Pas de raison pour que ce soient toujours les mêmes qui trinquent. Je m’étais brièvement penché sur le cas de Juppé la semaine dernière. Maintenant je fais une virée à gauche ; c’est de bonne guerre ; pour donner des nouvelles de Ségo et sa bande.
Le PS est un parti qui dit aller très bien, ce qui est à peu près l’équivalent du
« vamos bien » lancé par Castro à ses compatriotes. Peu convaincu et pas convaincant.
Pour tous vous dire c’est pas l’amitié. J’ai lu les dernières nouvelles dans le Canard de cette semaine. J’en ai eu pour mon euro vingt.
Pour résumer l’ambiance délétère qui a régné à l’université d’été de la Rochelle, on en effet pourrait parler de « petits meurtres entre amis ».
D’aucuns avaient vu un mauvais présage dans l’échouage d’une baleine au début de la rencontre. Ils peuvent se targuer d’avoir mis dans le mille. Le PS est à la dérive, et tout le monde le sait.
Cela avait commencé par un « on ne gouverne pas avec son utérus », lancé en pleine face de Mme Royal. Et ça a continué.
Passons en revue les mots quelques candidats déclarés ou potentiels.
Lionel Jospin, le grand communicant de la gauche, avait commencé par dire, devant des millions de français, qu’il se retirait de la vie politique. C’était beau, courageux, intègre. C’était voué aux annales de la vie politique, à côté des aphorismes de Mac Mahon.
Mais voici quelques mois, il annonçait la bouche en cœur que finalement, ce retrait n’était pas définitif.
Au début on hésitait : c’était une blague ou il nous prenait pour des cons, Lionel ?
La suite allait confirmer la seconde hypothèse. Comme l’a dit Pascal Terrasse, député PS de l’Ardèche « c’est la première fois qu’un déserteur passe ses troupes en revue ». Les hostilités sont lancées. Aux dernières nouvelles Yoyo espère que Strauss Kahn et Lang vont se désister pour lui laisser la place. Rien que ça. Confiant, il lâche même, à propos de Hollande « mais qui est-il, ce bon à rien ? ». J’espère pour lui qu’il n’osera pas se présenter. L’âme aristocratique a le respect de soi…
Sa copine, Martine Aubry, tente d’élaguer le passage vers l’Elysée et d’écorcher Ségo au passage, avec les épines de roses. Selon Martine, « on ne désigne pas un candidat en fonction des sondages coefficient 2, ou en fonction des mensurations coefficient 3 ». Sic.
C’était le début. La suite, la voici : « On est pas là en train de choisir le président d’une association de boulistes de quartier ». Pas de quartier, justement, entre dames de la politique. Les boules. D’autant que la mère Aubry, c’est pas du premier choix (format bouteille Perrier), et que la jalousie s’en mêle probablement. Elle aurait même comparé le programme de Ségolène à la trilogie Vichyste (travail, famille, régions).
Et les autres, qu’ont-ils fait à la Rochelle ? DSK n’est pas en reste : « un vrai dîner de cons » a-t-il lâché après le repas des pontes du parti. « Tout le monde se regardait en chiens de faïence », laisse filtrer un voisin de table.
Ledit DSK se laisse volontiers aller à des envolées lyriques dans « les Echos » : « il faut changer la gauche, il faut changer nos analyses, nos méthodes ». Comme quand il était à Bercy, en somme... un vrai révolutionnaire. Vous savez, l’époque où il a couvert toute l’éventail politique en « perdant » la cassette Méry. Comme Serge Karamasov dans « le film de les nuls » : « elle était là et puis… poupouf… perdue. »
Ne parlons pas de Lang qui invente qu’on l’ovationne dès qu’il se pointe à un spectacle, ni de Fabius, les bottes encore souillées de débris du Rainbow Warrior et de sang contaminé.
Belle famille.
N’est-ce pas ironique, pour un parti qui se veut solidaire, anti-élististe, en bref, comme son nom l’indique « socialiste » ? Comment peut-on espérer que les gens votent à gauche quand ils voient que tous les cadres sont des arrivistes patentés, qui se tueraient pour un brin de pouvoir ? Le ridicule ne tue pas et heureusement.
D’ailleurs, « le Parisien » a annoncé que France 2 allait lancer un feuilleton sur une femme présidente de la République. Est-ce la le seul argument de la gauche ? Proposer une femme à la Présidence de la République ? Les militants méritent mieux.
La déliquescence de l’ordre, le délabrement de la réflexion au PS sont inquiétants. Que faire face à Sarkozy, qui bouscule le débat d’idées ? Personne ne sait vraiment. Comment expliquer un programme? Au lieu d’y réfléchir, on affronte les copains au plus grand mépris de l’électorat. Comme si on allait à la guerre avec des troupes qui s’entretuent et des fusils chargés à blanc. Quel spectacle...
Le PS est un parti qui dit aller très bien, ce qui est à peu près l’équivalent du
« vamos bien » lancé par Castro à ses compatriotes. Peu convaincu et pas convaincant.
Pour tous vous dire c’est pas l’amitié. J’ai lu les dernières nouvelles dans le Canard de cette semaine. J’en ai eu pour mon euro vingt.
Pour résumer l’ambiance délétère qui a régné à l’université d’été de la Rochelle, on en effet pourrait parler de « petits meurtres entre amis ».
D’aucuns avaient vu un mauvais présage dans l’échouage d’une baleine au début de la rencontre. Ils peuvent se targuer d’avoir mis dans le mille. Le PS est à la dérive, et tout le monde le sait.
Cela avait commencé par un « on ne gouverne pas avec son utérus », lancé en pleine face de Mme Royal. Et ça a continué.
Passons en revue les mots quelques candidats déclarés ou potentiels.
Lionel Jospin, le grand communicant de la gauche, avait commencé par dire, devant des millions de français, qu’il se retirait de la vie politique. C’était beau, courageux, intègre. C’était voué aux annales de la vie politique, à côté des aphorismes de Mac Mahon.
Mais voici quelques mois, il annonçait la bouche en cœur que finalement, ce retrait n’était pas définitif.
Au début on hésitait : c’était une blague ou il nous prenait pour des cons, Lionel ?
La suite allait confirmer la seconde hypothèse. Comme l’a dit Pascal Terrasse, député PS de l’Ardèche « c’est la première fois qu’un déserteur passe ses troupes en revue ». Les hostilités sont lancées. Aux dernières nouvelles Yoyo espère que Strauss Kahn et Lang vont se désister pour lui laisser la place. Rien que ça. Confiant, il lâche même, à propos de Hollande « mais qui est-il, ce bon à rien ? ». J’espère pour lui qu’il n’osera pas se présenter. L’âme aristocratique a le respect de soi…
Sa copine, Martine Aubry, tente d’élaguer le passage vers l’Elysée et d’écorcher Ségo au passage, avec les épines de roses. Selon Martine, « on ne désigne pas un candidat en fonction des sondages coefficient 2, ou en fonction des mensurations coefficient 3 ». Sic.
C’était le début. La suite, la voici : « On est pas là en train de choisir le président d’une association de boulistes de quartier ». Pas de quartier, justement, entre dames de la politique. Les boules. D’autant que la mère Aubry, c’est pas du premier choix (format bouteille Perrier), et que la jalousie s’en mêle probablement. Elle aurait même comparé le programme de Ségolène à la trilogie Vichyste (travail, famille, régions).
Et les autres, qu’ont-ils fait à la Rochelle ? DSK n’est pas en reste : « un vrai dîner de cons » a-t-il lâché après le repas des pontes du parti. « Tout le monde se regardait en chiens de faïence », laisse filtrer un voisin de table.
Ledit DSK se laisse volontiers aller à des envolées lyriques dans « les Echos » : « il faut changer la gauche, il faut changer nos analyses, nos méthodes ». Comme quand il était à Bercy, en somme... un vrai révolutionnaire. Vous savez, l’époque où il a couvert toute l’éventail politique en « perdant » la cassette Méry. Comme Serge Karamasov dans « le film de les nuls » : « elle était là et puis… poupouf… perdue. »
Ne parlons pas de Lang qui invente qu’on l’ovationne dès qu’il se pointe à un spectacle, ni de Fabius, les bottes encore souillées de débris du Rainbow Warrior et de sang contaminé.
Belle famille.
N’est-ce pas ironique, pour un parti qui se veut solidaire, anti-élististe, en bref, comme son nom l’indique « socialiste » ? Comment peut-on espérer que les gens votent à gauche quand ils voient que tous les cadres sont des arrivistes patentés, qui se tueraient pour un brin de pouvoir ? Le ridicule ne tue pas et heureusement.
D’ailleurs, « le Parisien » a annoncé que France 2 allait lancer un feuilleton sur une femme présidente de la République. Est-ce la le seul argument de la gauche ? Proposer une femme à la Présidence de la République ? Les militants méritent mieux.
La déliquescence de l’ordre, le délabrement de la réflexion au PS sont inquiétants. Que faire face à Sarkozy, qui bouscule le débat d’idées ? Personne ne sait vraiment. Comment expliquer un programme? Au lieu d’y réfléchir, on affronte les copains au plus grand mépris de l’électorat. Comme si on allait à la guerre avec des troupes qui s’entretuent et des fusils chargés à blanc. Quel spectacle...
réactions : 13
lectures : 412
votes : 15
Voici les 13 dernières réactions à ce commentaire
Date
Titre (cliquez pour lire)
Rédacteur
... surtout quelqu'un qui se reconnaîtra.
Je réagis moi-même un peu tard, parce que j'étais absent quelques jours.
D'ailleurs, à mon départ, la moyenne des votes était de... 1.
@ bientôt sur PCC
Je réagis moi-même un peu tard, parce que j'étais absent quelques jours.
D'ailleurs, à mon départ, la moyenne des votes était de... 1.
@ bientôt sur PCC
votez ségo, s'il le faut
(comme quoi, les picto-charentais ne sont pas tous contre elle!)
(comme quoi, les picto-charentais ne sont pas tous contre elle!)
C'est qu'il ratisse large. Il n'y a pas eu beaucoup de gens à gauche pour s'opposer à sa politique... cela fait froid dans le dos !
Putain votez Ségo s'il le faut !!!
l'ennui c'est que l'un(e) d'eux va être président pendant 5 ans
au secours, Action Directe, Baader, revenez!
au secours, Action Directe, Baader, revenez!
Comme d'habitude, pour saluer ta démarche et ta rigueur.
Continue comme ça.
Continue comme ça.
T'as la plume d'un éditorialiste De grâce : c'est un régal non que je penche à droite, que nenni, mais à quel saint se vouer alors ? Reste plus que Nicolas Hulot !
Tu développes "jouer les humanistes" d'abord, puis "avec l'argent du contribuable" ?
Dire ça est aussi simpliste que de vouloir régulariser tous les immigrés, non ?
Et je ne mords pas hein, en disant ça (j'aime mieux préciser, on ne sait jamais, le virtuel, tout ça..).
Dire ça est aussi simpliste que de vouloir régulariser tous les immigrés, non ?
Et je ne mords pas hein, en disant ça (j'aime mieux préciser, on ne sait jamais, le virtuel, tout ça..).
... mais se contente de recuperer le discours de l extreme droite et de bousculer les sans-papiers...

Je réagis à ce commentaire en
Je réagis à ce commentaire en 









De grâce !
publié le 1er sept. 06