Que dire sur Louise Michel dans un espace aussi petit ? Héroïne d'une révolution manquée, la commune de Paris de 1871, période oubliée de l'histoire. Pourquoi n'en parle-t-on que très rarement ? Qui se rappelle encore de communards tel que Vallès, Varlin ou Flourens ? Paradoxalement, c'est peut-être parce que les idées des communards étaient trop novatrices et qu'aujourd'hui, 135 ans plus tard, nous ne les appliquons pas toutes encore malgré le combat actuel de nombre gens. Je pense à leur tentative de démocratie directe et à l'égalité des sexes entre autre. Les femmes de la commune de Paris obtinrent le droit de vote - étonnant non ? - et il leur faudra attendre 1944 pour le récuperer de nouveau. A travail égal, salaire égal, encore un principe qu'ils appliquèrent alors que de nos jours, on ne peut que constater la différence de salaire entre un homme et une femme pour un même poste dans beaucoup d'entreprises.
Enfin, bref, tout ça pour dire que le manque de connaissance sur cette période en a poussé plus d'un à juger trop vite ces hommes et ces femmes. Je vois encore certains réactionnaires, les monarchistes du XXIe, ne voir en Louise Michel qu'une folle sanguinaire, préjugé tenace créé par les gazettes capitalistes de l'époque comme l'aurait dit Laurent Tailhade.
Pourtant, loin d'être folle et encore moins assoifée de sang, elle fut à la fois institutrice, ambulancière, combattante, écrivain, poête, militante. Elle prit soin des plus miséreux, participa à l'organisation de la vie de la commune et ne fut pas la dernière à prendre les armes pour rejoindre le champ de bataille lorsqu'il fallait défendre Paris des attaques des versaillais. Son courage, sa détermination, sa bravoure fascinait son entourage - Victor Hugo, son maître, lui portait le plus grand des respects - mais la faisait haïr de ses ennemis à tel point que les versaillais s'en prirent à sa mère pour la contraindre à rendre les armes et l'emprisonner en Nouvelle-Calédonie d'où elle reviendra anarchiste. Elle continuera de lutter pour la liberté et l'égalité jusqu'à la fin de sa vie ce qui lui vaudra d'être enfermée à plusieurs reprises.
Enfin, bref, tout ça pour dire que le manque de connaissance sur cette période en a poussé plus d'un à juger trop vite ces hommes et ces femmes. Je vois encore certains réactionnaires, les monarchistes du XXIe, ne voir en Louise Michel qu'une folle sanguinaire, préjugé tenace créé par les gazettes capitalistes de l'époque comme l'aurait dit Laurent Tailhade.
Pourtant, loin d'être folle et encore moins assoifée de sang, elle fut à la fois institutrice, ambulancière, combattante, écrivain, poête, militante. Elle prit soin des plus miséreux, participa à l'organisation de la vie de la commune et ne fut pas la dernière à prendre les armes pour rejoindre le champ de bataille lorsqu'il fallait défendre Paris des attaques des versaillais. Son courage, sa détermination, sa bravoure fascinait son entourage - Victor Hugo, son maître, lui portait le plus grand des respects - mais la faisait haïr de ses ennemis à tel point que les versaillais s'en prirent à sa mère pour la contraindre à rendre les armes et l'emprisonner en Nouvelle-Calédonie d'où elle reviendra anarchiste. Elle continuera de lutter pour la liberté et l'égalité jusqu'à la fin de sa vie ce qui lui vaudra d'être enfermée à plusieurs reprises.
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L'Université Nancy 2, l'une des rares en France à n'avoir pas été baptisée du nom d'un personnage célèbre, a failli s'appeler "Université Louise Michel". C'était oublier que Nancy est une ville conservatrice, et que les mandarins de la fac sont à son image...
Quand on me fait remplir un questionnaire de Proust, souvent je cite Louise Michel comme mon héroïne préférée. Coïncidence remarquable, elle s'éteignit en 1905, la semaine où commençait à Petrograd la première Révolution russe...
Aujourd'hui, les idéaux des communards sont plus que jamais d'actualité. Et face à l'insolence criminelle du patronat, on ne m'empêchera pas de gueuler "hystériquement" VIVE LA COMMUNE !
Quand on me fait remplir un questionnaire de Proust, souvent je cite Louise Michel comme mon héroïne préférée. Coïncidence remarquable, elle s'éteignit en 1905, la semaine où commençait à Petrograd la première Révolution russe...
Aujourd'hui, les idéaux des communards sont plus que jamais d'actualité. Et face à l'insolence criminelle du patronat, on ne m'empêchera pas de gueuler "hystériquement" VIVE LA COMMUNE !
16/07/06 à 12h19
*** "Eugène Varlin, chronique d'un espoir assassiné" ***
ou l'histoire de la commune, c'est un beau livre qui nous conte cette période par Eugène, "ouvrier relieur" qui fut reconnu et dénoncé par un prêtre près de la gare de l'Est. (une rue y porte d'ailleurs son nom)...
***Sinon la BD de Tardi et Vautrin ***en 4 tomes sur la commune, bien écrit, beaux dessins... et un des rares livres à nous livrer la tragédie de cette période si méconnue...
"le cri du peuple était à l'origine un journal fondé par Jules Vallès, élu de la commune de Paris et souvenez-vous, entre autre, de sa trilogie :
l'enfant, le bachelier, l'insurgé !!!
récit autobiographique...
un livre sur la fondation de ce journal :
*****Christiane Douyère-Demeulenaere, Séverine et Vallès. Le Cri du Peuple, Paris, editions Payot 2003.*******
===> Attention : A ne pas confondre avec l'autre journal, celui de 1940-44, quotidien (du Parti Populaire Français, parti fasciste et collaborationniste) créé par Jacques Doriot (qui reprenait le titre de celui de Vallès) afin de récupérer le lectorat de l'Humanité et de l'orienter vers le soutien à la collaboration.
Bonne lecture
Anne
ou l'histoire de la commune, c'est un beau livre qui nous conte cette période par Eugène, "ouvrier relieur" qui fut reconnu et dénoncé par un prêtre près de la gare de l'Est. (une rue y porte d'ailleurs son nom)...
***Sinon la BD de Tardi et Vautrin ***en 4 tomes sur la commune, bien écrit, beaux dessins... et un des rares livres à nous livrer la tragédie de cette période si méconnue...
"le cri du peuple était à l'origine un journal fondé par Jules Vallès, élu de la commune de Paris et souvenez-vous, entre autre, de sa trilogie :
l'enfant, le bachelier, l'insurgé !!!
récit autobiographique...
un livre sur la fondation de ce journal :
*****Christiane Douyère-Demeulenaere, Séverine et Vallès. Le Cri du Peuple, Paris, editions Payot 2003.*******
===> Attention : A ne pas confondre avec l'autre journal, celui de 1940-44, quotidien (du Parti Populaire Français, parti fasciste et collaborationniste) créé par Jacques Doriot (qui reprenait le titre de celui de Vallès) afin de récupérer le lectorat de l'Humanité et de l'orienter vers le soutien à la collaboration.
Bonne lecture
Anne
Pas simple car si elle a eu, en effet, des attitudes, des idées et des actes exemplaires, c'était aussi un fieffée hystérique au sens propre du mot, la chère Louise Michel .
Ce n'est pas faire insulte à sa mémoire que de le dire.
Aujourd'hui, pour dresser un semblant d'opposition, supporterions nous des gens prêts à tout dans les mots et l'interpellation ?
CQFD : elle ne s'est pas tellement posé la question et y est allé très fort.
Ce n'est pas faire insulte à sa mémoire que de le dire.
Aujourd'hui, pour dresser un semblant d'opposition, supporterions nous des gens prêts à tout dans les mots et l'interpellation ?
CQFD : elle ne s'est pas tellement posé la question et y est allé très fort.


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JayJay
publié le 16 juillet 06