Je me souviens de toi quand tu venais me voir sur ton vélomoteur, depuis tu as bien grandi!
Et tu as affronté d’autres dangers que le regard de mes parents…
En 2006, tu as fait partie des 15 concurrents qui ont participé à la course Rames Guyane.
Il s’agissait de relier Saint Louis du Sénégal à Cayenne, en Guyane (2 600 milles nautiques, soit 4 700 km), à bord de canots à rames de 8 mètres de longueur strictement identiques et spécialement conçus pour cette traversée…..épreuve en solitaire où une assistance entraînait l’élimination d’office.
A noter, une seule femme participait à l’épreuve et elle a fait partie des 5 concurrents classés à l’arrivée. Certains ont abandonné, d’autres ont été non classés car ils ont rejoint les eaux guyanaises sans pouvoir franchir la ligne d’arrivée.
Sénégal - Guyane, deux lieux que je connais, tristement célèbres dans « l’histoire maritime » :
le Sénégal en particulier avec l’Ile de Gorée (en face de Dakar), départ des esclaves vers l’Amérique.
la Guyane que tu m’as fait visiter il y a quelques années quand je t’ai rendu visite dans cette terre où tu fais ta vie. L’émotion, là c’était quand j’ai visité les bagnes en particulier sur les Iles du Salut au large de Kourou.
Ta traversée à toi a duré un peu plus de 50 jours….
A ton arrivée, très amaigri et épuisé par sa lutte des derniers jours de course contre les vents et la houle tu as eu un accueil très chaleureux de la population guyanaise.
Situé sur une route trop à l’ouest depuis ton entrée sur le plateau continental, tu luttais depuis trois jours afin de pouvoir passer la Cap Orange en abandonnant l’espoir de franchir la ligne d’arrivée à quatre petits milles du but.
« C’est un miracle qu’il ait pu passer le cap orange. Il s’est battu comme un diable en ramant trois jours sans s’arrêter. De plus, il ne lui restait presque plus de nourriture depuis cinq jours ; Juste un peu de farine de manioc». confiait un des organisateurs
Besoin de dépassement ? plaisir de participer à une compétition d’une telle envergure ?
Dernièrement, tu m’as appris que tu repartais pour la prochaine édition de la course Rames Guyane qui partira de Saint Louis du Sénégal le 8 mars 2009 …et pour gagner cette fois-ci !
Toutes les améliorations apportées au canot prototype Rames Guyane seront visibles du 1er au 9 décembre au Salon Nautique de Paris et les inscriptions sont encore possibles !!!
Chapeau JP et bon courage pour la suite !
« Historique : Fin XIXe, Howard Blackburn, pêcheur américain perdu au large de Terre Neuve, devient célèbre en échappant à la mort après s’être fait volontairement geler les doigts sur ses avirons afin de pouvoir chaque matin les enfiler sur les rames pour rejoindre la terre ferme. Quelque temps après, les norvégiens Samuelsen et Harbo, en quête d’un exploit qui ferait leur fortune, relient New York aux Sorlingues en un peu moins de 2 mois. En ramant soixante ans plus tard pour la seule beauté du sport entre le Cap Cod et l’Irlande, les anglais Ridgway et Blyth ouvrent la voie des traversées en solitaire de l’ère moderne dont celles des français(es) G. d’Aboville, J. Le Guen, E. Coindre, P. Bouchet, M. Fontenoy, A. Quéméré... »
Cf. http://www.seasailsurf.com/seasailsurf/actu/spip.php?article4011
Voir également
www.2006.ramesguyane.com
Et tu as affronté d’autres dangers que le regard de mes parents…
En 2006, tu as fait partie des 15 concurrents qui ont participé à la course Rames Guyane.
Il s’agissait de relier Saint Louis du Sénégal à Cayenne, en Guyane (2 600 milles nautiques, soit 4 700 km), à bord de canots à rames de 8 mètres de longueur strictement identiques et spécialement conçus pour cette traversée…..épreuve en solitaire où une assistance entraînait l’élimination d’office.
A noter, une seule femme participait à l’épreuve et elle a fait partie des 5 concurrents classés à l’arrivée. Certains ont abandonné, d’autres ont été non classés car ils ont rejoint les eaux guyanaises sans pouvoir franchir la ligne d’arrivée.
Sénégal - Guyane, deux lieux que je connais, tristement célèbres dans « l’histoire maritime » :
le Sénégal en particulier avec l’Ile de Gorée (en face de Dakar), départ des esclaves vers l’Amérique.
la Guyane que tu m’as fait visiter il y a quelques années quand je t’ai rendu visite dans cette terre où tu fais ta vie. L’émotion, là c’était quand j’ai visité les bagnes en particulier sur les Iles du Salut au large de Kourou.
Ta traversée à toi a duré un peu plus de 50 jours….
A ton arrivée, très amaigri et épuisé par sa lutte des derniers jours de course contre les vents et la houle tu as eu un accueil très chaleureux de la population guyanaise.
Situé sur une route trop à l’ouest depuis ton entrée sur le plateau continental, tu luttais depuis trois jours afin de pouvoir passer la Cap Orange en abandonnant l’espoir de franchir la ligne d’arrivée à quatre petits milles du but.
« C’est un miracle qu’il ait pu passer le cap orange. Il s’est battu comme un diable en ramant trois jours sans s’arrêter. De plus, il ne lui restait presque plus de nourriture depuis cinq jours ; Juste un peu de farine de manioc». confiait un des organisateurs
Besoin de dépassement ? plaisir de participer à une compétition d’une telle envergure ?
Dernièrement, tu m’as appris que tu repartais pour la prochaine édition de la course Rames Guyane qui partira de Saint Louis du Sénégal le 8 mars 2009 …et pour gagner cette fois-ci !
Toutes les améliorations apportées au canot prototype Rames Guyane seront visibles du 1er au 9 décembre au Salon Nautique de Paris et les inscriptions sont encore possibles !!!
Chapeau JP et bon courage pour la suite !
« Historique : Fin XIXe, Howard Blackburn, pêcheur américain perdu au large de Terre Neuve, devient célèbre en échappant à la mort après s’être fait volontairement geler les doigts sur ses avirons afin de pouvoir chaque matin les enfiler sur les rames pour rejoindre la terre ferme. Quelque temps après, les norvégiens Samuelsen et Harbo, en quête d’un exploit qui ferait leur fortune, relient New York aux Sorlingues en un peu moins de 2 mois. En ramant soixante ans plus tard pour la seule beauté du sport entre le Cap Cod et l’Irlande, les anglais Ridgway et Blyth ouvrent la voie des traversées en solitaire de l’ère moderne dont celles des français(es) G. d’Aboville, J. Le Guen, E. Coindre, P. Bouchet, M. Fontenoy, A. Quéméré... »
Cf. http://www.seasailsurf.com/seasailsurf/actu/spip.php?article4011
Voir également
www.2006.ramesguyane.com
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street
publié le 30 mai 08