Baise m'encor, rebaise moy et baise
Donne m'en un de tes plus savoureus
Donne m'en un de tes plus amoureus
Je t'en rendray quatre plus chaus que braise.
Las, te pleins tu ?
ça que ce mal j'apaise
En t'en donnant dix autres doucereus.
Ainsi meslans nos baisers tant heureus
Jouissons nous l'un de I'autre à notre aise.
Lors double vie à chacun en suivra.
Chacun en soy et son ami vivra.
Permets m'Amour penser quelque folie :
Tousjours suis mal, vivant discrettement
Et ne me puis donner contentement
Si hors de moy ne fay quelque saillie.
Poème de Louise Labé de 1555
"Le plus grand plaisir qu'il soit après l'amour c'est d'en parler "dit-elle.
Au mépris des condamnations religieuses de l'époque, Louise s'habille en homme pour monter à cheval tel un écuyer et " Le capitaine LOYS " (comme on l'appellera aussi) s'illustre aux jeux martiaux de la joute. En 1555 par privilège accordé par le Roy, Louise est la seule lyonnaise de son temps à être publiée de son vivant. Le recueil contient un texte en prose :
" le Débat de folie et d'amour ", trois élégies, vingt-quatre sonnets.
J’aime cette femme
Libre, en avance sur son temps Une femme rebelle déclarant qu'elle voulait voir les femmes
: "non en beauté seulement, mais en science et vertu passer ou égaler les hommes";
une poètesse priant " les vertueuses dames, d'élever un peu leur esprits par dessus leurs quenouilles et leurs fuseaux. »
Louise Labé, femme de lettres, joueuse de luth qui s'initia au latin, à l'italien et à la musique, était aussi une amazone pour qui l'escrime ou l'équitation n'avaient aucun secret. Par surcroit, l'une des premières féministes de l'histoire.
On dit qu'elle n'a peut être pas existé, que c'est un leurre, une création virtuelle dont les oeuvres seraient" masculin pluriel".
Qu'importe! si un ou plusieurs homme ont pu écrire, en son nom, ces vers. Alors je les aime ausi....
Donne m'en un de tes plus savoureus
Donne m'en un de tes plus amoureus
Je t'en rendray quatre plus chaus que braise.
Las, te pleins tu ?
ça que ce mal j'apaise
En t'en donnant dix autres doucereus.
Ainsi meslans nos baisers tant heureus
Jouissons nous l'un de I'autre à notre aise.
Lors double vie à chacun en suivra.
Chacun en soy et son ami vivra.
Permets m'Amour penser quelque folie :
Tousjours suis mal, vivant discrettement
Et ne me puis donner contentement
Si hors de moy ne fay quelque saillie.
Poème de Louise Labé de 1555
"Le plus grand plaisir qu'il soit après l'amour c'est d'en parler "dit-elle.
Au mépris des condamnations religieuses de l'époque, Louise s'habille en homme pour monter à cheval tel un écuyer et " Le capitaine LOYS " (comme on l'appellera aussi) s'illustre aux jeux martiaux de la joute. En 1555 par privilège accordé par le Roy, Louise est la seule lyonnaise de son temps à être publiée de son vivant. Le recueil contient un texte en prose :
" le Débat de folie et d'amour ", trois élégies, vingt-quatre sonnets.
J’aime cette femme
Libre, en avance sur son temps Une femme rebelle déclarant qu'elle voulait voir les femmes
: "non en beauté seulement, mais en science et vertu passer ou égaler les hommes";
une poètesse priant " les vertueuses dames, d'élever un peu leur esprits par dessus leurs quenouilles et leurs fuseaux. »
Louise Labé, femme de lettres, joueuse de luth qui s'initia au latin, à l'italien et à la musique, était aussi une amazone pour qui l'escrime ou l'équitation n'avaient aucun secret. Par surcroit, l'une des premières féministes de l'histoire.
On dit qu'elle n'a peut être pas existé, que c'est un leurre, une création virtuelle dont les oeuvres seraient" masculin pluriel".
Qu'importe! si un ou plusieurs homme ont pu écrire, en son nom, ces vers. Alors je les aime ausi....
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Thysbée : bravo pour ce choix !
Si j'avais une fille, je l'appellerai Louise. Si j'avais un fils : Labé, ha non, mais ça va pas la tête!
Si j'avais une fille, je l'appellerai Louise. Si j'avais un fils : Labé, ha non, mais ça va pas la tête!
et pourtant...
« Aimons, foutons, ce sont plaisirs
Qu'il ne faut pas que l'on sépare;
La jouissance et les désirs
Sont ce que l'âme a de plus rare.
D'un vit, d'un con et de deux coeurs,
Naît un accord plein de douceurs,
Que les dévots blâment sans cause.
Amarillis, pensez-y bien :
Aimer sans foutre est peu de chose
Foutre sans aimer ce n'est rien. »
Qu'il ne faut pas que l'on sépare;
La jouissance et les désirs
Sont ce que l'âme a de plus rare.
D'un vit, d'un con et de deux coeurs,
Naît un accord plein de douceurs,
Que les dévots blâment sans cause.
Amarillis, pensez-y bien :
Aimer sans foutre est peu de chose
Foutre sans aimer ce n'est rien. »
encore et encore...
je t'aimerais,
jours et nuits...
et là où tu vas,
je te suis...
Shéhérazade devant toi
s'ennuie...
à raconter les"milles et une nuit"
je t'aimerais,
jours et nuits...
et là où tu vas,
je te suis...
Shéhérazade devant toi
s'ennuie...
à raconter les"milles et une nuit"
Merci jolie Louise Labé car je n'ose imaginer que ce soit la première phrase de mon comm qui ait attiré autant de lecteurs
))
))...pour ce petit comm bien troussé et qui nous remet en mémoire
une égarée du Lagarde et Michard avec ce très beau poème
a l'amour.
Jean Claude
une égarée du Lagarde et Michard avec ce très beau poème
a l'amour.
Jean Claude
il y en a pour prétendre que la signature de Louise Labé dissimule un collectif lyonnais....Tssss! Moi je préfère penser que cette femme a existé et Homère itou!
Pour l'épée comme pour le tir à l'arc, était-ce la cas ?
Je file relire Louise en m'attaquant à la blanquette de veau
Ai revu une citation de Louise Labé dans " au bonheur des Ogres" de Pennac.
Un bon auteur qui a du goût!
Quant à la question des bleus En parler c'est bien.... tout le temps
Ai revu une citation de Louise Labé dans " au bonheur des Ogres" de Pennac.
Un bon auteur qui a du goût!
Quant à la question des bleus En parler c'est bien.... tout le temps

oui Louise Aubrac une personnalité qui fait croire en notre douce France.
Bravo Thysbée, je n'avais pas pensé à elle depuis bien longtemps.
Lucie Aubrac vient de mourir.... elle aussi elle a montré par sa vie qu'une femme pouvait être au top du top....
de t'attaquer à une femme rebelle,libre et sulfureuse en son temps.
Ô longs désirs, ô espérances vaines,
Tristes soupirs et larmes coutumières
A engendrer de moi maintes rivières,
Dont mes deux yeux sont sources
et fontaines
Louise Labé
une bonne blanquette de veau.
Quoique non, la blanquette c'est même mieux que l'amour !
Quoique non, la blanquette c'est même mieux que l'amour !
mais je me rattrape en précisant que je parlais de l'objectif et pas des réalités.
fffff.... c'est pas passé loin.
je dis : pat.
ok ?
sur ce, Morphée.....
fffff.... c'est pas passé loin.
je dis : pat.
ok ?
sur ce, Morphée.....
vraiment sympa d'imaginer une seconde un fan club 
je vais bien dormir
et pour la vertu pas trop difficile d'égaler les hommes... en revanche pour les sciences

je vais bien dormir
et pour la vertu pas trop difficile d'égaler les hommes... en revanche pour les sciences
c'est facile a calculer : y'a un(e) mesquin(e) qu'a pas mis 5
si le fan club est pas encore couché....action.
sinon sur le comm, çà me chagrine un peu de savoir que dès 1555 une femme rebelle pouvait souhaiter que les femmes dépassent les hommes en vertu.
En même temps, la figure de l'amazone....
see you folks...
si le fan club est pas encore couché....action.
sinon sur le comm, çà me chagrine un peu de savoir que dès 1555 une femme rebelle pouvait souhaiter que les femmes dépassent les hommes en vertu.
En même temps, la figure de l'amazone....
see you folks...
14/03/07 à 23h40
déjà libre et en avance sur leur temps!
En tout cas you are right
)))
)))c'est de recommencer.



Je réagis à ce commentaire en
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thysbée
publié le 14 mars 07