coup je ris et je larmoye,
Et en plaisir maint grief tourment j'endure :
Mon bien s'en va, et à jamais il dure :
Tout en un coup je seiche et je verdoye.
Ainsi Amour inconstamment me meine :
Et quand je pense avoir plus de douleur,
Sans y penser je me treuve hors de peine.
Puis quand je croy ma joye estre certeine,
Et estre au haut de mon desiré heur,
Il me remet en mon premier malheur.
car on perd sa trace apres sa derniere condamnation a mort, au gars francois.
L'AN quatre cent cinquante six,
Je, François Villon, écolier,
Considerant, de sens rassis,
Le frein aux dents, franc au collier,
Qu'on doit ses œuvres conseillier
Comme Vegece le raconte,
Sage romain, grand conseillier,
Ou autrement on se mécompte. . .
j'ai toujours eu une grande tendresse pour ce vieux poete tueur, paillard et violeur de Francois.
tout comme pour ce vil flagorneur, courtisan et vieil obsedé de Ronsard qui courait apres des jupons qui avait deux fois moins que son age, avant de se rendre compte du ridicule de sa situation, la belle se servant de lui.
Quand vous serez vieille, le soir a la chandelle,
Assise aupres du feu, devidant et filant,
Direz, chantant mes vers, en vous esmerveillant,
Ronsard me celebrait du temps que j'estois belle...
L'AN quatre cent cinquante six,
Je, François Villon, écolier,
Considerant, de sens rassis,
Le frein aux dents, franc au collier,
Qu'on doit ses œuvres conseillier
Comme Vegece le raconte,
Sage romain, grand conseillier,
Ou autrement on se mécompte. . .
j'ai toujours eu une grande tendresse pour ce vieux poete tueur, paillard et violeur de Francois.
tout comme pour ce vil flagorneur, courtisan et vieil obsedé de Ronsard qui courait apres des jupons qui avait deux fois moins que son age, avant de se rendre compte du ridicule de sa situation, la belle se servant de lui.
Quand vous serez vieille, le soir a la chandelle,
Assise aupres du feu, devidant et filant,
Direz, chantant mes vers, en vous esmerveillant,
Ronsard me celebrait du temps que j'estois belle...
Si c'eut été François Villon, ils auraient vraiment eu une sacrée différence d'âge 

en clair........ton vieux marlou il s'appellait pas francois villon.
merci de nous permettre de relire ce beau poème!!!! Hommes plus vieux, plus jeunes, même âge, vous pensez à qui vous voulez, les filles!



Je réagis à ce commentaire en
Je réagis à ce commentaire en 









zeroun
publié le 16 mai 06