Et puis tant pis si j’en reprends trois autres parce que de toute façon ça et des smarties il y a des nuits où c’est pareil, des gouffres de nuits où je ne vois pas la différence, alors qu’est-ce que ça peut faire ?
De toute façon je ne sais plus combien j’en ai déjà pris, quinze, peut-être vingt – quelle importance, dans le fond. Aucune, puisque je ne sers à personne. Aucune, puisque je ne suis même pas blonde pour de vrai. Non, même pas ça, je suis juste une fille qui va d’un mur à un autre. Je me cogne mais on s’en cogne.
Un jouet ? C’est ça qu’ils pensent que je suis ? Une idiote avec une toute petite voix, alors c’est facile de me mettre dans une piscine. On me dit nage, Marilyn, nage. Et je nage, tout en pensant qu’il est étrange qu’une épave puisse nager. Ils m’ont jeté du film, les rats, puis ils m’ont repris mais à quoi bon puisque, dans le fond, ma petite idée est que ce sera un triste Cukor. Un navet – mais Dean est chic avec moi. Oui, très chic. Et à, je dois être à dix-huit.
C’est comme si je voulais éteindre un interrupteur que je ne trouve pas. Je cherche des doigts mais le mur est lisse. Les hommes aussi sont lisses comme le mur. Ça n’accroche jamais, et quand ça accroche ils ont des attaches ailleurs. Ça l’a fait avec Yves, avec John, et ça le fera toujours. Jackie me méprise, mais Simone a été chouette avec moi – et est-ce que c’est le Champagne qui me rend blonde ? Et trois qui font vingt. Non, vingt-et-un. Oui, trois fois huit.
Je reprends du début. Est-ce que le champagne rend blonde ? Si oui, ça veut dire que cette nuit je suis la reine des Chips. A croquer. C’est toujours la même chose, C’est toujours pareil, les deux premières bouteilles de roteuse passent bien et je déraille à la troisième. Et trois qui font douze, oui douze.
Liz Taylor est brune, et elle s’avoine au Jack Daniel’s. Il paraît qu’elle complexe à cause de ses mains, elle trouve qu’elle a de grosses mains, mais qui regarde ces mains, hein, qui ? Je pourrais lui téléphoner, lui dire de ne pas sans faire, ça ne compte pas, les mains. On ne m’a jamais proposé de rôle de reine, à moi. Je ne suis qu’un nuage de Chantilly, une poussière de champagne, et cette nuit je trouve simplement qu’il fait une chaleur à mourir.
De toute façon je ne sais plus combien j’en ai déjà pris, quinze, peut-être vingt – quelle importance, dans le fond. Aucune, puisque je ne sers à personne. Aucune, puisque je ne suis même pas blonde pour de vrai. Non, même pas ça, je suis juste une fille qui va d’un mur à un autre. Je me cogne mais on s’en cogne.
Un jouet ? C’est ça qu’ils pensent que je suis ? Une idiote avec une toute petite voix, alors c’est facile de me mettre dans une piscine. On me dit nage, Marilyn, nage. Et je nage, tout en pensant qu’il est étrange qu’une épave puisse nager. Ils m’ont jeté du film, les rats, puis ils m’ont repris mais à quoi bon puisque, dans le fond, ma petite idée est que ce sera un triste Cukor. Un navet – mais Dean est chic avec moi. Oui, très chic. Et à, je dois être à dix-huit.
C’est comme si je voulais éteindre un interrupteur que je ne trouve pas. Je cherche des doigts mais le mur est lisse. Les hommes aussi sont lisses comme le mur. Ça n’accroche jamais, et quand ça accroche ils ont des attaches ailleurs. Ça l’a fait avec Yves, avec John, et ça le fera toujours. Jackie me méprise, mais Simone a été chouette avec moi – et est-ce que c’est le Champagne qui me rend blonde ? Et trois qui font vingt. Non, vingt-et-un. Oui, trois fois huit.
Je reprends du début. Est-ce que le champagne rend blonde ? Si oui, ça veut dire que cette nuit je suis la reine des Chips. A croquer. C’est toujours la même chose, C’est toujours pareil, les deux premières bouteilles de roteuse passent bien et je déraille à la troisième. Et trois qui font douze, oui douze.
Liz Taylor est brune, et elle s’avoine au Jack Daniel’s. Il paraît qu’elle complexe à cause de ses mains, elle trouve qu’elle a de grosses mains, mais qui regarde ces mains, hein, qui ? Je pourrais lui téléphoner, lui dire de ne pas sans faire, ça ne compte pas, les mains. On ne m’a jamais proposé de rôle de reine, à moi. Je ne suis qu’un nuage de Chantilly, une poussière de champagne, et cette nuit je trouve simplement qu’il fait une chaleur à mourir.
réactions : 16
lectures : 885
votes : 5
Voici les 16 dernières réactions à ce commentaire
Date
Titre (cliquez pour lire)
Rédacteur
non juste grosse fatigue 
je mets des liens car je n'ai pas tjrs les mots pour le dire, l'ironie est ni mon fort ni mon phare..
pour les fleurs, c'est gentils
le pétard reprend un peu de couleur et il commence à se faire tard
à bientôt pour un autre feu d'artifice ?

je mets des liens car je n'ai pas tjrs les mots pour le dire, l'ironie est ni mon fort ni mon phare..
pour les fleurs, c'est gentils

le pétard reprend un peu de couleur et il commence à se faire tard
à bientôt pour un autre feu d'artifice ?
C'était vraiment plus que gentil de ta part. Mais comment ça "puis c'est pas assez" ?
Explosion de joie limitée ? Quand je connais pas encore une dame depuis assez longtemps, j'évite de lui offrir tout de suite un très gros bouquet de fleur. Je préfère un petit pétunia tout simple pour commencer. Après, on fait connaissance,
Et puis j'ai un peu pensé que peut-etre tu me postais le lien de façon ironique, comme si trouvais à justre titre que je charriais à en mettre partout, des liens.
Alors, le pétard devrait sécher. Je suis à 2000 bornes, je peux pas prendre un avion pour aller sonner chez toi pour dire que je suis un gros porc mal élevé et je t'ai blessé.
Allez, sèche, et je mets de bidule qui sourit car je sais pas comment on fait. Et je peux pas te dessiner une fleur, là, dans cette espace, sans lunettes. Mais je t'en pense une. Une, pour commencer.
Explosion de joie limitée ? Quand je connais pas encore une dame depuis assez longtemps, j'évite de lui offrir tout de suite un très gros bouquet de fleur. Je préfère un petit pétunia tout simple pour commencer. Après, on fait connaissance,
Et puis j'ai un peu pensé que peut-etre tu me postais le lien de façon ironique, comme si trouvais à justre titre que je charriais à en mettre partout, des liens.
Alors, le pétard devrait sécher. Je suis à 2000 bornes, je peux pas prendre un avion pour aller sonner chez toi pour dire que je suis un gros porc mal élevé et je t'ai blessé.
Allez, sèche, et je mets de bidule qui sourit car je sais pas comment on fait. Et je peux pas te dessiner une fleur, là, dans cette espace, sans lunettes. Mais je t'en pense une. Une, pour commencer.
me sens comme un pétard exploisé après un 14 juillet
tiens donc, je te poste ton lien, puis c'est pas assez, 'devrais plus bouger
ça m'évitera les explosions de joie limitées
tiens donc, je te poste ton lien, puis c'est pas assez, 'devrais plus bouger
ça m'évitera les explosions de joie limitées

Pourquoi, gris ?
pour un sourire gris, le voici 

et la vraie ?
http://fr.youtube.com/watch?v=xNutkF5zeuM
There is not another song she says ....
Brian ? a kiss is just a kiss ....
http://fr.youtube.com/watch?v=xNutkF5zeuM
There is not another song she says ....
Brian ? a kiss is just a kiss ....
si c'est la réponse, j'avais pas pigé. Je croyais que c'était une question sur le décompte de Nembutal, et alors jaurais dit 50. Tout sans lunettes, sans lentilles, sans relire les fautes, et avec quand même un bon petit verre bien frais dans le cornet.
Le lien vers Randy Pausch est de loin bien plus important que celui que tu as la gentillesse de mettre à ma place.,
1° sur PCC, je n'aime pas être vouvoyé, mais c'est pas grave
2° Vous êtes absolument un chou à la crème, avec beaucoup de chantilly, et une peau très douce. Merci
2° Vous êtes absolument un chou à la crème, avec beaucoup de chantilly, et une peau très douce. Merci
Un peu destroy ce texte psychédélique.
Je suis au ralenti aujourd'hui, combien de quoi ?


Je réagis à ce commentaire en
Je réagis à ce commentaire en 










brianRobert
publié le 19 juillet 08