Un soir, bien lessivé après une journée longue et difficile, je décidai de me faire "Parle avec elle" d'Almodovar.
Peu de chances que j'y survive, me disais-je, pessimiste, me situant sur le dernier barreau de l'échelle de la fatigue.
J'avoue, la filmographie d'Almodovar, à mes yeux, avait le gout d'une sucrerie qu'on prend plaisir à manger mais que l'on oublie dans les cinq minutes qui suivent. De l'humour, certes, des couleurs chaudes, mais rien de transcendant pour l'esprit, à la limite de l'exaspération parfois, trop de personnages piaillant... trop latin pour ma froideur imbibée de culture anglo-saxonne.
Il existe des coïncidences troublantes, des hasards qui font bien les choses, des instants T où l'ont est sensé succomber à une émotion E, alors qu'à l'instant T-1, on serait resté de marbre...
En somme (je pensais bien en piquer un de somme), j'ai plongé dans ce film presque à contrecoeur, "vertigineusement". Rien ne m'y prédisposait. Je n'aime pas la tauromachie. La musique brésilienne me sortait par les trous de nez (je ne connaissais même pas ce Caetano Veloso). Pas du tout mon stYYYle.
Euréka, j'ai trouvé le sésame, enfin? Non. Je pense qu'Almodovar a réalisé "Parle avec elle" pour qu'il me parle précisément. C'est d'ailleurs tout le sujet du film: "l'importance de la communication".
Voilà, c'est un peu maladroit tout ça mais j'ose espérer que ça donne envie de voir ce film assez bouleversant, même aux plus rétifs.
Peu de chances que j'y survive, me disais-je, pessimiste, me situant sur le dernier barreau de l'échelle de la fatigue.
J'avoue, la filmographie d'Almodovar, à mes yeux, avait le gout d'une sucrerie qu'on prend plaisir à manger mais que l'on oublie dans les cinq minutes qui suivent. De l'humour, certes, des couleurs chaudes, mais rien de transcendant pour l'esprit, à la limite de l'exaspération parfois, trop de personnages piaillant... trop latin pour ma froideur imbibée de culture anglo-saxonne.
Il existe des coïncidences troublantes, des hasards qui font bien les choses, des instants T où l'ont est sensé succomber à une émotion E, alors qu'à l'instant T-1, on serait resté de marbre...
En somme (je pensais bien en piquer un de somme), j'ai plongé dans ce film presque à contrecoeur, "vertigineusement". Rien ne m'y prédisposait. Je n'aime pas la tauromachie. La musique brésilienne me sortait par les trous de nez (je ne connaissais même pas ce Caetano Veloso). Pas du tout mon stYYYle.
Euréka, j'ai trouvé le sésame, enfin? Non. Je pense qu'Almodovar a réalisé "Parle avec elle" pour qu'il me parle précisément. C'est d'ailleurs tout le sujet du film: "l'importance de la communication".
Voilà, c'est un peu maladroit tout ça mais j'ose espérer que ça donne envie de voir ce film assez bouleversant, même aux plus rétifs.
réactions : 15
lectures : 535
votes : 5
Voici les 15 dernières réactions à ce commentaire
Date
Titre (cliquez pour lire)
Rédacteur
moi je trouve les latins pénibles (donc je me vautre dans mon pseudo qui est d'ailleurs mon inavouable)
"Cucurrucucu" par Caetano Veloso ?
Ben, la réponse est dans la question !!!
Sur le menu principal, il y a une chorégraphie (de Pina Bausch également ?) que je me passe en boucle assez régulièrement.
Elle justifie à elle seule l'achat du DVD ! (grand film aussi, bien sûr
) 04/05/08 à 18h13
d'Almodovar "Volver" est aussi bouleversant et les actrices sont magnifiques, je pense que je vais le revoir un de ces soirs pour écouter leurs mots et entendre battre leurs coeurs.
04/05/08 à 16h34
C'est ce que j'ai pensé la première fois que j'ai vu ce film...
D'accord avec Myshia pour dire que c'est un des rares cinéastes (avec Wong Kar Wai) à filmer les femmes avec tant d'empathie.
D'accord avec Myshia pour dire que c'est un des rares cinéastes (avec Wong Kar Wai) à filmer les femmes avec tant d'empathie.
Un'autre supèrbe épreuve almodovarienne sur les sentiments: un zénith de la cine-fascination doulouseurese... sans tomber dans les pièges du mélò, mettant presque en doute (dans certains passages) son exhubérance anticonformiste. Depuis "Tout sur ma mère" je regarde le "senor Pedro" comme un des rares cinéastes, qui savent rendre hommage à la femme...le Mankiewicz européen!
imbibée de camaïeux gris et bleus, de nuances et de non-dit, j'ai d'abord ressenti la même réserve devant la débauche d'excès d'Almadovar. Trop de rouge, de jaune, de sang, d'affrontements.
Et puis avec ce film (et plus encore "Tout sur ma mère"), sésame, la force de sa vérité nous touche. Efficace et sincère. Terrible.
... on ne peut pas s'endormir!
Et puis avec ce film (et plus encore "Tout sur ma mère"), sésame, la force de sa vérité nous touche. Efficace et sincère. Terrible.
... on ne peut pas s'endormir!
d'Almodovar, mais celui ci est un chef d'oeuvre , dommage que tu sois passé à côté .
Revisionnes le de prés ....
Revisionnes le de prés ....
Arba: un connaisseur je vois!
Lola: j'avais oublié, depuis ce film, Caetano Veloso a intégré d'office mes play lists musicales
Leonis: je n'ai pas encore vu Volver, je le rajoute sur ma liste...
Lola: j'avais oublié, depuis ce film, Caetano Veloso a intégré d'office mes play lists musicales
Leonis: je n'ai pas encore vu Volver, je le rajoute sur ma liste...
De tous les films d'Almodovar que j'ai vus, celui-ci est mon préféré. Je le mets même au-dessus de Volver, que j'ai pourtant beaucoup aimé et dans lequel Penelope Cruz est filmée comme jamais.
Même cette chanson, Currucucu paloma, qui était pour moi le sommet de la ringardise (sans doute parce que très aimée par mes parents...), est complètement transfigurée par Caetano Veloso.
Même cette chanson, Currucucu paloma, qui était pour moi le sommet de la ringardise (sans doute parce que très aimée par mes parents...), est complètement transfigurée par Caetano Veloso.
"Toute réalité ne prend son sens qu'à partir de l'instant où l'homme lui en donne une, elle ne devient absurde que quand l'homme enlève le sens qu'il lui avait attribué précédemment. " Vaclav Havel .
Oui Parle avec Elle, je l'ai vu il y a longtemps, je n'accroche pas souvent avec Almodovar, souvent dispersé, un peu " brouillon exhubérant "enfin à mon gout ou alors je n'ai pas la sensibilité pour, ou la sensibilité " tout contre ". Seul exception Volver sorti en 2006, oui le seul que j'ai trouvé abouti, sincére, émouvant et d'une universelle communication symbolique, je crois que chacun peut y trouver des intonations qui pourraient le rapprocher à la fois de ses propres expériences et d'une quête universelle. Allez savoir.....
Oui Parle avec Elle, je l'ai vu il y a longtemps, je n'accroche pas souvent avec Almodovar, souvent dispersé, un peu " brouillon exhubérant "enfin à mon gout ou alors je n'ai pas la sensibilité pour, ou la sensibilité " tout contre ". Seul exception Volver sorti en 2006, oui le seul que j'ai trouvé abouti, sincére, émouvant et d'une universelle communication symbolique, je crois que chacun peut y trouver des intonations qui pourraient le rapprocher à la fois de ses propres expériences et d'une quête universelle. Allez savoir.....
moi j'ai des frissons chaque fois
http://fr.youtube.com/watch?v=3tN_H2dYOj4
http://fr.youtube.com/watch?v=3tN_H2dYOj4
à Rascar Capac, ni à ses cousins, brrr, on ne sait jamais, si la fenêtre s'ouvrait violemment en pleine nuit...

Je réagis à ce commentaire en
Je réagis à ce commentaire en 









RasparCapac
publié le 4 mai 08