Ce dimanche là je m’étais levé tôt. Bien trop tôt pour un dimanche à vrai dire mais les démons de la nuit en avaient décidé autrement. Il fallait que je me vide la tête, que je chasse ces idées noires qui y séjournaient depuis quelques jours et qui m’empêchaient de dormir.
Confrontés à pareille situation, il en est qui seraient allés courir jusqu’à tomber d’épuisement, d’autres qui auraient vidé toutes les cigarettes et fumé tout le whisky, d’autres enfin qui se seraient recouchés en attendant des jours meilleurs. Chacun son truc.
Moi pour ne plus penser, j’ai ma méthode, mon soin réparateur anti-gamberge, ma crème de jour anti-bourdon. Pas besoin de drogues, pas besoin d’alcool. Non mon dopant à moi, aussi baroque que cela puisse paraître, c’est le bricolage.
Je coupe, je scie, je râpe. Je ponce, je peins, j’enfonce des clous. Je vide mon énergie et j’engraisse les Leroy-Rama et autres Casto-Merlin au passage.
Putain quand même...Cinq heures du mat’ un dimanche. C’est pas vrai. Et dire que pendant la semaine je râle de devoir émerger à sept...
Levé pour levé, il fallait que je fasse quelque chose de mes dix doigts ce dimanche là. Pourquoi pas la terrasse ? Elle avait besoin d’être repeinte. De toute façon il fallait que je trouve un truc à faire sans pour autant réveiller tout le quartier qui se foutait bien de mes états d’âmes.
C’est bien la peinture comme activité. Pas trop fatiguant, pas trop bruyant, pas vraiment cérébral, requérant juste ce qu’il faut d’attention pour monopoliser les trois neurones qui avaient décidé ces jours-ci de foutre la merde dans mon cortex.
Près du lecteur CD traînait le disque de Coldplay. Je connaissais Coldplay depuis le second album, "a rush blood...". J’aimais bien ce qu’ils faisaient et leur troisième opus "X and Y" bien que plus facile que le précédent, avait achevé de me convaincre. Alors je m’étais procuré leur premier disque, "parachutes" pour voir...
Un dimanche matin de grisaille morale, à faire le con avec un pinceau et un pot de peinture, ça ne serait pas un vrai dimanche matin s’il n’y avait pas ce petit fond sonore qui fait toute la différence. Du coup, j’ai mis le CD de Coldplay en sourdine et je me suis mis à peindre.
Dès les premières notes je me suis laissé transporter par ces accords de pop mélancolique, par ces guitares ensorcelantes, par ces rythmiques bien propres et cette voix incroyable. Des mélodies simples, des arrangements et un mastering dignes d’Alan Parsons, et puis le minimalisme tellement agréable de certains titres – guitare, basse, batterie, voix – l’essentiel sans le superflu. On n’avait pas fait si bien depuis Police.
Des tubes aussi, « yellow » ou « troubles », Chris Martin et juste quelques notes de piano enjôleuses et puis « high Speed », lent, fort, triste, la voix de Chris à vous foutre la chair de poule, à vous tirer les larmes des yeux. C’était peut être pas le jour pour écouter ça. Et pourtant, repeindre ma terrasse en écoutant le "parachutes" de Coldplay ça m’a redonné la pêche, une pêche avec des larmes dans les yeux mais une pêche terrible.
Au fur et à mesure que la matinée avançait, le volume sonore augmentait et ce jour là j’ai finalement réveillé mes voisins au son du premier album de Coldplay. Sur qu’il le connaissent autant que moi maintenant car j’ai dû l’écouter 10 fois de suite, ce qui ne m’était plus arrivé depuis des années. Plus depuis Pink Floyd, plus depuis Miles Davis, plus depuis longtemps.
J’ai retrouvé dans ce disque une fraîcheur perdue par la pop anglaise et une innocence des plus agréables. Bien sur les mauvaises langues diront que certains titres sonnent comme du U2, que certaines basses font penser à du Cure, que certaines guitares rappellent Chris Isaak, que certaines ambiances ressemblent à du Men At Work, du Murray Head ou bien du Talk Talk. Peut être bien, sûrement même et après ? Qu’est ce que ça peut bien faire du moment que c’est agréable et bien fait. Le bon rappelle toujours le bon de toutes façons.
Un peu comme pour le beaujolais nouveau, il en est toujours pour y trouver un goût de banane ou de groseilles. Personnellement je trouve qu’il a un goût de vin rouge et c’est déjà pas mal...
Ce dimanche là vers midi j’avais achevé de repeindre ma terrasse et je connaissais pas cœur le premier album de Coldplay. Une fois encore, musique et bricolage m’avaient permis de tenir alors j’espère qu’il y aura encore et toujours des albums de ce calibre pour sauver d’autres dimanches.
Confrontés à pareille situation, il en est qui seraient allés courir jusqu’à tomber d’épuisement, d’autres qui auraient vidé toutes les cigarettes et fumé tout le whisky, d’autres enfin qui se seraient recouchés en attendant des jours meilleurs. Chacun son truc.
Moi pour ne plus penser, j’ai ma méthode, mon soin réparateur anti-gamberge, ma crème de jour anti-bourdon. Pas besoin de drogues, pas besoin d’alcool. Non mon dopant à moi, aussi baroque que cela puisse paraître, c’est le bricolage.
Je coupe, je scie, je râpe. Je ponce, je peins, j’enfonce des clous. Je vide mon énergie et j’engraisse les Leroy-Rama et autres Casto-Merlin au passage.
Putain quand même...Cinq heures du mat’ un dimanche. C’est pas vrai. Et dire que pendant la semaine je râle de devoir émerger à sept...
Levé pour levé, il fallait que je fasse quelque chose de mes dix doigts ce dimanche là. Pourquoi pas la terrasse ? Elle avait besoin d’être repeinte. De toute façon il fallait que je trouve un truc à faire sans pour autant réveiller tout le quartier qui se foutait bien de mes états d’âmes.
C’est bien la peinture comme activité. Pas trop fatiguant, pas trop bruyant, pas vraiment cérébral, requérant juste ce qu’il faut d’attention pour monopoliser les trois neurones qui avaient décidé ces jours-ci de foutre la merde dans mon cortex.
Près du lecteur CD traînait le disque de Coldplay. Je connaissais Coldplay depuis le second album, "a rush blood...". J’aimais bien ce qu’ils faisaient et leur troisième opus "X and Y" bien que plus facile que le précédent, avait achevé de me convaincre. Alors je m’étais procuré leur premier disque, "parachutes" pour voir...
Un dimanche matin de grisaille morale, à faire le con avec un pinceau et un pot de peinture, ça ne serait pas un vrai dimanche matin s’il n’y avait pas ce petit fond sonore qui fait toute la différence. Du coup, j’ai mis le CD de Coldplay en sourdine et je me suis mis à peindre.
Dès les premières notes je me suis laissé transporter par ces accords de pop mélancolique, par ces guitares ensorcelantes, par ces rythmiques bien propres et cette voix incroyable. Des mélodies simples, des arrangements et un mastering dignes d’Alan Parsons, et puis le minimalisme tellement agréable de certains titres – guitare, basse, batterie, voix – l’essentiel sans le superflu. On n’avait pas fait si bien depuis Police.
Des tubes aussi, « yellow » ou « troubles », Chris Martin et juste quelques notes de piano enjôleuses et puis « high Speed », lent, fort, triste, la voix de Chris à vous foutre la chair de poule, à vous tirer les larmes des yeux. C’était peut être pas le jour pour écouter ça. Et pourtant, repeindre ma terrasse en écoutant le "parachutes" de Coldplay ça m’a redonné la pêche, une pêche avec des larmes dans les yeux mais une pêche terrible.
Au fur et à mesure que la matinée avançait, le volume sonore augmentait et ce jour là j’ai finalement réveillé mes voisins au son du premier album de Coldplay. Sur qu’il le connaissent autant que moi maintenant car j’ai dû l’écouter 10 fois de suite, ce qui ne m’était plus arrivé depuis des années. Plus depuis Pink Floyd, plus depuis Miles Davis, plus depuis longtemps.
J’ai retrouvé dans ce disque une fraîcheur perdue par la pop anglaise et une innocence des plus agréables. Bien sur les mauvaises langues diront que certains titres sonnent comme du U2, que certaines basses font penser à du Cure, que certaines guitares rappellent Chris Isaak, que certaines ambiances ressemblent à du Men At Work, du Murray Head ou bien du Talk Talk. Peut être bien, sûrement même et après ? Qu’est ce que ça peut bien faire du moment que c’est agréable et bien fait. Le bon rappelle toujours le bon de toutes façons.
Un peu comme pour le beaujolais nouveau, il en est toujours pour y trouver un goût de banane ou de groseilles. Personnellement je trouve qu’il a un goût de vin rouge et c’est déjà pas mal...
Ce dimanche là vers midi j’avais achevé de repeindre ma terrasse et je connaissais pas cœur le premier album de Coldplay. Une fois encore, musique et bricolage m’avaient permis de tenir alors j’espère qu’il y aura encore et toujours des albums de ce calibre pour sauver d’autres dimanches.
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Voici les 4 dernières réactions à ce commentaire
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c'est en pensant à ce titre de film (peindre ou faire l'amour) que j'ai eu l'idée du titre de cette chronique. un titre c'est toujours important, c'est parfois sur ces quelques mots que l'on décide d'y aller ou pas. Alors bon, je n'ai pas vu ce film, c'était juste un cliché. j'irai peut être ou pas mais en tous cas j'ai apprécié votre écriture et votre manière d'en parler même si tout compte fait p'tett bien que j'irai pas !
Faites moi plaisir ainsi qu'à tous ceux qui ici aiment les belles phrases et les avis tranchés : postez vos commentaires de façon à ce que tous puissent en profiter comme je viens de le faire.
Maintenant vous avez raison, je n'ai pas trouvé non plus ce film dans la base de points communs. Proposez le...
ps : suis tres touché de vous avoir remonté le moral. si je peux aider...
Faites moi plaisir ainsi qu'à tous ceux qui ici aiment les belles phrases et les avis tranchés : postez vos commentaires de façon à ce que tous puissent en profiter comme je viens de le faire.
Maintenant vous avez raison, je n'ai pas trouvé non plus ce film dans la base de points communs. Proposez le...
ps : suis tres touché de vous avoir remonté le moral. si je peux aider...
Trsè cher,
De votre spleen du dimanche, qui vous ne m'en voudrez pas, m'a réconfortée (on se sent un peu moins seule… et je suis moi-même une habituée, une fan, une afficionada du sous-sol du bazar de la maison de Delanoé… si vous souhaitez savoir où se trouve les tourne vis pour gauchers, je vous donne l'allée, le rayon, le prix… ) mais de votre spleen donc, j'ai tiré une IMMENSE satisfaction…
Car enfin, ce n'est pas du tout de Parachutes dont je voulais parler… c'est juste que je ne comprends rien à comment on écrit un commentaire… Je dois être débile mais j'ai essayé de rentrer un titre de film et d'écrire un commentaire dessus, rien à faire, le film est pas référencé ou je sais pas quoi…
Alors, je trainais une rage contenue depuis quelques jours en argumentant seule sur le mode, " t'as tellement envie d'être méchante et de dire des horreurs sur ce film que les Esprits de la Toile se dressent contre toi" blabla blabla…
Et voilà que Pan, aujourd'hui, un commentaire s'inscrit avec pour titre, Peindre…
Vous devez commencer à voir où je veux en venir…
Car quand même, Auteuil, Sergi Lopez, ça se refuse pas… même, on se précipite! En plus, on a lu le Monde, Libé, et on y va en salivant d'avance avec une gourmandise toute cinéphilique les deux heures qui approchent… Peut-être enfin, un bon film français… (mon dernier beau souvenir remonte à "Quand la Mer monte", c'est dire que ça date ma fâcherie avec le cinéma français)
Et là, patratra, horreur, malheur et consternation… je rêve ou quoi ? Même pas un manuel sur comment coucher après 50 ans, au moins on aurait apprécié… non. Y'a rien, qu'un mortel ennui, servi dans des plats tirés de la couverture du dernier Elle Déco, et par une série de dialogues affligeants, on ricane quand même grassement à ce dîner (de cons?) ou chacun des personnages cite deux vers de la même chanson en se regardant d'un air gourmand et entendu… Et ja parle pas de la bande originale… un mix improblable de belles choses qu'ils arrivent à rendre inaudibles…
Alors… savoir comment on fait l'amour à 4 dans le vercors, ma foi, pouvait être ethnographiquement intéressant, cinématographiquement écrit et raconté même interprété par de bons comédiens…
Que nenni !
Après "les Sentiments" de Noémi Lvovsky, -encore un grand retour à la campagne avec des voisins qui, la chlorophyle aidant doivent avoir des remontées de phéronomes- je le dis et l'affirme, que ces réalisateurs revoient la Femme d'à côté de Truffaut, et arrêtent de nous les briser avec leurs histoires soporiphiques ou pas un plan de cinéma, à part pour l'office de tourisme de l'Isère, ne parcourt le film.
AH… ça fait du bien…
et j'attends les réactions avec curiosité…
Mes hommages à ceux qui préferent peindre le dimanche…
G.
De votre spleen du dimanche, qui vous ne m'en voudrez pas, m'a réconfortée (on se sent un peu moins seule… et je suis moi-même une habituée, une fan, une afficionada du sous-sol du bazar de la maison de Delanoé… si vous souhaitez savoir où se trouve les tourne vis pour gauchers, je vous donne l'allée, le rayon, le prix… ) mais de votre spleen donc, j'ai tiré une IMMENSE satisfaction…
Car enfin, ce n'est pas du tout de Parachutes dont je voulais parler… c'est juste que je ne comprends rien à comment on écrit un commentaire… Je dois être débile mais j'ai essayé de rentrer un titre de film et d'écrire un commentaire dessus, rien à faire, le film est pas référencé ou je sais pas quoi…
Alors, je trainais une rage contenue depuis quelques jours en argumentant seule sur le mode, " t'as tellement envie d'être méchante et de dire des horreurs sur ce film que les Esprits de la Toile se dressent contre toi" blabla blabla…
Et voilà que Pan, aujourd'hui, un commentaire s'inscrit avec pour titre, Peindre…
Vous devez commencer à voir où je veux en venir…
Car quand même, Auteuil, Sergi Lopez, ça se refuse pas… même, on se précipite! En plus, on a lu le Monde, Libé, et on y va en salivant d'avance avec une gourmandise toute cinéphilique les deux heures qui approchent… Peut-être enfin, un bon film français… (mon dernier beau souvenir remonte à "Quand la Mer monte", c'est dire que ça date ma fâcherie avec le cinéma français)
Et là, patratra, horreur, malheur et consternation… je rêve ou quoi ? Même pas un manuel sur comment coucher après 50 ans, au moins on aurait apprécié… non. Y'a rien, qu'un mortel ennui, servi dans des plats tirés de la couverture du dernier Elle Déco, et par une série de dialogues affligeants, on ricane quand même grassement à ce dîner (de cons?) ou chacun des personnages cite deux vers de la même chanson en se regardant d'un air gourmand et entendu… Et ja parle pas de la bande originale… un mix improblable de belles choses qu'ils arrivent à rendre inaudibles…
Alors… savoir comment on fait l'amour à 4 dans le vercors, ma foi, pouvait être ethnographiquement intéressant, cinématographiquement écrit et raconté même interprété par de bons comédiens…
Que nenni !
Après "les Sentiments" de Noémi Lvovsky, -encore un grand retour à la campagne avec des voisins qui, la chlorophyle aidant doivent avoir des remontées de phéronomes- je le dis et l'affirme, que ces réalisateurs revoient la Femme d'à côté de Truffaut, et arrêtent de nous les briser avec leurs histoires soporiphiques ou pas un plan de cinéma, à part pour l'office de tourisme de l'Isère, ne parcourt le film.
AH… ça fait du bien…
et j'attends les réactions avec curiosité…
Mes hommages à ceux qui préferent peindre le dimanche…
G.
je tient à rassurer tout le monde.
je vais tres bien !!! De mieux en mieux même ! la vie est si belle que certaines tranches de vies pas marrantes ne sont là que pour nous aider à passer des caps. Après on ne peut qu'apprécier à leur juste valeur les bons moments.
Et puis tout ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts, non ?
je vais tres bien !!! De mieux en mieux même ! la vie est si belle que certaines tranches de vies pas marrantes ne sont là que pour nous aider à passer des caps. Après on ne peut qu'apprécier à leur juste valeur les bons moments.
Et puis tout ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts, non ?
C'est le "trouble" qui met dans cet état... Faut pas chercher à résister. Mais peut-être associé le morceau à d'autres, susceptibles de l'équilibrer plus positivement....
Les hommes sont-ils donc aussi sensibles aux voies masculines ? C'est drôle je n'avais jamais songé à la question, sous cet angle.
Merci Walker de cet illuminement dont je vais sans doute tirer quelques redoutables théories histoire de me faire quelques nouveaux ennemis !
Bonne journée
Sarah
Les hommes sont-ils donc aussi sensibles aux voies masculines ? C'est drôle je n'avais jamais songé à la question, sous cet angle.
Merci Walker de cet illuminement dont je vais sans doute tirer quelques redoutables théories histoire de me faire quelques nouveaux ennemis !
Bonne journée
Sarah


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skyy_walker
publié le 29 août 05