la rencontre par affinités culturelles

  1. Rencontre des femmes et des hommes qui partagent vos passions.
  2. Créez vos listes d'oeuvres et d'artistes préférés
    parmi + de 2 millions de références.
  3. Partagez vos goûts, émotions, réactions en cinéma, musique, lecture, médias.
Je vibre
pour elle
Je l'ajoute
à mes amis
gratuit Je lui écris
Briser la glace
Je chatte
avec elle !
Belle expo mais...
 Belle expo mais...
rediger un nouveau commentaire sur Marie-Antoinette
catégorie : critique ou information sur l'oeuvre ou l'artiste
corps du commentaire en taille petitecorps du commentaire en taille moyennecorps du commentaire en taille grandeimprimer ce commentaireenvoyer ce commentaire à un ami
Comment dire ? Si vous voulez cerner Marie-Antoinette au plus près, lisez ou relisez le Stefan Zweig, c'est ce qu'il y a de mieux sur la question.

C'est qu'elle fait parler d'elle, l'Autrichienne, elle fait encore courir du monde, l'expo du Grand Palais actuellement, le film de Sofia Coppola il y a près de deux ans. Un peu le statut d'une Marilyn Monroe, non, et tout ça bien avant Marilyn Monroe ou Lady Di.

Ah oui, un must encore : visiter le hameau et le petit trianon. A découvrir ces lieux, on sent les désirs inassouvis, la richesse et le plaisir réunis, les illusions d'une femme qui voulait être proche de la nature, mais une nature tellement fabriquée, n'est-ce pas, elle qui n'a pas compris que son peuple d'adoption était en train de crever de faim pendant qu'elle ne pensait qu'à s'amuser.

C'est du délire le hameau de la reine. Je l'ai visité pour la première fois en septembre dernier. Je me suis crue à Disneyland. Tellement c'est faux. C'est joli mais c'est faux.

Pour en revenir à l'expo, magnifique scénographie. Décidément, la plupart des grandes expos contemporaines doivent beaucoup à ces expositions magnifiquement montrées.

On y découvre des portraits de la famille Habsbourg, de Marie-Antoinette enfant et adolescente, de la famille Bourbon, des meubles Boule magnifiques, de la vaisselle.

Une belle curiosité : la copie du collier de la reine. Impressionnant. Franchement pas discret, du costaud hein.

Déçue j'étais, de ne pas voir de costumes. Ou des copies de costumes, hein, c'est qu'elle savait s'habiller, la reine.

Bon alors voilà, encore une belle expo à Paris, à voir, c'est intéressant. Un regret dans tout ça : on sait faire de belles expos. Mais quand montrerons-nous enfin l'art contemporain ? Pourquoi toujours des gens morts ? Où en est l'art en France aujourd'hui ?


réactions : 25
lectures : 609
votes : 5
Publier sur   Partager sur Wikio  Partager sur Scoopeo  Partager sur Digg  Partager sur Facebook  Partager sur Google  Partager sur Technorati  Partager sur del.icio.us  Partager sur blogmarks 
Voici les 25 dernières réactions à ce commentaire
 Date
Titre (cliquez pour lire)
Rédacteur
 02/04/08 à 16h48
BlackCatWhiteNight
Antonia Fraser aussi, mais je ne l'ai pas lue. Il est dit que S.Coppola n'a pas lu le livre de Zweig, se référant uniquement à l'ouvrage de Fraser, moins critique , pour réaliser son clip à rallonge, ben oui, je n'ai pas trop aimé ce film, le Zweig, si!
Pour ce qui est de Versailles et son hameau, c'est l'effet "américanisation" qui donne cet effet factice et ce n'est qu'un début, puisque les capitaux américains soutiennent le réarrangement du château, entre autres, en leur donnant ce petit air carton pâte Hollywoodien. Mais est-ce un mal? Le domaine de Versailles était peut-être plus authentique il y a quelques décennies, le hameau notamment n'avait rien à voir avec la "propreté" qu'il dégage aujourd'hui, cependant, il tombait en ruine... Entre deux maux, difficile de choisir le moindre. à noter que les jardins ont été reconstitués à l'identique, grâce aux archives et ça c'est plutôt réussi je trouve.
Sinon pour l'art contemporain, il y a le palais de Tokyo qui me semble assez actif... ça me fait le même effet qu'en allant à Versailles, chaque fois que j'y vais,j'ai l'impression de changer d'ère...
Certains lui ont coupé la tête pour ça, non ?

Amusante analogie avec Disneyland... Carla Bruni... Finalement, oui, rien de nouveau, le clinquant etc.

Un conseil Dardanelle : va visiter le château de Schönbrünn à Vienne. Intéressant... on y retrouve aussi des objets de Marie-Antoinette (qui n'était pas une conne ni une traînée, je précise !), de sa môman Marie-Thérèse, et aussi de... Sissi, impératrice... et dans sa salle de bain, on y découvre... une balance... hé oui... rien de nouveau !

http://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A2teau_de_Sch%C3%B6nbrunn

 02/04/08 à 14h26
Je ne la perçois ni comme un icône, ni comme un mythe.

A mes yeux, il s'agit bien d'une créature de chair et de sang, qui souhaitait être considérée comme une comédienne, non comme une star et être reconnue et respectée par ses pairs.

Elle a été mal comprise, mal aimée (sauf sans doute par son second mari, Joe Di Maggio, un peu aussi par le troisième, Arthur Miller et quelques amis dont Clark Gable), exploitée, sous-estimée (elle était intelligente et créative).

Il me semble qu'elle a été victime de son éclatante beauté et de sa sensibilité à fleur de peau.
 02/04/08 à 14h14
Nous sommes d'accord.

En fait, je m'efforce de vivre dans le présent, en cueillant un jour à la fois et en tâchant de le savourer le plus pleinement possible. J'évite de me projeter dans l'avenir.

Ceci dit, je suis très attachée à notre patrimoine culturel mondial passé, présent et... à venir, bien sûr.

Je lirai l'ouvrage de Zweig, que j'adore. Merci de nous l'avoir signalé.
 02/04/08 à 13h30
Handy Capt
Marie-Antoinette, l'insoumise (Poche) de Simone Bertière
doit être pas mal non plus
j'men fiche pas mal , d'autant plus que quelqu'un vient de corriger l'affaire !
 02/04/08 à 13h11
Handy Capt
vous pensez qu'elle ressemble à un personnage de la collection d'Arlequin, MOI JE PENSE de la collection Garvador, de la collection Collector et encore...

elle fera encore couler beaucoup d'encre et "parler" d'elle sous bien d'autres formes artistiques, et c'est chouette, paulette
opposés sur la reine défunte : celle d'une femme trop insouciante et celle d'une martyre. Ni l'une ni l'autre, répond-il.
Je vous laisse découvrir et donnez-moi votre point de vue.

Sur la mémoire, sur les morts, bien sûr, j'étais outrancière hier soir. Tout cela compte pour moi aussi puisque je vais voir toutes les grandes expos en néophyte et me repais des beautés passées.

Mais j'aime me tourner vers le présent et vers l'avenir. J'aime transmettre à mon fils à la fois la mémoire et le contemporain.

D'où mon regret d'expos grand public trop tournées vers l'unique passé.
 02/04/08 à 12h33
Votre billet était bien tourné et je lui ai attribué un 5. Il semble d'ailleurs que je sois la seule à avoir voté.

J'ai tendance à employer des termes un peu forts, sans y entendre malice. Mais je pense, comme le personnage incarné par Truffaut dans "La Chambre verte", que les morts continuent à vivre tant qu'ils occupent une place dans notre mémoire. Il m'est difficile d'évoquer les grands écrivains et les artistes que j'admire au passé. Ils font partie de mon univers.

En ce qui concerne Marie-Antoinette, j'éprouve de la compassion pour ce qu'elle a vécu et je n'excuse pas les crimes de la Terreur. Mais une partie de l'artistocratie de l'époque était allée trop loin dans l'arrogance affichée et le déni des droits les plus élémentaires de la personne humaine. Elle a essuyé un choc en retour d'une violence terrible. Cette issue tragique était inévitable. Ce que je déplore, c'est que beaucoup d'innocents aient payé pour une poignée de coupables.

Sinon, en dehors du fait qu'elle payé horriblement cher un crime qui n'en était pas un : avoir mené un temps une vie oisive et parfaitement inutile à ses contemporains, qu'a-t-elle légué en héritage à l'humanité ? A mes yeux, elle a à peu près autant d'intérêt et de consistance qu'un personnage de la collection Harlequin.

En revanche, vous m'avez donné envie de lire ce que Stefan Zweig é écrit au sujet de notre défunte souveraine. Je suis curieuse de découvrir ce qu'il a pu trouver à dire sur elle. Lui aussi est mort dans des circonstances tragiques, même s'il a choisi sa mort. Tiens, encore un mort au fait ! Comment faire pour leur échapper ?
 02/04/08 à 11h24
je crois qu'elle a suffisament payé d'avoir été ce qu'elle avait été élevée pour être. Autre époque, je ne crois pas aux procès historiques.
Et ce n'est pas une remise en cause de la révolution que de lui rendre le soupçon d'humanité auquel elle aurait eu droit, à ce propos le dossier qui lui a été consacré ds l'Huma D il y a 2 sem environ était un monument de stupidité partiale.
 02/04/08 à 09h58
O soupirs, ô respect! oh! qu'il est doux de plaindre - Le sort d'un ennemi quand il n'est plus à craindre!
[ La mort de Pompée (1643), V, 1, Cornélie ]

lui couper la tête ne fut -il pas suffisant...faut-il l'insulter morte

Souhaitons nous son courage au moment d'un procès haineux et

d'une fin que nous-mêmes par Badinter avons qualifiée de barbare.

"Dieu, si nous avons commis des fautes, nous les avons bien expiées..."
 02/04/08 à 08h27
et a fortiori des connes mortes. Mais elle avait un imposant collier.

Quelle France !

Je la comparais, non pas dans ce qu'elle était, mais au niveau de l'encre qu'elle fait couler chaque année : de nombreuses biographies, des tonnes de livres de photos, des expos, etc.
La question n'est peut-être pas à quand des expos consacrées à l'art contemporain, mais comment inviter et inciter le tout public à se déplacer voir une expo d'art contemporain.

En effet je pense que pour un public lambda se déplacer à une expo est du registre de l' "effort intellectuel'. Tout comme se poser dans un sofa ou canapé pour se plonger dans un bon bouquin nécessite ce même "effort intellectuel", (il est tellement plus facile de céder à l'attraction de la machine à images animées).

Par "effort intellectuel" j'entends que cela nécessite attention et concentration.
Alors pour le public qui a choisi de se "culturer l'esprit" sans doute lui est-il plus agréable de se divertir avec une thématique connue. Ou qui visiblement, sensiblement, lui évoque quelque chose.
Ainsi les Impressionnistes (critiqués et décriées en leur temps) ont toujours la côte auprès de nos contemporains. Je ne cite là qu’un exemple.

L’art contemporain souffre aujourd’hui de clarté, médiatisation et pédagogie pour se le comprendre.
Ce que je reproche aux artistes et exposants d’Art Contemporain c’est justement ce manque de clarté et pédagogie.
Ainsi même muni de bases d’histoire de l’art, il est difficile de vibrer pour des œuvres contemporaines. Dans les galeries par exemple, les maîtres des lieux et leurs confrères devraient aller plus volontairement à la rencontre des visiteurs qui par timidité, bien souvent ne se donnent pas la peine de poser quelques questions.
Notez l’expression : se donner la peine; ainsi les visiteurs pris par quelques culpabilité d’incompréhension hésiteraient penauds à trouver de l’aide pour les guider vers la lumière ?)
Ne serait-ce donc pas le rôle des galeristes, commissaire d’exposition,…, que de quitter leur tour d’ivoire pour imaginer discours, initiative et scénographie dans le but de donner des pistes de compréhension aux visiteurs.

Car un des autres aspects de l’Art ou des Arts Contemporain(s) est sa difficile compréhension aux yeux de tous. Ne se mord-il pas bien souvent la queue ? A forces de concepts ? D’autoréférence(s) ?

J’ai sans doute était brouillon dans ces quelques lignes. Mon intention n’est pas un procès de l’Art contemporain et ses acteurs (quoique ?). Enfin surtout l’art conceptuel… Mais plus une note d’intention pour plus de pédagogie et ouverture dans ce même art.

...
 01/04/08 à 23h13
encore une occasion d'aller traîner à Versailles. J'ai vu récemment l'expo sur le mobilier d'argent. Ça valait le détour
 01/04/08 à 21h56
Le hameau de la reine m'a fait une impression similaire: tout semble en toc, un paysage en carton pâte, un vrai décor d'opérette.
J'aimerais bien voir les costumes aussi...
 01/04/08 à 21h29
Handy Capt
La comparaison entre Marie-Antoinesse et Marylin Monroe m'étonne.

L'union de la première avec le royaume de France avait pour finalité de servir les enjeux politiques, historiques, économiques...

J'aurai préféré que vous compariez la notoriété de Marilyne Monroe à cette d'une Brigitte Bardot. On reste là dans le même registre.

Essaierai de ne plus glacer quiconque à l'avenir
et plus contemporain ya pas, cette femme est extraordinaire
Philippe Cognée à la galerie Templon, bien sûr !
Les deux expos - somptueuses - de la Halle Saint Pierre : "Eloge du dessin" et "Art brut anglais";
Buraglio, à la galerie Jean Fournier
Atlan, à la la galerie Elbaz
"Dubuffet au Sahara" à la Fondation éponyme, au fond de ce joli jardin qui rappelle l'ancien site du musée Dapper, - mais hélas sans la bambouseraie...
Enfin, dès aujourd'hui à Orsay, plus ancien certes, mais quel peintre, - et quelle patte : Lovis Corinth !
C'ette dernière expo est aussi belle que certaine récente expo de la Fondation Maillol-Verny if you see what I mean, Ms Dardanelle ...


 01/04/08 à 20h54
Cela m'ennuie un peu que vous compariez le statut de Marie-Antoinette à celui de Marilyn ou de Lady Di. La première était une comédienne de grand talent et la seconde une femme au grand coeur.

Marie-Antoinette, quant à elle, se contentait de paraître, fort dispendieusement, pendant que le bon peuple de France mourait de faim, comme vous le faites si justement remarquer. Trimez, mourez à la peine, manants, pendant que votre reine se pavane et joue à la bergère en son hameau de pacotille. Elle a un petit côté "bling bling", un peu comme notre monarque actuel (j'avoue que c'est à votre allusion à Disneyland que je dois cette association d'idées).

Si vous avez trouvé le hameau de la reine "joli et faux", il est permis de penser qu'il a été créé à son image, jolie et fausse, ou en tout cas très superficielle, elle aussi, peut-être même fade et inintéressante, qui sait ?

Quant aux "gens morts" auxquels on consacre des expositions, pour ce qui est des artistes, eh bien il me semble que c'est l'une des seules façons dont nous disposions pour apprendre à les connaître et leur rendre hommage. Comment faire autrement ?

Cela me glace un peu de vous entendre déplorer que l'on consacre de grandes expositions à des "gens morts". C'est un peu comme si vous écriviez "Place aux jeunes !"

Sans ceux qui les ont précédés, les artistes contemporains seraient bien peu de chose, il me semble. Et ces derniers me semblent assez bien représentés notamment à Beaubourg, comme le fait si justement remarquer Chamane.

Quant à Giacometti, même mort, il est encore vivant par son oeuvre. Les grands artistes sont immortels, ne trouvez-vous pas ?

Michel-Ange, Léonard de Vinci, pour ne citer qu'eux, sont morts, et depuis fort longtemps, et pourtant leur oeuvre perdure. Pourra-t-on en dire autant de certaines installations dans quelques centaines d'années ? J'en doute fort.
c'était Giacometti. Et il est mort.
rien qu'à beaubourg, y'a de quoi faire
: o )