Amours d'antan, qu'il m'en souvienne,
Rien ne vous séparait de l'innocence,
Où nous puisions, à perdre haleine,
Les élans de l'enfance,
Chaque jour, nous buvions,
Aux forêts denses de la passion,
Pour un temps rassemblé, partagé,
Sous l'égide des papillons,
Caresses d'anges, bercés d'alizés,
Amours d'antan, ô doux visages,
Baignés de prévenance!
Nos gestes simples vous conviaient
En abondance,
Auprès des oiseaux de passage,
Si seulement, l'on vous avait laissé,
La possibilité de croître, d'espérer,
Autour du feu de la mémoire vive,
L'Histoire du monde en eut été changée!
Amours d'antan...
Insondables secrets des choses tues,
Je viens vers vous à pas menus,
Dans un silence de neige,
A travers ce qui nous lie, vous et moi,
Aux sources nues, égrènant leurs arpèges,
Amours d'antan, fruits d'éternels printemps,
Gentes fleurs à la prudence saluée,
Tendres provinces de l'âme, restituées,
Avec un abri, pour le moindre mendiant,
Amours d'antan, mes bosquets nourriciers,
Mon coeur s'enflamme dans vos méandres,
Esquissant des cercles parfaits...
J'ai toujours cru en votre immensité,
Quand aimer, c'est naturellement se déprendre,
Amours d'antan, votre mystère est bienvenu,
Et tout ce qui le constitue,
L'infini et l'infime
Consacrés l'un à l'autre,
Sous votre action, Hélios darde ses rayons,
Les hirondelles mettent de l'azur à leurs joues,
La mer patiemment frise ses moutons,
Ce qui élève nos sens, procède à pas de loup...
J'ai souvenance d'amours brûlants,
Ce délice quand ta robe frôle l'horizon,
Renversant les fines mangeoires du soleil,
J'ai souvenance d'amours vermeilles,
De plaines fendues de ruisseaux ardents,
Lorsque ta chevelure crible le ciel d'abeilles!
V.
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"ce qui élève nos sens, procède à pas de loup..."
Bizous.
Bizous.
Là où cime rime avec abîme ^^^^^
Là où cime rime avec abîme ^^^^^



" J'ai toujours cru en votre immensité,
Quand aimer, c'est naturellement se déprendre "
Quand on aime vraiment, on doit souhaiter le meilleur pour l'être aimé !
Peut-être pas se détacher , mais s'effacer , oui
Quand aimer, c'est naturellement se déprendre "
Quand on aime vraiment, on doit souhaiter le meilleur pour l'être aimé !
Peut-être pas se détacher , mais s'effacer , oui
20/09/08 à 22h38
oui, l'amour prend racine dans l'enfance .... dans les entrailles de la terre ... dans la chaleur de nos souvenirs ....
très belles tes images ... bises et à plus tard .. *****
très belles tes images ... bises et à plus tard .. *****
donnant à lire de la poésie.
20/09/08 à 14h51
" ...
Passent les jours et passent les semaines
Ni temps passé
Ni les amours reviennent
Sous le pont Mirabeau coule la Seine
..."
Passent les jours et passent les semaines
Ni temps passé
Ni les amours reviennent
Sous le pont Mirabeau coule la Seine
..."
" Amours d'antan, fruits d'éternels printemps,
Gentes fleurs à la prudence saluée,
Tendres provinces de l'âme, restituées,
Avec un abri, pour le moindre mendiant, "
Superbe !
Gentes fleurs à la prudence saluée,
Tendres provinces de l'âme, restituées,
Avec un abri, pour le moindre mendiant, "
Superbe !
LE PONT MIRABEAU
Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Et nos amours
Faut-il qu'il m'en souvienne
La joie venait toujours après la peine
Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure
Les mains dans les mains restons face à face
Tandis que sous
Le pont de nos bras passe
Des éternels regards l'onde si lasse
Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure
L'amour s'en va comme cette eau courante
L'amour s'en va
Comme la vie est lente
Et comme l'Espérance est violente
Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure
Passent les jours et passent les semaines
Ni temps passait
Ni les amours reviennent
Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure
"Le Pont Mirabeau"
Apollinaire, Alcools (1912)
Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Et nos amours
Faut-il qu'il m'en souvienne
La joie venait toujours après la peine
Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure
Les mains dans les mains restons face à face
Tandis que sous
Le pont de nos bras passe
Des éternels regards l'onde si lasse
Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure
L'amour s'en va comme cette eau courante
L'amour s'en va
Comme la vie est lente
Et comme l'Espérance est violente
Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure
Passent les jours et passent les semaines
Ni temps passait
Ni les amours reviennent
Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure
"Le Pont Mirabeau"
Apollinaire, Alcools (1912)
20/09/08 à 11h53
intuitions spirituelles de la philosophe humaniste Simone Weil...!




20/09/08 à 11h42

20/09/08 à 10h44
mieh-mieh, Chrisdilou, ZABOUILLE21, romnia...!



ET JOYEUX ANNIVERSAIRE CE JOUR A...LN66 !!!




ET JOYEUX ANNIVERSAIRE CE JOUR A...LN66 !!!


20/09/08 à 10h37
les sensations vives sur ce site et ailleurs ! Merci d'exister ainsi ( ton dernier "texte" reste gravé en nos coeurs" ) !




20/09/08 à 09h53
ASANFROI
avec MOI
20/09/08 à 09h31
c'est le cycle des amours qui est capricieux qu 'avec ceux qui ne savent pas aimer
quand on écrit comme tu le fais la preuve est là: tu aimes!
quand on écrit comme tu le fais la preuve est là: tu aimes!
Il reste toujours quelque chose de l'enfance...
Ces temps d'avant bercés par l'insouciance...
Ces temps où "aimer "signifiait s'abandonner..
Vous remercier.
Ces temps d'avant bercés par l'insouciance...
Ces temps où "aimer "signifiait s'abandonner..
Vous remercier.
Moi j'aime la douceur de Voltuan 

Les effarés
Noirs dans la neige et dans la brume,
Au grand soupirail qui s'allume,
Leurs culs en rond,
A genoux, cinq petits, - misère ! -
Regardent le Boulanger faire
Le lourd pain blond.
Ils voient le fort bras blanc qui tourne
La pâte grise et qui l'enfourne
Dans un trou clair.
Ils écoutent le bon pain cuire.
Le Boulanger au gras sourire
Grogne un vieil air.
Ils sont blottis, pas un ne bouge,
Au souffle du soupirail rouge
Chaud comme un sein.
Quand pour quelque médianoche,
Façonné comme une brioche
On sort le pain,
Quand, sous les poutres enfumées,
Chantent les croûtes parfumées
Et les grillons,
Que ce trou chaud souffle la vie,
Ils ont leur âme si ravie
Sous leurs haillons,
Ils se ressentent si bien vivre,
Les pauvres Jésus pleins de givre,
Qu'ils sont là tous,
Collant leurs petits museaux roses
Au treillage, grognant des choses
Entre les trous,
Tout bêtes, faisant leurs prières
Et repliés vers ces lumières
Du ciel rouvert,
Si fort qu'ils crèvent leur culotte
Et que leur chemise tremblote
Au vent d'hiver.
Noirs dans la neige et dans la brume,
Au grand soupirail qui s'allume,
Leurs culs en rond,
A genoux, cinq petits, - misère ! -
Regardent le Boulanger faire
Le lourd pain blond.
Ils voient le fort bras blanc qui tourne
La pâte grise et qui l'enfourne
Dans un trou clair.
Ils écoutent le bon pain cuire.
Le Boulanger au gras sourire
Grogne un vieil air.
Ils sont blottis, pas un ne bouge,
Au souffle du soupirail rouge
Chaud comme un sein.
Quand pour quelque médianoche,
Façonné comme une brioche
On sort le pain,
Quand, sous les poutres enfumées,
Chantent les croûtes parfumées
Et les grillons,
Que ce trou chaud souffle la vie,
Ils ont leur âme si ravie
Sous leurs haillons,
Ils se ressentent si bien vivre,
Les pauvres Jésus pleins de givre,
Qu'ils sont là tous,
Collant leurs petits museaux roses
Au treillage, grognant des choses
Entre les trous,
Tout bêtes, faisant leurs prières
Et repliés vers ces lumières
Du ciel rouvert,
Si fort qu'ils crèvent leur culotte
Et que leur chemise tremblote
Au vent d'hiver.
Et pourtant nous sommes là.
Et j'aime que tu stimules la créativité de Polté 
(Qui devrait VRAIMENT écrire des poèmes, il est très doué !)

(Qui devrait VRAIMENT écrire des poèmes, il est très doué !)
Tellement que je n'ai pas compris pourquoi je ne suivais pas.
19/09/08 à 22h21
ASANFROI
19/09/08 à 22h19
ASANFROI
comme Voltuan 

"Si seulement, l'on vous avait laissé, La possibilité de croître, d'espérer..."
http://fr.youtube.com/watch?v=2T1LIrzsgqA
http://fr.youtube.com/watch?v=2T1LIrzsgqA
y en avait qu'un !
comme tes calculs
le bougre qu'il est déséché comme une vieille trique
Tergeist est jaloux!
à la niche
"bosquets nourriciers" est d'un goût admirable !
toujours un plaisir de vous saluer et sur un poème "Baigné(s) de prévenance!"
bonjour et merci pour la chevelure
tu es un poète ! 5!
tout ça c des menteries
Pour la petite info :
jusqu'à présent Paul Tergeist intervenait sous les coms avec des fakes dont les pseudos étaient, pour la plupart, en lettres majuscules .
Aujourd'hui même, il nous a créé son énième pseudo !
" Fils du Vent " : un pseudo spécial poésies !
...qui fait des fautes grosses comme lui
Je vous laisse apprécier le niveau d'estime où il place les personnes qui aiment la poésie ( que ce soit sur ce site ou ailleurs )
Paul T. tu nous prends pour des cons, c'est ton droit , mais excuse-moi, je ne suis pas la " Mère Térésa " de tout les maniaco-dépressifs chroniques .
Trop c'est trop ! Basta !
Bonsoir à toutes et à tous
C.
jusqu'à présent Paul Tergeist intervenait sous les coms avec des fakes dont les pseudos étaient, pour la plupart, en lettres majuscules .
Aujourd'hui même, il nous a créé son énième pseudo !
" Fils du Vent " : un pseudo spécial poésies !
...qui fait des fautes grosses comme lui
Je vous laisse apprécier le niveau d'estime où il place les personnes qui aiment la poésie ( que ce soit sur ce site ou ailleurs )
Paul T. tu nous prends pour des cons, c'est ton droit , mais excuse-moi, je ne suis pas la " Mère Térésa " de tout les maniaco-dépressifs chroniques .
Trop c'est trop ! Basta !
Bonsoir à toutes et à tous
C.

faut-il qu'il m'en souvienne"
Amours d'antan, votre mystère est bienvenu,
Et tout ce qui le constitue,
L'infini et l'infime
Consacrés l'un à l'autre
Vraiment très beau !
Les amours d'antan n'ont pas disparu
ils sont toujours dans nos âmes et dans nos coeurs !

Et tout ce qui le constitue,
L'infini et l'infime
Consacrés l'un à l'autre
Vraiment très beau !
Les amours d'antan n'ont pas disparu
ils sont toujours dans nos âmes et dans nos coeurs !

déconnection du cerveau... obligée! pour un doux voyage dans la mémoire!
sensuelles, tes amours d'antan...
http://fr.youtube.com/watch?v=MU2_vrvFlHM
sensuelles, tes amours d'antan...

http://fr.youtube.com/watch?v=MU2_vrvFlHM

c'est les méandres qui dessinent des cercles parfaits. Sur le plan de l'écoulement des eaux, c'est dingue de truc ! Va y avoir une espèce de jonction source-embouchure, là ! C'est carrément Ouroboros. Le Mont Gerbier de Jonc qui fait la bise à St Nazaire.
Et je passe sur le fait que ce cours d'eau est aussi un bosquet.
Et je passe sur le fait que ce cours d'eau est aussi un bosquet.
Que le meilleur vous accompagne...!


Le passé n'est jamais très passé. Très beau et nostalgique
http://fr.youtube.com/watch?v=pa2m2OlZoPU
http://fr.youtube.com/watch?v=pa2m2OlZoPU
ce qui élève nos sens et procède à pas de loup
"un jour les moutons feront danser le loup qui sera tout content"
comme j'aime quand grâce à toi ou d'autres coms les mots s'entrechoquent et que mon esprit s'envole et invente n'importe quoi
deux mots de ton poème qui s'entrelacent aussi si bien : c'est dans l'infime que l'infini se crée
"un jour les moutons feront danser le loup qui sera tout content"
comme j'aime quand grâce à toi ou d'autres coms les mots s'entrechoquent et que mon esprit s'envole et invente n'importe quoi

deux mots de ton poème qui s'entrelacent aussi si bien : c'est dans l'infime que l'infini se crée
Amitie a enigme et a toi ainsi qu'aux autres
19/09/08 à 18h51
Bon week-end également à toi ainsi qu'à toutes et tous !


19/09/08 à 18h49
Bon week-end à toi !


*****
c'est toujours touchant la sorte de naivete qui emane de toi, tu descends de la montagne a cheval ou quoi? C'est jamais tragique et cela l'ai tellement , si peu tragique, une melancolie douce, touchant cet esprit sauvage comme tes animaux sauvages, tu travaille au wwf?

Je réagis à ce commentaire en
Je réagis à ce commentaire en 









voltuan
publié le 19 sept. 08