Voici 11 ans sortait dans les salles un film merveilleux que j’ai vu hier pour la première fois : Ludwig van B. A l'époque j'avais 12 ans, et le cinéma était très loin de la maison...
Un être aussi brillant et singulier que Beethoven méritait un traitement de qualité. Bernard Rose ; réalisateur, et acteur, a réussi à faire un film profond. Pour mémoire M. Rose est aussi connu pour avoir réalisé Candyman et Anna Karenine. Pour ceux qui fuient à la lecture du mot "Candyman", je vous assure que cela n'a rien en commun avec le présent opus.
D'abord, Gary Oldman y joue un de ses plus grands rôles. Les seconds rôles sont d'ailleurs tout aussi investis.
Oldman incarne avec tout ce qu'il faut de profondeur, ce personnage complexe qu'était Beethoven : cynique, incompris, supérieur à ses semblables ; les traits du génie ont tous été admirablement respectés.
On devine une enfance parsemée de coups, de reproches, et d’exhortations à l’excellence ; une vie amoureuse dissolue ; et enfin un handicap terrible pour un musicien.
Le scénario prend, il est vrai, certaines libertés avec la biographie du Maître. Mais l’essentiel est d'avoir capté l’âme du romantisme, qui est pour moi le courant le plus envoûtant de la musique classique.
Ludwig Van B. est un film mal aimé, parce que les "techniciens de la cinéphilie" restent sur leur faim. La mise en scène n'a pas beaucoup de relief.
La réalisation est modeste, même si une très belle lumière parsème le film.
Le jeu d’acteurs est sans froufrous, comme si on s’efforçait juste de donner du réalisme à l’ensemble. L'ambiance historique, elle, est relativement bien rendue, sans plus.
Mais merde, quoi ! Les faiblesses techniques sont largement compensées par une musique grandiose, qui pourrait à elle seule porter le film! De la 9e symphonie à la prodigieuse sonate au clair de lune, les plus grandes pièces du Maestro composent la bande son. L'interprétation même (par qui?) de certaines oeuvres vaut le détour.
Ce n’est pas rien, pour celui qui considère Beethoven comme le summum de la musique pathétique ; allez j’y vais franco ; comme la sensibilité de l'homme dans sa quintessence.
Pour être honnête, Beethoven est à mes yeux le plus grand compositeur de tous les temps. Je le place même au-dessus de Mozart pour l'intensité des émotions dégagées. Eh, quoi? Nul n’a jamais rien créé d’aussi profond que la sonate au clair de lune, non?
Le film permet de comprendre les raisons du génie. Vie difficile, mais aussi grand courage face aux vicissitudes de l'existence.
A en croire le film, Beethoven était un homme entier, franc, parfois excessif, et ce qui créait les conditions de sa singularité créait également cette musique merveilleuse.
Un être aussi brillant et singulier que Beethoven méritait un traitement de qualité. Bernard Rose ; réalisateur, et acteur, a réussi à faire un film profond. Pour mémoire M. Rose est aussi connu pour avoir réalisé Candyman et Anna Karenine. Pour ceux qui fuient à la lecture du mot "Candyman", je vous assure que cela n'a rien en commun avec le présent opus.
D'abord, Gary Oldman y joue un de ses plus grands rôles. Les seconds rôles sont d'ailleurs tout aussi investis.
Oldman incarne avec tout ce qu'il faut de profondeur, ce personnage complexe qu'était Beethoven : cynique, incompris, supérieur à ses semblables ; les traits du génie ont tous été admirablement respectés.
On devine une enfance parsemée de coups, de reproches, et d’exhortations à l’excellence ; une vie amoureuse dissolue ; et enfin un handicap terrible pour un musicien.
Le scénario prend, il est vrai, certaines libertés avec la biographie du Maître. Mais l’essentiel est d'avoir capté l’âme du romantisme, qui est pour moi le courant le plus envoûtant de la musique classique.
Ludwig Van B. est un film mal aimé, parce que les "techniciens de la cinéphilie" restent sur leur faim. La mise en scène n'a pas beaucoup de relief.
La réalisation est modeste, même si une très belle lumière parsème le film.
Le jeu d’acteurs est sans froufrous, comme si on s’efforçait juste de donner du réalisme à l’ensemble. L'ambiance historique, elle, est relativement bien rendue, sans plus.
Mais merde, quoi ! Les faiblesses techniques sont largement compensées par une musique grandiose, qui pourrait à elle seule porter le film! De la 9e symphonie à la prodigieuse sonate au clair de lune, les plus grandes pièces du Maestro composent la bande son. L'interprétation même (par qui?) de certaines oeuvres vaut le détour.
Ce n’est pas rien, pour celui qui considère Beethoven comme le summum de la musique pathétique ; allez j’y vais franco ; comme la sensibilité de l'homme dans sa quintessence.
Pour être honnête, Beethoven est à mes yeux le plus grand compositeur de tous les temps. Je le place même au-dessus de Mozart pour l'intensité des émotions dégagées. Eh, quoi? Nul n’a jamais rien créé d’aussi profond que la sonate au clair de lune, non?
Le film permet de comprendre les raisons du génie. Vie difficile, mais aussi grand courage face aux vicissitudes de l'existence.
A en croire le film, Beethoven était un homme entier, franc, parfois excessif, et ce qui créait les conditions de sa singularité créait également cette musique merveilleuse.
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De grâce !
publié le 30 août 06