Ce matin, sept heures cinquante, sur Radio France Internationale, j’ai droit à un petit extrait d’un bel opéra pour mon réveil.
Saleté de maladie que le cancer (ici le pancréas, avec cinq chimio)…
À cinq heures ce matin (1), le soleil ne s’est plus levé pour Luciano Pavarotti. Soixante et onze ans dont quarante-six de ténor international (le plus grand selon beaucoup de spécialistes).
On dirait que cet été 2007 aura été particulièrement meurtrier pour les stars (et les moins stars)… et pourtant, un rapide calcul pourrait banaliser l’événement. Si nous comptons entre un et dix pour mille la mortalité mondiale, alors il y a entre deux et vingt mille décès par jour, non compris le dimanche. Ce serait quand même bien étrange que parmi ceux-là, il n’y en a pas un de très connu.
Bon, réflexion faite, il doit y avoir moins d’une star vivante par vingt mille habitants dans ce monde. Encore que star est un vilain mot, puisque ça ne veut rien dire (sur quels critères ?) et que c’est synonyme d’éclair précaire.
Ce qui n’était pas le cas de Pavarotti.
Devenu grand-père huit mois avant la naissance de sa dernière fille, il est LE grand chanteur d’opéra lyrique. Je vous fais grâce de sa biographie lisible sur internet.
Notons juste qu’il a eu la reconnaissance internationale du grand public à partir du 7 juillet 1990 où il a chanté (avec Placido Domingo et José Carreras) l’air officiel de la coupe du monde de football en Italie et qu’il a terminé sa carrière en chantant à la cérémonie d’ouverture des jeux olympiques de Turin le 10 février 2006. Toujours le même air, ‘Nessun dorma’ de l'opéra Turandot de Puccini.
Comme beaucoup d’autres collègues, il a eu de très mauvaises relations avec les maisons d’opéra, ces dernières lui reprochant de nombreuses annulations dues à sa santé ou à sa susceptibilité.
Wikipédia raconte (est-ce vrai ?) que Pavarotti étant très superstitieux, s’il voyait un chat noir dans une rue, il essayait alors de se persuader qu’il était blanc.
Carlos Kleiber, chef d'orchestre, a dit de lui : "Quand Luciano Pavarotti chante, le soleil se lève sur le monde." (2)
Nous pouvons le réécouter là :
http://www.radioblogclub.com/open/52786/pavarotti/Luciano%20Pavarotti%20%20-%20G
iuseppe%20Verdi%20-%20%20Nessun%20Dorma
ou avec ce minilien :
http://minilien.fr/a0kf63
(1) http://fr.news.yahoo.com/afp/20070906/ten-italie-musique-opera-pavarotti-prev-1d
c2b55_2.html
(2) http://fr.wikipedia.org/wiki/Luciano_Pavarotti
(3) http://www.lucianopavarotti.com/
Saleté de maladie que le cancer (ici le pancréas, avec cinq chimio)…
À cinq heures ce matin (1), le soleil ne s’est plus levé pour Luciano Pavarotti. Soixante et onze ans dont quarante-six de ténor international (le plus grand selon beaucoup de spécialistes).
On dirait que cet été 2007 aura été particulièrement meurtrier pour les stars (et les moins stars)… et pourtant, un rapide calcul pourrait banaliser l’événement. Si nous comptons entre un et dix pour mille la mortalité mondiale, alors il y a entre deux et vingt mille décès par jour, non compris le dimanche. Ce serait quand même bien étrange que parmi ceux-là, il n’y en a pas un de très connu.
Bon, réflexion faite, il doit y avoir moins d’une star vivante par vingt mille habitants dans ce monde. Encore que star est un vilain mot, puisque ça ne veut rien dire (sur quels critères ?) et que c’est synonyme d’éclair précaire.
Ce qui n’était pas le cas de Pavarotti.
Devenu grand-père huit mois avant la naissance de sa dernière fille, il est LE grand chanteur d’opéra lyrique. Je vous fais grâce de sa biographie lisible sur internet.
Notons juste qu’il a eu la reconnaissance internationale du grand public à partir du 7 juillet 1990 où il a chanté (avec Placido Domingo et José Carreras) l’air officiel de la coupe du monde de football en Italie et qu’il a terminé sa carrière en chantant à la cérémonie d’ouverture des jeux olympiques de Turin le 10 février 2006. Toujours le même air, ‘Nessun dorma’ de l'opéra Turandot de Puccini.
Comme beaucoup d’autres collègues, il a eu de très mauvaises relations avec les maisons d’opéra, ces dernières lui reprochant de nombreuses annulations dues à sa santé ou à sa susceptibilité.
Wikipédia raconte (est-ce vrai ?) que Pavarotti étant très superstitieux, s’il voyait un chat noir dans une rue, il essayait alors de se persuader qu’il était blanc.
Carlos Kleiber, chef d'orchestre, a dit de lui : "Quand Luciano Pavarotti chante, le soleil se lève sur le monde." (2)
Nous pouvons le réécouter là :
http://www.radioblogclub.com/open/52786/pavarotti/Luciano%20Pavarotti%20%20-%20G
iuseppe%20Verdi%20-%20%20Nessun%20Dorma
ou avec ce minilien :
http://minilien.fr/a0kf63
(1) http://fr.news.yahoo.com/afp/20070906/ten-italie-musique-opera-pavarotti-prev-1d
c2b55_2.html
(2) http://fr.wikipedia.org/wiki/Luciano_Pavarotti
(3) http://www.lucianopavarotti.com/
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J'ai chanté, enfin, j'ai essayé...
Ouvert, fermé, nous ne parlons pas de la même chose, je crois. Pas une affaire de prononciation mais de position du palais mou.
Pas garnd chose d'autre, en effet. Mais faut l'entendre dans "A te, O cara" des Puritains... une ligne de chant à tomber + contre mi tenu... Mais la performance n'est pas très intéresssante au delà d'elle-même.
Ciao bella !
Ouvert, fermé, nous ne parlons pas de la même chose, je crois. Pas une affaire de prononciation mais de position du palais mou.
Pas garnd chose d'autre, en effet. Mais faut l'entendre dans "A te, O cara" des Puritains... une ligne de chant à tomber + contre mi tenu... Mais la performance n'est pas très intéresssante au delà d'elle-même.
Ciao bella !
Comme moi alors, j'ai chanté, et je te dis, Luciano ouvre les voyelles, et le contre ut, comme les autres (le principe, quand tu fermes, c'est de chanter "u"" pour "i" sur le contre-ut, précisement...) Bon, cela dit, il en avait des aigus, mais, c'est à craindre, il n'avait pas grand chose d'autre. Moi je préfère les musiciens aux purs chanteurs, mais quoiqu'il en soit, qu'il repose le cantor planétaire!
Maintenant que vous êtes spécialisé, voudriez vous faire ma nécro si par malheur il m'arrivait d'arrêter de respirer ?
ma mère a toujours aimé les grandes voix. Une année Pavarotti passait en récital à l'opéra Bastille. IMPOSSIBLE d'avoir une place : sold out total !
A la dernière minute, à SA demande, un écran géant a été installé sur la place et cela a permis à un public populaire de l'apprécier.
Maman avait les yeux qui brillaient ..... et moi aussi de la savoir si heureuse.
Grenadine zémue
A la dernière minute, à SA demande, un écran géant a été installé sur la place et cela a permis à un public populaire de l'apprécier.
Maman avait les yeux qui brillaient ..... et moi aussi de la savoir si heureuse.
Grenadine zémue
- Pas gosse de Naples pour deux sous, il était de Modène (Emili-Romagne - capitale du vinaigre Balsamique !)
- Pas d'ac, Pavarotti ne chante pas "ouvert" du tout, sinon à partir du contre-ut, ce qui est normal (sur-aigu). Chanter ouvert, ça bousille la voix, je doute qu'il eut pu avoir autant de longévité...
- Pas d'ac, Pavarotti ne chante pas "ouvert" du tout, sinon à partir du contre-ut, ce qui est normal (sur-aigu). Chanter ouvert, ça bousille la voix, je doute qu'il eut pu avoir autant de longévité...
Entièrement d'accord avec toi.
Cet homme était un gosse de Naples.
Il est devenu célèbre, arrogant, prétentieux, énorme, tout en gardant une bonne dose de bêtise et de naïveté.
Il n'a chanté que du bel canto, que je déteste, moi qui me pâme dans le baroque éthéré.
Mais...tout cela ne change rien au fait qu'avec sa naïveté fondamentale et son enthousiasme de gamin gâté à la voix ensoleillée, il m'émeuvait malgré moi. Avec toutes ses exagérations, si quelqu'un avait pu me faire toucher du doigt le génie populaire de l'opéra verdien, c'est lui, qui s'y sentait si bien.
Merci, ténor unique...
Cet homme était un gosse de Naples.
Il est devenu célèbre, arrogant, prétentieux, énorme, tout en gardant une bonne dose de bêtise et de naïveté.
Il n'a chanté que du bel canto, que je déteste, moi qui me pâme dans le baroque éthéré.
Mais...tout cela ne change rien au fait qu'avec sa naïveté fondamentale et son enthousiasme de gamin gâté à la voix ensoleillée, il m'émeuvait malgré moi. Avec toutes ses exagérations, si quelqu'un avait pu me faire toucher du doigt le génie populaire de l'opéra verdien, c'est lui, qui s'y sentait si bien.
Merci, ténor unique...
et peu importe l'ego, s'il agit aussi au lieu de se contenter de s etaler.
Il a, avec Brian Eno, initié et participé à la création et au financement d'un important et ambitieux centre d'enseignement de la musique à Mostar, en Bosnie-Herzégovine, une ville particulièrement touchée par la guerre des années 90.
Destiné aux enfants traumatisés par la guerre, ce grand centre enseigne toutes les musiques et possède un studio d'enregistrement.
Bon, c'est vrai, le centre s'appele "Pavarotti Muzicki Centar" mais bon...
Destiné aux enfants traumatisés par la guerre, ce grand centre enseigne toutes les musiques et possède un studio d'enregistrement.
Bon, c'est vrai, le centre s'appele "Pavarotti Muzicki Centar" mais bon...
son métier ce n etait pas "mère Teresa" que je sache !
et oui, il a ouvert les oreilles de pas mal de gens sur l opéra, sur la musique et sur la voix.
bon voyage Monsieur Pavarotti.
ps : pas la peine de me sauter dessus sur le "on", ce n est qu une formule.
et oui, il a ouvert les oreilles de pas mal de gens sur l opéra, sur la musique et sur la voix.
bon voyage Monsieur Pavarotti.
ps : pas la peine de me sauter dessus sur le "on", ce n est qu une formule.
pas un pavé!...(Rhôôôô!)
Qu'on se rassure, il y en aura un autre de comm sur Pava rôti !
Cette fois, ça y est!
qu'il était pas encore mort !
Heureusement qu'il y a Jules pour remédier à la presse.
Heureusement qu'il y a Jules pour remédier à la presse.
06/09/07 à 16h09
Pour le reste, si l'on peut dire, heureusement que l'on ne doit pas tout à Pavarotti .... pour ce qui concerne de rendre l'Opéra populaire, si toutefois ça été le cas ... j'en suis moins süre.
Ce que Pavarotti a rendu de populaire, à mon sens, se sont ces coups de bluffs avec Carreras et Domingo (on va essayer de passer sous silence Pagny qui aurait mieux de rester silencieux pour le coup) mais est-ce de l'Opéra ?
Enfin Merci à toi Jules
Ce que Pavarotti a rendu de populaire, à mon sens, se sont ces coups de bluffs avec Carreras et Domingo (on va essayer de passer sous silence Pagny qui aurait mieux de rester silencieux pour le coup) mais est-ce de l'Opéra ?
Enfin Merci à toi Jules
car Luciano Pavarotti a été pour moi un de ceux qui m'ont sorti de mon inculture crasse, peu importe qu'il fut rapace, égocentrique, ou même lamentable; il a amené bon nombre de personnes comme moi vers l'opéra en particulier et la musique en général. En cela ma reconnaissance est infinie
s'est éteinte.
dans la tête depuis ce matin.
Mais Jules je l'avoue ma première pensée en apprenant la nouvelle ce matin :"tiens! un comm de Jules à lire en arrivant au bureau.."
Mais Jules je l'avoue ma première pensée en apprenant la nouvelle ce matin :"tiens! un comm de Jules à lire en arrivant au bureau.."
06/09/07 à 14h35
Je les trouvais bien poires, Domingo et Carreras, de servir de faire-valoir à ce pédant à l'égo boursouflé. On a dit qu'il avait mis l'opéra à la portée du grand public. Ce n'est pas grâce à la modestie de ses cachets, en tout cas ! Mais plutôt, grâce à la télé, à la coupe du monde de foot, au fait de brailler aux côtés de Florent Pagny...
Pavarotti ne chantera plus mais le soleil se lèvera encore sur le monde, vous inquiétez pas !
Pavarotti ne chantera plus mais le soleil se lèvera encore sur le monde, vous inquiétez pas !
Finalement pour travailler, Pavarotti c'est pas mal du tout...Entre-coupé de G.Brassens (le temps ne fait rien à l'affaire etc....)
C'est un mal chronique...
Bon, Toto, au coin!
Bon, Toto, au coin!
Tigerlili, tu copieras 100 fois, "le chapeau de la cime est tombé dans l'abîme"
Le chapeau de la cime est tombé dans l'abîme
Le chapeau de la cime est tombé dans l'abîme
Le chapeau de la cime est tombé dans l'abîme...
l
Le chapeau de la cime est tombé dans l'abîme
Le chapeau de la cime est tombé dans l'abîme
Le chapeau de la cime est tombé dans l'abîme...
l
Toute la matinée qu'on attendait ce com.
tout à fait majeur...
ce n'est pas un fait mineur
06/09/07 à 13h55
son orgueil démesuré et son incroyable rapacité.
ce sont peut-être ces deux traits de -- mauvais -- caractère qui l'ont incité à chanter longtemps après la date limite de fraîcheur.
(ses derniers récitals furent, paraît-il, lamentables.)
ce sont peut-être ces deux traits de -- mauvais -- caractère qui l'ont incité à chanter longtemps après la date limite de fraîcheur.
(ses derniers récitals furent, paraît-il, lamentables.)
à en rester sans voix ...
Lucy est en pleine forme et entame une nouvelle tournée mondiale (cf. le comm' d'en dessous).
Il reste quelques stars vaillantes !
Il reste quelques stars vaillantes !
On a failli attendre 



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Jules Félix
publié le 6 sept. 07