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Paris je t'aime en deux parties
 Paris je t'aime en deux parties
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[amants de la langue française, fuyez]

Des lunettes sur Paris, un hommage (recité pretentieusement a Rhapsody in Blue de Gershwin) en deux parties : Du Mal ; Du Bon.

1er Partie : Du mal

Ville d’ombres
Tunnel-city
Tenebreuse
Brillante vainement
Dans le passé;

Fortifiée
D’Ipods
Et de portables
De coiffures salariées et
de bottes en cuir bien polies,
De cravates et d’écharpes—en soie—
Où la liberté en shopping
Fait accepter la hierarchie sociale
Et les sans abris --
Anges gardiens de l’Hôtel du Nord ;

Pissoir labyrinthique!
Château aux rats!
Phantom of the Opera !

"Avant vous, il n'y avait pas
d'étrangers dans notre immeuble."

Pas un banquet qui bouge,
Roue de hamster qui s'arrête jamais.

Journée longue en soirée
Soirée breve à la journée ;

Bien filoutés
Les façades qui
Courbe l’une vers l’autre
Sombrement
Autant que les fleurs tendent vers le soleil.

Pavloviennement
Des Personnes le longue
Des trottoirs traînent,
Etudiant des pavés
Foncés de l ‘âge
Cherchant
Les oases
De Haussmann—
Des monopolies de la lumiere
Precieuse ;

Echarpés convenablement
Republicains
Voltigeant vers La lumiere des
Caves grincheuses,
Ascenseurants comme
Des mites.

Mites !
Fourmis !
Cochons !
Loups !
Partout.
Des insectes, des animaux
Qui piquent, qui aboient hargneusement
Chacun à leur tour ;

Ni la ville d’Eiffle
Ni le perchoir des martyrs ;
Mais le cauchemar
De Baudelaire,
Un bourg sinistre et humide,
Qui flambe sur une page.

[Ne manquez pas notre prochaine partie :Les Bons]
p.s. citation de « Stardust Memories de Woody Allen » ou Woody cineaste Sandy Bates parle avec des extraterrestres :
Sandy: Look, here's my point. If nothing lasts, why am I bothering to make films or do anything for that matter?
Aliens: We enjoy your films! Particularly the early, funny ones.
Sandy: But the human condition is so discouraging!
Aliens: There are some nice moments, too.

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Voici les 73 dernières réactions à ce commentaire
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Rédacteur
je lis et je relis ce texte, que je trouve très bon, l'image et les mots plutôt que l'idée, enfin!

La musique, aussi, le rythme: ce poème en est plein. C'est très important.

Un bourg sinistre et humide: ce texte décrit bien notre pays en mal d'inspiration. Moins méchant que Baudelaire sur les Belges, quand même.

The human condition is so discouraging: it bloody well is; that's why it's worth putting up with. Humains, encore un effort...! Woody, stop whinging, for chrissakes! Let's rise to the challenge.
 03/08/07 à 01h45
Oui, je crois... Je suis presque sûr... que je serais capable de m'en apercevoir... Maintenant que je suis une grande fille et que je connais le nom... :0p ...

:0))))
bye
Merci, c'est gentil, ça Lethidee.

Allez, j'ressors, les amis !!

("Mais elle fait k'ça...")
Oui mais on m'appelle Cendrillon, alors... ça vaut le coup...

a+ :0)
Moi, en poésie, c'est pareil, ça dépend vachement.
Je trouve les français pas très bons... (Rimbaud, ça va :0)
Ronsart... on peut sauver kelkes trucs... :0))

C'est moi ki m'sauve, byebye !!
 02/08/07 à 19h10
Oh purée, faut k'j'me casse....

adios, les amis !! A la proxima ves (vez ?)
poésie, en général, me gonfle mais j'ai voulu voir ce que j'avais dans ma bibliothèque de ce poète et il se trouve que j'ai trouvé la Tour. Passe quand même une bonne soirée.
Naaaan.... Comme tu veux, c'est très chic, cette pause.
ça te change !!! (pas d'être chic, m'enfin....) :0)

Bonne soirée :0)
Ce mec me fait lire ce poème au titre magnifique en me précisant que ce n'est pas une dédicasse... :0p ... :0)) (A ce niveau là... :0)

Et, oui, j'aime bien, ces "Pâques" Où comment vivre sans Dieu : Cendrars s'en débarrasse à coup de sensations même négatives... Nan, c'est mieux que ça... Ché pas...

Mais y'a plein de trucs que je trouve court et facile... :0p
 02/08/07 à 18h56
(...)

Déjà un bruit immense retentit sur la ville.

Déjà les trains bondissent, grondent et défilent.

Les métropolitains roulent et tonnent sous terre.

Les ponts sont secoués par les chemins de fer.

La cité tremble. Des cris, du feu et des fumées,

Des sirènes à vapeur rauques comme des huées.

Une foule enfiévrée par les sueurs de l'or

Se bouscule et s'engouffre dans de longs corridors.

Trouble, dans le fouillis empanaché de toits,

Le soleil, c'est votre Face souillée par les crachats.

Seigneur, je rentre fatigué, seul et très morne ...

Ma chambre est nue comme un tombeau ...

Seigneur, je suis tout seul et j'ai la fièvre ...

Mon lit est froid comme un cercueil ...

Seigneur, je ferme les yeux et je claque des dents ...

Je suis trop seul. J'ai froid. Je vous appelle ...

Cent mille toupies tournoient devant me yeux ...

Non, cent mille femmes ... Non, cent mille violoncelles ...

Je pense, Seigneur, à mes heures malheureuses ...

Je pense, Seigneur, à mes heures en allées ...

Je ne pense plus à Vous. Je ne pense plus à Vous.

Le monde entier est toujours là
La vie pleine de choses surprenantes
Je sors de la pharmacie
Je descends juste de la bascule
Je pèse mes 80 kilos
Je t'aime"
Si, si.
Et du soleil, ça se trouve.

Moi, je ne le saurais que dans 1/2h, profites-en à ma place, en attendant.
Et smiiiile.
:0)
(les non-abonnés sont mineurs :0) Et mes 72h gratuites viennent de prendre fin et par principe je ne mets que des dix... Et voilà... Pourquoi je te mettrais un 1, s'teup ???

Hein ????

Dis-moi ????

Et est-ce que c'est grave, d'avoir un 1..... ?
 02/08/07 à 17h48
c'est toi qui viens de chier un 1 sur mon comm?
ça me va. C'est assez énorme, si pour moi, on enlève les mots "Tour Effel", "Télégraphe sans fil," "Expo Universelle," "Delaunay," sur lesquels je mets d'autres images...
C'est bête, hein...

Sinon, j'aime bien son lyrisme... Mais si je dois biffer des trucs...
On verra...
1910
Castellamare
Je dînais d'une orange à l'ombre d'un oranger
Quand, tout à coup...
Ce n'était pas l'éruption du Vésuve
Ce n'était pas le nuage de sauterelles, une des dix plaies d'Egype
ni Pompéi
Ce n'était pas les cris ressuscités des mastodontes géants
Ce n'était pas la trompette annoncée
Ni la grenouille de Pierre Brisset
Quand, tout à coup,
Feux
Chocs
Rebondissements
Etincelle des horizons simultanés
Mon sexe
O Tout Eiffel !
Je ne t'ai pas chaussée d'or
Je ne t'ai pas fait danser sur les dalles de cristal
Je ne t'ai pas vouée au Python comme une vierge de Carthage
Je ne t'ai pas revêtue du péplum de la Grèce
Je ne t'ai jamais fait divaguer dans l'enceinte des menhirs
Je ne t'ai pas nommée Tige de David ni Bois de la Croix
Lignum Crucis
O Tour Eiffel
Feu d'artifice géant de l'Exposition Universelle !
Sur le Gange
A Bénarès
Parmi les toupies onanistes des temples hindous
Et les cris colorés des multitudes de l'Orient
Tu te penches, grâcieux palmier !
C'est toi qui à l'époque légendaire du peuple hébreu
Confondis la langue des hommes
O Babel !
Et quelque mille ans plus tard, c'est toi qui retombais en langues de feu
Sur les Apôtres rassemblés dans ton église
En pleine mer tu es un mât
Et au Pôle Nord
Tu resplendis avec toute la magnificence de l'aurore boréale
de ta télégraphie sans fil
Les lianes s'enchevêtrent aux eucalyptus
Et tu flottes, vieux tronc, sur le Mississipi
Quand
Ta gueule s'ouvre
Et un caïman saisit la cuisse d'un nègre
En Europe tu es comme un gibet
(je voudrais être la tour, pendre à la Tour Eiffel !)
Et quand le soleil se couche derrière toi
La tête de Bonnot roule sous la guillotine
Au coeur de l'Afrique c'est toi qui cours
Girafe
Autruche
Boa
Equateur
Moussons
En Australie tu as toujours été tabou
Tu es la gaffe que la capitaine Cook employait pour diriger son bateau
d'aventuriers
O sonde déleste !
Pour le simultané, Delaunay à qui je dédie ce poème,
Tu es le pinceau qu'il trempe dans la lumière
Gong tam-tam sanzibar, bête de la jungle rayon-X, express bistouri
symphonie
Tu es tout
Tour
Dieu antique
Bête moderne
Spectre solaire
Sujet de mon poème
Tour
Tour du monde
Tour en mouvement

("Tour" - août 1913)
J'aurai dû prendre ça pour un avertissement... :0p ...

J'aime bien son poème transsibérien mais sinon, j'ai dû mal, moi, avec cet auteur. Je passe peut-être à côté d'un truc, (je devrais peut-être lire ses romans...,) mais je voit rarement la beauté de ses poèmes : trop réaliste pour moi ?? (Le côté poésie du monde moderne : hiiii !! Chez Baudelaire, les aménagements de paris, ça passe, mais chez Cendrars... Je heu...)

Mais ton extrait, j'aime bien, Lethidee... J'devrais pt'ête réessayé, on m'a offert ses poésies au complet... :0p
 02/08/07 à 13h51
Edgar
... bien sûr...
Sur le Gange, à Bénarès, parmi les toupies onanistes des temples hindous et les cris colorés des multitudes de l'Orient, tu te penches, grâcieux palmier !
 02/08/07 à 03h29
... "Quand tu aimes, il faut partir..."

Pfu, trop facile... :0)

Juste après avoir dit "Tu es plus belle que le ciel et la mer."

Etrange.
 02/08/07 à 03h15
 02/08/07 à 03h14
Merci, dude. cheers!
 01/08/07 à 22h53
Il faut que tu lises quelques poèmes de Cendrars, un de mes auteurs préférés: je vais t'envoyer une sélection.
 01/08/07 à 22h09
vidépleins
faire rire...
à Blaise Cendrars qui poétise l'Amérique!
vais passer une semaine dans le Nord de l'Angleterre et je suis sûre que là-bas ce ne sera pas la chaleur...
un sorbet à la mangue.
 01/08/07 à 15h16
..... (Beurée au Cham' un samedi midi, c'est encore mieux :0))

Ce sera dans le 2, ce genre de trucs, sûrement....
 01/08/07 à 14h10
Mince!
 01/08/07 à 12h15
aux Luxembourgeois pour moi!
Oui faut que je sorte moi aussi!
Qui veut garder la citadelle?
Par contre, j'aime Paris. Comme j'aime les States...
Comme Quentin Compson, a la fin de Absolom, Absolom de Faulkner, qui crie: "I don't hate [the South] . . . I don't. I don't! I don't hate it! I don't hate it!"

I don't hate Paris! I don't Hate the States...I don't hate the Mid-west! I don't! I don't hate it! I don't hate it!
Au moins pas tous les jours...
 01/08/07 à 11h44
mais bien sur! le retour de l'andalusie, c'est dur!!!!!!!!!!!!!!!!!!! courage.
 01/08/07 à 11h24
 01/08/07 à 11h24
 01/08/07 à 11h15
C'est qui Ulysses?
sirènes
sirènes
sirèness
sarkosisss.

le retour PARIS vilain;
le train train PARIS joli.
 01/08/07 à 11h01
Tout le monde: vous savez, j'exagerre...

Harf: Merci! Et Merci pour avoir organise' ces evenements excellents du weekend dernier! Poemes? C'est un poeme?
Julie: Hi! Oui, je deteste le shopping sauf pour bouquin-shopping!
Tiger: J'exaggere, my dear? Ca va toi?
Neottie: Merci. L'epaule va bien (elle dit merci et bonjour
Vide': J'ecris encore ton comm de la semaine derniere! Je fais du progres. C'est bien!
Leth: Merci! et bonne journee!
 01/08/07 à 10h32
je n'aime pas trop les poèmes sur PCC, mais celui-là je dois dire que j'aime bien. Very nice mister Edgar!
 01/08/07 à 09h47
j'aime bien ce texte, justement j'en cherche un pour un bouquin, ça te dirai?!
 01/08/07 à 09h43
Te revoilou? Je me disais...
Un peu hard, Paris, en juillet, non?
Enfin, moi je me suis taillée!!! Alors tu mesures un peu, sous les platanes, un léger mistral, la lumière sans tâche: pas mal, ton Paris, Edgar, biz!
 01/08/07 à 09h40
How is your shoulder ?
 01/08/07 à 09h31
vidépleins
C'est amusant car ton com' est juste en dessous d'un autre qui parle du" rêve américain ! "

Enfin toi, ton rêve français commence par un cauchemar, mais je ne me réveille pas, j'attends ton beau rêve !

J'ai ouïe dire que tu aimais bien aussi "la chanson française" ! ?

Biz
 01/08/07 à 09h28