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Ah ! Les années 80 ! Quelle époque fascinante ! Entre les punks et les corbeaux, habillés en noir, cheveux dressés en l'air, lunettes noires même au milieu de la nuit et chaussures noires pointues. Durant cette décénnie, finalement assez créative, la musique a une grande importance.

C'est cette époque qu'a choisi de raconter Hélèna Villovitch, dans son roman Pat Dave et moi. L'histoire se passe en 1984. Un livre qui sent le vécu. Forcément, l'auteur est née en 1963.

L'héroïne saborde son concours d'entrée aux arts déco de façon magistrale, avant de retourner vivre dans l'oisiveté dans une petite ville. Elle fait vite connaissance des quelques corbeaux qui hantent la ville. Pat, qu'elle a tout de suite repéré parce qu'il ressemble à Robert Smith et Dave, qui grâce à son jeune âge, joue à l'androgyne. Tous les trois sont obsédés par leur apparence et la musique. Pour rompre l'ennui, ils vont tenter une multitude d'expériences toutes plus excentriques les unes que les autres.

Hélèna Villovitch a parfaitement saisi l'atmosphère de cette époque. Elle raconte avec beaucoup de justesse, un humour cinglant et une mélancolie profonde, la vie des adolescents et jeunes adultes.

Ceux qui ont vécu ces temps retrouveront avec plaisir l'ambiance et les références artistiques. Ceux qui étaient encore trop jeunes et qui sont attirés par l'héritage culturel y trouveront quelques sensations fortes ainsi que quelques techniques pour faire dresser les cheveux ;-).
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Voici les 19 dernières réactions à ce commentaire
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Rédacteur
 26/03/07 à 12h56
le fil ariane
Nous'étions surtout trop jeunes.
Les punks, des imposteurs qui renversaient les valeurs. ils voulaient changer la société sans apporter des solutions mais juste par une posture nihiliste.Ce qui était négatif devenait positif: l'injure, la haine, la mandicité, la paresse, la réprobation, l'obscurité, l'ignorance, la saleté, la laideur.
Notre époque avale toutes les critiques sociales. Elle les fait sienne. Toute idée obsure est rapidement mise en lumière. Les mass médias ( grosses machines digestives qui banalisent le moindre coup d'éclat).
Les rappeurs restent des objecteurs, malgrés leurs cris, ils veulent aussi s'insérer dans la société ou dans l'objet médiatique.
 26/03/07 à 11h51
D'accord avec vous sur le côté tarte à la crème du hip-hop... la société s'est habituée, à mon avis, à ces bouffées de ras-le-bol et elle est désormais très réactive et prompte à canaliser ces mouvements. Les libertins d'aujourd'hui ne sont-ils pas pour la plupart restreints au simple aspect sexuel de la chose, oubliant tous les idéaux qu'ils pouvaient véhiculer au XVIII ème...
Cependant, concernant, le punk, ce qui faisait peur à l'époque, c'était les idées qu'ils défendaient ou la violence que ça engendrait? Pour le hip hop, là aussi, c'est les violences qui lui sont associées plutôt que le mouvement en lui même... Peut-être pour le punk, n'étions nous pas du même côté de la barrière???
 25/03/07 à 23h44
C'est Greil Marcus. L'autre MarcusE c'est Herbert, le sociologue.
Ils se sont tous embougeoisés. Ils ont perdu leur fraicheur du debut.se sont des éclairs
des coups d'éclats periodiques . Mais le punk s'était une autre epoque et sutout une sorte de bombe sur la société, le hip hop fait figure de tarte à la crème à coté (même si certain groupe ou textes restent forts)
Et puis, Maclaren maintenant s'habille en Armani, est sound designer chez habitat et fait ses courses dans le 7ème arrondissement de Paris.
Il subsiste toujours des rescapés de l'embourgeoisement mais en générale l'argent éteint la flamme.
Entre le mouvement punk de l'époque et le hip hop maintenant. Dans les deux mouvements, il y a eu de la récupération consumériste d'une part et de l'autre des gens qui restaient très engagés. Entre un joey starr et son BOSS et un john "rotten" lydon, désormais producteur, je ne vois pas non plus la différence. Je ne suis pas amateur de Hip hop mais je sais qu'il existe tout de même dans ce mouvement autre chose que le gangsta rap que tu présentes ici: I Am et la rumeur étant les deux références que je pense les plus connus. Ne pas tomber dans le communautarisme dans quelque milieu que ce soit...
 25/03/07 à 21h00
Si tu lis le livre, tu sauras que le savon ne convient pas à tous les types de cheveux !
 25/03/07 à 20h48
Antigone69.
au choix la bière ou le savon de marseille !
 25/03/07 à 20h32
od ou sida pour tout le monde ! youpi
 25/03/07 à 19h47
Le punk : une jeunesse nihiliste et désabusée par son futur.

Quand au Hip Hop, un mouvement passionnant au départ, il est tombé dans une dérive consumériste assez écoeurante.

Finalement, c'est assez à l'image de notre société d'aujourd'hui.
 25/03/07 à 19h39
JayGatsby
 25/03/07 à 19h02
le fil ariane
Johnny Rotten etais un junkie, ramassé dans la rue par Malcom Maclaren, disquaire à l'époque. le punk c'est de l'evenement. ils se moquaient d'eux mêmes et crachaient sur tout le monde. Un cri de no future.Et Joy division, les new order, l'hacianda à Liverpool.( underground anti social qui a lancé le new wave).Un jour nous construirons l'hacienda. aujourd'hui les rappeurs n'ont que des reves de fric , ils s'exposent avec leurs grosses cylindréée, leurs bagouses en or la bonne meuf . Une image de bon capitalo et non de rebellion. c'est surement là où les choses ont changées. Je serais plutôt dans la nostalgie du sens comme Feather
Il faut lire" Lipstick Traces" de Greil Marcuse sur cette époque et les liens souterrains avec d'autres mouvements plus anciens.
Mais ceci dit, Je prends tes références et le lirai surement. merci
 25/03/07 à 18h21
Hélas, le phénomène de marques existait déjà. Ceux qui portaient des Doc Marteens, n'écoutais pas la même musique que ceux qui portais des Clarks ou des Kickers.

Concernant l'appartenance sociale, j'ai le souvenir que les habitants des cités appréciaient beaucoup plus le funk et le reggae (et portaient le fameux foulard palestinien), alors que le rock et la new wave étaient plutôt écoutés dans des milieux un peu plus élevés socialement.
Pour s'entretenir des différents codes vestimentaires en fonctions des tribus, rends-toi dans les festivals de musique estivals ou dans les cours de Lycée mais là, c'est plus de mon âge...
Nous avons encore les rappeurs, les gothiques, les néo-metalleux, les néo-punks, les festifs, les rockers qui ont tous des looks très identifiables. Le côté tribu existe toujours et déjà à l'époque, il était aussi question d'appartenance sociale.
je trouve que ce qui était sympa dans les années 70-80, c'est que le look des jeunes correspondait à la musique qu'ils écoutaient (baba cool, punk, rocker, hard rocker...).Aujourd'hui, ça me semble plus être une histoire de marques ou d'appartenance sociale, mais peut être me trompai-je ?